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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de Manchester United (du 14e au 7e)

Dans l'histoire de Manchester United, il y a eu de sacrés numéros 7, mais pas seulement. De Brian Kidd à David Beckham, en passant par Paul Scholes, Duncan Edwards et Ruud Van Nistelrooy, plongée dans l'histoire des Red Devils.

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#14: Peter Schmeichel

« Tous les enfants rêvent de devenir quelqu’un. Je jouais au football tous les jours. Le football anglais était le seul football que l’on connaissait à l’époque. Je n’ai aucune idée de pourquoi je suis tombé amoureux de Manchester United. C’était peut-être les noms qui m’inspiraient : Bobby Charlton, George Best… Et, vous savez, quand les enfants ont un rêve, ce dernier est relativement tenace. » Mais alors, pourquoi Old Trafford est-il tombé amoureux de Peter Schmeichel ? Peut-être avant tout car il était le meilleur de sa génération, ce que Fergie a rapidement compris, parlant souvent du gardien danois comme de « l’affaire du siècle » (Schmeichel avait été acheté 530.000£ à Brøndby en 1991, ndlr).


Peut-être aussi parce que pendant neuf ans, le gamin de Gladsaxe aura fait flipper l’Europe entière par son talent, sa capacité à capter des ballons qu’un gardien normal aurait claqué, à commander sa défense et à annihiler ses adversaires. Que retenir ? Son embrouille salvatrice avec Ferguson en janvier 1994, sa puissance sur penalty comme lorsqu’il détourna celui de Bergkamp en demi-finale de la FA Cup 1999, son but contre le Rotor Volgograd ? Gardons l’ensemble et surtout cette saison 1998-99 où Schmeichel aura touché ses sommets, jusqu’à soulever la Ligue des Champions au Camp Nou, remplaçant dans la peau du capitaine un Roy Keane suspendu, avant de partir. Un putain de héros. MBr

#13: Roger Byrne

Personne n’a jamais osé s’élever devant Matt Busby. Personne sauf peut-être le plus effronté - et talentueux - de ses enfants : Roger Byrne. Dans la caste des capitaines de l’histoire de Manchester United, Byrne restera certainement l’un des plus charismatiques. Quelques raisons à ça : en sept saisons, la belle gueule a révolutionné son rôle, le poste de défenseur, n’hésitant pas à sortir de sa simple fonction de latéral gauche pour soulever les foules et à bousculer la tactique de Busby. Avant de disparaître tragiquement dans la nuit de Munich, Roger Byrne était considéré comme le meilleur arrière gauche du monde et plusieurs observateurs expliquèrent à l’époque qu’il était largement en avance sur son temps. Ce qui donna trois titres de champion d’Angleterre et un souvenir indélébile. MBr

#12: Cristiano Ronaldo

Denis Law, Sir Bobby Charlton, George Best… et Cristiano Ronaldo. Ils sont quatre à avoir remporté le Ballon d’Or en défendant les couleurs des Red Devils. Il suffit de regarder la bouille à peine dégrossie de Ronaldo posant aux côtés de Kleberson dans un maillot trop large le jour de sa présentation, puis son large sourire au moment d’embrasser son premier Ballon d’Or pour comprendre le chemin parcouru par le Portugais à Manchester. En six saisons, Ronaldo a tout connu. Il a d’abord épuré son jeu, fait dégager ses bagues, éliminé les gris-gris inutiles pour privilégier le but et l’efficacité. Puis s’est transformé en bête de travail, en perfectionniste obsessionnel qu’il est encore aujourd’hui. Il aura perdu son père biologique, mais trouvé un père spirituel avec Sir Alex Ferguson. Il aura, tout simplement, lancé son irrésistible ascension vers les sommets, et écrit les premières pages de sa légende personnelle. Il aura troqué son costume d’adolescent boutonneux pour celui de patron. Bref, à Manchester, Cristiano Ronaldo est devenu un homme. PP

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#11: Gary Neville

Gary Neville, c’était avant tout ça : un mec qu’on détestait voir partir mais qu’on adorait voir s’en aller. Le résumer, c’est avant tout se repasser cet extrait d’une nuit de janvier 2006 où Rio Ferdinand avait arraché, à Old Trafford, un succès aux tripes face à Liverpool (1-0). Là, on avait vu Gary imploser, hurler face aux supporters des Reds en frappant en rythme sur le logo de l’unique club qui le fait vibrer : Manchester United. Neville aura été le coeur des Fergie’s Fledglings mais aussi la raison, parfois, tout en étant bien moins talentueux que Paul Scholes et Ryan Giggs. Au total, cela aura donné 602 matchs, huit titres de champion, trois FA Cup, deux C1, deux League Cup, des blessures, un brassard, des retours, de la passion, des larmes et de la sueur. Lors de sa première saison au club, Gary Neville avait soulevé la FA Youth Cup avec sa génération. Avant de partir, il affirma en public qu’aller en sélection était pour lui une perte de temps et qu’il aurait préféré passer tout son temps à Carrington. Au point de le voir revenir un jour en costume ? Certainement. MBr

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#10: Bryan Robson

A l’époque, on savait présenter les nouvelles recrues. Ainsi, le 3 octobre 1981, avant match de championnat contre Wolverhampton, on installa une petite table d’écolier sur la pelouse d’Old Trafford. Costumé, permanenté, Bryan Robson se plaça derrière, flanqué de part et d’autre par Ron Atkinson, l’entraîneur, et Martin Edwars le président. On apporta le contrat et, tout sourire, Robson parapha les pages les unes après les autres. C’était parti pour une magnifique histoire de 13 ans marquée par plusieurs blessures graves, de nombreuses virées au pub et de bien des déceptions sportives, mais surtout marquées par un incroyable rayonnement. Huit ans après son départ, Manchester United tenait enfin le successeur de Bobby Charlton.

Sans savoir, elle tenait aussi celui qui allait mettre Paul Ince, puis Roy Keane, sur le chemin de l’excellence. Bryan Robson était un formidable leader, à la fois joueur et bagarreur, fin et brutal. Son chef d’œuvre ? L’élimination du Barcelona de Diego Maradona, en quarts de finale de la C3, en 1984. A l’aller au Camp Nou, les Espagnols l’avaient emporté 2-0. Au retour, dans un Old Trafford volcanique, ils explosèrent (3-0). Ce soir là, Robson marque deux fois. Pendant 90 minutes, il cadenasse aussi l’attaquant Argentin. Pour beaucoup, et surtout pour ceux qui savent, cette soirée reste la plus folle soirée européenne de l’histoire d’Old Trafford. Pour les mêmes, Robson reste une icône absolue. A qui on ne pourra finalement reprocher qu’une seule chose : s’être essoufflé juste avant que le Manchester de Ferguson ne connaissent ses plus belles heures de gloire. MB

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#9: Wayne Rooney

Bizarre, le meilleur buteur de l’histoire de Manchester United n’est pas son meilleur joueur. Lorsqu’il le voit arriver en 2004, Sir Alex Ferguson a pourtant un espoir : « Il faut se rendre compte qu’il a dix-huit ans et qu’il pourrait passer toute sa carrière au club. » Wayne Rooney sera finalement rester treize ans, 559 matchs, 253 buts et de multiples titres. Immense, donc. À quoi tient donc un statut de légende ? À de multiples choses. Rooney, c’est d’abord une gueule géniale et un sourire d’enfant, du charisme pur et surtout une calvitie débarquée dès l’adolescence. Rooney, c’est aussi l’un des meilleurs joueurs de son époque, un mec qui aura regardé pendant plusieurs années Cristiano Ronaldo et Lionel Messi à la table des références des années 2000, qui aura fait sauter de nombreux records, de nombreuses défenses, de multiples barrières.


Mais Rooney à Manchester United, c’est aussi cette tâche : avoir fait plier une institution qu’on n’avait, a priori, pas le droit de dépasser en menaçant de partir à City pour faire grimper son salaire. Voilà pourquoi son image restera à jamais écornée malgré tout ce que Rooney a pu offrir et donner à un public qui ne peut s’empêcher de l’aimer comme on aime le plus beau des sales gosses. Wazza était plus Gascoigne que Beckham. Mais n’est-ce pas lui qui avait fracassé la raquette du frère de sa future femme avant de la faire tomber dans ses bras ? MBr

#8: Roy Keane

Entre lui et Manchester United, tout a commencé par un coup tordu. Eté 92. Roy Keane sort d’une saison pleine avec Nottingham Forest, il est très convoité. Kenny Dalglish, l’entraîneur de Blackburn, est le plus offensif. Il offre 4 millions de livres au club entrainé par Brian Clough et un pont d’or au joueur. Un accord est trouvé. Le contrat doit être signé et officialisé le vendredi. Mais il manque un papier administratif. Pas de souci, la signature est repoussée au lundi. Sauf qu’Alex Ferguson, lui, travaille le week-end. Dès le samedi, il se met d’accord, en douce, avec le joueur irlandais pour un contrat de quatre ans. Finalement, Roy Keane restera douze années au club, imposant son jeu, son esprit, son caractère, ses écarts. Rarement, sous Ferguson, un joueur aura exercé une telle influence sur United. Cantona, peut-être ? Et encore… Sur le terrain, Keane était un chef de meute extraordinaire, l’archétype du box to box anglais, capable de tacler, de relancer, de voir l’espace dans la profondeur, et pourquoi pas de conclure lui même (33 buts en 326 matches quand même). En la matière la saison 98-99 fut son chef d’œuvre absolu. Cette saison là, en demi-finale de la C1, sur le terrain de la Juventus, United perdait 2-0 lorsqu’il marqua de la tête, remit son équipe dans le bon sens et l’envoya en finale, alors même qu’un carton jaune de début de match allait le priver de l’événement.



Dans le vestiaire, Roy Keane était le gardien du temple et l’empêcheur de tourner en rond ultime. Jamais rassasié. Jamais content. Toujours prêt à coller au mur un gamin penché sur son portable, à rabrouer une recrue trop dilettante à l’entraînement ou à fustiger des conditions d’entraînement pas à son goût (à ce sujet, une engueulade monstrueuse l’opposa à Fergusson, en 2005, lors d’un stage de pré-saison au Portugal). Hors du terrain, Roy Keane était une bombe à retardement. Quand il buvait, et dieu sait qu’il pouvait boire, même à deux jours d’une finale de Cup (celle de 99, en l’occurrence), la baston n’était jamais loin, la cellule de dégrisement non plus. Mais ses périodes d’abstinence étaient peut-être pires encore. Trop lucide sur des faiblesses, et celles des autres, Roy Keane, misanthrope dans l’âme, ne supportait alors que la présence de ses deux chiens et pouvait s’avérer extrêmement nuisible pour le groupe. Comme ce jour de 2005, où il se paya un à un ses coéquipiers, sur MUTV, après une défaite humiliante à Middlesbrough. Remis en cause de son autorité, Ferguson décida que l’histoire ne pouvait plus durer. Le règne du Roy s’acheva finalement comme il avait commencé. Par un coup tordu. MB

#7: Eric Cantona

« S’il y a jamais eu un joueur sur Terre fait pour Manchester United, c’était Cantona. Je pense que toute sa vie il avait cherché quelqu’un qui le regarderait et lui donnerait l’impression d’être chez lui quelque part. Il avait voyagé dans des tas de pays ; chez certaines personnes, il reste une infime trace du nomade. Mais lorsqu’il est arrivé ici, il l’a compris : c’est chez moi » . Lorsque Alex Ferguson se plaît à conter la romance entre Éric Cantona et Manchester United, c’est toujours la passion qui affleure. L’histoire d’un coup de foudre qui s’est inscrit dans le temps – cinq années – et qui semble depuis éternel. Le col constamment relevé, l’arrogance toujours perceptible, le port altier, un talent unique et un charisme confinant à la fascination. Le Frenchman n’a pas seulement été un capitaine emblématique ou celui à qui le numéro 7 seyait le mieux. Cantona a dépassé le statut de simple mortel sous la tunique rouge. Devenu le « King » , il est celui qui a permis aux Red Devils d’entrer dans une nouvelle dimension malgré une influence moindre sur la scène européenne et d’asseoir enfin leur domination sur l’Angleterre.


Par son génie – souvent incompris –, ses fulgurances inouïes, son importance indissociable dans les titres majeurs (4 titres de Premier League, 2 FA Cup) ou encore ses buts venus d’ailleurs. Sans oublier, aussi, cette célébration magnétique passée à la postérité où il paraît toiser le monde après un chef-d’œuvre signé à Old Trafford contre Sunderland. Manchester a été pour Canto une pièce de théâtre où chacun de ses gestes faisait sens, quitte à tomber dans la démesure. Comme ce fameux jour en 1995 où l’excès s’est traduit par un « kung fu kick » dans la gueule d’un supporter de Crystal Palace. Mais Fergie, parce qu’il l’aimait d’un amour inconditionnel, a pardonné l’impardonnable. Pour lui offrir un retour presque irréel, moins d’un an plus tard lors d’un derby contre Liverpool, au cœur d’une foule emportée par la fièvre. « Cantona est l’homme qui a fait chanter « La Marseillaise » dans les tribunes d’Old Trafford. Vous imaginez plus de 60 000 Anglais chanter « La Marseillaise » d’une seule voix ? » confiera plus tard Ferguson, épris comme rarement. Le « King » était le seul à pouvoir le faire. Pourquoi ? Il le disait lui-même : « I’m not a man, I am Cantona » . HS

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