Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de Manchester United (du 29e au 15e)

Dans l'histoire de Manchester United, il y a eu de sacrés numéros 7, mais pas seulement. De Brian Kidd à David Beckham, en passant par Paul Scholes, Duncan Edwards et Ruud Van Nistelrooy, plongée dans l'histoire des Red Devils.

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#29: Paddy Crerand

A Old Trafford, ce type là est un mythe. Et pour cause. Chaque jour, sur MUTV, la chaîne officielle du club, il réussit l’exploit d’être plus partial que n’importe quel supporter. Pour Paddy, aucun joueur ou entraîneur de United ne se trompent jamais, et tous les penalties en faveur des Red Devils sont logiques, quand tous les autres sont scandaleux. S’il naquit au foot à Glasgow, sous le maillot du Celtic, Paddy Crerand est un rouge, un vrai. Pendant huit saisons, entre 1963 et 1971, l’Ecossais enchaîna les tacles appuyés dans l’entrejeu mancunien, sans rechigner à glisser, ici ou là, quelques caviars pour Charlton ou Best. Homme fort de la finale de la C1 1968, Crerand remporta aussi deux championnats et une FA Cup avec United, avant de prendre sa retraite. Pour mieux servir son club. MB

#28: Billy Meredith

On dit de lui qu’il a été la première « superstar » du football. Assurément, il en avait l’égo, et les manières. Au début de sa carrière, Billy Meredith avait l’habitude de chiquer du tabac sur le terrain. Plus tard, il se mit à jouer avec un cure dents. Billy était un poseur magnifique et un emmerdeur intenable. Né à Chirk, au Pays de Gales, il signa son premier contrat pro à 20 ans à Manchester City, y resta 12 ans, puis s’engagea avec United, après avoir été suspendu pour une tentative de corruption supposée sur un joueur adverse. Ailier agile, dribbleur, jamais blessé malgré la violence des tacles de l’époque, le charismatique Meredith transforma le club, et le fit rentrer dans sa première ère de succès, en lui faisant gagner son premier titre de champion, en 1908. Leader sur le terrain, le Gallois l’était aussi en dehors. Un jour, il se mit ainsi en tête qu’il devait gagner plus. Mais pas tout seul. Pour défendre les intérêts salariaux de tous les joueurs du championnat anglais, Meredith fit plusieurs fois grève, enchaîna les conflits avec la fédération puis relança le syndicat des joueurs, avant d’en devenir le leader enragé. Billy Meredith ne lâchait jamais rien. Il joua d’ailleurs jusqu’à 50 ans. MB

#27: Michael Carrick

Qu’est-ce qui cloche ? « Le problème de Michael, c’est qu’il dégage une désinvolture qui empêche les gens de comprendre sa valeur et sa personnalité » , selon Sir Alex Ferguson. Le boss est loin d’avoir tort. Comment expliquer un tel manque de reconnaissance après près de 460 copies rendues, quelques pralines lâchées, tant de sueur vidée ? Bienvenue dans la vie de Michael Carrick : le milieu qui ne tacle pas, celui qui continue de faire le lien entre le passé et un présent qui cherche encore son identité à Manchester United mais surtout probablement l’un des meilleurs à son poste de ce début de siècle, notamment en 2010 où il aura pu regarder dans les yeux Motta ou Xabi Alonso. Carrick a du Scholes, Old Trafford aime d’ailleurs lui dire en chanson - « Oh, oh, oh / It’s Carrick you know / It’s hard to believe it’s not Scholes » -, que ce soit dans le comportement mais surtout dans ce qu’il représente pour son époque. Il nous reste encore quelques années pour en profiter, probablement quelques mois à peine même si l’on a encore vu encore que Carrick avec des jambes lors de son testimonial en juin dernier. Il ne faudrait pas oublier aussi facilement cinq championnats d’Angleterre, une C1, deux League Cup. Rien que ça...MBr

#26: Johnny Carey

Avant Irwin, Roy Keane ou encore O’Shea, il est l’homme qui a ouvert la voie aux joueurs irlandais vers Old Trafford. Le premier, aussi, à soulever un trophée majeur avec Manchester United avec la FA Cup remportée en 1948. Trophée pour lequel il a joué un rôle majeur en remobilisant les troupes à la mi-temps après un match mal engagé face à Blackpool. Figure incontournable des premières lignes historiques écrites sous Matt Busby et capitaine charismatique, Johnny Carey a été un soldat inoxydable autant qu’un guide durant ses douze années passées sous la tunique des Red Devils.
Élu meilleur joueur de First Division en 1949, le latéral droit de formation se distinguait par une polyvalence à toute épreuve en occupant jusqu’à neuf positions, dont même celle une fois de gardien de but. Surtout, le défenseur irlandais s’est érigé comme un trait d’union fondamental à Manchester United pour accompagner l’émergence des Busby Babes. Un capitaine déterminé également en dehors des terrains. Bien que l’Irlande était neutre lors de la Seconde Guerre mondial, Carey s’est engagé dans l’armée anglaise : « Un pays qui me permet de vivre vaut la peine que je me batte pour lui » . De l’honneur et du sacrifice. Jusqu’au bout.
RD

#25: Denis Irwin

Denis Irwin était un joueur de devoir. Mais un immense joueur de devoir. Côté gauche, le maillot rentré dans le short, le short remonté au nombril, il offrit à Alex Ferguson, douze saisons durant, des prestations d’une propreté absolue. Moins bagarreur et offensif que ses successeurs Gabriel Heinze ou Patrice Evra, l’ancien de Leeds et Oldham, acheté en 1990 pour 650 000 livres, avait un don absolu pour faire déjouer ses adversaires directs. Il avait aussi le don de libérer Ryan Giggs des préoccupations défensives pour lui permettre de prendre le large l’esprit léger. Aussi sobre à la ville que sur le terrain, le latéral, vainqueur de 7 titres, 3 Cup et un C1, n’avait finalement qu’un vice. Les coups-francs, dont il fut pendant plusieurs saisons le dépositaire. Avant que David Beckham ne reprenne le flambeau. Dans un tout autre registre. MB

#24: Ole Gunnar Solskjaer

Par où commencer pour raconter l’incroyable popularité d’Ole Gunnar Solskjaer à Old Trafford? Par le premier jour peut-être. Aout 1996, Manchester United reçoit Blackburn à Old Trafford. Le public est à cran, l’été a été pourri. Au terme d’interminables négociations, Alan Shearer, la vedette du championnat, a préféré signer chez le rival Newcastle. Et le recrutement de ce jeune espoir norvégien, meilleur buteur du dernier championnat local avec Molde, n’a pas apaisé la frustration. D’ailleurs, qui est-il? Comment se prononce son nom? Et puis que vient-il faire là? Jouer en réserve? Faire le troisième homme derrière Cole et Cantona? A l’heure de jeu, Blackburn mène 2-1, Solskjaer rentre. Six minutes plus tard, il inscrit son premier but sous le maillot de United. En onze années au club, 125 suivront. Mais les statistiques, et ce sang-froid incroyable de buteur, n’expliqueront jamais l’intensité de la relation entre le Scandinave et les supporters de United. Pourquoi l’aimaient-ils tant? Parce qu’il ne se plaignait jamais de ne pas être titulaire ou parce qu’il refusa, à l’été 1998, de rejoindre Tottenham, avec qui tout était bouclé, juste pour continuer à évoluer dans son club de cœur? Parce qu’il se fit sciemment expulser, un jour de mai 1998, pour sauver un match nul crucial contre Newcastle ou parce qu’il offrit la C1 à Manchester United en 1999 contre le Bayern? C’est pour tout ça, et plein d’autres choses encore, qu’une banderole 20LEGEND reste accrochée, aujourd’hui, à Old Trafford. MB

#23: Mark Hughes

Quand Alex Ferguson tombe sous le charme, les mots choisis sont souvent empreints de délicatesse. Pour Mark Hughes, ils étaient fins et limpides : « Hughes était le meilleur joueur des grands matches que j’ai connu  » . Un statut que le Gallois s’est employé à conforter lors d’une soirée européenne étoilée où son doublé contre Barcelone permet à Manchester United de glaner la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1991. Le premier titre majeur de l’ère fergusonienne. Attaquant puissant et prolifique (163 buts en 467 rencontres), adroit devant les cages et spécialiste redoutable des reprises de volée – peut-être le meilleur dans l’histoire de la Premier League – « Sparky » a écrit sa romance mancunienne en deux chapitres.
Un premier prometteur, de 1980 à 1986, où ses qualités lui valent le titre de Young Player of the Year en 1984-1985 avant qu’un litige contractuel ne le pousse à rejoindre Barcelone. Le second, de 1988 à 1995, sera bien plus accompli. Rapatrié à la maison sous l’impulsion de Fergie, celui qui est élu deux fois d’affilée joueur de l’année en 1990 et 1991 redonne de l’éclat aux Red Devils sur la scène domestique (2 Premier League, 3 FA Cup, 1 League Cup). En outre, la fin de son aventure mancunienne est marquée par sa complicité avec un certain Éric Cantona : « Je sais que le « Frenchman » a changé ma carrière » . S’il n’a pas été couvert d’autant de louanges que le « King » , « Sparky » n’en reste pas un moins un acteur essentiel des premières bases posées vers les plus grands succès.
RD

Vidéo

#22: Bill Foulkes

Une autre époque, une autre légende. Dans la bouche de Matt Busby, résumer Bill Foulkes revenait à parler d’un « héros  » . Pour comprendre qui il était, il faut d’abord revenir au rythme de ses débuts : la journée, Foulkes descendait à la mine Lea Green, située juste à côté de chez lui, avant de filer à l’entraînement le soir et de jouer le week-end. C’était le deal de l’époque pour les jeunes pousses de Manchester United. Et, il y aura eu l’histoire. Bill Foulkes a, lui aussi, survécu au drame de Munich et aura surtout été le ciment de la reconstruction, replacé dans l’axe par Busby avant d’aller soulever la C1 68 à Wembley aux côtés de Charlton. Simple, seuls Paul Scholes, Ryan Giggs et Bobby Charlton auront été plus alignés que lui sous le maillot de United, soit plus de 700 fois. Pour les images, les mémoires garderont ce but en demi-finale contre le Real en 1968. En redescendant les marches de Wembley, Foulkes lâchera des larmes : « Je suis fier d’avoir fait partie de cette aventure. Pour ceux d’entre nous qui ont perdu des amis, cette victoire ressemble au plus bel hommage. » Éternel. MBr

#21: Alex Stepney

Ils sont rares, ceux-là à être parvenus à mettre le grand Eusébio genou à terre. Et il y en a qu’un seul qui s’est vu recevoir des applaudissements de sa part en pleine rencontre. C’était le 29 mai 1968, le soir choisi par Alex Stepney pour sortir l’arrêt de sa vie devant le Ballon d’Or portugais juste avant la prolongation et mener United vers sa première Ligue des champions de son histoire. Dix ans après la tragédie de Munich. Dans ses cages, le gardien anglais a été un géant presque insubmersible pendant plus d’une décennie. S’il a toujours fait preuve d’un style sobre, il brillait par la qualité de son positionnement sur sa ligne et de remarquables réflexes. Au terme du championnat remporté par Manchester United en 1967, Sir Matt Busby qualifiera d’ailleurs son apport comme « le facteur le plus important » . Un hommage légitime comme tant d’autres pour « Big Al » qui compte au total 175 clean sheets en 539 matches et qui avait en son temps enchaîné 92 rencontres consécutives en tant que titulaire (record effacé par Steve Coppell depuis). La marque des très grands.RD

#20: Edwin Van der Sar

Il observe Nicolas Anelka, et écarte brièvement les bras. Puis, les replace le long de son corps. Avant de sauter sur sa droite. Et d’exulter. Treize ans après avoir bluffé l’Europe entière en s’emparant du trône avec sa bande de copains de l’Ajax, Van der Sar vient de remporter sa deuxième Ligue des Champions. « Il y aura toujours une comparaison entre Peter (Schmeichel, ndlr) et Edwin, parce que ce sont les deux gardiens extraordinaires de mon ère » , disait Sir Alex Ferguson, en 2011, quelques mois avant que le vétéran ne remporte sa quatrième Premier League, et ne devienne, à 40 ans et 211 jours, le deuxième joueur le plus âgé à disputer une finale de Champions League derrière Dino Zoff. Cet homme, pourtant gardien, aura réalisé l’une des plus belles feintes de l’histoire du foot : faire croire au crépuscule de sa carrière pour mieux briller. Un monstre sacré. PP

#19: Tommy Taylor

Encore aujourd’hui, son nom continue de faire écho dans les cœurs mancuniens. Victime du crash de Munich en 1958, Tommy Taylor a quitté ce monde à seulement vingt-six ans, laissant Matt Busby, Manchester et l’Angleterre inconsolables. Car sans cette tragédie, il aurait sans doute pu devenir le plus grand attaquant de son temps. L’enfant de Barnsley avait tout pour briller jusqu’au firmament. Recruté en 1953 par Matt Busby pour un montant de 29,999£ au lieu de 30,000£ afin de ne pas être écrasé par le poids de la pression, il claque une tête sensationnelle en dehors de la surface pour son premier match contre Preston Norh End. Des buts, il y en a eu à la pelle. 131 en 191 apparitions avec United, soit un ratio ébouriffant de deux buts tous les trois matches.
Au côté de Dennis Viollet, il forme un duo dévastateur où son impact physique et sa justesse technique font merveille. Tout aussi prolifique avec les Three Lions (16 pions en 19 sélections), Taylor s’élève comme l’un des « Busby Babes » les plus prometteurs de sa génération en participant activement aux titres de champion de 1956 (34 buts inscrits) et 1957. Les derniers faits d’armes de celui qu’Alfredo Di Stéfano se plaisait à appeler « Magnifico » .
RD

#18: Yorke-Cole

Alex Ferguson n’y avait même pas pensé. Au bout de l’été 98, quand il parvint à arracher Dwight Yorke à Aston Villa son plan était de l’aligner en pointe avec Solksjaer. Ou Sheringham. Avec Cole? C’est par hasard, au jeu des blessures et suspensions, que le duo naquit, un jour d’octobre, sur la pelouse de Southampton. Ce soir là, Yorke et Cole marquèrent un but chacun, et entamèrent une histoire magique, remplie de buts, de passe décisives, de une-deux, d’appels-contre appels. En route vers le triplé 99, les deux attaquants inscrivirent 53 buts, 29 pour Yorke, 24 pour Cole. Le point d’orgue de cette entente télépathique? Sans doute, ce match de poule, à Camp Nou, achevé sur le score de 3-3, deux buts pour Yorke, un pour Cole. Ou peut-être cette partie fine organisée, quelques mois plus tard, avec une supportrice de United. Chacun jugera. MB

#17: Rio Ferdinand

Enfant, lorsqu’il tuait le temps dans le sud de Londres, Rio Ferdinand ne rêvait pas. Il souhaitait simplement vivre et voir. Voir, c’était d’abord se construire à West Ham et partir un jour en prêt à Bournemouth. Voir, c’était aussi se faire voir, ce que fera Mel Machin, son coach chez les Cherries, qui décrochera son téléphone pour lâcher une phrase qui restera mythique : « Alex, j’ai un gamin en prêt de West Ham. File et achète-le ! » Tout le monde connaissait déjà Rio Ferdinand. Terry Brown, le propriétaire de West Ham, demandera alors à Manchester United « un million de livres plus David Beckham » . Pas grave, cela laissera du temps à Rio pour griller la vie : il retourne les boîtes de Londres, filme ses orgies, fume, aligne les bouteilles de Jack Daniel’s pour devenir ce qu’il appelle « un vrai footballeur » et plane. Il plane tellement qu’il faut un homme pour le faire redescendre. Ce sera Sir Alex Ferguson, bien aidé par un chèque monstrueux pour l’époque de 30 millions de livres donné à Leeds United. Rio est alors devenu à Manchester United un mélange de folie et de douceur, une légende, un roc, un patron intouchable au palmarès dingue jusqu’à claquer le but du dernier titre de l’ère Ferguson. Au point qu’Old Trafford sera le premier ami qui rendra hommage à sa femme Rebecca, brutalement décédée d’un cancer. Grand, très grand.MBr

#16: Nobby Stiles

« Tout le monde, dans la vie, que ce soit dans une finale de coupe, dans un tournoi ou plus globalement dans une période de sa vie, a besoin de s’entourer d’un Nobby Stiles. » Les mots sont signés Brian Clough, et résument parfaitement l’homme. L’homme d’1,68m, édenté, et à moitié aveugle, fut un indispensable croqueur de mollet, chargé d’alimenter Bobby Charlton, que ce soit à Manchester United ou en équipe d’Angleterre. Un homme qui peut se targuer d’avoir victimisé Eusebio deux fois, en demi-finale de la Coupe du Monde 66 d’abord, puis en finale de Coupe d’Europe deux ans plus tard. Résultat, il est l’un des deux seuls anglais avec Charlton à avoir remporté les deux trophées. Ce qui mérite bien un surnom qui pue la classe ou les films de mafieux, au choix : The Toothless Tiger. PP

#15: David Beckham

Au départ, David Beckham ne caressait qu’un seul rêve : celui de jouer toute sa vie à Manchester United. Puis les années sont passées et la mèche la plus soignée du Royaume a voulu devenir plus qu’un simple joueur. Plus que l’idole d’Old Trafford. Plus que ce numéro 7 iconique. Pour le plus grand regret de Sir Alex : « David est le seul joueur que j’ai entraîné à avoir choisi d’être célèbre, qui en a fait sa mission en dehors du terrain » . Mais avant de devenir le Spice Boy et un produit marketing à la popularité internationale, l’Anglais a été un délice permanent pour le peuple rouge. Membre éminent de la Class of 92 aux côtés de Giggs, Scholes, les frères Neville et Butt, il grandit dans l’amour des Red Devils. L’Angleterre prend en pleine gueule le talent du bambin quand il décide de s’annoncer avec la manière, le 17 août 1996, en inscrivant cette praline magique de plus de soixante mètres face à Wimbledon.

Vidéo

Dès lors, la machine est lancée. En onze années passées dans son club chéri, « Becks » a été l’un des ailiers les plus performants dans l’histoire de la Premier League. Un style inimitable dans son couloir : le buste droit, l’équilibre parfait, le pied réglé au millimètre malgré une vitesse de course relative. Second du Ballon d’or en 1999 – année où il réalise le triplé avec Manchester –, Beckham a offert au « Théâtre des Rêves » une foison de passes décisives (152), de caviars, de coups francs irrésistibles et 85 buts en 394 apparitions. Avant d’être rattrapé par son goût pour la lumière. Jugé peu à peu moins impliqué par Fergie, la rupture est consommée après une prestation indigne contre Arsenal, en février 2003, lorsque le manager écossais balance une chaussure dans l’arcade sourcilière droite de son milieu de terrain. Quelques mois plus tard, Beckham s’en ira rejoindre le projet pompeux des Galactiques du Real Madrid. Sans jamais oublier son seul vrai jardin. RD



Fred Astaire Niveau : Ligue 2

LES ''BUSBY BABES'' ARRIVENT

La Coupe d'Europe, avant même son deuxième anniversaire a conquis tout le continent et elle fait des jaloux en Amérique du Sud où les rivalités et l'inorganisation latente ne permettent pas encore la création d'une épreuve similaire. Même l'Angleterre, incroyablement attachée à son état d'insularité, s'est rendue aux délices de la compétition européenne en lui détachant son champion, Manchester United. Celui-ci est entraîné par un ancien mineur de charbon écossais né en 1909, Matt Busby. International d'avant-guerre au poste de demi, sous les couleurs de Manchester City pour en faire un chef de file du football anglais: victoire en Coupe 1948, titre 1956 (qui sera confirmé en 57), quatre places de deuxième, 1947, 1948, 1949, 1951). Sa spécialité, comme Snella à Saint-Etienne, c'est de sortir des jeunes. On appelle ses joueurs, en cette année 1957, les ''Busby Babes''. Le plus doué de tous est Duncan Edward, un demi d'attaque qui a toutes les qualités du grand joueur: style, personnalité, force, intelligence,. Il a débuté à seize ans en équipe première et est le plus jeune international anglais de tous les temps. Il a connu sa première sélection a l'âge de 18 ans et demi, en 1955, et on lui promet l'avenir le plus prestigieux. Manchester United, après avoir gagné 2-0 à Anderlecht, a infligé une cruelle deroute au champion belge en le battant à Old Trafford par...10 buts à 0. En huitième de finale, l'équipe de Busby a écarté Borussia Dortmund (3-2, 0-0). Indiscutablement, il va falloir compter avec elle.

MANCHESTER UNITED ARRIVE

Le premier club anglais à avoir cru en cette Coupe d'Europe est Manchester United, dont l'équipe façonnée par l'ancien international écossais s'est vue prédire une domination de dix ans. On se rappelle que, la saison précédente, le Real Madrid a du sortir le grand jeu et aussi les couteaux (prétendent les anglais) pour éliminer en demi-finale les ''Busby Babes''.
Fort de leur première expérience, les bébés en question croient dur comme fer en leur chance de remporter l'épreuve cette année. Ils commencent par infliger un 6-0 retentissant aux Shamrocks Rovers de Dublin qui n'avaient encore jamais été battus chez eux par une équipe étrangère. Il est vrai, pour ceux qui ont fait le voyage de la Verte Erin, qu'on laisse peu les étrangers faire la démonstration de leur talent à Dublin. On les encourage plutôt, de force s'il le faut, à compter les trèfles à quatre feuilles, penchés sur le gazon.
Manchester United donc, a écarté Shamrock Rovers (6-0, 3-2), et en a fait de même de Dukla Prague (3-0, 0-1) en huitième de finale. Pendant ce temps- là, le Real Madrid a balayé l'Antwerp (6-0, 2-1) et Milan AC a ecrasé les Rangers (4-1, 2-0).
En quarts de finale, le Real Madrid est opposé à Séville qu'il ecrase conscienceusement et sans pitié au stade Bernabeu par...8 buts a 0 (2-2 au match retour).
Manchester United reçoit l'Etoile rouge de Belgrade à Old Trafford pour un match que l'on annonce comme un tournant de la compétition. L'équipe tourne comme une horloge, mais ne gagne que par 2-1, les Yougoslaves ayant joué une défense heroïque et mieux que celà encore.
Le match retour a lieu le 6 fevrier 1958 à Belgrade devant la grande foule. Et Manchester United réalise un très grand match sous l'impulsion du magnifique Duncan Edwards, menant 1-0, 2-0, puis 3-0. On se dit alors que le football anglais sera redoutable en Coupe du monde, cinq mois plus tard. En seconde mi-temps, dans un magnifique sursaut d'orgueil, l'Etoile rouge parvient à égaliser : 3-3. Le public, debout, applaudit longuement. Les joueurs se retrouvent le soir au banquet. De l'estime reciproque acquise sur le terrain, naît une solide amitié. On choque les verres, et l'on chante pour se quitter : ''Ce n'est qu'un au revoir, mes frères !'' Un grand moment de la Coupe d'Europe dont on ne sait pas encore qu'il est le prélude à une tragédie.

LA MORT DES ''BUSBY BABES''
Le lendemain, en effet, l'avion ramenant l'équipe et les dirigeants de United à Londres fait escale à Munich. Un froid vif règne sur la region enneigée au point qu'il faut dégivrer les ailes des longs- courriers. Les joueurs anglais font quelques achats à la boutique ''free-shop'', comme tous les touristes du monde. Ils remontent dans l'avion de la British European Airways, bouclent leur ceintures et pensent qu'il va falloir prendre encore le train de Londres à Manchester avant de s'abandonner à un bon bain réparateur. L'avion s'élance sur la piste glacée, ralentit à son point de départ. Le temps est bouché et il est question, entre pilote et la tour de contrôle d'annuler le vol. «J'essaye encore une fois» conclut le pilote.
L'avion s'élève, lourd et pataud, accroche la cime des sapins en bout de piste et s'écrase au sol. Les secours arrivent aussitôt, mais le désastre est consommé. Sept joueurs anglais parmi les internationaux Roger Byrne et Tommy Taylor sont morts. Duncan Edwards et Matt Busby, le manager, sont très grièvement blessés, et les médecins reservent leur diagnostic.
Trois joueurs seulement sont à peu près indemnes : Harry Gregg le gardien, Dennis Violett et Bobby Charlton les attaquants. Mais le grand Manchester United est décimé. Le monde entier participe à la peine du football anglais et les télégrammes s'amoncellent à Old Trafford, tandis que des milliers de supporters viennent aux nouvelles en pleurant. Dix ans plus tôt, c'est l'équipe italienne de Torino qui avait disparu dans la catastrophe de Superga. Pendant longtemps, toutes les équipes anglaises partant en voyage seront réparties sur deux vols différents pour éviter le malheur total.
Pendant qu'on pleure les disparus, Duncan Edxards et Matt Busby luttent contre la mort. Le jeune demi, atteint de lesions irrémédiables, resiste pendant quatorze jours, à la stupefaction des médecins. « Son organisme possède une telle vitalité qu'on peut esperer le miracle », disent-ils. Mais le 21 fevrier, Edwards meurt à son tour. Quand on annonce la triste nouvelle à Matt Busby, dans une chambre voisine, les larmes coulent sur son visage ravage. Duncan était son enfant, le symbole de quelque chose de fort et d'indescriptible ; il était son football et sa foi.
Busby est un est vieux lutteur. Terriblement atteint, mais moins gravement qu'Edwards, il va lentement se remettre, soutenu par l'idée qu'il faut rebatir United. Quand il reprendra sa place, le 23 avril, dans la tribune d'Old Trafford, le public applaudira doucement, de peur de reveiller les morts. Et puis, le jeu reprendra parce qu'il doit en être ainsi.
United, confié à l'assistant de Busby, Jimmy Murphy, repart avec ses jeunes. Il n'engage que ; trois joueurs, par dérogation spéciale de la League : Ernie Taylor, inter droit de Blackpool ; Stan Crowther, demi gauche d'Aston Villa : et Tom Heron, venu d'un petit club gallois et qui, d'ailleurs ne s'adapte pas.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
« BIEN JOUE GARCONS ! »

Un force invincible semble soutenir et porter United, au point que l'equipe se qualifie pour la finale de la Coupe d'Angleterre. Dans les pubs de Lancaster, on dit que « Unites ne peut pas perdre, car Dieu est forcément avec lui, maintenant. »
Murphy, lui, ne fait pas de pronostics : « Nous vivons l'heure du moment » dit-il simplement. United joue contre Bolton Wanderers dans le vieux temple de Wembley, où 100 000 spectateurs sont venus assister au miracle qu'ils souhaitent sentimentalement. Un jeune homme blond à la mêche rebelle Bobby Charlton, rescapé de Munich, mène le jeu de United. En quelques semaines, il est passé du rang de débutant à celui de patron. Sa mère, fille du grand gardien d'antan Milburn, dira plus tard : « Bobby a muri d'un seul coup. Quand je l'ai revu la premiere fois après Munich, j'ai lu dans ses yeux qu'il n'oublierait jamais. Et je crois bien ne plus jamais l'avoir entendu rire. »
L'equipe de Manchester se bat courageusement, mais il lui manque trop de choses pour gagner la ''Cup''. Elle n'est que convalescente alors qu'on la voudrait souveraine. Wenbley reste Wembley, le lieu sacré où le réalisme a tous les droits, ou il n'est pas fait place au sentiment. Des la 3ème minute, Bolton mène 1-0 grâce à une astuce de Lofthouse. United se bat avec une attaque écrasée par l'ampleur de l'évènement. Seul, Bobby Charlton tente l'impossible : mais quand, à la 53eme minute, le gardien Hopkinson reçoit dans les bras, à genoux, le ballon qu'il vient d'expedier sur la barre, Bobby sait qu'il ne pourra faire son cadeaux aux disparus et à Busby.
Nat Lofthouse, l'avant-centre des Wanderers abat United deux minutes plus tard en expédiant Harry Gregg et le ballon dans les filets de Manchester. Sa charge, semble-t-il a été irrégulière. Mais l'arbitre, M. Sherlock, accorde le but, tandis qu'il faut cinq minutes pour remettre Gregg sur pied. Rien n'est plus impressionnant alors que de voir avec quelle sérénité tout Wembley (acteurs et spectateurs) accepte la decision.
Sous les roulements de tambours de cent musiciens coiffés d'un casque colonial, Nat Lofthouse le capitaine des Wanderers, reçoit la ''Cup'' des mains du Prince Philip d'Edimbourg. S'appuyant sur une canne et sur le bras du professeur Maurer (son sauveur de Munich, devenu son ami), Matt Busby s'est levé lentement. Comme ses joueurs au maillot rouge et aux yeux humides, il applaudit lentement l'adversaire heureux. Peu après, il reconforte Bobby Charlton, et les autres, au vestiaire : « Bien joué, garcons ! Ce sera pour une autre fois. C'est déjà beau d'être revenu ici, même si nous avons perdu. »
Onze jours plus tard, United est à Milan pour jouer la demi-finale retour de la Coupe d'Europe conquise par les morts àBelgrade. A Old Trafford, l'équipe anglaise a réussi à arracher la victoire (2-1), par une sorte de fureur sacrée et peut-être aussi avec la bénédiction de son adversaire. A Milan, parce qu'il faut bien qu'un jour le football revienne sur terre, la victoire italienne est sans appel : 4-0. Les effets de la passion eteints, on sait que Manchester United, par la faute d'une catastrophe aérienne, n'est plus sur le plan sportif qu'une équipe comme les autres.

Jean-Philippe Réthacker, Jacques Thibert
«La fauleuse histoire du football»
Note : 1
Irwin vachement bas quand meme. Quel putain de joueur il etait. Le cout de son transfert avait ete mirobolant a l'epoque surtout pour un defenseur. Enrorme aussi a la WC 94
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paul scholes Niveau : DHR
Non mais la le classement c'est pas possible.

Irwin, VDS, Ferdinand, Beckham et OGS les 5 doivent être plus haut.
1 réponse à ce commentaire.
Nobby Stiles vs Eusebio, ce fut un grand oui.
Finale cdm 1966, finale C1 1968, classic
Ce commentaire a été modifié.
Nobby Stiles, le plus beau sourire de l'histoire du foot !


En plus il était petit, portait des lunettes de vue hors du terrain et perdait déjà ses cheveux a 20 ans, il portait une moumoute, tout pour plaire, haha !

Pourtant, la force du football c'est qu'il était presque condamné à devenir un énième ouvrier de la working class mais sa ténacité et sa prophétie auto-réalisatrice de se dire que sur un terrain comme dans la vie il ne sera jamais battu l'a mené à devenir un grand du foot anglais dans une période charnière, les années 60 , qui correspond à la fin de la tactique WM, le titre de champion du monde 1966 (avec quelques arrangements politiques en coulisse certes) et la 1ère C1 d'un club anglais, juste après celui du Celtic, marquant le début de la domination des clubs anglo-saxons/germaniques pendant presque 20 ans.

Mais parfois c'était quand même un peu trop engagé, Jacky Simon du FC Nantes se souvient encore de lui lors du France-Angleterre du mondial 66:

On dira que c'est le foot d'une autre époque, les Ron Harris, Dave Mackay, Tommy Smith, Norman Hunter etc.

Mais c'est oublier qu'il avait une bonne vision du jeu et qu'il distillait beaucoup de passes décisives.

Il est encore vivant le Nobby, 75 ans, mais un cancer de la prostate est en train de ronger sa santé.
LesSeinsDeRomaneBohringer Niveau : CFA
 //  17:53  //  Amoureux du Qatar
Note : 1
On peut présumer que ça donnait plus d'amplitude et de liberté à sa langue lors de pratique buccale et bucco-vaginale voire bucco-anale.
2 réponses à ce commentaire.
J'aurais mis Irwin plus haut, patron dans les 90's, en club comme en sélection.
Beckham 15ème, ça va pas être possible.
Sa saison 1998-99, attention.
À son prime, il était trop haut. Jamais Giggs n'a atteint son niveau de 1998-2002.
Un boss, qui a payé son image de Spice Boy
Note : 1
Totalement d'accord. De plus, j'ai l'impression que son immense qualité sur coup de pied arrêté l'a un peu desservi, car on a fini par le réduire à ça. En laissant de côté tout le reste de son jeu.
Il n'y a qu'à voir le résumé de l'article. On met son lob du milieu de terrain, comme si c'était lourd et représentatif.
Beckham c'est une qualité de centre unique, un jeu long primordial (le Real s'en est rendu compte vs Monaco), une activité sur le côté et l'axe qui pèse et perturbe les défenses. Bref, un putain de joueur qui a été instrumentalisé (il a sa part de responsabilité) et est devenu un.symbole.
S'il n'y a pas Victoria dans sa vie, il marche sur le foot.
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C'est triste de le rabaisser à son statut de lovely boy.
C'était un milieu complet, jouer travailleur en plus de ses qualités de centre, jeu long, cf, battant de première. Et un vrai joueur d'équipe.
Plus que son statut de spice boy, je trouve dommage qu'il se soit dilué au sein des galacticos.
Sacré joueur, personne ne réécrira l'histoire le concernant. Y'a qu'à voir la réaction de droite et déception de Ferguson pour comprendre ce qu'il représentait....
C'EST quoi ce classement. Beckam 15eme. Un but sur coup franc à chaque week-end,une précision chirurgicale de ses centres.
Fergie qui lui balance un crampon dans les vestiaires et il ferme sa gueule devant le boss. Un triplé historique en 99. Le milieu qui permet à United d'atteindre une aura en Asie. Le gars est 15eme.
TheDoctor Niveau : CFA2
T'es vraiment la seule personne à ne pas comprendre que MU a connu disons 3 épisodes glorieux ?
Donc tout autant de très bons joueurs et son lot de légendes que savent si bien iconiser les anglais ?
Tu crois vraiment que Duncan Edwards a été plus important dans l'Histoire de MU qu'un Mark Hughes ?
Tu penses vraiment que Keane est plus talentueux que Carrick ?

Depuis le temps il serait tant de comprendre qu'un classement ne peut être que subjectif, surtout quand tu vois la flopée de grands joueurs qui le compose et son lot de légendes à des époques bien différentes.

Contentons nous de déguster calmement ces brèves présentations et son lot de souvenirs qui refont surface. Et d'en découvrir de nouveaux pour les plus jeunes d'entre nous.
Je suis d'accord ; le BO 1999 avait été attribué à Rivaldo, qui avait réalisé également une sacrée saison, mais Beckham le méritait également ...

Son carton rouge contre l'Argentine durant la WC98 aura peut-être servi, d'une certaine manière et une certaine mesure, à qu'il se sublime comme il l'a fait, dans l'éventuelle optique de se "racheter".
Son penalty vs Argentine à la cdm 2002, pression ou pas?
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The Chosen One Niveau : CFA2
Franz On est d'accord

Beckham pas dans le top 10 c'est du foutage de gueule

Ferguson est allé le chercher à 12 ans, Si tu écoutes Fergie Beckham était le meilleur aux tests physiques et techniquement niveau jeu long, cf, centres et tactiques c'était un monstre

https://youtu.be/qG4CMKM_3Qo

Ce match de Beckham au Real montre l'étendu de la palette du mec

Qui aurait mérité le ballon d'or en 1999 et l'aurait eu s'il était brésilien
J'adore Beckham, jlai toujours trouvé surcoté et jlui aurais aussi donné le Ballon d'Or 1999 (encore plus avec les critères de l'époque).
Ceci étant dit, Rivaldo n'a rien «volé».
Pas sûr que sa nationalité ait pu jouer (voir 1996 où Ronaldo termine deuxième Sammer) pour le coup. Rivaldo, c'était le sommet quand même
The Chosen One Niveau : CFA2
Rien volé mais élimine en poule avec le Barça en 1999, un peu léger pour etre ballon d'or
11 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Yorke Cole je me rappelle de leur debut lors de la phase de poule de C1 98-99 avec barca et bayern dans le groupe et des matches d'antologie. Qu'est ce que ca manque aussi les equipes qui jouaient avec 2 vrais buteurs alors que l'influence de mourinho a presque rendu ca utopique
Ce commentaire a été modifié.
Avec ce fameux but au Camp Nou : sur une passe ras de terre en diagonale, Yorke laisse le ballon passer pour Cole, qui joue ensuite le une/deux avec Yorke .... Okunowo, le défenseur barcelonais sur l'action, ne savait plus où il habitait, le pauvre.

Un Barça pas folichon sur la scène européenne cette année-là, mais sur ce match, Rivaldo avait fait parler sa classe et son talent, face à ce ManU bien mieux huilé.
C'est chiant la fonction éditer, même 2 minutes tu peux pas modifier un gif. Comme ça, c'est mieux:
Y'a un morceau du blues explosion qui joue en même temps que ton gif, c'est parfait !!
Ce commentaire a été modifié.
Dans le même style, il y a celui-là contre Arsenal, le fameux 6-1 en 2001, une-deux Scholes-Yorke cette fois:
Wonderful ! Merci Zizou
Rivelino*stach Niveau : District
Oulala Putin, ça c'est du football Champagne!
Le retour à Turin, attention le tandem : ils avaient foutu un de ces bordel dans la défense de la Juve !!! Match de déglingo d'ailleurs
Préférence à Cole, grosse carrière dans les 90's
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Exact, et Roy Keane qui a sonné la révolte aussi avec son but de la tête rageur, pour le but du 2-1 ...
On oublie souvent, mais Andy Cole est meilleur buteur de la premier league 93-94 avec Newcastle, devant Alan Shearer, c'est pas rien !
MON TOP-4 ANDY COLE (hors but au Camp Nou)


Contre Anderlecht, C1 2000-01 (il met son coup de boule au-dessus de 2 défenseurs belges et lobe le gardien sur sa ligne)


à Leeds, saison 1999-2000 (seul but du match et victoire très importante contre un concurrent direct au titre)


Contre la Fiorentina, C1 saison 1999-2000 (magnifique contrôle, frappe précise de 20 mètres à ras de terre, Toldo battu)


contre Leicester City, saison 1999-2000 (une papinade spectaculaire !)


On peut dire qu'il mettait des plus beaux buts que Yorke, ce qui n'enlève rien à ses qualités, c'est lui qui met les 2 buts contre l'Inter en quarts aller de C1, donc il était tout aussi décisif.
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Avec tes bêtises, je suis en train de perdre mon après-midi à mater des vidéos d'eux!
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Un pur coup de foudre footballistique. Quelle équipe à l'époque. Parce qu'ils régalaient, mais ils recevaient des ballons de Giggs, Beckham, Keane ou Scholes.
Ils avaient un coté KicknRush 2.0 que j'adorais, ce 4-4-2!
Un rouleau compresseur.
Tout à fait !
Un jeu tout en profondeur avec de longues balles hautes de Keane sur un des deux attaquants, qui jouaient merveilleusement bien en pivot.

C'était simple, mais imparable, tel un crochet de Robben.
Mais pourquoi diable ne joue-t-on plus à deux attaquants?
Ce n'est pas que Mourinho, c'est tout le monde.
16 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ceux qui voyaient Beckham dans les 10 en sont pour leurs frais ! Quant à Stiles, c'est juste pas possible, footballistiquement et esthétiquement, et surtout le "vilain" chargé des sales besognes sur les stars adverses en 66. Les chevilles d'Eusebio s'en souviennent.

J'espère qu'il reste de la place pour Harry Gregg et Roger Byrne ?
Solskjaer mérite mieux qu'une 24ème place, top 15 easy
Zlatan D Ibra Niveau : DHR
L’expulsion volontaire de Solskjaer, je me lasses jamais de cette action.
Et a la fin, le "I have to" qu'il sort à Beckham, puis sort ovationné par Old Trafford.
Le seul mec que j'ai vu prendre un rouge avec classe :
https://www.youtube.com/watch?v=1waQJ3dC5ro
Je ne l'aime pas plus que ça, mais dans le genre, Desailly en finale de CDM, c'est pas mal non plus hein ...

Après y'a Keane aussi, mais dans un registre très différent !
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
En fait, la classe, c'est qu'il défonce même pas le type, il cherche juste à le faire tomber. Bon il peut quand même salement le blesser, mais on voit qu'il n'y a aucune méchanceté dans le geste, juste du sacrifice. A l'image de sa carrière chez les Red Devils, un sens absolu du devoir.
En boucle! je l'ai maté cette vidéo !
3 réponses à ce commentaire.
VanBaston Niveau : DHR
Yorke-Cole c'est la honte !
Hugues 23 ca va pas non plus. C'est pas parce que Fergusson était en chien pour Canto qu'il faut boire tout ce qu'il a raconté. Et c'est pas parce que lui même fait une éloge de Canto qu'il faut le prendre tel quel. Canto a joué au Barca et au Bayern lui ? Non. (ok c'est pas le sujet, mais quand même)

http://thesefootballtimes.co/2015/10/26 … usons-job/
Note : 1
Canto c'est complexe en fait, beaucoup plus que ce qu'on pense.
Par rapport à d'autres qui ne sont jugés "que" sur des critères footballistiques, Canto a été le catalyseur du "football spectacle". C'est un peu lui qui a "ramené" le spectacle en Angleterre après des années de purges et des équipes quasi toutes affublées du sobriquet "Boring" (pas qu'Arsenal donc).
Son comportement, l'esthétique de certains de ses buts, ses confs de presse etc etc en ont fait une espèce de personnage de "pop culture", le tout avec Nike derrière qui pousse -très- fort.
Maradona a lancé le "football moderne" avec le premier très gros transfert, gRonaldo a fait rentré le foot dans l'ère de l'hyper-business, Ronaldinho a été le premier joueur Youtube, et bien à une échelle moindre, Canto a ramené le spectacle en Angleterre, donc ça explique en partie la dimension de son empreinte.
VanBaston Niveau : DHR
Non non et non, tout ca c'est du storytelling. Je vous invite à regarder les vidéos de Hugues, des buts spectaculaires il en a mis à la pelle ! De nombreux lobs, des reprises en lucarne, des dribbles, des chevauchées. Tandis qu'on retient éternellement le lob de Canto et sa pose "empereur" (merci Nike pour la jolie pub dans le colisée d'El Jem). Dur dur de passer après ca. Je vais me faire une raison.
Je dis pas que Hugues n'a pas mis de beaux buts.
Pour le reste, chacun son avis, je suis clairement pas d'accord avec toi, c'est comme ça
Hughes, grand homme de la finale de C2 en 1991 à Rotterdam, avec son doublé face à Barcelone.
paul scholes Niveau : DHR
Tu es à coté complet. Déjà Canto ramène le championnat à Manchester qui courrait derrière. Ensuite et surtout Canto en 5 ans, a modelé le groupe de jeune qui jouait avec lui.

Ce groupe, c'est la génération 92 + des joueurs comme Roy Keane qui ont terminés de grandir avec Canto.

Renseigne toi, et tu comprendras l'impact de Canto, sur la pelouse et dans le vestiaire.
VanBaston Niveau : DHR
Ce sont des concordances, qui relèvent d'une foi qui m'échappe. Soit, je connais pas Canto, je l'ai jamais vu, et je veux pas connaître ce gourou qui a tout fait tout seul à MU.
Je suis d'accord avec Van Baston sur celle la... @PAUL SCHOLES tu donnes trop d'importance a Canto sur cette periode, il y a aussi des leaders de vestiaires comme Roy Keane (certes encore jeune a l'epoque) et surtout Denis Irwin ou Mark Hughes... dur de dire que tout est grace a Canto...

De tte facon Canto est devenu une grosse merde (oui c'est gratuit)
7 réponses à ce commentaire.
Note : 3
Je veux crier mon amour à Carrick. Ça fait une dizaine d'années qu'il est parmi mes joueurs préférés, c'est toujours un régal de le voir sur un terrain. Un vrai quarterback, qui contrôle le tempo et la position de son équipe. Pas besoin de pansements de jambes, d'impact physique, de tacles, juste du placement, de l'anticipation et de la technique. United peut continuer à lui foutre des types qui coûtent une blinde à ses côtés, ça sera toujours lui qui tiendra le manche.
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Dans mes bras! Et t'en as toujours pour dire qu'il est bidon. Mais c'est vrai que si tu te concentres pas sur lui ou que t'as pas un regard spécialement aiguisé, tu le vois pas, il est anti-spectaculaire au possible. Du coup, là on peut se référer aux stats, et ce mec est un putain de talisman. En plus quand tu lui tends un micro, il a trop la classe. L’humilité même. Et il l'a payé cher. Complétement sous-côté. En équipe nationale, ils auraient mieux fait de beaucoup plus miser sur lui et sa constance surhumaine.
The Chosen One Niveau : CFA2
Carrick a presque contribué aussi bien à l'hegemonie de Man Utd que Scholes c'est dire le niveau d'un mec qui a eu la malchance d'être de la génération gerrard Lampard
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Non parce que Scholes, jouant plus haut faisait quand même plus rêver, et puis y a la longévité: 2 C1 quand même!
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Oui oui, j'ai bien vu, je chipote. Autant j'adore Carrick, autant je mets Scholes vraiment un cran au dessus.
Mais c'est cool d'entendre dire du bien de lui ailleurs que sur un forum sur United!
The Chosen One Niveau : CFA2
Pour moi Scholes c'est le niveau ballon d'or

Contrôle du jeu, Vista, récupération, jeu court et long qualité de frappe

Ce mec c'était le meilleur

Un journaliste un jour à demande à Zidane " Ca fait quoi d'être le meilleur milieu du monde ?" Et zizou a répondu " je ne sais pas Il faut demander à Paul Scholes"
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
T'inquiètes, je pense pareil, j'attend juste son passage
7 réponses à ce commentaire.
Note : 1
C'était obligé une "musique" si dégueulasse sur la vidéo de Becks ?

Sinon, je reste dessus, on ne dissocie pas Cole et Yorke, soit, mais du coup, avoir un tel écart entre Ferdinand et Vidic, ça me fait mal au fion.
Marek Jankulalaneige Niveau : District
Franchement Becks en 15ème position c'est trop bas.
Ce mec mérite un top 10, easy.

Par ailleurs en regardant la vidéo postée avec attention, on se rend compte que mine de rien avec des attaquants un peu plus précis, ce n'est pas 153 passes D qu'il aurait en stat mais au moins le double.
Franchement à sa place j'aurai pété un plomb.

Bref le Spice Boy en 15ème, vous avez pas le droit !
RomsteakGary Niveau : CFA2
Effectivement, ça peut faire bas comme ça. Mais bon, devant lui, c'est pas des enfants de cœur non plus.

Finalement, ça ne me choque pas de le voir derrière Giggs, qui a passé sa vie entière à MU à haut niveau, d'un Scholes qui mérite tout les superlatifs, de Canto, qui malgré le niveau qu'on lui prête reste une putain de légende charismatique (le king bordel), ou encore Roy Keane, Best, Charlton et autres Busby Babes.

Ça fait du monde tout ça.
Ca fait du monde tout ça... Complètement d'accord... Best tout en haut (lisez le livre de Duluc le 5ème Beatles... un régal !!!)N'oublions pas aussi Paul Ince, T Sherringham, P Scholes... et puis pour résumer même si cela a un côté Cocorico le plaisir de revoir le film My name is Cantona de Ken Loach pour bien résumer l'esprit de MU...
Note : 1
Le film de Ken Loach, c'est Looking for Eric.
The Chosen One Niveau : CFA2
Exactement Il balançait caviar sur caviar

Il y a une vidéo choquante de CR7 de toutes ses passes et l'ami Benz qui vendange à tout va .. tu comprends Pourquoi Il avait si peu de passes décisives
4 réponses à ce commentaire.
Plus on avance dans ce classement plus je crains ne pas y voir Pat Evra.
Rainbowman Niveau : DHR
Tu l'as raté, il est déja passé
2 réponses à ce commentaire.
gaucherforever Niveau : CFA2
Je n ai jamais considéré Beckham comme un crack...mais il me semble classé trop bas..il est une des grandes figures de man utd
Alvaro_Recoba Niveau : CFA2
Depuis Beckham je n'ai plus jamais revu ça :

Un joueur avec une telle qualité de "pied" qu'il pouvait s'offrir le luxe de délivrer des tonnes de centres somptueux, chirurgicaux, sans même avoir besoin d'éliminer son défenseur.

Il trouvait des angles de centres incroyables.
A un moment, il aurait pu avoir la vanité de chercher à centrer seulement après avoir cassé 10 fois les reins de son adversaire mais il a toujours eu l'intelligence et la modestie de privilégier le jeu.

En terme d'esthétique du centre (position du pied, courbe imprimée à la balle) et de précision, je ne vois pas qui a fait mieux.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Mieux je sais pas, mais dans les années 70/80, il y avait le latéral droit allemand Manfred Kaltz de Hambourg que je considère l'ancêtre de Beckham.
Yes avec ses fameux "centres en banane" pour la tête de Hrubesh. Un grand classique de la Bundesliga. Une marque de fabrique et l'apogée du HSV !
Note : 1
C'est vrai que de 99 a 2001 il etait justr exceptionnel. Gros mental apres ce qu'il a pris en 98 apres son rouge. D'ailleurs sa redemption a commencé sur un coup franc magnifique contre le barca en poule de C1, match d'anthologie avec ciseau de Yorke (zizou sorts nous ces buts), jusqu'a son coup franc contre la grece. Contre Inter aussi en quart de c1 99 il met 2 ballons extraordinaires a yorke (jamais pu les revoirs.. zizou..) Et que dire de ces 2 offrandes a Scholsey et Mcmanaman contre le portugal a l'euro 2000. Le mec a tellement etait fabuleux en C1 que ferguson est malhonnete quand il dit pretend que Beckham n'etait pas un joueur de classe mondiale
Ibrahim-Affolé Niveau : District
Mais complétement! Quand je vois les ailiers d'aujourd'hui qui privilégie le dribble et ne travaille pas leurs centres... Beckham pouvait être devant son vis à vis, sans aucun angle et te l'enroulé de façon à ce qu'il n'ait pas la possibilité de le contrer! C'était magique.
Veni Vidic Vici Niveau : CFA2
Le mec était lent (alors qu'il était ailier!), pas grand dribbleur, pas très costaud, nul du pied gauche. Il avait que son pied droit. Mais quel pied!

Il a payé très très cher d'écouter trop sa femme. Il n'aurait jamais du partir. Sa carrière eut été tout autre, j'en suis persuadé. C'était un pur poulain de SAF, hyper-bosseur.

Mais à l'époque United pouvait balancer des joueurs comme lui ou RvN comme de vieilles chaussettes et rester au top.

Définitivement un mec qui a marqué United pour l'aura glamour qu'il a donné au club pendant son passage, à ranger à côté des Best, des Cantonna. C'est ce genre de joueurs qui ont rendu le club si populaire.
The Chosen One Niveau : CFA2
Beckham c'est l'élégance,

Le buste droit, la tête haute, le mouvement de bras avec la cheville qui fouette le ballon

Ses centres enroulés, ses coups francs et son fighting spirit

Sous côté à cause de sa populaire extra sportive
6 réponses à ce commentaire.
UnAlexandre Niveau : Loisir
Il y a une tanchée de footballeurs surcôtés, Beckham fait partie des joueurs sous-côtés.
Elégant, efficace, intelligence de jeu et volume de jeu énormes.
Benito-Bx Niveau : CFA
 //  16:48  //  Supporter de la Belgique
Note : 1
Beckham est vachement bas quand même...

Comme dit plus haut, sans Victoria dans sa vie, il aurait pu être encore plus immense.

Pareil je regrette que Solskjaer ne soit pas 20 ième pour la légende.
Je suis vraiment étonné de voir Beckham aussi bas... de même que Ferdinand et Irwin...