1. // Top 50
  2. // Benfica Lisbonne

1er juin 1961 : le jour où tout a commencé

Cela ne pouvait être que lui. De manière assez logique, Eusébio domine ce top 50 du Benfica Lisbonne. Mais, bien avant de devenir la Pantera Negra ou le Rei, l'attaquant portugais a fait ses débuts avec le SLB dans l'indifférence la plus totale. C'était le 1er juin 1961, au lendemain du premier sacre européen du Benfica Lisbonne.

Modififié

#1: Eusébio

31 mai 1961. Pour la première fois de son histoire, le Benfica Lisbonne remporte la Coupe des clubs champions européens après son succès 3-2 face au FC Barcelone. Un sacre auquel la Fédération portugaise ne s’attendait visiblement pas, puisque le huitième de finale retour de la Coupe du Portugal doit avoir lieu le lendemain, le 1er juin 1961 à Setúbal, à 2000 kilomètres de Berne. Mission impossible donc pour les joueurs victorieux de la C1. Vainqueur 3-1 lors de la manche aller, le Benfica Lisbonne décide alors d’envoyer son équipe réserve pour affronter le Vitória de Setúbal. Parmi les joueurs présents, un certain Eusébio qui dispute ce jour-là, dans l’indifférence la plus totale, son premier match officiel avec les Águais.

Jeunesse verte et guerre administrative


Pour comprendre pourquoi Eusébio était présent à Setúbal, et non à Berne avec l’équipe première, il faut remonter en 1957, trois ans avant son arrivée à Lisbonne. La Pantera Negra n’est alors qu’un gamin de quinze ans qui s’amuse avec ses potes du quartier de Mafalala dans un club qui se nomme « Os Brasileiros » (les Brésiliens). Un bonheur qui prendra fin en juin 1957 lorsque sa mère, Lucia, qui élève seule ses huit bambins, accepte que son fils s’engage au Sporting Clube de Lourenço Marques, une filiale du Sporting Portugal. Un affront pour celui qui a déjà le cœur benfiquista : « J’ai marqué plusieurs buts, mais sans aucune émotion. J’étais désolé. Je n’étais pas du Sporting. Je n’avais pas mon mot à dire, j’étais mineur. Je me disais seulement dans ma tête : "Eh maman non ! Ne signe pas ce papier, je ne vais pas jouer là, je n’aime pas cette équipe." »


Trop tard. Malheureux, Eusébio fera tout de même son boulot et enchaînera les buts à la pelle. Suffisant pour être repéré par « son » Benfica qui fait signer un contrat à sa mère en décembre 1960 pour enrôler la pépite. Vexé que son rival lui vole son joyau, le Sporting proposera un contrat deux fois supérieur à Lucia, avant d’enchaîner les recours pour empêcher que le transfert au Benfica ne soit validé. Privé de match, l’attaquant portugais peut, en revanche, s’entraîner avec le SLB et taper dans l’œil de son futur coach, Béla Guttmann, qui s’extasie d’avoir devant lui « de l’or, de l’or, de l’or » . Après six mois de guerre administrative, Eusébio est enfin autorisé à jouer avec le Benfica Lisbonne. Trop tard, malheureusement, pour disputer la finale de C1, l’UEFA stipulant que le joueur doit être inscrit au moins trois mois avant la rencontre.

Penalty raté et naissance d'une légende


Ce n’est donc pas à Berne, comme il l’aurait rêvé, que la Pantera Negra fera ses débuts officiels, mais à Setúbal avec l’équipe réserve. Moins forts que leur adversaire du soir, les Benfiquistas n’avaient qu’une seule mission : perdre par moins de deux buts d’écart afin de conserver l’avantage du match aller (3-1). Raté. Le Benfica Lisbonne s’inclinera 4-1 et quittera la Coupe du Portugal dès les huitièmes de finale. Seul point positif de cette rencontre, le premier but du jeune Eusébio qui aurait même pu offrir la qualification à son équipe si Félix Mourinho, père de, n’avait pas eu cette mauvaise idée de repousser son penalty. Un raté qui ne changera rien au talent du bonhomme qui est un condensé sublime de technique, d'expansivité et de sang-froid devant les cages.


Pouvant désormais compter sur sa pépite, Béla Guttmann lui fera jouer la dernière journée de championnat face à Belenenses le 8 juin 1961. Résultat, un but. Une semaine plus tard, le coach hongrois le fait entrer à la place de Santana face au Santos de Pelé au Tournoi de Paris. Résultat, un triplé qui éclipsera la défaite 6-3. De quoi interloquer le Brésilien qui demandera alors à Coluna : « Qui est ce garçon ? » La légende est née.


La suite, tout le monde la connaît. Un doublé en finale de C1 face au Real Madrid pour offrir la victoire à Benfica, dix autres championnats remportés, 473 buts inscrits en 440 rencontres officielles, trois finales de C1 perdues, un Ballon d’or en 1965, une troisième place à la Coupe du monde 1966 avec le Portugal...

Vidéo

Puis, en 1975, son départ pour les États-Unis, un statut d’ambassadeur du SLB, puis ce décès le 5 janvier 2014. Un arrêt cardio-respiratoire, à l'âge de 71 ans, qui rendra inconsolables les supporters benfiquistas, ainsi que tout le pays qui décrétera trois jours de deuil national, avant de transférer la dépouille du Rei au Panthéon le 3 juillet 2015. Une place au milieu des plus grands de ce pays, dont il fait, sans aucune contestation possible, partie.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je connaîs enfin plus précisement les raisons de son absence à Berne, Merci Steven !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Zizou nous en avait déjà glissé un mot, il me semble.
1 réponse à ce commentaire.
Eusebio face à trapattoni <3
Ah Eusébio ...

Que dire de plus sur la panthère noire ? Il était la classe, la simplicité, la gentillesse incarnée. C'est peut-être ça qui l'a empêché d'être entraineur. Je me souviens d'une de ses citations:

" J'ai 2 filles. C'est le seul reproche que m'a fait le peuple portugais, celui de n'avoir pas fait un fils, un 2e Eusébio si vous voulez. Mais il vaut mieux ça plutôt que d'avoir un garçon gardien de but comme Pelé ! "

Et ce que les gens ne savent pas, c'est que c'est seulement à partir de la saison 1967-68 qu'il est devenu un attaquant de pointe à part entière, car auparavant c'était un faux 9 ou un 2e meneur de jeu avec Coluna (avec un pouvoir d'accélération monstrueux). Eusébio, c'est l'ancêtre des Salif Keita, George Weah, Roger Milla, Samuel Eto'o et autre Didier Drogba, tout simplement !




Oui, Eusébio était plutôt un 2e attaquant très mobile, buteur et meneur de jeu avancé de l'équipe après Coluna, qui lui organisait tout de derrière. Il tirait aussi les coups de pieds arrêtés de l'équipe: ses fameux coups francs surpuissants et même les corners, et des 2 pieds s'il vous plaît! Le poste d'avant centre était occupé par José Aguas et par la suite par José Torres.
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
Yohann est le fils du Roi?
C'est donc le prince de Air Bel?







(Après le private joke, la blague locale, celle que seuls les marseillais peuvent comprendre!)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:23  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Merci pour les gifs Zizou, ils résument bien l'extraordinaire attaquant qu'était Eusebio, à travers l'une de ses grandes spécialités : ses énormes chevauchées où il transperçait les défenses grâce à ses crochets foudroyants et son accélération phénoménale pour conclure avec sa fameuse frappe du coup de pied, aussi précise que puissante !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Merci pour ces belles images ZizouGabor.

Je me permets de poster ici un petit texte que m'a inspiré Eusébio. C'est une interprétation personnelle du mythe, n'allez pas chercher d'objectivité là-dedans, c'est pure interprétation :


Souvent les surnoms qu'on donne aux footballeurs traduisent d'avantage l'époque qui les donne que le joueur qu'ils désignent. Dans le cas d'Eusébio, comme pour Leônidas, celui de "panthère noire" ou de "perle noire" fleure bon les vieilles effluves coloniales. Il n'empêche que débarrassée de ses connotations racialistes, la vision d'Eusébio en félin à poil-ras reste la plus à même de restituer l'explosivité, la majesté et l'instinct de l'animal. Enfin du bonhomme.

Eusébio est un miracle de la nature fauve. Elancé et charnu, puissant sans être imposant, incroyablement rapide (il courait le 100m en - de 11s) et fluide dans ses trajectoires, doté d'une détente phénoménale pour son gabarit, un tel phénomène ne pouvait décemment pas passer inaperçu. Ça n'a pas été le cas puisqu'il fut dérobé à son peuple (je ne reviens pas sur son transfert à Benfica, digne des plus belles heures du braconnage) pour être exhibé dans un zoo. Un zoo fermé et cerné par les miradors de Salazar. Un zoo sous chasse-gardée qui préféra l'envoyer au service militaire plutôt que le laisser s'échapper.

Dans un environnement totalement étranger, même les plus grands félins perdent leur instinct. Et qui sait ce qu'il serait advenu d'Eusébio s'il n'avait croisé Màrio Coluna ? Coluna qui fut à la fois son frère et son père, qui lui apprit la patience, la tempérance plutôt que la colère, la précision plutôt que la force brute. Coluna a fait d'Eusébio un Spartacus qui aurait lu Machiavel. On a beaucoup écrit qu'Eusébio s'était résigné au diktat de Salazar, qu'il avait en quelque sorte accepté de se laisser domestiquer. Ce serait oublier que le stade est la plus symbolique des arènes politiques.

" Ma politique, c'est le ballon" a t-il dit un jour. Amen. La politique résumée à l'enfance de l'art. Enfance de l'être.

Puisqu'on ne lui a pas laissé le choix, la politique d'Eusébio fut de se montrer. De s'exhiber en bête fauve pour soulever l'arène. Il aurait pu s'en contenter, mais il offrit bien plus que ça, car sa soif de jouer était intarissable. Sa joie d'être sur un terrain, sans limites. Eusébio mettait toute son âme dans le jeu, toute sa fierté dans ses courses, sa rage dans ses frappes chirurgicales. A lui seul, il remettait les siens dans le jeu ( le nombre de fois où il égalise et double la mise, son omniprésence dans les matchs à enjeu, c'est tout bonnement phénoménal).

Telle fut la politique d'Eusébio, uniquement circonscrite au terrain, révélée par l'effort de sa grâce. Là où le public s'attendait à voir un animal, il a vu une anima, une âme. Une âme dans toute la splendeur de son panache.

L'âme d'Eusébio ne se reposait pas sur l'instinct de survie mais sur l'instinct d'exister, non pas sur la crainte mais sur l'enthousiasme.

Parce que pour devenir une idole, il ne suffit pas de se montrer aux autres, encore faut-il se donner totalement à eux.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:18  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Superbe hommage, à la fois pertinent et poétique (poétinent ou pertinique ?), sur ce magnifique félin qu'était Eusebio !

Je me faisais d'ailleurs une petite réflexion : c'est fou comment les mêmes surnoms à connotation racialistes revenaient sans cesse pour qualifier les joueurs de couleur, à une époque ! Et on ne peut pas dire que les commentateurs/journalistes de l'époque brillaient par leur originalité...

On a donc eu :
- les "panthères noires" : Eusebio, Salif Keita
- les "perles noires" : Leonidas, Ben Barek, Victor Rodriguez Andrade (champion du monde 50 avec l'Uruguay)
- la "merveille noire" : José Leandro Andrade (champion du monde 30 avec l'Uruguay), qui n'était autre que l'oncle du dernier nommé
- le "diamant noir" : Julio Cesar Uribe (meneur de jeu du Pérou 82 et de Cagliari)
- la "garde noire" : Marius Trésor & Jean-Pierre Adams

Et encore, ce sont simplement ceux qui me reviennent en mémoire, j'imagine qu'il y en a eu d'autres...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Ce que je trouve merveilleux dans ces surnoms, c'est justement les connotations qu'ils révèlent - et surtout la réponse que ces surnommés ont apportés.
Parce que tous les joueurs que tu nommes ont donné une leçon de civilisation à ceux qui ne les considéraient que comme des phénomènes de terrain.

Mieux même, ils leur ont donné une leçon de vitalité, donc de beauté.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Joe Louis: Le bombardier noir

Un seul contre-exemple: le Pelé blanc !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:04  //  Aficionado de l'Argentine
A ce propos, outre Zico qui reste pour tous LE "Pelé blanc", au moins deux autres joueurs ont reçu à un moment ce surnom de "Pelé blanc" : le maestro de River Beto Alonso et le magicien d'Anderlecht Paul Van Himst.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Après t'as La Flèche Blonde, Casque d'Or, Le Major GALOPANT...

La plupart des surnoms, j'ai l'impression qu'ils ne servent qu'à identifier le joueur sur le terrain : oh, bah lui il est noir donc c'est la Perle Noire ! Lui qu'est blond, c'est La Flèche !

En fait, la plupart des surnoms, c'est un truc de PMU. Comment qu'on l'appelle le grand rebeu qui remonte ses chaussettes ? Non parce qu'on le voit vachement sur le terrain !

Y'a pas beaucoup de surnoms dans le foot qui excèdent la dimension physique du joueur. Qui expriment sa nature profonde. Qui mettent en lumière sa propre lumière.

Je vais encooore parler de cet enfoiré de Garrincha, désolé.

Mais c'est une façon comme une autre de saisir l'impact d'un joueur sur son peuple. Combien il y a de flacos, de gordos ? De Kaisers et cie ? Garrincha, on aurait pu, avec le plus grand respect, le surnommer "Le Boiteux" ou "L'Indio" (surnom de ses débuts).

Son peuple a vu en lui la lumière qui traversait sa difformité. Son peuple s'est reconnu dans cette difformité, cette façon qu'a parfois la fatalité de tordre les jambes pour mieux se laisser pénétrer (parce que - soyons honnêtes, la fatalité est une chienne qui d'habitude serre les cuisses).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Petit teasing:

Dès les années 1910, l’Afrique du Nord forme des sportifs de talent. Ainsi, les joueurs égyptiens sont les premiers footballeurs africains à se produire hors du continent (voir encadré ci-contre). Les équipes françaises ont alors commencé à engager des footballeurs du Maghreb. Après la création en 1932 du championnat de France professionnel, les dirigeants sont à l’affût de joueurs de talent à moindre coût. Par leurs liens économiques avec le Maghreb, les clubs des deux grands ports méditerranéens, Marseille et Sète, sont les premiers à « importer » des joueurs nord-africains dans des villes habituées aux brassages de population. Ainsi, ces footballeurs suivent la vague d’immigration de travailleurs manuels et d’étudiants maghrébins caractéristiques des années 1930 (Lanfranchi, Taylor, 2001, p. 172). Le premier est Ali Benouna [9][9] Il est originaire d’Orléansville (El Asnam), ailier... et le second est Abdelkader Ben Bouali [10][10] Défenseur du Racing universitaire d’Alger (RUA) et.... Toutefois, ils ne sont que de bons joueurs de championnat et la plus-value que peuvent réaliser les clubs hexagonaux apparaît au grand jour avec le Marocain Larbi Ben Barek.
9
Né officiellement en 1917, orphelin de père, Ben Barek apprend à Casablanca les métiers de menuisier et de carrossier avant de devenir réparateur de pompes à essence. Commençant à jouer dans les rues avec une balle de fortune, il fait ensuite carrière en deuxième division marocaine avec l’Idéal Club puis en première division dans les rangs de l’Union sportive marocaine (USM) de Casablanca, où l’entraîneur hongrois Vilmos Zsigmond l’initie aux subtilités du football d’Europe centrale, à savoir un jeu de passes courtes et redoublées et une technique individuelle irréprochable. Le 12 avril 1937, il dispute un Maroc-France B qui le fait remarquer par les recruteurs de la métropole. Il est engagé par les dirigeants de l’Olympique de Marseille en juin 1938.
Alliant souplesse, condition physique et technique, au fait de l’organisation tactique du football européen, Ben Barek, d’abord demi-centre, s’impose immédiatement comme « inter », c’est-à-dire milieu offensif, à l’OM et connaît une première sélection sous le maillot bleu le 4 décembre 1938 à Naples face à l’Italie championne du monde. Alors que la presse italienne se dit impatiente de découvrir l’« Andrade » ou le « Léonidas » français, du nom des vedettes noires uruguayenne et brésilienne, elle ne se montre pas avare, dans le contexte de l’occupation de l’Éthiopie et du tournant racial et antisémite du régime fasciste, de saillies racistes. À l’exemple du quotidien de Turin, La Stampa, qui, quelques semaines avant le match, présente « Il negro tricolore » comme un grand enfant analphabète qui « joue au football comme un danseur nègre danse » avant de conclure : « Nous attendons de le voir à l’œuvre avec curiosité, mais nous sommes fiers de ne pas compter, parmi les azzurri, des hommes de chocolat [11][11] « Il “negro tricolore” », La Stampa, 17 novembre 1938..... » La presse française, à l’instar du journaliste Jean Eskenazi, s’interroge elle aussi sur ce Marocain « au curieux physique de Sénégalais » qui paraît « non-assimilable en dehors de la sphère sportive » (Frenkiel, 2005, p. 240). L’un des rares journalistes français à soutenir inconditionnellement Ben Barek est François Thébaud, journaliste de l’hebdomadaire sportif de la presse communiste, Miroir Sprint. Il est l’auteur en 1949 d’une plaquette intitulée « Ben Barek, le magicien de la balle ronde » et devient son confident et ami.
Avec Ben Barek éclate au grand jour l’ambivalence de l’expression « perle noire » attachée à un footballeur catégorisé par sa couleur de peau et à sa religion. Le joueur marocain parvient à ne pas tenir compte de ces préjugés. Professionnel très consciencieux, il poursuit sa carrière au Stade français dirigé par l’entraîneur franco-argentin Helenio Herrera, futur « mage » de l’Inter de Milan après s’être replié au Maroc pendant la seconde guerre mondiale. De 1948 à 1953 il s’engage pour l’Atlético de Madrid qui lui paye une prime d’engagement de plus de douze millions de francs. Une hygiène de vie sans faille lui permet même de battre l’équipe de France en tant que capitaine de la sélection d’Afrique du Nord qui regroupe les joueurs originaires du Maghreb non sélectionnés en équipe de France (le 7 octobre 1954 au Parc des Princes à Paris par 3 buts à 2). Même si la performance du quadragénaire lui offre dix jours plus tard une dernière sélection sous le maillot bleu à Hanovre face à la RFA, Ben Barek, à l’image d’autres joueurs africains engagés par les clubs français et sélectionnés dans l’équipe de France, manifeste une vitalité sportive sonnant comme un lointain écho des revendications de liberté qui mobilisent ses compatriotes colonisés.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Thanks Freddy, c'est très instructif, as usual !

Il y a un pays qui m'intéresse beaucoup en ce moment pour comprendre l'impact colonial du foot (c'est-à-dire le modèle catho-athlétique des anglais), c'est le Ghana.

L'histoire d'Hearts of Oak Sporting Club, c'est digne d'une chanson de geste.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:32  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Garrincha, "Alegria do Povo", "la joie du peuple" : le plus beau surnom jamais trouvé pour un footballeur !
13 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
Note : 1
Eusebio était l'un des plus grands footballeurs de l'histoire.
Ça fait un sublime numéro 1!
Même s'il n'y avait pas beaucoup de suspens.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:05  //  Aficionado de l'Argentine
Tout à fait !
D'ailleurs, Eusebio fut peut-être le meilleur joueur européen des 60's, en tout cas l'un des plus grands de cette décennie sans aucun doute (peut-être avec Rivera, voire Luis Suarez et Charlton)... ainsi que l'un des plus grands joueurs africains de l'histoire (car n'oublions pas qu'il était Mozambicain) !

Je ne reviendrai pas sur son style de jeu et son positionnement de second attaquant plus que de n°9 pur, Zizou et Dip sont déjà passés par là. ;)
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:28  //  Aficionado de l'Argentine
Pas beaucoup de suspense mais le podium Eusebio-Coluna-Rui Costa est vraiment parfait pour un top Benfica !
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
 //  08:51  //  Tifoso della AS Rome
Note : 1
Clairement!

Savez-vous que le papa de notre nouvel entraîneur Eusebio Di Francesco a justement choisi ce prénom parce qu'il était amoureux du jeu de "La Perla Nera"?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  13:16  //  Aficionado de l'Argentine
Ah non je savais pas, tu me l'apprends.
4 réponses à ce commentaire.
1962 fut également une grande année pour le sport et l’autodétermination des peuples, les deux étant souvent mêlés.

- Benfica conserve sa C1, menées par deux hommes de couleur, Eusebio et Coluna.

- Le Brésil emmené par la Joie du Peuple conserve son titre mondial.

- Wilt Chamberlain inscrit 100 points lors d'un match NBA.
Record aussi éternel que celui de Justo.

- l'Algérie proclame son indépendance.

- La Jamaïque proclame son indépendance.

- Le mouvement des Tupamaros s'organise en Uruguay

- un jeune gandin du nom de Cassius Clay, prédit qu'il battra Archie Moore, un vieux pirate aux bras de poulpe et à la boxe soyeuse en 4 rounds. Au 4ème le vieil Archie vacille et tombe. Le témoin est transmis. Moore restera avec Sugar Ray le premier modèle d'Ali. Ali restera un modèle pour tous les sportifs et les hommes debout.

- Un avocat barbu et un médecin asthmatique décident de donner un tournant résolument marxiste à leur révolution et acceptent que ce bon Kroutchev entrepose des missiles sur leur sol, à 400 KM des côtes américaines. Grosse panique en face.

- Trinidad et Tobago proclament leur indépendance;

- Martin Luther King est emprisonné à Albany. Condamné à 45 jours de prison ou 178 $ d'amende. Il choisit la prison mais est discrètement libéré au bout de 3 jours par le shérif Pritchett qui s'arrange pour faire payer son amende. King commentera : « Nous avions été témoins de personnes jetées hors de restaurants… expulsées d'églises… et jetées en prison… Mais pour la première fois, nous étions témoins de quelqu'un jeté à coups de pieds hors de prison. »

- Malcolm X prononce son discours à Los Angeles sur les violences policières.

- Au metro Charonne la Police massacre.

- Steinbeck, héraut de la conscience sociale reçoit le prix Nobel de littérature.

- Jimi Hendrix rencontre Billy Cox à l'armée (101ème division aéroportée où il s'était engagée pour éviter la prison), qui deviendra son bassiste.

Le monde accouchait d'une des périodes les plus mouvementés, chaotiques mais aussi fécondes de son histoire. Comme le disait Oscar Wilde dans le troisième homme:

"L’Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage... Mais ça a donné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance.
La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi ? ... Le coucou !"



1962 c'est également l'année où Mandela est emprisonné. Son chemin sera le plus long.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Que vient faire Oscar Wilde dans le troisième homme ? à moins d'avoir loupé un épisode.
La réplique a été écrite par Welles lui-même, et non Graham Greene le scénariste.

en 1962 sortent sur les écrans:
L'homme qui tua Liberty Valance
Lawrence d'Arabie
Ride the hig country
Lonely are the brave
The Mandchurian Candidate: un des rares bons rôle de Sinatra, souvent voué à des pantalonnades avec ses amis du "clan".
Hatati
Trahison sur commande: un des meilleurs films de William Holden
Orson Wells bien sûr pas Oscar Wilde. L'aphorisme aurait pu être le sien d'ailleurs.
Note : 1
c'était aussi l'année où Claude François chantait pour la première fois
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
 //  08:52  //  Tifoso della AS Rome
themiz, pourquoi viens-tu tout gâcher?
5 réponses à ce commentaire.
dans l’indifférence la plus totale, son premier match officiel avec les Águais
Vous devriez faire gaffe,ça en change complètement le sens. Les Águias pas les Águais...
 //  18:16  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
entre rui costa, coluna et eusebio, vous en mettez partout les amis ! Que de commentaires riches et passionés !
je lis tout ça ;)
Et vous, les portistas? J'imagine que SoFoot fera le top 50 du FC Porto dans les prochains jours. Votre top 3? Voilà celui d'un benfiquista:

1. Joäo Pinto (pour tout ce qu'il représente)
2. Vitor Baia (pour tout ce qu'il a gagné)
3. Fernando Gomes (o Bota de Ouro)
mixmaster Niveau : DHR
Joao Pinto pour tout ce qu'il représente et ses sorties mythiques avec les journalistes :
-Joao un pronostic pour ce match ?
-Non, les pronostics c'est seulement à la fin du match
Ou
-Joao, êtes-vous superstitieux ?
-Non, ça porte malheur.
Côté Benfica, t'en a quelques perles également.

Question: Joäo Pinto, C'est rare pour toi marquer des buts avec le pied gauche.
Joäo V. Pinto: C'est vrai, mais c'était le pied que j'avais à la main.

Question: Après plusieures parties sans gagner, cette victoire de Benfica vous fait du bien.
Hélder: On était au bord du précipice, mais on a réussi à faire un pas en avant.
Voilà quelques phrases intéressantes pour l'article du jour sur les phrases philosophiques des joueurs de foot.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:43  //  Aficionado de l'Argentine
Je ne suis pas spécialiste du foot portugais ni du FC Porto mais vu de mon oeil de profane, j'imaginerais un top 20 portista dans ce genre-là (dans le désordre) :
Madjer, Paulo Futre, Deco, Fernando Gomes, Vitor Baia, João Pinto, Jardel, Carvalho, Antonio Frasco, Cubillas, Falcao, Maniche, Lucho, Jorge Costa, Juary, Araujo, Magalhães, Lisandro, Antonio Oliveira... et un 20e à choisir entre Hulk, McCarthy, James, Raul Meireles, Quaresma, Hernani...

Le top Porto serait plus difficile à faire que le top Benfica, je trouve. En tout cas, il n'y a pas un ou deux joueurs qui se détachent de manière incontestable comme Eusebio et Coluna côté benfiquiste.
Lisandro je ne le mettrais même pas dans le top 50 ( mais sur qu'il y sera vu qu'il est passé par Lyon). Avant lui je mets sans hésiter Domingos, Derlei ( quelle finale UEFA et son duel contre Larson), voir Capucho. Sans parler des anciennes gloires.

La différence avec le Benfica, c'est que Porto n'aura pas eu avant les années 80, de grandes victoires ou épopées dans les coupes européennes,

Il y a bien sûr de grands talents mais forcément méconnus du grand public.

Ma liste est prête en tout cas :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  13:18  //  Aficionado de l'Argentine
Ok je note. Et je te crois volontiers, pardonne mon ignorance à ce sujet, comme je le précisais, je ne suis pas un grand connaisseur du FC Porto et de son histoire. ;)
Tu es trop modeste, ceux que tu as cité seront sûrement dans les 50.

Après tout est subjectif, tu as pas mal de joueurs qui ne seront pas restés longtemps (comme Falcao) mais qui seront forcément cités.

Quelques pistes :
Gardiens : Americo Lopes, Mlinarcyk, sûrement le fantasque Helton
Défenseurs : Augusto Inacio, Aloisio (defenseur brésilien méconnu mais top niveau), Antonio Lima Pereira
Milieux : Andre, Jose Rolando (o menino d'ouro),
Attaquants : le,duo infernal Zahovic/Drulovic, Hernâni
Et ce n'est en aucun cas une critique ;-)
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:04  //  Aficionado de l'Argentine
Pour le coup, ce n'est même pas de la fausse modestie, je connais très mal l'histoire du FC Porto avant les 80's (mis à part Cubillas et Fernando Gomes of course).
Dans ta liste, je connais surtout les deux Yougos, Helton, Aloisio (surtout car il est passé par le Barça) et vaguement les anciens du Porto 87 (Młynarczyk, André, Augusto Inacio...), sinon Hernani juste de nom... Quant à Americo Lopes et José Rolando, je t'avoue qu'ils sont inconnus au bataillon pour moi.

En tout cas, je pense qu'un top 50 Porto ferait surtout la part belle aux trois générations sacrées en Coupe d'Europe (ou au moins finaliste pour la C2 84) : 1984-1987, 2003-2004 et 2011 - avec, pour compléter, quelques grands joueurs des décennies 70 et 90.
D'ailleurs, à propos de l'équipe vainqueur de la C3 2011, je me rends compte que j'ai oublié Moutinho dans ma liste de candidats potentiels au top 20.

Sinon petite question, vu que j'évoquais la génération des 90's, et notamment l'équipe demi-finaliste de la C1 94 contre le Barça (qui m'avait marqué avec sa victoire 5-0 sur la pelouse du Werder) : quels joueurs de cette équipe mériteraient de figurer dans un top 50 ? Il y a bien sûr trois incontournables (Vitor Baia, João Pinto et Jorge Costa) mais je m'interrogeais surtout pour les autres : Kostadinov, Fernando Couto, Aloisio, Secretario, Drulovic (en particulier le Bulgare et Couto dont j'ai du mal à saisir l'importance dans l'histoire du club)...
Salut Alain,

Drulovic (8 saisons, 255 matchs/40 buts) sans aucun doute, pied gauche soyeux, dribble court et quelle qualité de centre, Jardel ne me contredira pas ! Il fait parti des joueurs 5 fois champions de suite. Malgré son départ pour l'ennemi juré, il sera applaudi lors de son entrée encours de match en coupe d'Europe contre son club du Partizan.

Couto ( comme B.Alves) c'est plus difficile à dire, il reste parmis les tout bons, ses duels épiques contre Mozer sont entrés dans la légende.

Je pense que tout va dépendre de l'importance que les auteurs donneront aux joueurs des années 20 jusqu'au annees 70. Il y en a 7-8 incontournables.
Je vois plutôt :

1) Baia
2) J.Pinto
3) Pedroto, si on prend en compte son passé d'entraîneur, c'est lui qui lance et valide le projet PDC

F.Gomes sera oui top 5.
Grosse saucisse, c'est juste avant l'arrivé de PDC, Pedroto remporte le championnat après 18 années de disette !
Salut macdermot,

Bon, je comprends que tu mettes Baia à la première place, ne serait-ce que pour tout ce qu'il a gagné (si je ne me trompe pas, il reste le joueur le plus titré au monde... et, pour une fois, c'est un gardien qu'on voit à la première place).

Néanmoins, et sachant que l'article est sur les joueurs qui ont marqué l'histoire d'un club, je mettrais d'abord Joäo Pinto. Le FC Porto contemporain, ce sont trois personnes qui l'ont incarné ou incarnent:

- Le président Pinto da Costa
- L'entraîneur Pedroto
- Le capitaine Joäo Pinto (d'ailleurs, sa réaction à Vienne après la finale de 87 est bien symptomatique, le fait qu'il a pris la Coupe et ne l'a partagée avec personne).

P.S.: je mettrais Jorge Costa 4e
J'aurais mis PDC en numéro 1 pour ma part!

C'est pas un joueur? Et alors, qu'est-ce que ça fait?
J.Pinto, premier cela ma va aussi.

Apres ce sont les auteurs qui feront ce classement suivant leurs critères, si je suis la jurisprudence R.Costa, alors je mets O magico dans le top 5.

Et le tank sera classé dans les 10 sans aucun doute !!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:06  //  Aficionado de l'Argentine
O Magico, c'est Deco ? Idem, je le verrais bien dans le top 5.
Et celui que tu appelles le Tank, c'est Hulk, j'iamgine (Alex n'ayant jamais joué au FCP) ? Top 10 carrément pour lui ?
Oui Deco.
Non le tank c'est le doux surnom de J.Costa !!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:38  //  Aficionado de l'Argentine
Ah ok, merci pour l'info ! ;)
19 réponses à ce commentaire.
Coach Taylor Niveau : DHR
Quand il est mort on aurait dit que les Portugais avaient perdu un membre de leur famille, un grand père ou un oncle, il a laissé un vide.

C'était une figure tellement rassurante, le monument de notre football, calme, passionné, fédérateur et qui nous donnait envie d'être positif.

La Coupe du Monde '66 aurait dû être pour lui
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:36  //  Aficionado de l'Argentine
C'est clair ! Derrière l'inamovible trio Hongrie 54 / Pays-Bas 74 / Brésil 82, le Portugal 66 trônerait en bonne place au panthéon des perdants magnifiques (aux côtés notamment de la France 82).
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
 //  08:54  //  Tifoso della AS Rome
Et de l'Italie 94.
Bin quoi?
J'ai encore mal à mon Baggio, moi!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  13:23  //  Aficionado de l'Argentine
Héhé je n'ai pas été complet alors je recommence !^^
Parmi les "perdants magnifiques", il y a d'abord le trio Hongrie 54 / Pays-Bas 74 / Brésil 82 (en tout cas, ce sont les trois les plus médiatiques). Et ensuite, je cite le Portugal 66 et la France 82 mais il faudrait également ajouter l'Argentine 30, le Brésil 50, l'Italie 70 et bien sûr l'Italie 94...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je sais que tu ne m'en voudras pas de rajouter la Pologne 74 ;)

Et l'OM 91. Quoi ?!!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:11  //  Aficionado de l'Argentine
Héhé bien sûr ! ;)

Quant à l'OM 91, je ne l'ai pas cité car je ne mentionnais que les équipes nationales, pas les clubs. Dans le cas contraire, il aurait bien évidemment figuré aux premières loges (aux côtés notamment de la Fiorentina 57, Sainté 76, Gladbach 77, Roma 84, Sampdoria 92, Valence 2000-2001 et de bien d'autres)...
5 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:26  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
J'avais même pas vu que vous aviez publié l'article sur Eusebio. Moi qui comptais me coucher tôt, c'est pas gagné encore !^^
Je le dis et le redis par contre mais pourquoi un tel empressement ? Top expédié en 3 jours, papiers sur Rui Costa, Coluna et Eusebio publiés le même jour... On sait plus trop où donner de la tête et on se disperse un peu, dommage...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Pareil, je suis passé à côté de l'article, du coup je poste mon portrait hyper tard. Toute la journée, je me suis dit : quand est-ce qu'il sort Eusébio, quand est-ce qu'il sort ?

Je suis un peu con aussi, des fois.
1 réponse à ce commentaire.
Dux de Adamastor Niveau : District
"E quando havia problemas, descia o Eusébio do ceu, vestia-se de Eliseu e resolvia à bomba."

"Et en cas de problème, Eusébio descendait du ciel, s'habillait d'Eliseu pour résoudre à la bombe."

Tiré d'une vidéo de Guilherme Cabral (disponible sur Youtube).

Coluna et Eusébio c'est deux monstres sacrés que j'ai jamais vu jouer. Mais c'est deux monstres sacrés qui ont toujours été respectés.

Je crois qu'un de mes moments préférés en tant que spectateur de football c'est le match face à l'Angleterre pendant l'Euro 2004 qui va aux tirs-au-but. J'ai encore en tête l'image du King en train d'hurler à Ricardo d'enlever les gants et son cri de joie quand on a gagné.

Après la victoire au dernier Euro, les premiers mots de mon père ont été "C'est juste dommage qu'il n'y ait plus Eusébio pour voir ça."

Y a une anecdote concernant Eusébio et une éventuelle carrière d'entraineur.

Il y a pensé. Il en a parlé à des amis. Bien sur qu'il n'aurait jamais voulu entrainer personne d'autre que son Benfica.

Ses amis lui ont répondu "T'as une statue devant le stade, suffit que tu te plantes un peu et c'est fini."

L'entendre raconter l'histoire de l'époque glorieuse du club que je partageais avec lui était un de mes passetemps préférés avant sa disparition.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:30  //  Aficionado de l'Argentine
Je parlais de sa place dans le foot européen et africain dans mon com plus haut mais même au niveau mondial, on peut affirmer sans trop se tromper qu'Eusebio est l'une des trois grandes stars des 60's avec Pelé et Garrincha (les Di Stefano, Puskas et Schiaffino appartenant plutôt à la décennie 50).
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Alain,
Assez d'accord avec toi, mais Garrincha amorce son déclin dès 1965.
Je m'étais fait tacler par Franz parce que j'avais osé lui dire que le Portugal pratiquait le plus beau jeu en 66 (grosse restriction: "l'assassinat" de Pelé), et que tout avait été fait pour que l'Angleterre et l'Allemagne se retrouvassent en finale (organisation, aritrage).
A ton avis quelle était, pour lui, la meilleure équipe de cette CDM ?
Au lendemain de la retentissante victoire de Penarol sur le Real à Madrid en 66, l'Equipe avait dressé un parallèle entre les trois "perles noires" Pelé, Eusebio et Spencer, les désignant comme les plus grands joueurs du monde du moment.
Sauf que je n'avais jamais vu Spencer avant (ni même entendu parler), et ne l'ai plus jamais revu !
La médiatisation à l'époque, c'était quelque chose !
Ah, si les grands articles étaient numérisés et disponibles sur internet: quels témoignages de première main nous aurions pour alimenter nos passionnantes discussions !
Je suis sûr qu'il existe des "fous" qui on conservé tous leurs "France Football", "Miroir du Foot" ou "l'Equipe" depuis des décennies.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:05  //  Aficionado de l'Argentine
Bien vu de rappeler Alberto Spencer qui fut l'un des plus grands joueurs des 60's et reste aujourd'hui l'un des meilleurs attaquants sud-américains de l'histoire selon moi !
Je parlais de sous-médiatisation et de l'adjectif "sous-coté" (que je n'aime pas beaucoup habituellement) concernant Mario Coluna mais je crois qu'il serait encore plus adapté pour l'avant-centre équatorien.

Je pense que le manque de renommée d'Alberto Spencer sur le Vieux-Continent vient de de deux choses : n'avoir jamais disputé de CDM (l'Equateur avait peu de grands joueurs à l'époque) et n'avoir jamais joué pour un club européen.
Pourtant, au lendemain de la Coupe Intercontinentale 66, où il avait été exceptionnel (doublé à l'aller au Centenario puis un nouveau but au retour au Bernabeu), l'Inter avait tenté de l'enrôler mais s'était heurté au refus des dirigeants du Peñarol. Herrera voulait en faire la pointe de l'attaque intériste, soutenu par les deux créateurs Luis Suarez et Mazzola derrière, avec Jair sur l'aile droite et Mario Corso sur la gauche. Séduisant sur le papier !

En tout cas, en Equateur et en Uruguay bien sûr mais aussi dans toute l'Amérique du Sud, Alberto Spencer est considéré comme un géant du football ! Je ne l'ai pas cité dans mon com plus haut car je parlais des joueurs unanimement considérés comme des stars au niveau mondial (autant au niveau médiatique que sportif donc) mais pour moi, Spencer faisait sans aucun doute partie du gotha mondial de cette décennie, au même titre qu'un Eusebio par exemple...
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:36  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
De manière générale, je trouve que c'est carrément le Peñarol qui souffre d'un manque de considération en Europe.
Quand on parle des grands clubs des années 60, on cite Benfica, l'Inter, le Real, le Milan... et pour l'Amérique du Sud, on mentionne d'abord Santos (Pelé oblige), voire Estudiantes pour la fin de la décennie (pas toujours pour des raisons très glorieuses d'ailleurs).
Pourtant, si on devait décerner le titre de meilleur club mondial des 60's (partant du principe que je classe plutôt l'année 1960 du Real dans la décennie précédente), j'en mettrais deux à égalité : Santos évidemment, mais aussi Peñarol. Et ce ne sont pas les adversaires européens des Uruguayens qui diront le contraire : Benfica est reparti du Centenario avec un cinglant 5-0 pour la Coupe Intercontinentale 61, tandis qu'en 66, les Carboneros ont donné une leçon de foot au Real des Yé-yé, battu deux fois 2-0 !
Et plus que le score, c'est surtout la manière qui avait impressionné les observateurs à l'époque. On ne se rend pas bien compte aujourd'hui de l'équipe monstrueuse qu'avait Peñarol au milieu des 60's. Sans refaire tout le onze, il y avait entre autres la légende Mazurkiewicz dans les buts, Pablo Forlan (père de) en latéral droit, l'emblématique capitaine Nestor Gonçalves en milieu récupérateur, l'éternel Julio Abbadie sur l'aile, et bien sûr les trois stars offensives : le maestro Pedro Rocha en meneur de jeu ou second attaquant, la fusée péruvienne Juan Joya et le goleador Alberto Spencer (meilleur buteur de l'histoire de la Libertadores). Du très très lourd !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Donc, il manque (au moins): Le Real, Barcelone, Milan, l'Inter, Porto, MU, Arsenal, le Celtic, etc, etc, sans compter les clubs français, donc matériellement impossible de "caser" tout ce petit monde avant les vacances.
Quel intérêt de tout balancer en trois jours puisque les jeudi et vendredi ne sont pas utilisés ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:37  //  Aficionado de l'Argentine
Je me pose la question aussi : prendre au moins les 5 jours de la semaine pour faire ce top Benfica aurait été plus approprié (ça aurait été pas mal notamment d'étaler les papiers sur Rui Costa, Coluna et Eusebio)...

Mais comme tu le dis, ça va être compliqué de caser tous les clubs restants : rien que pour les incontournables, il reste Real, Barça, Milan, Inter, MU, Chelsea, Porto, Monaco, Bordeaux, Nantes, Sainté... et peut-être Arsenal, Tottenham, Roma, Fiorentina, Napoli, Lazio, Atletico, Valence, Celtic, BVB, Reims, Toulouse, Lille, Lens, Nice, Rennes, voire quelques grands clubs sudam (Boca, River, Santos, Flamengo, Peñarol, etc). Bref, il y a de quoi tenir toute l'année 2017 !
5 réponses à ce commentaire.
Petite remarque au passage,le Portugal a été le premier pays Européen a intégrer des joueurs 'de couleur'dans sa séléction.
Pas besoin d'expliquer quelles étaient les cibles à abattre lors des jouttes européennes.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ben et la France ?
Raoul Diagne, le premier noir en Equipe de France, en 1931.
Le marocain Larbi Ben Barek.
Xercès Louis, premier international antillais, en 1954.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Lire l'histoire édifiante de Arthur Wharton.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Wharton
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Après recherches trouvé ceci:

"C’est ainsi que le métis mozambicain José Antonio Barreto Travaços est engagé en 1946 par le Sporting et devient le premier joueur de couleur à endosser le maillot de l’équipe nationale Toutefois, c’est avec l’arrivée de Lucas Sebastião da Fonseca dit « Matateu » que le football d’« outre-mer » transforme le football portugais". 
Né en 1927 à Lourenço Marquès, international en 52.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Putain merci Freddy pour ces trouvailles !
4 réponses à ce commentaire.