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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Bayern Munich

Le Bayern Munich a vu passer les meilleurs joueurs allemands de l'histoire, de Müller à Beckenbauer, en passant par Philipp Lahm, Giovane Élber ou encore Oliver Kahn. Sofoot.com les a classés, de 50 à 1. Pas une mince affaire.

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#6: Bastian Schweinsteiger

19 mai 2012. Munich. Finale de la Ligue des champions. Alors que le Bayern et Chelsea sont au coude-à-coude lors de la séance de tirs au but, Bastian Schweinsteiger, cinquième tireur bavarois, s’élance. Sa course maladroite permet à Petr Čech de lire correctement la trajectoire du tir et de repousser le ballon du bout des doigts sur le poteau. Dévasté, Bastian Schweinsteiger fond en larmes avant même que Didier Drogba ne réussisse le sien. Il sait qu’il vient de décevoir tout un peuple, son peuple. Ce soir-là, il est impossible de ne pas avoir de la peine tant il semble inconsolable. Heureusement pour lui, et le peuple bavarois, l’agonie sera de courte durée. Un an après la tragédie de Munich, à Londres, au terme d’une saison qui restera comme la plus belle de l’histoire du club, Bastian Schweinsteiger soulève enfin la Ligue des champions. Il peut alors se targuer d’avoir tout gagner avec le club de son cœur, celui pour lequel il a couru comme un dératé malgré les blessures, celui que pendant des années il a refusé de quitter.

Sous les yeux des Bavarois, Bastian Schweinsteiger est passé d’un ailier au jeu aussi flamboyant que sa crinière peroxydée, à un milieu de terrain clairvoyant aux cheveux poivre et sel. Ce qui n’a pas changé en revanche, c’est l’amour inconditionnel que les fans lui ont toujours porté. Il faut dire que malgré un nom et un physique pas facile, Schweini était le gars le plus cool qui soit. Un gars pas prise de tête, capable de faire rêver supporters bavarois et étrangers. Un gars drôle et fort, pas prétentieux malgré une armoire à trophées pleine à craquer. Des joueurs de la génération Philipp Lahm, il restera le plus aimé et sa sortie ratée ne changera rien. Dans dix ans, personne ne se souviendra de ses aventures anglaises et américaines et c’est tant mieux comme ça. SS

#5: Lothar Matthäus

Lothar Matthäus a failli pleurer une fois dans sa carrière : quand il quitte le terrain lors d'un Bayern-Real, sous les applaudissements de l'Olympiastadion à l'unisson, debout pour le saluer à la fin d'un match de Ligue des champions. Matthäus manque d'avoir quelques larmes le long de son visage et résiste, en filant aux vestiaires. Le feu d'artifice peut être allumé, en plein mois de mars, avec Con Te Partiro en fond sonore. Ce n’est pas la qualif en quarts de C1 qui est célébrée, mais la fin d'une idylle qui se devait d'exister entre le meilleur joueur de son temps et le plus grand club allemand. C'est un choix de raison, pas d'amour, lorsque Matthäus abandonne Gladbach pour le rival. Ce choix indique l'envie de Matthäus de dominer son sport et être bientôt le meilleur au monde. Son premier passage est déjà un carton plein en ce qui concerne les titres amassés, avec trois Schale consécutifs qui le portent jusqu'au brassard de capitaine de la Mannschaft de Beckenbauer. Pourtant, Lothar veut mieux. Il rêve d'Italie pour régner au niveau européen. Cette séparation est une erreur pour le FCB, vite réparée par Beckenbauer lui-même, revenu aux affaires du club. Bayern et Matthäus vont de pair et doivent le rester. Ils le seront finalement jusqu'à l'orée des années 2000. La trentaine bien établie, Matthäus se trouve être plus sage et plus arrogant à la fois, en pleine conscience de son talent. Il porte le Bayern à bout de bras au milieu de coéquipiers tous aussi talentueux que barrés, sans défaillir. Dans son âge, il ne lui manque que quinze minutes. À bout de force en finale de Ligue des champions contre Manchester, il réclame sa sortie à Hitzfeld. Il est 22 h 20. Le Bayern mène 1-0. Un quart d'heure plus tard, MU l'emporte 2-1 sur le fil. Et Matthäus rate le seul trophée qui manque à sa carrière. Sans pleurs ni regrets. Jamais. CT


#4: Oliver Kahn

Une frappe, venue de loin. Puis la fameuse détente, main opposée, pour détourner le ballon en corner. Tout de suite après, des bras qui s'agitent, et un aboiement en direction de ses défenseurs, coupables de ne pas l'avoir assez protégé, et de l'avoir obligé à donner de sa personne, de montrer tout son talent pour sauver ses bois. Ce genre d'actions, c'était le quotidien d'Oliver Kahn. Un gardien qui voulait et savait se faire respecter. Horrifié par le concept de défaite ou de contre-performance, ce monstre de travail, vainqueur de huit championnats et de six coupes nationales, avait à cœur de prouver que, même s'il n'était pas joueur de champ, il pouvait être le meilleur du monde. Très vite remis du traumatisme de la finale de C1 1999 face à Manchester United, le Titan ira chercher lui-même le trophée deux ans plus tard, en sortant trois tirs au but de Valence. Ce qui lui vaudra de finir troisième du Ballon d’or cette année-là, derrière Michael Owen et Raúl. Néanmoins, son ambition lui jouera des tours l'année suivante, en déclarant qu'il arrêterait Ronaldo en finale de Coupe du monde, avant d’être puni par deux buts du Brésilien. Quoi qu'il en soit, Oliver Kahn est clairement le gardien de but qui a donné un nouveau souffle à son poste, en faisant bien comprendre qu'on n'était pas dernier rempart par défaut. AF


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