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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Benfica Lisbonne

En 113 ans d'existence, le Benfica Lisbonne a vu passer de sacrés beaux joueurs, d'Eusébio à Nuno Gomes, en passant par Vitor Silva, Pablo Aimar ou encore Fernando Chalana. Focus sur les 50 Águias les plus emblématiques.

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#24: Torres

José Torres est ce qu'on appelle un poissard. Barré par la concurrence du buteur vedette José Águas, l’attaquant portugais assiste depuis le banc aux deux succès européens du SLB, ne pouvant même pas espérer entrer en jeu puisque les remplacements n’étaient pas encore autorisés. Une fois Águas retraité, José Torres et son mètre 90 peuvent enfin squatter le poste de numéro 9 juste devant Eusébio, Santana et Coluna, légèrement plus bas sur la pelouse. Problème, s’il sera bien titulaire lors des trois finales de C1 que disputeront le Benfica Lisbonne en 1963, 1965 et 1968, l’international portugais perdra les trois. Poissard en Europe, José Torres ne l’était pas du tout au Portugal puisqu'il aura remporté neuf championnats durant ses douze saisons au SLB, avec au passage 284 buts inscrits en 347 rencontres.

#23: Ângelo

Au contraire de José Torres le poissard, Ângelo est, lui, ce qu’on appelle un porte-bonheur. Titulaire lors des deux finales de C1 victorieuses, le latéral gauche n'a pas participé aux deux autres finales de 1963 et 1965. Résultat, deux défaites. Mais son apport lors des deux titres de champion d’Europe ne se résume pas seulement à sa qualité de porte-bonheur. Coureur infatigable, combattant extraordinaire, Ângelo est un coéquipier modèle qui se sacrifie pour l’équipe. Toujours bien placé, et par conséquent jamais dépassé, l’international portugais alternait entre le poste de latéral gauche et celui de défenseur central lorsque l’équipe évoluait à trois derrière. Et ce durant treize saisons, toutes passées au Benfica Lisbonne.

#22: Santana

Originaire d’Angola, Santana débarque à Lisbonne quelques jours après sa majorité en 1954. Barré par une concurrence énorme à ce poste de numéro 10, Santana patiente deux années pour connaître sa première cape avec les pros, puis trois ans de plus pour s’installer comme titulaire. Fasciné par l’élégance, l’intelligence, la technique et la qualité de passe du bonhomme, Béla Guttmann l’installera aux côtés de Mário Coluna en soutien de José Águas. Le trio fera des miracles en finale de C1 face au Barça avec un but chacun. Privé de finale l’année suivante en raison de l’émergence d’Eusébio, il sera en revanche présent lors de la défaite face à l'AC Milan en 1963 avant de disparaître peu à peu de l’équipe jusqu’à son départ à la retraite en 1967.

#21: Toni

Le passage de Toni au Benfica Lisbonne est à lire en plusieurs chapitres. Les deux premiers se déroulent crampons au pied. Après avoir fait ses preuves à l’Académica Coimbra, Toni débarque dans la capitale portugaise en 1968. Durant douze saisons, coupées par une pige de six mois aux États-Unis en 1977, le milieu de terrain fera le sale boulot sur la pelouse. Son but ? Récupérer les ballons et les transmettre rapidement aux plus talentueux Eusébio ou Nenê. Une fois les crampons rangés au placard, Toni et sa jolie moustache reviennent du côté de Lisbonne pour devenir adjoint de Sven-Göran Eriksson en 1982 avant d’enfiler le costume d’entraîneur cinq ans plus tard. Pour sa première saison sur le banc, Toni amènera le SLB en finale de la C1, puis remportera le championnat l’année suivante. Parti tenter sa chance à Bordeaux, le Portugais reviendra en 1992 pour gagner un nouveau championnat. Son troisième et dernier passage sur le banc benfiquista en 2000 sera, lui, un échec total.

#20: Shéu

Né au Mozambique, Shéu rejoint les rangs du Benfica en 1970. Quarante-sept ans plus tard, l’homme est toujours là en tant que coordinateur technique. Entre-temps, l'international portugais débutera avec les jeunes durant deux ans avant de faire ses débuts chez les pros en 1972 à seulement dix-neuf ans. Après trois saisons d’adaptation, Shéu s'installe définitivement au sein du milieu de terrain benfiquista. Un poste qu’il ne quittera qu’en 1989, après 487 rencontres disputées sous le maillot des Águias, pour entamer une seconde carrière de coach, toujours au SLB. Durant ses dix-sept saisons de joueur, Shéu remportera neuf championnats du Portugal, mais aucune coupe européenne. Pourtant, il a tout fait pour briser la malédiction en marquant lors de la finale retour de C3 en 1983 face à Anderlecht (0-1, 1-1), avant de porter le brassard pour celle de C1 en 1988.

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#19: Fernando Cruz

Pur produit du centre de formation benfiquista, Fernando Cruz fait ses débuts chez les pros en 1959 à 19 ans. Durant dix saisons, l’international portugais connaîtra plusieurs postes, milieu gauche, milieu défensif et enfin latéral gauche à partir de 1962. Solide défensivement où il s’arrachait pour empêcher l’ailier de le dépasser, Cruz était aussi capable d’apporter le danger offensivement où sa patte gauche lui était alors plus utile. Il aura été de toutes les finales européennes – les deux remportées et les trois perdues – et aura engrangé huit trophées de champion du Portugal. Après 447 rencontres sous le maillot rouge, Fernando Cruz quittera pour la première fois Lisbonne pour tenter sa chance au Paris Saint-Germain.

#18: Germano

Germano, c’était avant tout la classe. Loin du cliché du défenseur central robuste et costaud qui joue des coudes, l’international portugais préférait user de sa science de l’anticipation et de son intelligence pour récupérer le cuir. Une fois le ballon dans ses pieds, Germano n’était pas du genre à envoyer une sacoche loin devant. Non, avec lui, la relance était toujours propre, dans les pieds. Commandant en chef de la défense à trois du SLB qui remporte deux C1 de suite en 1961 et 1962, Germano est aussi capable de dépasser ses fonctions. Ce fut notamment le cas en 1965 lors de la finale face à l’Inter lorsqu'il remplacera durant plus de trente minutes le portier Costa Pereira, blessé. Bien qu’il n’encaisse aucun but des attaquants italiens, les Águias, réduits à dix, ne parviennent pas à égaliser et s’inclinent une seconde fois après la finale de 1963. Une rencontre qui sonnera la fin de Germano au Benfica qu’il quittera un an plus tard.

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#17: Costa Pereira

Arrivé à 24 ans dans la capitale portugaise depuis son Mozambique natal, Costa Pereira grille très vite la priorité à José Bastos et s’impose dans les cages des Águias. Ancien basketteur lors de sa jeunesse mozambicaine, Pereira profitait de sa détente et de son mètre 88 pour sortir loin de sa ligne et s’imposer dans les airs. Un alliage d’élégance et de talent qui permet au SLB de remporter deux finales de C1. Malgré les cinq buts encaissés lors de ces deux finales à la sauce offensive, le portier a effectué de nombreuses parades face aux Barcelonais et Madrilènes. Ses deux autres finales de C1 en 1963 et 1965 seront plus difficiles. Plus que la défaite, la rencontre face à l’Inter en 1965 sera marquée par une petite boulette de sa part avant d'être obligé de quitter le terrain sur blessure, obligeant le défenseur Germano à prendre ses gants.

#16: José Augusto

Après avoir montré son talent du côté de Barreirense, José Augusto quitte la banlieue de Setúbal, traverse le ponte 25 Abril et pose ses affaires au Benfica Lisbonne. On est alors en 1959, et José Augusto s’empare dès son premier match face au Real Oviedo du couloir droit de l'attaque benfiquista. Un poste qu’il ne partagera que très peu avec ses coéquipiers jusqu’à son départ du club en 1970. Durant onze saisons, l’international portugais sera le pire cauchemar des latéraux adverses. Rapide, à l’aise des deux pieds, il préférait le plus souvent faire l’altruiste en adressant des centres téléguidés aux attaquants. Mais celui qui restera dans le staff après sa retraite était aussi capable de faire trembler les filets lui-même, comme le prouvent ses 207 buts en 479 matchs. Malgré sa taille moyenne (1,78 m), José Augusto était notamment un excellent buteur de la tête.

#15: Carlos Mozer

Après avoir fait la moitié de sa carrière à Flamengo au Brésil, Carlos Mozer tente sa chance en Europe et signe au Benfica Lisbonne en 1987. Le SLB ne le sait pas encore, mais il tient là l’un des meilleurs défenseurs centraux de son histoire. Solide comme un roc, Carlos Mozer prouve de suite sa qualité de forteresse infranchissable. Grâce à son nouveau défenseur, le Benfica Lisbonne atteint la finale de C1, vingt ans après celle perdue face à Manchester United. En face, les attaquants du PSV n’arriveront pas à trouver la faille de Carlos Mozer qui marquera même son tir au but. Après cette première année ponctuée d’échecs collectifs, Carlos Mozer remportera le championnat l’année suivante avec son compatriote, et nouveau partenaire, Ricardo Gomes. Parti régaler les supporters de l’OM après cette victoire, le Brésilien reviendra pour trois saisons en 1992. L’occasion de remporter un nouveau championnat et de devenir le second étranger à porter le brassard du SLB.

#14: Nuno Gomes

10 juin 1997. Alors encore à Boavista, Nuno Gomes écœure Benfica en finale de Coupe du Portugal en doublant la marque pour les Panteras. Résultat, le SLB le récupère dans la foulée. Durant trois saisons, l’attaquant portugais enchaîne les buts (76), récolte deux trophées de meilleur joueur du championnat, mais ne gagne aucun titre. Pas même une petite Coupe du Portugal. Après un Euro 2000 tonitruant, Nuno Gomes s’envole alors pour la Fiorentina pour remplacer Gabriel Batistuta, parti à la Roma. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et il revient au bercail deux ans plus tard. À son retour, l’attaquant aux cheveux soyeux passe deux saisons à l'infirmerie avant de revenir en forme pour l’année du centenaire du club en 2004. Hasard ou pas, le SLB récupère son trône après onze ans d’absence. De retour au sommet, il enchaînera par un doublé sur la pelouse de Porto et le seul but de la Supertaça face au Vitória de Setúbal. Nommé capitaine après le départ de Simão, Nuno Gomes perdra peu à peu sa place de titulaire, jusqu'à son départ en 2011, avec les arrivées de Cardozo et plus tard de Saviola. Peu importe, l’international portugais continuera de marquer lorsqu'on lui donne du temps de jeu comme face au Napoli en Coupe de l’UEFA, le 2 octobre 2008, où il inscrit son 150e but sous le maillot du Benfica.

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#13: Cavém

Révélé au S.C. Covilhã, Domiciano Cavém est recruté par Benfica en 1955 pour jouer au poste d’ailier gauche. Un poste où il excelle durant six saisons, marquant à de nombreuses reprises, comme ce but en finale de Coupe du Portugal en 1959 après quinze secondes de jeu – record en cours – pour offrir la victoire au SLB face au grand rival de Porto. Puis Simões a éclos. Dès lors, Cavém lui lègue son aile gauche et débute son petit tour des postes. Titulaire à l’aile lors de la finale de C1 1961, il se retrouvera milieu défensif l’année suivante, puis défenseur central en 1963, et enfin latéral droit en 1965, poste auquel il s’installera définitivement jusqu'à sa retraite en 1969. Joueur le plus polyvalent du football portugais, Cavém obligeait l’entraîneur à lui trouver une place tant sa détermination et ses efforts physiques étaient utiles au SLB.

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#12: Vitor Baptista

Un George Best portugais, sur le papier ça tient plutôt de l’oxymore. Surtout au début des années 1970, alors que l’Estado Novo pose encore un bonnet de nuit sur le pays. C’était mal connaître Vitor Baptista, belle et grande gueule et homme libre avant tout. Que choisir dans une vie menée sans entraves ? Il y a les arrivées en Jaguar (avec chauffeur) à l’entraînement, une scène de fusillade à l’aéroport de Rio après avoir raté l’avion de son équipe, la déchéance entre vols minables et cette mort au premier jour de 1999 dans un cabanon du cimetière de Sétubal dont il était devenu l’homme à tout faire. Dans l’histoire officielle de Benfica, il est resté « le garçon à la boucle d’oreille » .

Ce 12 février 1978, Baptista passe une partie du derby contre le Sporting le nez plongé dans le gazon à la recherche de sa boucle, perdue après la célébration d’un but d’anthologie. « Je suis venu lui dire de reprendre le match, mais il m'a répondu que sans elle, il ne jouait plus » , relate Toni son coéquipier et un des derniers à ne pas lui avoir tourné le dos lors de sa déchéance. Quand on évoquait avec lui son ami, le moustachu racontait un garçon attachant, un peu fou et un avant-centre quelque part « entre Cantona et Ibrahimović » . De 1971 à 1978, Baptista inscrit 50 buts en 121 matchs. Mais plus si personne ne se souvient de ses stats, de son port altier, il reste une légende, un gros sentiment de gâchis et une boucle d’oreille.


#11: Humberto Coelho

Le SLB aurait-il remporté les finales de 1965 et de 1968 si Humberto Coelho était né, ne serait-ce que quatre ans plus tôt ? Impossible de le savoir, mais il est certain que la défense des Águias aurait été bien plus solide avec Humberto Coelho dans ses rangs. Malheureusement, il n’avait que quinze ans lors de la finale face à l’Inter et évoluait encore chez les juniors lors de celle de 1968. Quelques jours après la défaite face à Manchester, le coach brésilien, Otto Glória, le fait alors monter en équipe première. Coelho n'a que dix-huit ans, mais il s'impose de suite. Dans une position de libéro, plus reculé, il dirige sa défense et intervient avec autorité pour éloigner le danger, que ce soit de la tête, d’un tacle maîtrisé ou d’un parpaing en tribunes. Sacré meilleur joueur portugais en 1974, Coelho quittera Lisbonne pour le PSG après sept saisons à régner sur sa défense avant de revenir deux ans plus tard. Désormais capitaine, il retrouve son poste de patron de la défense et participe à l’épopée européenne en 1983.

#10: Nenê

Pour comprendre l’impact que Nenê a eu au Benfica Lisbonne, il suffit d’admirer les chiffres. Joueur le plus capé de l’histoire du club avec 575 rencontres disputées en dix-huit saisons, troisième meilleur buteur avec 360 réalisations et détenteur du plus grand nombre de titres avec dix-neuf trophées, dont dix championnats. Lorsque Otto Glória lui laisse sa chance le 17 novembre 1968 face au Vitória Guimarães, Nenê n’a alors que dix-huit ans et évolue en tant que milieu droit. Sur son côté, celui qui était surnommé O Assassino Silencioso (l'assassin silencieux) faisait parler sa vitesse. Un coup de rein tellement puissant qu’il s’arrêtait, attendait que le défenseur arrive, et plaçait une accélération qui laissait son vis-à-vis sur les fesses. Plus tard, John Mortimore transformera Nenê en numéro 9. Une position qui lui permettra d'inscrire la majeure partie de ses buts, mais pas de battre la défense d'Anderlecht en 1983.

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#9: Luisão

28 mai 2017. Le Benfica Lisbonne remporte sa vingt-sixième Coupe du Portugal. Luisão, lui, en profite pour soulever son dix-neuvième trophée. Un record qu’il partage pour quelques semaines encore avec Nenê. Car oui, malgré ses trente-six ans, le défenseur brésilien a de nouveau prolongé d’une année son contrat au Benfica, qu’il a rejoint en 2003. Sa quinzième saison au SLB devrait ressembler aux dernières : contesté en début de saison en raison de son âge, puis de nouveau titulaire pour rassurer une défense en manque de son patron.

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En quinze ans, le capitaine des Águias a vu défiler des dizaines de défenseurs centraux qui s’installaient à ses côtés avant d’aller voir ailleurs. Luisão, lui, n’a jamais voulu quitter son navire. Un commandant de bord qui n’échappera jamais à ses responsabilités, comme lors de la finale de Ligue Europa 2014 où il ira transformer son tir au but face au FC Séville. Désormais quatrième joueur le plus capé du club, Luisão aura tout connu à Lisbonne : les premières années galères, les finales européennes perdues et la domination totale des quatre dernières années.

#8: Simões

Pendant à gauche de José Augusto, António Simões partageait avec son compatriote la vitesse, la technique, mais surtout le goût pour la passe. Sauf que pour lui, les caviars étaient distribués du pied gauche. Pourtant, des années plus tard, il avouera ne pas être gaucher : « Tout le monde disait que j’étais gaucher, mais ce n'est pas vrai. La vérité, c’est que j’utilise les deux pieds avec la même facilité. Dieu m’a donné le don de jouer aussi bien avec le pied gauche et le pied droit. » Arrivé à 15 ans au Benfica Lisbonne, Simões n’est même pas encore majeur lorsqu'il porte pour la première fois en pro le maillot rouge dans une rencontre amicale face au Sporting. Depuis ce 27 août 1961, il n’a plus quitté son poste d’ailier gauche et deviendra ainsi le plus jeune vainqueur de la C1 à seulement dix-huit ans et quatre mois lors de la victoire face au Real Madrid. La seule finale européenne remportée par l’homme aux jambes arquées qui en perdra trois par la suite.

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#7: António Veloso

«  Si je ne m’étais pas dévoué, on y serait encore dans cette séance. » En mars 2011, il revenait une fois encore sur cette course d’élan improbable 23 ans plus tôt, ses piétinements et cette frappe trop molle captée par Hans van Breukelen dans une triste finale de C1 sans but face au PSV Eindhoven. Forcément injuste, Veloso est celui qui rate, l’éternel sixième tireur d’une nuit de mai à Stuttgart. Il est l’homme qui se dévoue, se sacrifie. « En tant que capitaine, c’était à moi de me proposer » , dit-il. L’appel du devoir, comme une seconde peau pour celui qui, après des débuts du côté de Beira-Mar, jura fidélité à Benfica.

Un mariage de 15 ans et 535 matchs. Sobre, efficace, discipliné, Veloso était un ouvrier dévoué. Tellement dévoué qu’il sera promu contremaître dont il avait déjà la moustache bien taillée. Même capitaine, il ne bronchait pas quand il était décalé de son poste d’arrière droit pour dépanner à gauche, dans l’axe ou au milieu. Aujourd’hui, Antonio Veloso vit des minimas sociaux. Une carrière d’entraîneur ratée, un divorce, des mauvais placements et un fils – l’ancien international Miguel – qui ne lui adresse plus la parole. Tous les jours, il déjeune dans le même restaurant à Lisbonne où la patronne ferme les yeux sur l’addition. En souvenir de l’homme qui prit ses responsabilités.

#6: Manuel Bento

Le Sporting Portugal doit bien se mordre les doigts de ne pas avoir conservé Manuel Bento après une période d’essai de trois mois en 1965. Après avoir trouvé refuge à Barreirense, le portier portugais se venge une première fois des Leões en signant pour le Benfica en 1972 où il s'installera définitivement à son poste en 1976 à vingt-huit ans. L’âge de la maturité pour un gardien. Le portier moustachu en profitera alors pour se venger une seconde fois du Sporting en lui inscrivant un penalty en 1977 lors d’une coupe oubliée, la Taça Federação Portuguesa de Futebol.

Durant dix saisons, Manuel Bento brillera dans les cages du SLB grâce à ses réflexes ahurissants sur sa ligne, ses sorties aériennes maîtrisées et ses dégagements de la main qui atterrissaient derrière la ligne médiane. Surnommé « A muralha da Luz » , Manuel Bento donnera raison à ce surnom en enchaînant onze matchs sans encaisser le moindre but entre le 10 novembre 1985 et le 5 janvier 1986. Une année qui marquera le début de la fin du portier portugais qui se blessera gravement avant de cirer le banc du Benfica jusqu’à sa retraite en 1992, à quarante-quatre ans. Alors que sa longévité exceptionnelle semblait montrer un cœur en parfait état, Manuel Bento décédera en 2007 d’un arrêt cardiaque.

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#5: Fernando Chalana

Depuis le départ d’Eusébio, le Benfica Lisbonne était à la recherche de son nouveau génie. Produit du centre de formation du SLB, qu’il intègre à quinze ans, Fernando Chalana a permis de combler ce vide. Dans un registre bien différent de la Pantera Negra, Chalana fera vibrer les supporters sur chacune de ses actions. Depuis son aile gauche, l’homme à la moustache prenait un malin plaisir à profiter de sa technique et de sa vitesse pour martyriser ses adversaires avec des dribbles qu'il inventait match après match, avant de centrer avec son pied gauche magique ou de frapper avec son droit tout aussi précis. De quoi rendre fous les défenseurs, qui passaient leur colère dans les chevilles de l’ailier virevoltant.

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C’est Mário Wilson, alors entraîneur du Benfica, qui lancera le jeune Chalana dans le grand bain en 1976 alors qu’il n’est âgé que de dix sept ans. Bingo, le SLB remportera le championnat et Chalana le titre de footballeur portugais de l’année. Huit ans plus tard, l’international portugais quittera Lisbonne pour Bordeaux, avant de revenir en 1987. Son deuxième passage sera marqué par un sixième championnat remporté en 1989, mais surtout par deux regrets. Celui d’avoir manqué en 1988 la finale de C1 sur blessure et de ne pas avoir été sélectionné par Sven-Göran Eriksson pour celle de 1990.

#4: José Águas

Né en Angola, José Águas fait ses premiers pas au Lusitano Lobito avant de profiter du passage du Benfica Lisbonne dans son pays pour prouver ses talents de buteur. Lors d’un amical face au SLB, José Águas inscrit un doublé. Suffisant pour faire le voyage retour avec les Águias. L’attaquant n’a alors pas encore vingt ans, mais s’installe directement au poste de numéro 9 et enchaîne les doublés, les triplés et même un quintuplé. C’est bien simple, dès qu’un ballon arrivait sur son pied ou sur sa tête, il terminait sa course au fond des filets. Précieux dans le jeu, adepte des appels contre appels et des feintes en tout genre, José Águas marquera 374 buts en 384 rencontres officielles, faisant de lui le deuxième meilleur buteur du club derrière un certain Eusébio.

Intraitable au Portugal, où il termine cinq fois meilleur buteur du championnat, l’attaquant sera tout aussi redoutable en Europe, comme le prouvent ses buts lors des deux finales victorieuses de C1. Deux trophées qu’il aura l’honneur de soulever en premier en tant que capitaine du club. Le talent se transmettant de génération en génération chez les Águas, son fils, Rui, sera lui aussi un buteur de renom au SLB durant sept saisons entrecoupées d’un passage au FC Porto entre 1988 et 1990. Rui Águas brillera notamment lors de la saison 1987-1988 avec un titre de meilleur buteur de C1 malgré son mutisme en finale face au PSV.

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Dans cet article

Manuel-Ricotta Niveau : District
Donc Rui Costa sera dans les trois premiers, malgré que je sois vraiment fan du joueur cela semble bizarre comme dit hier par certains le joueur a surtout marqué la Fio et le Milan. Après tout si cela permet d'avoir un plus long article sur le joueur c'est top.
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PAULOMALDINI3 Niveau : DHR
Je ne connais pas assez l'histoire de ce grand club ( à part peut être le faite qu'ils soient aussi malchanceux que la Juve en C1 ) mais en ce qui concerne les autres clubs où ce bon vieux Manu est passé un aussi haut classement me paraît impossible , ce qui explique peut être le faite qu'il soit si haut ici et qu'ils puissent lui rendre hommage.

- Au Milan il a joué un grand rôle lors de la conquête de la c1 2003 , puis du scudetto 2004 . C'etait grâce à lui que je me suis
mis à supporter le Milan pour être franc ,c'est dejà enorme mais pas de quoi devancer les Van Basten Baresi et autres Rivera ..
-À la Viola où il a formé un putain de Trio avec Batigol et Edmundo,mais il y a eu des Antognoni, Baggio, Batigol, Julinho..
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:16  //  Aficionado de l'Argentine
Pour la Fio, le top 5 serait sans doute squatté par Batistuta, Antognoni, Julinho, Baggio et Hamrin, mais je mettrais Rui Costa pas loin derrière, entre 5 et 10 (aux côtés de joueurs comme Montuori, Amarildo, De Sisti, Graziani, Passarella, Albertosi, Bertoni...).
Manuel-Ricotta Niveau : District
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de voir Rui Costa en allant a San Siro, mais si il y a bien une action qui m'a particulièrement marqué c'est cette passe décisive pour Shevchenko contre le Real Madrid en 2002 juste splendide.
gaucherforever Niveau : CFA2
J ai eu la chance de le voir a Florence avant un entraînement.. La classe totale.Il prenait le temps de signer tous les autographes et de prendre toutes les photos avec grands et petits...Autrement plus sympa qu un très grand buteur argentin a qui il donnait des caviars et qui nous avait bien rembarré :))
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:25  //  Aficionado de l'Argentine
Et sur le terrain, c'est aussi l'un des joueurs les plus classes et élégants que j'ai eu l'occasion de voir !
En terme de toucher de balle, virtuosité technique, qualité de passe, allure, etc, c'était l'un des joueurs les plus "beaux" à voir jouer des années 1990/2000.
Clive Bissel Niveau : DHR
Si les trois premiers seront certainement Rui Costa, Coluna et Eusébio, cela signifie que So Foot aura oublié... Cosme Damiao!

Déjà Preud'homme, 32e, est un choix qui se discute.
Mais oublier Cosme Damiao, ça je ne le pardonnerai jamais... Jamais!
Je rappelle que les supporters ont quand même des drapeaux à son effigie...
Clive Bissel Niveau : DHR
Et bien sûr :
« JUSTICE ! pour Artur Jorge, Michael Manniche, Vitor Paneira, José Aguas, Karel Poborsky, Coentrao, Matic… »
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:21  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Merci de l'avoir mentionné en tout cas, je ne connaissais pas du tout Cosme Damiao, même de nom... Je suis allé checker sa fiche wiki mais difficile de faire plus succint : on apprend juste qu'il était milieu et qu'il fut l'un des fondateurs du Benfica, rien de plus.

Après, il reste quand même une petite inconnue concernant l'identité du n°3 (partant du principe qu'Eusebio et Coluna sont indiscutables aux deux premières places) : peut-être qu'il s'agit bien de ce fameux Cosme Damiao et que So Foot a zappé Rui Costa... mais ça m'étonnerait fort quand même ! Rui Costa ne mérite peut-être pas d'être 3e d'un top Benfica mais le voir en-dehors du classement serait encore plus incompréhensible et scandaleux.

En tout cas, tu as bien de rappeler ce nom, c'est aussi l'intérêt de ces tops : découvrir ou mieux connaître de nouveaux joueurs, que ce soit dans les articles ou dans les coms.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:22  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Par contre, José Aguas est bien 4e, hein... ;)
Perso, je l'aurais peut-être classé 3e (même si 4e, c'est assez juste aussi) mais il aurait été impensable qu'il soit zappé !

En revanche, d'accord pour Poborsky comme je l'ai dit plus bas : une petite place en fin de classement n'aurait sans doute pas été volée. Aujourd'hui, il passe un peu derrière Nedved au niveau médiatique mais c'était l'un de mes joueurs préférés de cette superbe sélection tchèque, avec Patrick Berger !
Clive Bissel Niveau : DHR
Oui, pour Aguas, je m'en suis rendu compte après les 2 minutes fatidiques...
10 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Note : 1
Un top club expédié en 3 jours: vous devez prendre vos RTT ou quoi ?
Ceci dit des joueurs fabuleux; l'équipe des deux glorieuses quasi-complète: donc Eusebio, Coluna et Rui Costa ?
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Y aurait-il des "petits" et des "grands" clubs ?
1 réponse à ce commentaire.
Rui Costa a fait aussi un super boulot de directeur sportif à ne pas oublier!
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Un club que j'apprécie beaucoup, rien que pour le travail que Bela Guttman y a mené.

A noter à propos l'article qu'a publié Sofoot hier sur le match Hongrie - France de 1927. Il y avait un joueur qui n'a pas joué ce jour là mais qui était remplaçant, János Biri, qui a entraîné le Benfica entre 39 et 47 (il jouait au MTK en 27).

Une pensée au passage pour les nombreux entraîneurs hongrois du Benfica: Biri, Hertzka, Czeizler, Guttmann, Csernai, Baroti...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Lippo Hertzka, également entraîneur du Real.
Connais-tu l'histoire du gardien Gyula Alberty Kiszel, premier étranger professionnel du Real, en 34-36, du Havre en 36-38, puis retour en Espagne où il est mort en 42 de la fièvre thypoïde à l'âge de 31 ans ? il n'y a même pas de fiche wikipedia en français.
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Merci d'orienter la discussion vers lui! Je connais vaguement. je n'ai pas plus d'éléments que toi sur Kiszel. Il ne s'est pas attardé dans le championnat hongrois où il n'a joué qu'une soixantaine de matchs avec le Boskai. Il a écumé l'Espagne oui et a joué pour le Havre. il est mort très jeune j'avais oublié cet épisode...
2 réponses à ce commentaire.
 //  14:55  //  Passionné du FC Porto
Note : 2
À l'instar de Porto ( pas de blague hein sofoot) beaucoup de joueurs ont connu leur apogée après leur départ.

Bien qu'étant tripeiro et allergique aux clubs lisboetes, je respecte la grandeur et l'histoire du Benfica. Club qui a connu son apogée dans les annees 60, avec l'ossature de l'équipe nationale lors du mondial 66.

Une belle fournée également dans les annees 90, un creux entre 95 et 2005 puis de nouveau de grands noms ou promesses qui ont éclatés.

Il y aura forcément des oubliés, tels que Vitor Paneira, dribbleur de poche, Carlos Manuel ( peut être est il dans la liste...) milieu de terrain infatigable, Rui Aguas (souvenir de mon premier Clasico et but vainqueur..contre Porto..) la double tête Youran/Mostovoi, Isaias, buteur brésilien et bien d'autres encore.
Psychedelic Train Niveau : CFA2
Le port d'Isaias, buste droit, tête levée, voilà qui m'a marqué pour le peu que j'ai vu jouer ce mec!
macdermot, c'est un vrai plaisir de lire un commentaire comme le tien, d'un portista, sur le Benfica et qui ouvre bien les portes à une discussion devenue impossible au Portugal à cause de tout et à cause de tous.

Cela étant, et étant benfiquista, je me suis mis à penser au top 50 du FC Porto que, je suis sûr, SoFoot fera dans les prochaines semaines.

Il sera plus en couleur, la période d'hégémonie de Porto étant bien plus récente. Mais, qui mettrais tu dans le top 5? Ne penses-tu qu'elle sera composée par les joueurs de la renaissance de Porto, ceux des années 80 avec Joäo Pinto, avec tout ce qu'il représente, à la première place? Avec l'exception,même s'il a bien bu la même sauce que ceux de 80, de Baia en 2e? Fernando Gomes peut-être 3e?

Tu pense qu'il y aura de la place devant pour ceux plus anciens qui ont vécu les mauvaises années de Porto?
2 réponses à ce commentaire.
Rui Costa était déjà une superstar internationale avant la Fio, faut pas déconner (bon après j'ai grandi à Villiers-sur-marne alors ça déforme peut-être la réalité..) !

Sinon, il y en a un paquet dont j'avais jamais entendu parler. Toni ou Vitor Baptista, ça fait quand même un peu bizarre de les voir si haut non ?
 //  15:12  //  Passionné du FC Porto
Toni c'est presque 400 matchs, 8 championnats et 5 coupes du Portugal, ca pose le bonhomme !
Je comprends bien Mac Dermot,
mais Jean-Marc Chanelet ou Jean-Phillipe Durand aussi ont un sacré palmarès. De là à en faire des joueurs marquants..
Mais bon, je suis pas benfiquiste moi.. Et puis j'ai toujours préféré le Sporting d'abord !
 //  15:47  //  Passionné du FC Porto
Note : 2
Sauf que Durand ou Chanelet, n'ont pas été titulaire dans un top club pendant 10 ans !! Et il ne faut pas oublier son passé comme entraîneur également.

Et arrête de me faire défendre des joueurs benfiquistes :)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ah ! Villiers-sur-Marne, terre de contrastes !
Je crois bien, à vérifier tout de même, que c'était le club formateur de ZizouGabor en 1937.
Note : 2
Oh tu sais Fred, j'ai pratiqué mon 1er jeu de ballon avec Wolverine et Keanu Reeves en 531 lors de notre pèlerinage chez Bodhidharma au Monastère Shaolin de Zhengzhou, je vous raconterai un jour ...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Une photo inédite de ZizouGabor et Keanu Reeves en plein apprentissage :

http://cdn.quotesgram.com/small/97/77/3 … source.jpg
6 réponses à ce commentaire.
 //  15:27  //  Passionné du FC Porto
Note : 2
Et quid de la moustache la plus célèbre apres celle de Chalana, Arthur Jorge ? Joao Alves ?
 //  15:32  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Denis Troch
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:44  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Rivelino aussi !
Et sinon (outre Jorge et Troch) Junior, Toninho Cerezo, Rudi Völler, Leopoldo Luque, Boniek, Ian Rush, Graeme Souness, Klaus Allofs, Stielike, Jean-Luc Ettori, Franco Causio, Roberto Pruzzo, Janvion, Zimako, Pablo Larios, Jacek Ziober...
Note : 1
Sans oublier Kenny Burns et Terry McDermott !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:45  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Et bien sûr Bernard Genghini !
Note : 2
C'est limite "choquant" de le voir sans moustache:

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Note : 1
Imagine-t-on Tom Selleck, Burt Reynolds ou Jean Rochefort sans moustache ? ça f'rait dégeu !




Petit jeu: qui suis-je ?

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ce serait pas Jean-Pierre Marielle ?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Note : 1
"Oh nom de Dieu de bordel de merde !"

Les Galettes de Pont-Aven.
C'est bien Marielle.
Rochefort sans la moustache est très dérangeant.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Quand j'étais petit, c'est Jean Rochefort qui présentait Winnie l'Ourson dans Disney Channel.

http://www.coup-de-vieux.fr/wp-content/ … innie2.jpg

Je l'adorais avec ses grosses moustaches réconfortantes, et puis un jour je l'ai aperçu dans un film français, sans moustaches et pourtant à poil.
J'ai vu la bite à Jean Rochefort, alors que j'avais relativement été préservé de ce genre de spectacle, mon père étant super pudique.

Bah ça a foutu en l'air mon innocence.

Tous les samedis suivants, j'appréhendais de retrouver mes héros, Davy Crockett, Zorro, Tigrou et cie ; j'avais peur que Tonton Rochefort ne présente l'émission nu sous un peignoir ou qu'il ait abusé du pauvre Bourriquet.
Heureusement l'émission n'a pas tenu longtemps et ils l'ont remplacée par Disney Parade sur TF1 avec Foucault et la petite Anne.

http://www.schonholzer.com/ima/BANK/DIS … sney.6.jpg

Et quoi qu'ait pu commettre Foucault avec la gamine, ça me semblait plus acceptable que le sort qu'avait réservé Rochefort à ce pauvre canasson.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:30  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Davy Crockett, Zorro, Jean Rochefort... Les samedis soir de mon enfance également !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Tu sais que si l'on se met à plusieurs, on peut déposer une plainte collective contre J.R. (j'ai peur d'écrire son nom...).
Paraît qu'il a aussi abusé de Tornado et du chapeau en raton-laveur de Davy :'(
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Yé souis innocent, Sénor Zorro ! jamais vu en VO pour voir si ça faisait plus sérieux.
Quel Davy Crockett ? le feuilleton de 54-55 ? Vous voulez dire que ça repassait dans les 80s ou 90s ?
L'acteur principal qui s'appelait Fess Parker est devenu Fier Parker sur les génériques français.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Jean-Pierre Foucault ou Jean-Pierre Faux-cul ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Oui, je parle du feuilleton des 50's avec fesse-par-coeur (chouette nom d'Indienne, soit dit en passant).
16 réponses à ce commentaire.
En tant que supporter du Milan AC, Benfica aura toujours une place privilégiée dans mon cœur. On les a battu trois fois en finale de la Coupe des Champions. Obrigado les mecs.
PAULOMALDINI3 Niveau : DHR
J'en ai compté deux 63 90 la troisième m'échappe..
Tu as raison. C'est 2. Ils perdent contre l'Inter en 65.
Milan reste maudite pour les lisboètes.
2 réponses à ce commentaire.
GreatestShowOnField Niveau : DHR
Putain, Antonio Veloso, je connaissais pas, mais son histoire m'a remué.
Et son fils est une belle salope hein.
gaucherforever Niveau : CFA2
Carrément.. D autant que le père doi sûrement y etre pour qqch dans la réussite du fils..
jhony maalouf Niveau : District
Je doute un peu de l'histoire sur Veloso, il est régulièrement présent sur Benfica TV en temps que consultant les jours de matchs, j'imagine qu'il ne le fait pas bénévolement et que le club lui verse un salaire. Je sais pas si quelqu'un à plus de précisions à ce sujet.
John Fitzgerald Wilis Niveau : CFA
Apparemment il lui offre l'abonnement à la chaîne.
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:51  //  Aficionado de l'Argentine
Donc le joueur accompagnant Eusebio et Mario Coluna sur le podium sera sûrement Rui Costa... Alors je suis un immense fan de Rui Costa attention (top 10 de mes joueurs préférés comme je le disais hier) mais il me semble qu'il connaît les meilleurs moments de sa carrière à la Fio et au Milan. Du coup, je pense que la 3e place aurait plutôt dû aller à José Aguas voire Antonio Simoes, qui ont tous deux davantage marqué l'histoire du Benfica.

Pour le reste, beaucoup de choses à dire sur cette fournée de joueurs légendaires : ça méritera un autre com plus tard.

Et je me joins à Fred Astaire, 47 joueurs expédiés en deux jours, c'est beaucoup trop ! Dommage...
mixmaster Niveau : DHR
Rui Costa a quand même une place spéciale dans le coeur des Benfiquistes. En plus de sa classe, il y a ses larmes lors de son retour à la Luz avec les Viola (je n'ai jamais compris d'où sortait "la Fio") ou son retour au club avec un contrat "sans montant" selon la légende. Et il a toujours clamé haut et fort son benfiquisme !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:45  //  Aficionado de l'Argentine
Non mais là-dessus on est d'accord, je parlais surtout de ses performances sur le terrain au Benfica, qui ne furent pas les meilleures de sa carrière (normal il était encore jeune) : il a été encore plus fort ensuite en Serie A...
Après je n'en fais pas un scandale non plus, j'adore tellement Rui Costa que je me délecte à l'avance de lire un article sur lui.
2 réponses à ce commentaire.
Je ne sais pas si quelqu'un l'a deja mentionne, mais je trouve limite de ne pas voir dans cette liste le grand, le prophete Isaias!

Ce joueur a marque tous ceux qui ont vu Benfica jouer lors de la premiere moitie des annees 90. De la puissance pure, un tir surpuissant (9 sur 10 tirs partaient au 3e anneau mais le 10 c'etait dedans) et, surtout, une rare capacite a paraitre dans les grands matchs a enjeu.

Sans trop y penser, je peux mentionner l'eliminatoire contre l'Arsenal en 91-92 et, notamment, son match a Londres lors de la victoire 3-1. Il y a egalement la fameuse 'Coutada' contre Porto, son match a Lisbonne contre Leverkusen et multiples but contre Sporting.

Mais si je devrais resumer Isaias avec un but, je choisirais celui contre Boavista, a Porto, lors de la victoire 2-3 devenue mythique pour tous les benfiquistas qui ont vu ce match et ont vu Paulo Sousa en tant que gardien de but. Il y a plusieurs videos sur le net avec ses buts, pour ceux qui ne le connaissent pas. Je vous laisse neanmois le resume de ce match contre Boavista et ce but qui, de temps en temps, je refais dans ma tete. (le but de Isaias a 1:48)

https://www.youtube.com/watch?v=_ZzkJ07FOSE

Note : 2
Il me semble ne pas avoir vu le buteur des années 40/50 Rogério Pipi, champion du Portugal 1943, 1945 et 1950. Meilleur buteur en 1951 et 1952, avec en prime 6 coupes nationales et la Latin Cup 1950. Il a même joué au Botafogo en 1947. Rogério Pipi est toujours vivant, 94 ans !

A la même époque, il évoluait avec Julinho, meilleur buteur du championnat en 1943 et 1950. C'est d'ailleurs lui qui marque le but vainqueur en finale de Latin Cup 1950 face à Bordeaux (à la 146e minute, ils avaient créé une mort subite de 30 minutes supplémentaires après les 120 minutes jouées, truc de fou ...)
Avec Mário Rui, Espírito Santo et Arsénio, ils formaient une ligne d'attaque nommée Os Cinco Diabos Vermelhos, les 5 Diables Rouges. Ils étaient en concurrence avec le Sporting CP et son attaque à 5 appelée Cinco Violinos, les 5 violons, menée par la star Fernando Peyroteo.

Et dans le genre court mais intense, il manque aussi Francisco Rodrigues (47 buts en 49 matchs, de 1939 à 1942) et le danois Michael Manniche dans les années 80.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
S'il était à Fogo en 47, il a du échanger quelques ballons avec Heleno de Freitas !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:42  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Exact, Heleno de Freitas était alors la grande star de Botafogo. Malheureusement, le Fogão traversait une période un peu creuse, mais prélude à des lendemains qui chantent... Un an après, en 1948 donc, un certain Nilton Santos faisait ses premiers pas sous le maillot alvinegro, permettant au club de renouer avec le titre de champion de l'Etat de Rio. Puis, à partir du milieu des 50's, les futures stars de la période dorée de Botafogo allaient tour à tour emboîter le pas de Nilton Santos : Didi, Garrincha, Quarentinha, Paulo Valentim, Manga, Zagallo, Amarildo... Quelle équipe !
Note : 3
De ce que j'ai lu, ce fut un fiasco, entre l'exigence du foot professionnel brésilien, son appartement situé en pleine avenue de Copacabana avec l'ambiance chaude qui va avec, sa femme qui ne s'adapte pas à la vie à Rio de Janeiro et qui tombe malade, tu ajoutes le leadership dictatorial de l'ami De Freitas, qui voulait tous les ballons et voyait en Rogerio Pipi un rival étranger, c'était la totale ...

Résultat: une douzaine de matchs, aucun but marqué. En Février 1947, en plein carnaval, lui et sa femme prennent un bateau direction Lisbonne. En 1948, la mégalomanie de Heleno De Freitas atteint son paroxysme et se fait dégager, direction Boca Juniors. Et en 1954, l'ami Rogerio Pipi doit arrêter sa carrière car il ne voulait pas quitter son job, le mythique coach brésilien du Benfica Otto Gloria exigeant un professionnalisme et un dévouement total au football.


Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:29  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Bien vu pour Michael Manniche !
J'évoquais hier une certaine filière suédoise du Benfica mais on pourrait presque parler de filière scandinave avec Manniche donc, mais aussi Magnusson, Thern, Stromberg, Schwarz, Andersson.

Sinon pour les autres absents, dans la génération des 80's, on peut également citer le Brésilien Elzo, Pacheco, Carlos Manuel, l'ancien buteur de l'Etoile Rouge Filipovic...
Et parmi les joueurs plus récents, certains auraient pu mériter un petit accessit en fin de classement : Miccoli, Saviola, Garay, Enzo Perez, Ramires, Coentrao, Matic... Eventuellement Karel Poborsky aussi.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:43  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Sacré personnage, ce Heleno de Freitas (désolé pour le HS) !
J'en profite pour caler mes quelques lignes à son sujet :

-HELENO DE FREITAS
Footballeur et dandy, lettré et juriste, play-boy et séducteur, alcoolique et toxicomane, fou et génial... Un condensé de la vie d'Heleno de Freitas, l'une des premières stars – au sens strict – du football brésilien et sud-américain. Côté football, l'attaquant à l'élégance innée, à la technique de funambule et au jeu de tête aérien fut une véritable icône de Botafogo dans les années 40. Principale idole des supporters du Fogão avant Garrincha et Didi, il inscrit 209 buts en 235 matchs lors de ses huit saisons au club. Avec le Brésil, "Gilda" (son surnom en rapport avec le personnage incarné par Rita Hayworth dans le film éponyme) ne fut pas en reste, avec un excellent ratio de 19 buts en 18 matchs et un titre de meilleur buteur de la Copa America 1945. Pour le reste, comment résumer en quelques lignes la vie tumultueuse d'Heleno de Freitas ? Un personnage de roman, fréquentant la haute société carioca, accumulant les conquêtes féminines – on lui prête même une aventure avec Eva Peron lors de sa seule saison à Boca Juniors – et les addictions, de l'éther au jeu en passant par l'alcool. Gabriel Garcia Marquez lui-même, alors jeune journaliste à Barranquilla, a fait l'éloge de De Freitas lors du passage du joueur dans la cité colombienne (au Junior Barranquilla), en 1950. Sa grande déception sera sa non-convocation au Mondial 1950, alors qu'il s'imaginait déjà brandir le trophée au Maracanã, au lendemain d'une saison 1949 ponctuée par un titre de champion carioca, sous le maillot du Vasco. Mais Heleno de Freitas avait déjà entamé sa descente aux enfers, rongé par la syphilis nerveuse et payant des années d'excès. Interné dans un sanatorium en 1954, il décédera cinq ans plus tard, laissant à la postérité un film et une pièce de théâtre dédiés ainsi que diverses biographies.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Connaissant le caractère tumultueux et peu avenant de Gilda, je le voyais mal tolérer un colon portugais en qualité de sbire.

En tout cas merci à vous 2 de rappeler qui fut ce grand brûlé.
7 réponses à ce commentaire.
Ah, au passage, vous pouvez egalement voir dans cette video le gros rate de Paulo Futre.
A partir de la 7ème place je pensais que vous finiriez la liste uniquement sur des moustachus... Et non, il y a un anticonformiste qui vient s'insérer en 4.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Que fout Alegria: encore une tempête dans sa rue; un arbre est tombé sur son ordi?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Non pire : il fait beau !
1 réponse à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:06  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Carlos Mozer, quel patron quand même !

Le mec aura quand même réussi à devenir le leader de la défense et un joueur emblématique des trois grands clubs par lesquels il est passé : titulaire à 20 ans avec le grand Flamengo de Zico, Junior, Leandro, Adilio, Andrade, etc, vainqueur en 81 de la Libertadores et de la Coupe Intercontinentale contre Liverpool ; finaliste de la C1 88 avec Benfica puis de la C1 91 avec l'OM, sans compter plusieurs titres de champion du Brésil, du Portugal, de France...

Et derrière l'image du roc, agressif, solide dans les duels, puissant, ne rechignant pas à mettre la semelle, il ne faut pas oublier que Mozer était aussi très propre techniquement, avec de vraies qualités de leader.

Les seuls regrets dans sa carrière finalement, ce sont les deux finales de C1 perdues (dieu sait que l'OM 91 - la plus belle équipe de l'histoire du club - l'aurait méritée) ainsi que son absence dans la liste brésilienne pour la CDM 94, qui le priva d'un titre de champion du monde. Pourtant, si Aldair était indiscutable à l'époque, je trouve que Mozer, encore performant au Benfica, aurait fait un parfait complément du romanista : en tout cas, il n'était sûrement pas inférieur à Marcio Santos...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Mozer, je l'ai vraiment découvert à l'OM, et quand je l'ai vu débarquer, je n'aimais ni sa gueule ni le club duquel il provenait - pour moi c'était comme pactiser avec le Diable, mon vrai traumatisme fondateur étant la demie contre le Benfica.
Tu m'aurais dit : "on prend Vata en défense", c'aurait été pareil à mes yeux de gosse.

Et puis j'ai appris à l'aimer. Enfin l'aimer, c'est un bien grand mot. Ça restait une belle salope le Carlos, mais à côté des autres lascars (surtout Boli et Di Méco), il se fondait dans la masse. Le genre de joueur que tu préfères avoir de ton côté.

Il était impressionnant dans les duels, il mettait un impact terrible, mais le nombre de fois où je l'ai vu découper un joueur en retard... Il n'était pas très disposé à l'anticipation. Le mec devait être fan de Ballard, il puait l'amour de la collision et de la taule pliée.

Je suis d'accord pour dire que c'était un vrai patron, par contre sa "propreté technique" pour moi c'est du mythe (en tous cas à l'OM). Peut-être qu'au Flamengo ou au Benfica, il apportait davantage au jeu, mais à l'OM, le terme "propreté" pour qualifier Mozer me semble clairement antinomique.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:12  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ahah figure toi que j'ai failli corriger mon adjectif après avoir posté ce com !^^ Bon je t'accorde que le mot "propreté" était peut-être un peu excessif (ou mal adapté), mais je maintiens que Mozer n'était pas maladroit avec ses pieds et loin de la réputation de simple bourrin que certains (notamment chez les supporters rivaux de l'OM) ont voulu lui accoler. Effectivement, ce n'est pas ce qu'on retient de lui en premier lieu mais ce n'était pas juste un grand costaud qui met des tacles de boucher. D'ailleurs à Flamengo, ça lui arrivait régulièrement (en tout cas dans les quelques matchs que j'ai pu voir a posteriori) de relancer court, soit vers la paire de milieux Adilio-Andrade qui servait de relais pour Zico, soit vers ses deux "latéraux-ailiers" Junior et Leandro... et souvent il le faisait plutôt bien, ce qui prouve qu'il en était capable.

Après, c'est sûr que Mozer n'avait pas la classe et l'aisance technique d'autres grands centraux brésiliens comme Domingos da Guia, Mauro Ramos, Luis Pereira, Wilson Piazza, Oscar, Aldair, ou même Thiago Silva et Marquinhos pour parler de défenseurs plus récents...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Je sais que tu ne faisais que nuancer la vision trop barbare qu'on a de Mozer ici en France ;)
Et pour avoir vu pas mal de ses matchs avec la Seleção, c'est évident qu'il avait davantage sa place que Marcio Santos.
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:16  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
A propos de Chalana : "Depuis son aile gauche, l’homme à la moustache prenait un malin plaisir à profiter de sa technique et de sa vitesse pour martyriser ses adversaires avec des dribbles qu'il inventait match après match, avant de centrer avec son pied gauche magique ou de frapper avec son droit tout aussi précis."

L'occasion de rappeler cet épisode mythique de la carrière de Chalana, sous le maillot bordelais. En quart de finale de la C1 85, les Girondins affrontent Dniepropetrovsk. Après le 1-1 de l'aller à Lescure, le retour en URSS - épique - se conclut également sur le score d'1-1. Séance de tab donc... Et c'est Chalana qui se présente pour le 5e penalty décisif : lui, le pur gaucher, s'élance et... marque du pied droit ! Une folie que personne n'aurait pu prévoir, encore moins le gardien ukrainien !
https://www.youtube.com/watch?v=ekGhQ1z8ZZM
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:59  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Comme prévu, le top 20 est largement squatté par les légendes des 60's. Rien d'étonnant à cela quand on voit l'impressionnante régularité de Benfica en C1 sur cette décennie : sur la période 61-68, le club portugais fait quand même 5 finales de C1, dont 2 victorieuses !

L'équipe la plus forte est sans doute celle de 62, avec le fameux 5-3 en finale face au Real et ce quintet offensif absolument fabuleux : Antonio Simoes sur l'aile gauche, José Augusto sur la droite, et cet énorme trident axial avec le maestro Mario Coluna en meneur de jeu et Eusebio légèrement en retrait du goleador José Aguas qui, dans son rôle de pur n°9, ouvrait également des brêches pour la flèche mozambicaine.

Mais n'oublions pas non plus l'équipe de 65, qui fait un parcours de malade jusqu'en finale, collant des tôles à tout le monde, y compris au Real, corrigé 5-1 en quart aller à l'Estadio da Luz (avec un Eusebio encore immense) ! L'animation offensive était plus ou moins la même que celle des années précédentes, excepté un changement en pointe, José Torres ayant pris la place de José Aguas, fraîchement retraité. Ensuite, Benfica a joué de malchance en finale contre l'Inter : déjà en jouant le match "à l'extérieur", San Siro ayant été désigné pour accueillir la finale. Et puis, la pelouse italienne tenant plus de la piscine ce soir-là n'a pas avantagé le jeu de passes courtes des Portugais, victimes en plus de la bévue de Costa Pereira, laissant échapper le tir à ras de terre écrasé de Jair... avant de se blesser et laisser ses coéquipiers à 10 !

Tout cela fait, selon moi, du Benfica le meilleur club européen des 60's avec l'Inter. Bien sûr, ça reste un classement honorifique sans importance mais je mettrais peut-être le Real et le Milan très légèrement en-dessous, leurs deux C1 respectives de cette décennie étant un peu plus espacées (60/66 pour le Real, 63/69 pour le Milan).
Et Benfica figura sans doute également dans le top 5 mondial de l'époque, un petit cran en-dessous de Santos et du Peñarol qui ont tous deux surclassé les Lisboètes en Coupe Intercontinentale...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
Putain, c'est bien aussi quand tu fais pas de listes ;)

Très chouette analyse, et très beau parti-pris d'affirmer que le Benfica fut le top-club européen des 60's. Ça se défend complètement.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:49  //  Aficionado de l'Argentine
hahaha ça m'arrive quand même de faire autre chose que des listes, hein...^^
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
C'est vrai que le Real 60 et 66 (un esprit pointilleux te dirait que 60 appartient aux années 50) ce sont deux générations différentes: seuls Pachin et Gento sont des deux finales. Même chose pour Milan 63 et 69: seuls Trappatoni et Rivera en commun.
Mais n'oublions pas le Celtic Glasgow, qui, s'il na dansé qu'un seul été, a apporté un vent de fraîcheur sur le football en renvoyant Helenio Herrera à ses chères études.
Seul reproche: leur côté "rugueux". "L'Ecossais est teigneux" dirait Thiérry Roland. Les Stéphanois se souviennent encore du 4-0.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:02  //  Aficionado de l'Argentine
Tout à fait Fred, c'est pour cela que j'ai mis Benfica et l'Inter légèrement au-dessus pour les 60's car je considère aussi que les C1 60/66 du Real et 63/69 du Milan ont été remportées pour chaque club par deux générations différentes. Par contre, je viens d'aller vérifier : je ne pensais pas que l'équipe de Nereo Rocco avait été autant chamboulé en six ans, en effet en 69 il ne reste que Rivera et le Trap. Je savais que José Altafini, Dino Sani ou Victor Benitez étaient partis, que Prati, Hamrin, Schnellinger ou Sormani étaient arrivés... En revanche, je sais pas pourquoi mais j'étais persuadé que Cesare Maldini était encore là pour la C1 69 (en réalité, il avait déjà 37 ans et était à la retraite depuis deux ans).
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Dux de Adamastor Niveau : District
Simão, le symbole du Benfica des années 2000 et João Pinto, le symbole de Benfica des années 90 auraient dû être plus haut dans le classement.

Sinon, Veloso est maintenant commentateur pour la SLBTV, donc il doit un peu mieux s'en sortir.