Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire du Bayern Munich

Le Bayern Munich a vu passer les meilleurs joueurs allemands de l'histoire, de Müller à Beckenbauer, en passant par Philipp Lahm, Giovane Élber ou encore Oliver Kahn. Sofoot.com les a classés, de 50 à 1. Pas une mince affaire.

Modififié

#14: Mehmet Scholl

Né d’un père turc et d’une mère allemande, Mehmet Scholl aurait pu devenir un symbole, celui d’une Allemagne plus métissée, plus intégrante. Sauf que le natif de Karlsruhe n’a jamais connu son père et ne s’est jamais senti particulièrement turc. L’Allemagne attendra donc quelque temps encore pour se trouver un symbole. À la place, le pays, mais surtout les fans du Bayern au sein duquel il joue pendant 15 ans, gagnent un des joueurs les plus classieux de l’histoire, et ce, malgré sa passion un peu gênante pour le jeu de quille. Sur le terrain, il n’y avait pas vraiment plus beau joueur que Mehmet Scholl. Et contrairement à pas mal de footballeurs au jeu romantique, il a en plus aidé son équipe à gagner des titres, plein même (huit titres de champion d'Allemagne, cinq Coupes, une C1 et une C3). Les blessures, qui ne l’ont pas épargné, auront eu raison de sa carrière internationale assez rapidement – Mehmet Scholl n’a jamais disputé de Coupe du monde –, mais jamais de sa carrière en club. Heureusement pour Munich et surtout pour les amoureux du beau jeu. SS



#13: Stefan Effenberg

115 cartons jaunes et sept expulsions, le tout en 402 de matchs de Bundesliga : c'est peu dire que sur le pré, Stefan Effenberg justifiait pleinement son surnom de « Tiger » , un mec qui en voulait à la terre entière, aux journalistes comme à ce fameux SDF qu'il a frappé parce qu'il dormait sous son porche, ou encore ce gars capable de piquer la meuf de son coéquipier Thomas Strunz. Mais réduire le milieu de terrain à un fou furieux qui perdait souvent son sang-froid serait injuste. Effenberg, c'était avant tout un monstre de détermination. Le genre de type qui recommence sa carrière après s'être complètement foiré en Italie (descente en Serie B avec la Fio qui comptait dans ses rangs les non moins célèbres Gabriel Batistuta et Brian Laudrup). Après l'échec transalpin, « Effe » retourne donc en Allemagne, d'abord du côté de Gladbach, puis atterrit de nouveau au Bayern, en 1998. Très vite, sa grande gueule et son abattage font de lui un des leaders du club bavarois, dont il devient le capitaine en 1999. Le FCB perd la finale de la C1 dans les dernières secondes face à Manchester United ? Pas grave : deux ans après, l' « Étoile du Sud » s'impose aux tirs au but face à Valence et Stefan Effenberg soulève un trophée suprême après lequel le Bayern courait depuis 1976. À part ça, Effenberg, c'est trois championnats d'affilée, de 1999 à 2001. « Il y a 18 équipes qui font la course pour finir champion, et à la fin, c'est toujours le Bayern qui fait la fête. » Le Tigre en lui. AF



#12: Thomas Müller

Il est le plus bavarois de tous, le seul à pouvoir représenter le Bayern dans toute sa splendeur aujourd'hui parmi la jeune génération. Thomas Müller n'est pas élégant, mais il gagne. Thomas Müller est souvent râleur, mais il se bat sur tous les ballons. Thomas Müller a des périodes difficiles, mais il reste dangereux à tout moment. Thomas Müller aime le football, mais il adore la campagne, le barbecue entre amis, les chevaux et la fête de la bière en tenue traditionnelle. Alors logiquement, depuis son intégration à l'équipe première grâce à Jürgen Klinsmann et son premier but en C1 en seulement 18 minutes de jeu, Müller est une figure essentielle du Bayern Munich. Il est le club et l'homme invendable. Il est celui qui se doit de faire son entière carrière en Bavière et qui s'inscrira fatalement et plus que jamais parmi les plus grandes légendes du club. Ce n'est qu'une question de temps. Personne ne peut arrêter Thomas Müller. CT

#11: Franz Roth

Ah, si les poteaux avaient été ronds, et non carrés... Alors que Saint-Étienne et la France du foot se demandent encore si l'issue de la finale de Coupe d'Europe des clubs champions 1976 aurait été différente si les bois de Hampden Park avaient eu une forme différente, Franz Roth, lui, est passé à autre chose il y a bien longtemps. Unique buteur de cette fameuse finale à Glasgow, Franz Roth est l'homme qui a scellé le triplé européen du Bayern, permettant au club bavarois d'égaliser la performance de l'Ajax Amsterdam. Puissant, le milieu de terrain ne laissait pas beaucoup de chance à son vis-à-vis, que ce soit en match ou même à l'entraînement. « Je savais que je devais mettre des protège-tibias » , se remémore Uli Hoeness, « parce que si c'était un jour où Franz était énervé, il pouvait m'envoyer valser sur le côté. » Là où « der Bulle » (le taureau) passe, tout n'est que désolation pour l'adversaire. Leeds United peut en témoigner, après s'être incliné 2-0 en finale de C1 1975, avec un premier but signé Roth. Outre le triplé européen (1974, 1975, 1976), les quatre titres de champion d'Allemagne et les trois DFB-Pokale, s'il y a bien un titre dont Franz Roth est particulièrement fier, c'est la Coupe des coupes 1967, le premier titre continental du FC Bayern Munich. Une victoire 1-0 à Nuremberg face au Glasgow Rangers. Une rencontre dont il fut l'unique buteur. AF



#10: Robben/Ribéry

L'un arrive en 2007 en pleine montée en puissance, l'autre signe deux ans plus tard après avoir été rejeté comme un malpropre par le Real Madrid. Malgré ces deux années d'écart, les destins de Robben et Ribéry se croisent et se mêlent au Bayern pour ne plus former qu'un. Évoquer Ribéry et ses titres munichois revient à rendre hommage aux coups de rein et à la « spéciale » de Robben. Souligner la tête de mule et l'individualisme de Robben doit être contrebalancé par les singeries et l'esprit de groupe de Franck Ribéry. L'un balance avec l'autre, chacun de son côté, pour devenir « Robbery » dans les médias et les esprits des supporters de l'Allianz Arena. Ensemble, ils doivent faire face à l'émergence du Borussia Dortmund et à quelques humiliations. Mais ensemble, ils savent réagir et frapper plus fort le BvB, pour pousser jusqu'à la plus belle année de l'histoire récente du Bayern. En 2013, c'est Robben qui bat Weidenfeller à Wembley, sur une offrande de Ribéry. Au Français les passes décisives, au Néerlandais les buts les plus importants. À eux deux une place indissociable dans le panthéon du club. CT

#9: Paul Breitner

Quiconque a déjà croisé la route de Paul Breitner s'en est déjà pris plein la gueule. C'est comme ça, il n'y peut rien, le natif de Kolbermoor (petite ville de Bavière qui a aussi vu naître Bastian Schweinsteiger), obligé de tout remettre en question, tout le temps. Un révolutionnaire au sens premier du terme, bien avant les lectures de Mao ou encore la tristesse ressentie à l'annonce de la mort de Che Guevara. Même Franz Beckenbauer a vu son autorité contestée : c'est d'abord passé, avec trois titres de champion (1972 à 1974) la victoire en C1 face à l'Atlético de Madrid, et puis ça a cassé, avec le départ de Breitner pour le Real Madrid. « Un rêve » , selon l'intéressé, même si ses orientations politiques n'auraient probablement pas dû l'emmener dans un pays où quelqu'un comme Franco faisait le jour et la nuit. Mais Paul Breitner est avant tout un esprit libre : il va où il veut, et revient où il veut. Après le Real et l'intermède Braunschweig (un transfert payé par Monsieur Jägermeister), le rebelle de Kolbermoor revient dans un FC Bayern profondément modifié. La génération dorée n'est plus, il ne reste que Karl-Heinz Rummenigge, avec lequel il formera le mythique duo « Breitnigge » et remportera deux nouveaux titres (1980, 1981) sans vraiment parvenir à briller sur la scène continentale. Pas étonnant que les deux hommes se soient retrouvés par la suite dans le board du club bavarois et fassent partie de ceux qui défendent le FC Bayern de la manière la plus acharnée qui soit, envers et contre tous. AF



#8: Sepp Maier

Sepp Maier n'a manqué que trois matchs de Bundesliga au cours de sa carrière. Lors de la saison 1965-1966, il doit déclarer forfait sur trois journées seulement : la 10e, la 11e et la dernière. Ensuite, il ne loupera plus rien pour 442 apparitions consécutives, record absolu au club et en championnat. Plus que dans les chiffres, le tour de force de Sepp Maier est de faire cela à une époque où le FCB s'impose comme le meilleur club européen, sans contestation possible, pour gagner trois C1 de suite. Évidemment, avec sa présence immuable dans les cages, Sepp Maier n'est pas étranger à ces succès. Il se présente tout simplement comme l'un des meilleurs gardiens de sa génération, un « chat » agile qui vient récupérer les ballons qu'un autre ne serait pas allé chercher, en décollant de manière spectaculaire au-dessus du sol. Son secret pour être aussi fort et ne jamais vieillir ? Ne pas se prendre au sérieux. Loin de l'image d'un Bayern hyper professionnel et inspiré par la victoire uniquement, Maier est du genre à s'amuser, se tourner lui-même en dérision et s'occuper pendant les longs matchs dominés par son équipe. Comment a-t-il tout gagné ? En restant lui-même. En laissant faire. Sans jamais se prendre la tête. La preuve : qu'il soit joueur ou entraîneur des gardiens, il n'a jamais eu le moindre contrat ferme avec le Bayern. Lui était là pour le plaisir, sans lassitude. Voilà pourquoi après 442 matchs, seul un accident de voiture pouvait l'inviter à prendre un repos bien mérité. CT



#7: Karl-Heinz Rummenigge

Né dans la ville de Lippstadt, aux confins de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Karl-Heinz Rummenigge n’avait pas franchement le caractère pour devenir une star du Bayern. « Si je suis quelqu’un d’aussi froid, c’est peut-être parce que j’ai grandi dans une ville qui est réputée pour deux choses : la pluie et le froid » , a-t-il déclaré un jour. Au Bayern, on aime ses stars quand elles ont une grande gueule, mais qu’elles ont un petit côté attachant. Rummenigge, le joueur, n’était rien de ça. Pas encore devenu le célèbre punchliner qu’il est aujourd’hui, Kalle était plutôt distant, voire un brin manipulateur, il cherchait surtout à impressionner par son jeu. Sa détermination sur le terrain a toujours été sa plus grande qualité. Une détermination qui lui aura permis de devenir le deuxième meilleur buteur de l’histoire du club en Buli avec 162 buts. Après tout, comme disait Doc Gynéco : « Oui j’en veux, comme Rummenigge. »

Paradoxalement, ses meilleures années au Bayern ne sont pas forcément les plus belles pour le Rekordmeister. Si le Bayern finit champion en 1980 et 1981, le club ne réalise jamais le doublé Coupe/Championnat et perd en finale de C1 face à Aston Villa en 1982. Si Kalle, arrivé au Bayern en 1974, peut se targuer d’avoir tout gagné sans jouer des masses avec la génération Beckenbauer/Müller/Maier, il n’en reste pas moins l’homme fort d’une génération plus faible. Sans lui et ses buts, le Bayern du début des 80’s n’aurait tout simplement rien gagné. C’est bien pour cette raison que Rummenigge est le seul joueur allemand à avoir obtenu le Ballon d’or deux fois de suite. Avec Paul Breitner, il était ce Bayern-là, celui qui faisait un peu moins rêver, mais qui répondait encore présent. SS



Dans cet article

J'ai toujours trouvé Scholl comme ''surcoté''.
Attention, vrai bon joueur de ballon, très agréable à regarder (un vrai artiste par moment) et il a évidemment sa place dans ce top 50. Mais je ne le place pas aussi haut dans ce classement malgré son palmarès XXL, et j'ai toujours considéré qu'on le mettait un peu trop haut dans la hiérarchie. C'était pas un crack pour moi en gros.

En sélection, il décevait souvent aussi. À l'Euro 1996, il est pas terrible et c'est d'ailleurs sa sortie qui nous aide bien (en finale comme en demi-finale).
Du coup sur le top des joueurs classés de 30 à 15, tu ne m'as pas donné le nom de ton bouquin. :p
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 //  14:46  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Scholl a peut être cette particularité pour un allemand du Bayern parmi les 20 premiers de ce classement (avec Effenberg qui a écourté sa carrière internationale et Roth qui a eu une carrière internationale quasi-nulle), le fait qu'il fait partie des très grands de l'histoire du Bayern (élu dans l'équipe type de l'histoire du bayern en 2005 et entré au hall of fame du club, ça vaut ce que ça vaut) mais contrairement à une dizaine d'autres légendes allemandes du Bayern, il n'a pas été un joueur majeur de la NM ou marqué l'histoire de la NM individuellement de par des performances majeurs en WC ou Euro (malgré un Euro remporté où il fut peu décisif). Etant donné le lien étroit entre les succès européens du Bayern et les grandes performances (WC et Euro) de la NM, peut être que ça peut en partie expliquer la perception et l'héritage laissé par Scholl en tant que joueur hors de son palmarès.
Mehmet Scholl est le seul joueur du Bayern fin 90'début 2000 que je ne détestait pas,
du haut de mes 8 ans tous ses coéquipiers me faisaient peur...je veux dire regardez les tronches de Oliver Kahn, Jens Jeremies, Carsten Jancker et surtout Stefano Effenberg!
En plus Mehmet était le seul artiste au milieu de ces "brutes", il detonait vraiment à mes yeux
3 réponses à ce commentaire.
Allah Votre Niveau : Loisir
J'en etais sûr qu'ils allaient nous sortir une Robbery!

 //  14:33  //  Amoureux de la Bolivie
t'aurais pas aussi le résultat du quinté d'auteuil par hasard ?
Allah Votre Niveau : Loisir
Dans l'ordre

Bitenfeu Royal, Ballon Carré-sur-Courge, Poil au Patte, Putaclik Academy et Gaston Lachatte
2 réponses à ce commentaire.
Effenberg 1998-2002, c'est au-delà du patron.
Un monstre, un des plus grands leader que nous ayons eu dans nos rangs.
Sa campagne LDC 2000-01 >>>>>>>>>>>
Scholl rate le penalty vs Valence... no problem, il pose ses couilles et va égaliser en deuxième mi-temps.
Ce commentaire a été modifié.
 //  14:31  //  Amoureux de la Bolivie
Je plussoie sur Effenberg, un vrai leader, autant charismatique que technique. En 2000-2001, il aligne les matches de LDC de haut niveau omnibulé par une seule quête : soulever (enfin) la coupe aux grandes oreilles après le séisme de 1999. Il etait l'âme et le moteur de l'équipe, le centre névralgique du Bayern sur cette campagne européenne.
Mountains made of steam Niveau : Loisir
Mon joueur préféré de l'époque avec Bergkamp
2 réponses à ce commentaire.
Les débuts de Breitner chez nous (et en sélection), fallait reculer.
Même à son retour il a sorti du lourd : quand il revient au milieu là, WOW
Sa campagne en C1 1981-82, il est énorme. Notamment en demi vs le CSKA.
Putain mais cette finale de 1982 vs Aston Villa, quelle déception...
Ah, Paul Breitner ...

Paulo et sa coupe Afro, Paulo et ses convictions 'gauchos', Paulo qui crache sur le foot business tout en collectionnant les bagnoles de luxe, et qui aujourd'hui défend les valeurs de la multinationale Bayern ... Là où le foot d'aujourd'hui crée des sportifs lisses et archi formatés niveau communication, je regrette presque ces sportifs 'multi-dimensionnels' de l'époque, si je puis dire, malgré leurs contradictions !

Breitner est un être complexe, une grosse personnalité mais sa réputation sulfureuse ne lui permettra jamais d'exercer par la suite une carrière d'entraîneur dans le football. En 1998, il est nommé sélectionneur de l'équipe d'Allemagne de football mais ne reste que 17 heures en poste devant le refus de nombreux officiels de travailler avec lui.
Il est loin d'être bourru quand tu écoutes ses interviews, il est calme, pose ses mots et sait aller droit au but, sans fioritures, comme le joueur qu'il était !
Il aimait les gonzesses et l'alcool mais ne ratait pas une passe à l'entraînement le lendemain grâce à son condition physique monstrueuse. Il était loin d'être élégant balle au pied mais c'était d'une efficacité remarquable. Il fait parti de cette petite caste de milieu ultra-complet sachant tout faire: défendre, créer, organiser, accélérer, centrer et marquer.

Il a donc débuté au Bayern comme un excellent latéral gauche, hyper offensif, tel un Facchetti. Le club bavarois pratiquait une forme de football comme les hollandais. Ils ne jouaient pas la zone mais les permutations et le football de possession de balle était la clé du jeu et Breitner était décisif.

Il marque l'un des buts lors du dernier match contre Schalke saison 1971-72 donnant le titre au Bayern :


Et c'est lui qui fait la passe décisive sur le 1er but du Bayern de Hoeness dans le 2e match de la finale de C1 1974 face à l'Atletico:


Et après son départ du Bayern, il devient milieu de terrain au Real Madrid, en compagnie de Gunter Netzer, où il va gagner plein de trophées et atteindre les demis de la C1 1975-76, éliminé par.. le Bayern Munich. Il revient en Allemagne en 1977 chez l'ambitieux Eintracht Braunschweig. Critiquant vivement leur amateurisme, il revient au Bayern en 1978 avec le statut de leader et successeur de Beckenbauer, parti aux USA.

Et là il va distiller les passes décisives au milieu de terrain, pour Dieter Hoeness et surtout pour Rummenigge, formant une entente quasi télépathique devenu la paire "Breitnigge":




C'est durant cette 2e période bavaroise qu'il va marquer le chef d'oeuvre de sa carrière:

Bravo Paulo !
1 réponse à ce commentaire.
Robbery, ça me gêne un peu de les mettre ensemble.
Certes, ils sont indissociables mais je mets Robben clairement devant, notamment pour le clutch.
En LDC, il a beaucoup plus de références que Ribéry (qui a souvent déçu ou tilté).
La finale de 2012 jai souvenir d'un tres bon ribery alors que robben avait croqué tout le match
1 réponse à ce commentaire.
6 places pour Kahn, Lahm, Schweinsteiger, Muller, Beckenbauer et ... Matthaus ?
( Pas dans cet ordre je précise)
( Pas dans cet ordre je précise)
Oui, je verrais:
1- Beckenbauer
2- Muller
3- Lahm
4- Kahn
5- Schweini
6- Matthaus
gaucherforever Niveau : CFA2
C est vraiment costaud comme top 6.
Putain de Kahn, dans la lignée des grands Kahn, sandok(h)an, Axel Kahn, abis kahn, yesyoukahn...
J'étais déc pour lui quand il loupe son arrêt VS gronaldo en finale 2002. Il avait été titanesque dans cet WC.
madame zizi Niveau : DHR
Gengis n°1 des Khan devant l'Agha
madame zizi Niveau : DHR
Sandokan seuls les vieux de la vieille s'en souviennent...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:45  //  Aficionado de l'Argentine
Ahah Sandokan, j'adorais quand j'étais gamin !
Rakamlerouge Niveau : National
On peut éventuellement intervertir les rangs de Schweini et Kahn mais grosso modo ca va etre ca.
mdr yesyoukhan s j'avais un autre vote tu aurais eu mon +1
11 réponses à ce commentaire.
Je dirais que la douille Robbery, c'est à cause du troll Breno et que so foot s'est rendu compte trop tard d'un oubli et du coup COMPLOT.

#JeSuisRuud
Les forumers ont tellement gueulé sur la prévisible absence de Roth, que pour pallier le manque de places So Foot nous fait une Robbery.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je préfère nettement Sepp Maier à Oliver Kahn. Question de look et de style: autrement dit un gardien qui bloque les ballons plutôt qu'un boxeur !
Yachine en 66, qui déployant ses bras couvrait toute la largeur de sa cage, Banks en 70, l'arrêt du siècle sur la tête de Pelé, Maier en 74, qui écoeure à lui tout seul Cruyff et les siens, Curkovic en 76, qui repousse tous les assaults d'Eindhoven en demie, Lama et ses envolées de chat, Buffon l'arrêt du 21ème siècle sur la tête de Zidane sont les images de gardien qui m'ont le plus marquées.
VanBaston Niveau : DHR
haha la feinte Robbery ... Ok, à quand le classement des 50 joueurs de Bundesliga hors Bayern ?
Mettre Ribéry au même niveau que Robben dans l'histoire d Bayern c'est profondément injuste quand même... Le Hollandais méritait mieux.
gaucherforever Niveau : CFA2
J ai tjs apprécié Zickler et jd constate qu il n est pas dans le top...oubli ou l ai je vu meilleur qu il ne l était?
Sacré gabarit mais je le trouvais un peu limité techniquement. Je dis ça gentiment, j'ai son maillot floqué (le moche coupé en deux rouge-blanc horizontal avec de gros traits bleus...)

Ils ont cité Jancker? L'homme qui n'a jamais fini un match de foot sans le pif en sang...
oui ce bon carsten est au tout début me semble t il!
ha roth notre tueur (rien à voir avec les poteaux carrés) ils étaient pas prêts sur son coup franc...
2 réponses à ce commentaire.
Mountains made of steam Niveau : Loisir
Robben 10ème, lol mais ok, chacun son avis!
Par contre, le mettre au même niveau que Ribery, quelle paresse intellectuelle, quelle insulte à Robben!
Mountains made of steam Niveau : Loisir
Robbery, c'est aussi paresseux et aussi con que le fameux Xavi/Iniesta.
mara donna des frissons Niveau : CFA
La seule vraie fusion est triple et s'appelle Modrikroosisco.
1 réponse à ce commentaire.
bon que dire de ce sacré kalle en 82 il était blessé en 1/2 il rentre les français flippent et les mouches changent d'âme... en 86 en finale pareil bléssé il rentre à 0.2 et marque la NM revient (je lui en voulait je n'avais d'yeux que pour don diego) heureusement la passe de dingue de diego pour burruchaga... un vrai tueur ce mec et je pense qu'il faisait peur ou qu'il avait un ascendant psychologique sur les adversaires (à cette époque ils étaient les méchants pour moi, pareil en 90) les allemands changent dans mon esprit en 96juste pour hassler
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:49  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Je me demandais comment vous alliez caler Roth dans le top 15, j'avais pas pensé à la pirouette Robbery (à se demander si c'était prévu depuis le début ^^)... Ceci dit, je trouve que Robben mériterait d'être un peu mieux classé et surtout devant Ribéry, quels que soient les (grands) mérites de ce bon vieux Francky.

Je m'attendais aussi à voir Rummenigge et Breitner un peu plus haut mais difficile de départager les monstres restants et il n'y a pas non plus de scandale à ce niveau-là.
Rakamlerouge Niveau : National
Zickler est un joueur emblématique à mes yeux. Eternel jocker, limité techniquement mais méritant, et il manque.
Klinsmann a marqué le Bayern, malgré un désamour réciproque entre lui et le club. La C3 de 96, c'est lui (le titre du classement étant "50 joueurs qui ont marqué le club"... c'est le cas de Jürgen selon moi).
Neuer est quand meme très haut par rapport à Kahn et Maier. L'histoire jugera, mais ses prestations sont déja mythiques (frapper un préno en finale de C1 parce que Kroos se fait dans le froc... tiens, Kroos, un autre absent de marque... mais absence justifiée).
La pirouette "Robbery" est limite. Francky mérite sa place à lui tout seul (pour son jeu, pour le bus, parce qu'il a appris l'allemand contrairement à Liza). Quant à Robben, n'en parlons pas. Peut-être le meilleur joueur, en termes de talent pur, à avoir porté ce maillot.
L'absence de Roy Makaay me chagrine, comme celle de Luca Toni.
Surtout quand on voit un Breno dans le classement. Même un Patrick Anderson dont la présence dans le top m'a surpris (rien à voir avec Breno évidemment, mais a-t-il il vraiment plus "marqué" le Bayern que Zickler, Klinsmann ou Makaay?)
Mais merci quand meme Sofoot. Je kiffe.
Rakamlerouge Niveau : National
Pour revenir à Makaay, son absence est une faute en vrai, on ne peut pas placer Gomez et oublier Roy.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
 //  11:31  //  Amoureux du Curaçao
Note : 2
Bon, j'ai pas pu poster pendant 2 jours à cause d'une coupure internet. Y'a un arbre qui s'est cassé la gueule dans ma rue !
J'avais écrit un truc sur Elber et puis finalement, comme je ne pouvais pas poster, j'ai écrit des conneries. Bref, je pose ça là vu que c'est assez long et insignifiant :


Quel drôle d'oiseau que Giovane Elber.

Longtemps, je l'ai boudé pour des raisons honteusement morphologiques. Sa silhouette - et plus particulièrement son port de tête, m'évoquait la détestable figure du flamand rose. Je n'étais séduit ni par son gabarit ni par son influence sur le jeu, convaincu qu'un goleador brésilien devait posséder, outre une technique irréprochable et un sens certain de l'improvisation, un centre de gravité très bas, des appuis explosifs et une sveltesse à toute épreuve (Romario était ma référence, dernier rejeton d'une féline lignée constituée de Leônidas, Zizinho, Pelé jusqu'à Careca).

PORTRAIT DU BUTEUR BRESILIEN EN FELIN. (Le paragraphe qui suit n'a rien à voir avec l'intitulé).

Je tenais à ce dogme parce qu'il rendait ma vision du football cohérente. Le buteur, ce rabat-joie ancestral, celui qui tue le jeu, qui annihile l'élan de son équipe en mettant fin à l'action, me paraissait un modèle profondément européen - au sens où il constituait le maillon le plus antique, le plus cynique d'un jeu où seule comptait la gagne (n'oublions pas que le foot primitif pratiqué par les anglais se jouait en 1-1-9, dispositif aberrant où tout le monde pouvait marquer, tout le monde pouvait tuer le jeu ; il aura fallu quelques roustes retentissantes face aux écossais pour que les "inventeurs" du foot prennent conscience de l'importance du jeu de passe (qu'ils ne jugeaient pas assez viril) et de la défense à 3).
A la longue, les 9 attaquants qui se piétinaient les orteils dans la surface adverse ont déserté la zone de vérité, créant d'autres zones d'influence toutes aussi véritables dans l'entre-jeu. Le foot a alors défait le garrot qui lui bouchait l'artère principale pour répandre son sens sur l'ensemble du terrain.
Seuls 2 attaquants subsistaient en lieu et place de la meute primordiale, 2 bonshommes dont l'unique tache était de mettre fin au jeu. Non pas d'y participer mais bel et bien d'y mettre un terme.
Ce modèle d'attaquant en tant que joueur inutile (les prémisses du 9 à l'ancienne) me semble être un reliquat de l'école anglaise. Une sorte de membre-fantôme qui se rappelle à notre bon ou notre mauvais souvenir : le jeu ne prend tout son sens que si on lui donne un but, quelque objectif qui l'achève. Quelque chose qui le circonscrit pour mieux l'embrasser.

C'est là où j'adore l'histoire du foot et ses monstrueuses assimilations.

Les anglais importèrent le foot en Amérique du Sud afin de promouvoir un modèle religieux prônant un christianisme athlétique (l'image du chrétien sportif fut un argument-massue en Amérique du Sud comme en Afrique - détail amusant, les deux hobbies des gentlemen de l'époque étaient le foot et… l'aviron, d'où la multiplication des clubs omnisports dénommés "Regatas"). Sauf que les choses ne se passèrent pas comme prévues.

Parce que tous les êtres ont une fatalité de bonheur et tous les peuples une fatalité de grandeur.

La manière dont le Brésil s'est s'approprié la discipline des anglais, c'est digne des plus grands cocufiages de vaudeville (et je ne parle même pas du foot Rioplatense). Ce qui n'était à la base qu'un hobby pratiqué par les élites universitaires pour éduquer l'autochtone va progressivement se laisser séduire puis se faire saillir, engrosser et enfanter par ces peuplades barbares avides d'absolu. Les anglais n'ont jamais cultivé de lien avec l'absolu, leur culture est trop rationnelle, trop relative, c'est à la fois leur grande force et leur immense faiblesse.
Les brésiliens eux, morts de faim passionnelle, morts de faim symbolique, ont entraperçu dans le foot leur salut. Triste consolation ou sublime transport ? Je ne me permettrais pas de trancher, sachant combien la grandeur symbolique est régénérescente, sachant combien le foot est un spectacle instrumentalisable.

Mais pour transcender le jeu, encore fallait-il le réinventer.

Cet agrégat de joueurs inutiles qu'étaient les attaquants ne convenait guère au panache brésilien, parce que contrairement au cynisme anglais qui voulait mettre fin au jeu par le but, les brésiliens préféraient des joueurs qui maintenaient le jeu en vie (probablement parce qu'ils étaient un peuple plus jeune, plus joueur, plus vivant donc plus naïf). Cela peut sembler ridicule puisque le but du foot est précisément d'en marquer, mais justement : la leçon qu'on pris les colons anglais, c'est que le but n'est pas le message et que le message excède le but.
Au joueur sensé foutre la balle au fond des filets, les brésiliens ont substitué un virtuose. Un auguste équilibriste capable de s'amuser avec le sort. Pas un planteur (ils avaient déjà assez planté, ces fils de paysans) mais un créateur, un partageur. Quelqu'un qui ouvre la main et écarte ses doigts plutôt que serrer le poing.

Friendenreich, Leônidas, Zizinho (je ne prends que les plus connus) jusqu'au Roi Pelé, furent à leur manière des modèles de redéfinition. Une manière de recalibrer le cynisme de ce sport selon un canon plus enthousiasmant, plus élancé. Une manière de ramener le rescapé de la meute anthropophage, l'antique numéro 9 à la vie. Le rendre au jeu. Le restituer à son peuple.
Le calcul n'a aucune place dans les transports passionnels qui sont le fruit de la force et de la vulnérabilité des êtres, le fruit de leur instinct. Il n'y a rien de plus vandale que de couper l'élan légitime d'un peuple par des règles ou des protocoles. Personne n'a envie d'interrompre une chanson lorsqu'elle est chantée singulièrement.

Je sais que je ne suis plus très compréhensible.

Je ne sais plus où je voulais en venir, je gratte des croûtes alors que je devrais caresser des peaux onctueuses et vivantes. Sentir là où la passion exulte et renaît, là où la violence est enfin légitime.
Le foot est la seule discipline contemporaine où l'irrationalité des peuples - vieux fond de tiroir poussiéreux qui cache notre violence congénitale - parvient encore à se contenir de façon exemplaire.

Du coup, j'ai eu beaucoup de mal avec Elber (puisque c'est de lui qu'il s'agit) parce que je ne comprenais pas son profil. Pour moi, il appartenait à ces aberrations génialement tordues qu'a parfois engendré le foot brésilien. Sorte de buteur vilain, inapte au jeu et au partage, profondément allemand en fait (n'ayons pas peur des clichés). Toute une gamme de flamands roses qui va de Didi Maravilha jusqu'en gros, Brandao.

Aujourd'hui, je sais que je suis passé à côté de Giovane Elber. Je l'ai pris pour un flamand rose alors que c'était un squale, un putain de requin-marteau. Un grand myope qui n'avait pas besoin de cartographier le terrain car son sonar ne détectait que la cage adverse.

Ce mec a inventé des buts qui n'existaient pas. Des buts qui n'auraient jamais du advenir.

Avec ses grands segments indolents, son explosivité tellement dense qu'elle passait presqu'inaperçue, il a inventé son modèle ; il a coulé son propre bronze sans patron préalable. Ni vu ni connu, il s'est crée un genre bien à lui (c'est très brésilien ça), faussement chatoyant, faussement cynique. Véritablement authentique.
On pourrait comparer son jeu de tête à celui d'un Bierhoff, ses frappes à celles de Papin, son jeu de cul à la Hasselbaink, mais ce ne serait pas lui rendre honneur, parce qu'il ne possédait pas ces corps-là.
C'était un grand squale invisible dont on ne voyait pas même l'aileron, à peine l'ondulation à la surface tranquille de l'eau, puis d'un coup d'un seul surgissait sa gueule béante ! Comme le requin de Jaws coupé au montage, disparu dans la collure et dont la présence plane pourtant sinistrement d'une bobine l'autre. Il avait des dents bizarres d'ailleurs le Giovane, non ?

C'est crucial la dentition chez un buteur.

Prenez Inzaghi, le mec a des chicots parfaitement alignés mais je suis sûr qu'au fond de sa bouche, bien dissimulée, il a une vieille molaire totalement hors-jeu. Bergkamp devait avoir une mâchoire impeccable. Gerd Müller - et ça c'est de notoriété publique - avait les canines proéminentes. Titi Camara avait 3 dents creuses, c'est une évidence, d'où son goût inépuisable pour l'abîme. Je ne vais même pas parler des couronnes et des amalgames, ça complexifierait trop ma démonstration.
Non, sérieusement, les crocs sont décisifs plus qu'incisifs. En moyenne, sur une journée, un être humain passe sa langue sur ses dents plus d'un millier de fois. Et ce n'est jamais un réflexe anodin. Observez-vous, observez les moments où vous passez la langue sur vos dents. C'est une façon de se cartographier de l'intérieur : " Ok, je suis ce mec-là ". L'empreinte dentaire est bien plus déterminante que l'empreinte digitale.

Aujourd'hui les joueurs gagnent beaucoup d'argent et se font rafistoler les ratiches beaucoup trop tôt. Et après on s'étonne que le foot soit formaté. L'une de mes grandes réformes pour sauver le foot, c'est d'interdire les mutuelles complémentaires jusqu'à 35 ans. 40 pour les gardiens.
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:17  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Petite correction si je puis me permettre : c'est Dada Maravilha (ou encore Dario) et non Didi (tant mieux d'ailleurs, ça évite de confondre des joueurs aux profils si dissemblables). ;)

Mais sinon, parfaitement d'accord avec ton analogie. Elber n'a en effet pas grand chose de l'attaquant brésilien virtuose "classique", il appartient à une autre lignée de 9 plus buteurs qu'artistes, moins brésilienne par essence : on pourrait y inclure aussi Vava et Paulo Valentim, évidemment Dada Maravilha, mais aussi Gil, Müller, Tulio, Jardel... Comme tu le dis, Elber était en réalité un joueur profondément "allemand" et n'aurait pas pu trouver un meilleur terrain d'expression que la Bundesliga.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
 //  19:56  //  Amoureux du Curaçao
Oui, Dada ! Pourquoi j'ai dididi ?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Qu'est-ce-que tu bois, Didou, dis-donc ?
3 réponses à ce commentaire.