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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Bayern Munich

Le Bayern Munich a vu passer les meilleurs joueurs allemands de l'histoire, de Müller à Beckenbauer, en passant par Philipp Lahm, Giovane Elber ou encore Oliver Kahn. Sofoot.com les a classés, de 50 à 1. Pas une mince affaire.

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#50: Kurt Landauer

Si Kurt Landauer est resté dans les mémoires du côté du FC Bayern Munich, ce n'est peut-être pas pour ses qualités de joueur. En effet, ce fils de commerçants juifs n'a effectué que quelques arrêts pour le compte du club bavarois. Et encore, c'était avec la réserve. Mais si le Bayern Munich est devenu le club incontournable qu'il est aujourd'hui, c'est grâce à Kurt Landauer, qui en a posé les bases. Devenu président en 1913, il entame une sorte de révolution, en faisant venir des joueurs et des coachs étrangers, et en organisant des matchs amicaux contre les meilleures équipes d'Europe. Malheureusement, Kurt Landauer devra quitter son poste à plusieurs reprises, la faute à la Première Guerre mondiale, puis aux nazis, qui appellent la Seconde. Mais à chaque fois, Kurt Landauer reviendra, pour l'amour de sa vie, son œuvre. Quand il est débarqué en 1951, il n'hésite pas à revenir quatre ans plus tard et mettre la main au portefeuille pour aider son Bayern, en proie à de grosses difficultés financières. « Le Bayern et moi ne formons qu'un, nous sommes inséparables » , aimait-il à dire. Sans Kurt Landauer, il n'y aurait pas eu de FC Bayern. Et donc pas la liste de joueurs à suivre. AF

#49: Christian Ziege

Quand il débarque au Bayern en 1990, Ziege n’est qu’un bleu-bite issu d’un petit club de quartier de Berlin-Ouest. Relégué sur le banc en première partie de saison, Jupp Heynckes finit par lui faire confiance et Christian le lui rend bien. En sept saisons, il dispute 185 matchs et marque trente-huit buts. Pas mal pour un latéral gauche. Gauche, il ne l’était pas vraiment, sa contribution aux titres de 1994 et 1997 en sont la preuve, tout comme la Coupe de l’UEFA 1996. Et dire que Ziege veut dire chèvre en allemand... JD

#48: Michael Tarnat

Michael Tarnat, c’est ce nom qui fleure bon les soirées Ligue des champions sur TF1 et les patates du gauche balancées hors de la surface. C’est aussi un palmarès long comme le bras avec de la Bundesliga en veux-tu en voilà et une C1. Membre éminent du Bayern version FC Hollywood, Tarnat était un des rares joueurs du groupe qui ne saoulait pas tout le monde ou en tout cas qui ne se battait pas en boîte avec ses coéquipiers. Sinon, c’est aussi un mec qui a joué 30 minutes en tant que gardien – en lieu et place d’Oliver Kahn, sonné après un contact avec Samuel Kuffour – et qui n’a pris aucun but à cette occasion. Costaud de partout. SS

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#47: Mario Basler

En octobre 1999, Beckenbauer annonce lui-même en conférence de presse la peine que le Bayern vient de choisir pour son joueur : une suspension pure et simple, à effet immédiat, et irrévocable. Mario Basler n'aura plus l'occasion de mettre le maillot du Bayern. Cela met un terme à trois années de dingueries sur les bords de l'Isar, la faute à une dernière soirée arrosée avec quelques bières de trop jusque tard dans la nuit... alors qu'il est à Regensbourg pour se soigner. Le Bayern ne veut plus de ces fortes têtes ingérables. Tant pis pour le talent d'un joueur qui a conduit le FC Hollywood jusqu'à la finale de Ligue des champions quelques mois plus tôt et aurait dû offrir la victoire sur coup franc. Basler était « le plus fou de tous » dans une équipe de timbrés. Cela ne pouvait que mal finir. CT

#46: Patrik Andersson

19 mai 2001, 17h18 : le FC Schalke 04, qui vient de battre Unterhaching 5-3 pour la dernière dans son mythique Parkstadion, est sacré champion d'Allemagne pour la première fois depuis 1958. C'est ce qu'annonce un journaliste de Premiere à Andreas Müller, ancien joueur devenu manager aux côtés du légendaire Rudi Assauer. Le Bayern a perdu à Hambourg 1-0, un but de Barbarez à la 89e minute. C'est du moins ce que croit le journaliste. Car en vrai, le match n'était pas encore terminé. 17h22 : à la toute dernière seconde de jeu, les Bavarois obtiennent un coup franc dans la surface, parce que le gardien Mathias Schober (prêté par... Schalke) a pris le ballon à la main à la suite de ce qui a été considéré comme une passe en retrait par l'arbitre Markus Merk. Patrik Andersson s'avance, et met toute sa vie dans une patate qui finit au fond des filets. But et fin du match. 1-1, le Bayern remporte le championnat grâce à un point d'avance. Tandis qu'à Schalke, on a été champion pendant 4 minutes et 38 secondes. Terrible. AF

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#45: Mario Gómez

Arrivé pour près de 35 millions d’euros en Bavière à l’été 2009 (un record à l’époque), Mario Gómez n’a pas été l’attaquant phare que le Bayern attendait. Sa hype n’a duré que deux ans, et du triplé de 2013, il n’a pas vraiment été partie prenante. Mais durant les deux années où le Bayern voyait son leadership contesté par le Borussia Dortmund, Mario Gómez a eu le mérite de tenir un Rekordmeister quelque peu fatigué à bout de bras. En moins de 100 matchs entre août 2010 et juin 2012, le plus beau des joueurs allemands aura inscrit 80 buts. Des buts pas forcément magnifiques, mais toujours importants. Sans lui, le Bayern aurait sans doute connu une place bien plus mauvaise que celle de dauphin. Dommage que dirigeants et entraîneurs ne s’en soient pas vraiment souvenus au moment de son départ abrupt à l’été 2013. SS

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#44: Markus Babbel

Comme Philipp Lahm, Markus Babbel est né à Munich. Comme Philipp Lahm, Markus Babbel jouait derrière, mais dans l’axe. Comme Philipp Lahm, Markus Babbel est un pur produit du centre de formation bavarois. À ses débuts, comme Philippe Lahm, Markus Babbel est allé s'aguerrir deux ans dans un club de seconde catégorie (le HSV) avant de revenir confirmé et capable de faire des merveilles avec l’Étoile du Sud. Comme Philipp Lahm, Markus Babbel en a eu des titres avec le Bayern, mais moins : quatre Meisterschalen et deux Pokals seulement. Mais contrairement à Philipp Lahm, Markus Babbel était plus volatile, ce qui l’a mené à aller goûter à l’odeur des prés de l’autre côté de la Manche, avant de revenir chez lui comme joueur, puis entraîneur. Oui, contrairement à l’inamovible et placide Lahm, Babbel, lui, n’a jamais manqué de monter dans les tours. JD

#43: Dieter Hoeness

Le 1er mai 1979, Uli Hoeness devient manager du FC Bayern Munich. Coïncidence ou pas, son frère Dieter atterrit quelques semaines plus tard du côté de la Säbener Strasse en provenance de Stuttgart. Et très vite, l'attaquant montre qu'il est là pour ses qualités, et non parce qu'il a du piston : en huit saisons, le cadet de la fratrie Hoeness inscrira 138 pions en 293 matchs, permettant à l'Étoile du Sud de ramener cinq Meisterschale dans l'armoire à trophées, ainsi que trois Coupes d'Allemagne. Il est d'ailleurs le héros de la finale de 1982 face au 1. FC Nuremberg, lui qui s'ouvre le crâne à la suite d'un choc avec Alois Reinhardt dans un duel aérien et qui fera quand même deux passes décisives (dont une de la tête) avant d'inscrire le dernier but de la victoire 4-2. De la tête, bien sûr. C'est peu dire que du côté des Hoeness, on a beaucoup donné pour le FC Bayern Munich. AF

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#42: Breno

Quand il arrive en Allemagne, Breno a une réputation flatteuse en son honneur. Kicker annonce tout simplement que le Bayern vient de faire signer le « meilleur défenseur que le Brésil puisse offrir » en 2008 parmi les joueurs encore au pays. Breno est une signature pour l'avenir, pour prendre doucement, mais sûrement le rôle de Lúcio. Seulement, prendre la place d'un compatriote de ce calibre n'est pas évident, surtout s'il est encore là. Breno s'ennuie sur le banc, quand il n'est pas blessé. Les embrouilles commencent. L'alcool n'aide pas. Et Breno, déprimé, fini par mettre le feu à sa propre baraque un soir de dispute, en septembre 2011. La justice allemande traite le cas sérieusement. Breno est à l'ombre, accompagné timidement par le Bayern et Hoeneß pour l'aider à se réhabiliter et rejouer au football, tout simplement, au pays. CT

#41: Carsten Jancker

Carsten Jancker et son crâne chauve ont été six saisons durant le tank du Bayern Munich. Soit une machine à effrayer les défenseurs adverses, à rouler droit devant pour flanquer sa tête et à faire parler une technique intéressante. Même si son ratio par match n'est pas si extraordinaire (moins de 50 pions pour 140 matchs) et même si cela ne rend pas justice à sa qualité balle au pied, son physique marque l'époque et la représentation du Bayern qui veut reprendre la C1 en main : jamais dans la finesse, tout dans la puissance. De près comme de loin. Pourtant, au passage des années 2000, il est progressivement mis sur la touche au profit de profils plus sexy. Dans l'incompréhension la plus complète, comme il l'avoue à l'époque : « Quand je demande à Ottmar Hitzfeld, il me dit que je suis aussi bon que Giovane Élber, mais cela ne m'explique pas pourquoi il le choisit toujours avant moi. » Il n'y a aucune raison de ne pas le faire jouer et ça, Jancker ne l'admet pas. Il n'est pas là pour attendre et quitte le club, non sans un dernier coup de casque. CT

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#40: Javi Martínez

Quarante millions. L'investissement est sans précédent dans l'histoire du Bayern. À l'été 2012, les Munichois sont encore sous le choc d'une finale perdue contre Chelsea et d'un Dortmund toujours plus rieur et agaçant. Alors la thune est mise sur le tapis pour un joueur clé, à placer entre les lignes. Athlétique, fin techniquement et polyvalent, il apporte un petit supplément qui permet dès sa première année de donner une leçon collective au FC Barcelone et se dégager la voie vers un triplé parfait. La C1 est revenue en Bavière. La mission est accomplie. Certes, les saisons suivantes avec Pep Guardiola sont moins réussies, avec un physique souvent fébrile. Mais prendre trois titres en une fois, cela valait bien 40 millions. CT

#39: Michael Ballack

À Munich, Michael Ballack a losé un peu moins qu’à l’accoutumée. En quatre ans au sein du club bavarois, le meilleur joueur allemand des années 2000 a fait trois fois le doublé Coupe-Championnat (2003, 2005, 2006), a marqué 44 buts en seulement 107 matchs et a accessoirement survécu à Felix Magath. Le problème, c’est que pas grand monde ne se souvient de son passage en terres munichoises. Il faut dire que l’ancien joueur de Leverkusen n’a jamais semblé particulièrement attaché au club et que les dirigeants historiques n’ont jamais pu le piffrer. Après son dernier match avec le Bayern en 2006, Franz Beckenbauer avait déclaré à la ZDF : « On voit qu’il joue sur la réserve car il veut juste garder son talent pour Chelsea. De tout façon, je me suis toujours demandé s’il jouait pour nous ou contre nous. » À cela, Ballack avait répondu qu’il n’avait « rien à faire » de ce que pensait le Kaiser. Ballack / Bayern, c’était l’association qui faisait bien sur le papier, mais qui, dans la pratique, a donné plus de punchlines que d’émotions. SS

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#38: Zé Roberto

Son nom fait esquisser un sourire. Rarement un Brésilien n’aura autant fait chavirer les cœurs de l’Allemagne du football. José Roberto da Silva Junior, c’était beaucoup de passes simples et soyeuses, des coups francs malicieux, des dribbles aussi, mais pas trop. Comme beaucoup d’excellents joueurs du championnat, il a fini par rallier la Bavière. « J’en ai assez d’être tout le temps deuxième » , avait déclaré lors de son arrivée dans le sud du pays celui qui venait de vivre une fin de saison cauchemardesque avec le Bayer Leverkusen (2e du championnat, finaliste de Coupe d’Allemagne, finaliste de la Ligue des champions) – mais qui, à la différence de ses coéquipiers allemands, avait quand même remporté le Mondial asiatique. À Munich, Zé Roberto a régné sur le milieu du terrain, pris double ration de trophées Championnat-Coupe (2003, 2005, 2006 et 2008) et a régalé le public tout au long de ses deux passages au FC Bayern. Car s’il est retourné un temps en Uruguay, puis au pays, le Brésilien s’est vite rendu compte que chez lui, c’était la Säbener Strasse. AF

#37: Jean-Marie Pfaff

Venu de Beveren, Jean-Marie Pfaff arrive dans un monde bien éloigné de ce qu’il connaissait jusqu’alors. Les débuts sont difficiles... et le font pourtant entrer dans la légende du Bayern, déjà. Pour son premier match, sur une longue touche, il s'aventure dans les airs, loupe le ballon et marque contre son camp. Cette entame loufoque lui assure les faveurs du public munichois – surtout grâce à une suite de bien meilleure facture. Spectaculaire sur sa ligne et farceur en dehors du terrain, il rappelle inévitablement Sepp Maier et lui succède à tous les niveaux. Il ne lui manque qu'une chose par rapport à son prédécesseur allemand : l'Europe. En 1987, en finale contre le FC Porto, il est battu et ouvre la voie au geste fou de Madjer. Et une fois encore, Pfaff entre dans la légende du FCB à ses dépens. Trop sympathique pour tout le monde. CT

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#36: Jérôme Boateng

Sa chute face à Messi, ses coupes de cheveux improbables et ses tatouages de faux bad-boy le feraient volontiers passer pour un rigolo, un mec qui n’a pas grand-chose à faire au sein de la vénérable institution Bayern Munich. Du reste, à son arrivée à l’été 2011 en provenance de Manchester City avec un genou en vrac, il était difficile d'anticiper que Boateng deviendrait un taulier du Rekordmeister version triplé. Pourtant pendant au moins trois ans, de 2013 à 2016, Jérôme Boateng a été le meilleur défenseur central du monde, le talisman, le mec quasiment incapable de perdre un match en Bundesliga. Sous Pep Guardiola, le meilleur joueur du Bayern Munich ne s’appelait pas Arjen Robben, Thomas Müller ou encore Robert Lewandowski, mais bien Jérôme Boateng. D'ailleurs, en 2016, le natif de Berlin est devenu le premier défenseur à être élu meilleur joueur de la Bundesliga depuis Jürgen Kohler, 19 ans auparavant. Si depuis le départ de Pep, Boateng enchaîne les blessures et semble être redescendu sur terre, le voir pendant trois saisons martyriser les attaquants de BuLi et balancer des ballons de quaterback par-dessus tout le bloc munichois, c’était comme voir un chien jouer du piano. Un truc improbable, mais franchement plaisant. SS

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#35: Robert Lewandowski

Il y a des moments où l’on regarde un match de football et on ne comprend pas trop ce qui se passe. Par exemple, les quatre buts inscrits par l’Allemagne contre le Brésil en demi-finales de Coupe du monde en l’espace de six minutes (7-1), ou encore les cinq pions marqués par Robert Lewandowski ce fameux 22 septembre 2015 face au VfL Wolfsburg. Après avoir passé toute la première mi-temps sur le banc, le Polonais entre sur la pelouse et va livrer une prestation majuscule. Un plat du pied gauche, frappe du droit et re-frappe du droit : triplé bouclé en 3'22. Puis un quatrième but, pour un quadruplé en 5'42. Et enfin une volée, pour le quintuplé. En 8 minutes et 59 secondes, Robert Lewandowski a montré pourquoi il était un attaquant complet, racé, technique, malin et tueur. Ne lui reste plus qu’à soulever la Ligue des champions pour définitivement faire partie des plus grands. AF

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#34: David Alaba

Pur produit de la formation viennoise, ce fils d’un DJ nigérian et d’une chanteuse philippine est parvenu à régaler tout un pays jugé plutôt conservateur. La recette est simple : en plus de garder les pieds sur terre malgré le succès, ce qui le rend immédiatement plus sympathique, il possède depuis tout petit des qualités tant physiques que techniques qui le rendent irrésistible. Dès lors, il paraissait évident que le Bayern vienne le chercher dans un petit tournoi de jeunes organisé dans son pays natal. Le temps de terminer sa formation et il devient, à seulement dix-sept ans, le plus jeune joueur de l’histoire du Bayern à être aligné en championnat, en coupe et en Ligue des champions. Consécration, il signe un contrat pro de trois ans le jour même où il devient majeur. Depuis, Alaba charbonne, accepte sans sourciller un prêt d’un an à Hoffenheim pour laisser sa place à Luiz Gustavo recruté par Louis van Gaal et progresse. Lorsqu’il revient, il forme une paire admirable avec Franck Ribéry et devient indispensable dans le noyau. Être auréolé de six titres de champion d’Allemagne, de quatre coupes nationales, d’une Ligue des champions tout en étant le capitaine de la sélection de son pays, autant de signes qui montrent que l’on a affaire à un grand. Qui s’apprête tout juste à fêter son quart de siècle... JD

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#33: Samuel Kuffour

Ses larmes après la finale de Ligue des champions 1999 perdue face à Manchester United ont fait le tour du monde et hanté les supporters bavarois. « Encore aujourd’hui, je suis incapable de regarder une minute de ce match » , avoue l'intéressé. Arrivé à 17 ans au Bayern, Samuel Kuffour a joué plus de 200 matchs avec le Rekordmeister, et heureusement pour lui, les bons moments ont été plus nombreux que les mauvais avec notamment 16 trophées majeurs grappillés sur le chemin. Mais ce que le Ghanéen retiendra de toutes ses années au Bayern, c’est le sentiment d’avoir appartenu « à une grande famille un peu bordélique où tout le monde avait son caractère, mais où on se marrait bien » . Et si la famille s’est aujourd’hui assagie, l’ancien défenseur est toujours aussi fier d’en défendre les couleurs. En 2013, alors qu’il était consultant pour une chaîne sud-africaine, il n’avait pu cacher son bonheur quand Lahm and co avaient soulevé la cinquième Ligue des champions de l’histoire du club. SS

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#32: Konrad Heidkamp

Konrad Heidkamp fait partie du Hall of Fame du FC Bayern Munich aux côtés de Franz Beckenbauer, Gerd Müller ou encore Philipp Lahm pour deux raisons. La première est sportive : « Konny » était le capitaine de cette équipe du Bayern qui a remporté le premier championnat de son histoire, en 1932 (2-0 face à Nuremberg, avec notamment un penalty d’Oskar Rohr, le grand-oncle de Gernot). La seconde, elle, est morale : en pleine Seconde Guerre mondiale, de nombreux clubs répondent à l’appel de Hermann Göring, le chef de la Luftwaffe, et filent tous leurs trophées et médailles pour qu’ils soient fondus et transformés comme matériel militaire. Magdalena Heidkamp, la femme de « Konny » , refuse de voir les récompenses glanées par le club de son mari finir de cette façon. Bien que le Bayern ne fut pas aussi important qu’aujourd’hui (à l’époque, le club numéro un était Munich 1860), il y avait quand même quelques coupes régionales inscrites au palmarès. Magdalena et Konny décident alors de tout planquer dans une ferme au sud de Munich où elle passait souvent ses étés, en famille. Des trophées qu’ils devront une nouvelle fois exhumer et enterrer ailleurs quelques années plus tard, au moment de l’arrivée des Américains, avant de les restituer au club une fois la situation apaisée. Derrière un grand homme se cache souvent une grande femme, dit-on. Ici, l'inverse fonctionne aussi. AF

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#31: Lúcio

Lúcio, c’est une éclosion avec le Bayer Leverkusen au début du siècle et un transfert obligatoire chez le rival bavarois en 2004. Comme quoi, les époques changent, mais le club rouge et blanc, lui, reste irrésistible. En cinq ans au Bayern, Lúcio a martyrisé les attaquants adverses à 144 reprises. Dans sa défense centrale, ses partenaires s’appelaient tantôt Daniel van Buyten, Robert Kovač, Valérien Ismaël, mais surtout Martín Demichelis. Que du beau monde en somme. Mais Lúcio, c’est aussi un étranger qui a su s’imposer en patron, à tel point que lors des absences d’Oliver Kahn, c’est lui qui était parfois amené à porter le brassard de capitaine, jusqu’à ce que Mark van Bommel ne s’en empare définitivement. L’exil déchirant du Brésilien pour l’Inter intervient après l’arrivée de Louis van Gaal, incapable de se décider quant à quel ancien titulariser pour faire la paire dans l’axe avec deux petits nouveaux de l’époque : Edson Braafheid et Holger Badstuber. On connaît la suite... JD

#30: Mark van Bommel

Lorsqu’on regarde la liste des capitaines officiels du Bayern Munich, un fait saute rapidement aux yeux : Mark van Bommel est le seul joueur étranger à avoir occupé cette fonction. C’était entre 2008 et 2011, une époque où Philipp Lahm ou encore Bastian Schweinsteiger, joueurs du cru, auraient très bien pu faire le boulot à sa place. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance du milieu de terrain dans l’histoire du club, même si son palmarès, qui ne contient « que » deux doublés Coupe/Championnat et une finale de Ligue des champions perdue, n’est pas franchement impressionnant. Évidemment, ses détracteurs pourront toujours dire qu’il a profité de deux entraîneurs néerlandais (Louis van Gaal et Andries Jonker) pour garder le brassard de 2009 et 2011, mais lui doit s’en cogner. Avoir été capitaine de la plus grande équipe allemande lorsqu'on est batave, c’est quand même un sacré pied de nez à l’histoire. Et puis, le bonhomme est sans doute la dernière grande gueule à avoir porté le maillot du Bayern. SS

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