LES 50 JOUEURS QUI ONT ÉCRIT L’HISTOIRE DE LIVERPOOL

Du recordman parfait au beautiful loser, Liverpool a surtout flashé sur ses joueurs quand ceux-ci montraient un profond respect pour le Liver bird. Place aux légendes d'Anfield.

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#7: Ray Clemence

Avant de galérer avec Paul Robinson, Scott Carson, Robert Green ou Joe Hart, l’équipe nationale d’Angleterre avait le choix entre Peter Shilton et Ray Clemence pour garder ses cages. Un luxe pour lequel Alf Ramsey, Joe Mercer et Don Revie, managers successifs des Three Lions dans les années 1970, n’ont jamais réussi à trancher, tant les deux gardiens se valaient. C’est finalement Ron Greenwood qui choisit Shilton en prévision de la Coupe du monde 1982. Mais à cette époque, la rivalité entre les deux goalies anglais dépassait l’équipe nationale. À la fin des années 1970, l’Europe se plie devant la puissance footballistique de Sa Majesté et la rivalité de deux clubs et de leurs deux gardiens : le Liverpool de Clemence et le Nottingham Forest de Shilton. La C1 revient aux premiers cités en 1977 et 1978 avant d’être remportée les deux années suivantes par la bande de Bryan Clough.

Des succès qui ne sont pas étrangers à la qualité de ceux qui se trouvent entre les perches. Si Shilton est surtout un gardien à l’ancienne, fort sur sa ligne, un shoot tropper comme on dit outre-Manche, Clemence incarne le nouveau profil de la profession. À la fois bon sur sa ligne et excellent dans les airs, il quitte souvent sa cage pour jouer haut et devient l’un des premiers gardiens-libéros de l’histoire. Repéré par Bill Shankly himself, il passe deux ans dans la réserve de Liverpool avant de devenir le meilleur gardien de l’histoire du club, n’en déplaise à Elisha Scott et Bruce Grobbelaar. « Je n’ai vu qu’un seul joueur se faire féliciter par Joe Fagan (entraîneur emblématique des Reds, qui a remporté la C1 en 1984, ndlr) et c’était Ray Clemence après un nul contre Manchester United avec la réserve, relate son ancien équipier Brian Hall. Il avait tout arrêté. » Doté d’un sens de la concentration remarquable, Clemence a pratiquement gardé sa cage inviolée un match sur deux lors de son époque en rouge (314 clean sheets en 665 apparitions). Une époque qui s’est terminée sur une finale de C1 remportée contre le Real Madrid en 1981. Quand on vous dit que Clem savait assurer ses sorties.

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#6: Kevin Keegan

« Un vol avec violence. » Selon ses aveux, voilà ce qu’a commis Bill Shankly lorsqu'il arrache, sur les conseils de Geoff Twentyman, le jeune Kevin Keegan au petit club de Scunthorpe United en 1971. Dérobé pour préparer l’après Ian Callaghan, le double-K(arat) va finalement recevoir un coup de polish du mythique coach des Reds, qui va le placer en vitrine sur le front de l’attaque aux côtés de John Toshack. Gueule d’ange, dégaine de rocker, pieds de velours et caractère peu farouche, le numéro 7 des Reds ne met que douze minutes pour ouvrir son compteur et prouver la valeur du larcin. Avec son bijou, Liverpool va pouvoir parader fièrement dans tout le Royaume et le continent. En 1973, c’est son nouveau chouchou qui fait chavirer Anfield, grâce à un doublé en finale aller de C3 face à Mönchengladbach, les Scousers décrochant là leur première couronne européenne. « The Mighty Mouse » va sublimer par sa technique et son enthousiasme un groupe qui va tout renverser durant les seventies. Une Ligue des champions, deux Coupes de l’UEFA, trois couronnes nationales, deux Community Shield et une FA Cup : Liverpool sous Keegan, c’est le casse du siècle. Ocean’s Seven.


La saison 1974 se termine avec une FA Cup, Keegan y allant de son doublé en finale. Ce sera son humble contribution à la dernière bataille de Bill Shankly, avant qu’il ne laisse sa place à son adjoint Bob Paisley, après quinze années de service. Son départ va affecter le petit Kevin, qui déclarera que sans Bill, « c'est comme si la moitié du club s'en allait. Personne ne pouvait le remplacer. » Le gamin du Yorkshire continuera sa marche en avant, mettant toute l’île à ses pieds, mais annonce en plein milieu de l’hiver 76 qu’il pliera bagage à la fin de la saison, voulant se lancer à la conquête du continent. Alors oui, il laissera des Scousers sur le toit de l’Europe, avec un nouveau succès face à Gladbach cette fois en C1 (3-1), mais en rejoignant Hambourg au mercato, la superstar des Reds brisera le cœur d’Anfield. Un Kop que le futur double Ballon d’or 1978 et 1979 gardera à jamais en mémoire : « Quand ils commençaient à chanter "You’ll Never Walk Alone" mes yeux devenaient humides. Ça m’est déjà arrivé de jouer en pleurant. » Après 100 buts en 323 parties et des tonnes d’émotion, l’intense romance entre Keegan le Rouge et Liverpool en était finie. Ce diamant leur allait si bien.


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#5: Phil Neal

Dans le jardin d’Eden sportif qu’est le LFC, durant près de deux décennies du siècle dernier, Phil Neal, arrière droit, se plantait là, en titulaire indiscutable, entouré de génies intemporels tels que Dalglish ou Heighway, pour ne citer qu’eux. Sorte de chrysanthème au milieu d’orchidées, nénuphars ou fleurs de lys, Phil Neal n’était pas le joueur le plus frisson ni le plus beau, mais l’Anglais a su résister au temps sans jamais perdre ses pétales, malgré vents et marées. Un homme dont on ne remarquait pas nécessairement la présence, mais dont on regrettait l’absence. Acheté pour quelque 66 000 livres par Bob Paisley en 1974, Neal s’installa durablement à droite de la charnière Hughes-Thompson l’année suivante. Le Zico liverpuldien – surnom donné par ses coéquipiers pour sa propension à ne marquer que des buts importants – n’en bougera plus. Encore aujourd’hui, il demeure le footballeur le plus décoré du club fondé en 1892. On parle là de 8 championnats, 4 Coupes des clubs champions, 1 Coupe de l’UEFA suivie de sa Super Coupe, 4 Coupes de la Ligue et 5 Charity Shield. Un monstre, tout simplement, d’autant plus lorsque l’on réalise que le bonhomme a disputé 417 rencontres officielles consécutivement sous la tunique rouge. Avec comme point d’orgue la finale européenne de 1984, face à l’AS Roma, où Neal marqua dans le temps réglementaire, puis convertit son tir au but.


Personnalité humble et réservée, Neal n’avait cure des unes de magazines. Lui, ce qu’il voulait, c’était ressentir le peuple dans une relation d’amour partagé. « Après notre victoire de 1984, on logeait à l’Holiday Inn à Rome et tout le monde avait ramené ses potes, se remémore le défenseur anglais. Il y avait près de 4 000 fans. Ce fut probablement la plus grosse facture que le club ait dû payer pour célébrer une victoire. Les fans ont tout bouffé et descendu toutes les bières, mais ces gars méritaient d’être là autant que les joueurs. C’est un souvenir fantastique, tout le monde se soûlait ensemble. Le jour suivant, les gens disaient que Tommy Smith avait embrassé Kevin Keegan sur les yeux parce qu’il portait des lunettes noires. Mais en réalité, c’était moi qui l’avais fait ! » Un sacré filou, ce Neal, qui, même pour de curieux et éméchés calembours, n’était pas reconnu à sa juste valeur.

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#4: Graeme Souness

C’est une volée du gauche qui vient froisser les ficelles de Man United. Nous sommes le 25 février 1978 et Graeme Souness, tout juste transféré de Middlesbrough, vient de marquer son premier but pour Liverpool - bientôt élu goal of the season par les fans des Reds. Jusque-là, le public d’Anfield connaissait surtout la moustache de « Souey » à travers sa passe d’armes mémorable avec Jimmy Case quatre années plus tôt : après un duel accroché, le joueur de ‘Boro montre son poing tel un enragé et balance son vis-à-vis à terre. Non, Graeme Souness n'est pas un tendre. Sa propension à envoyer des coups de latte et des tacles de boucher lui colle une réputation de voyou pour ses détracteurs, joueur de devoir par excellence pour ses fans. Mais Souness est avant tout un milieu de terrain polyvalent, capable d’aller au charbon aussi bien que de marquer et de délivrer la bonne passe pour Kenny Dalglish ou Ian Rush.

La campagne européenne de 1984 illustre à merveille les deux facettes – brillante et dark – de l’Écossais. En demi-finale aller, Liverpool se déplace sur la pelouse du Dinamo Bucarest, le capitaine roumain Lică Movilă se charge du cas Souness... Résultat : il repartira avec la mâchoire cassée par Souness (dans un duel qui a échappé au champ des caméras, mais qui montre le Roumain dans un sale état). Au retour, Souness subit tacles assassins et intimidations, mais réalise encore un match de patron. La finale de Rome termine six années glorieuses – bercées par l’argent, le champagne et les belles nanas – en apothéose : le capitaine soulève la Coupe des clubs champions, avant d’aller chercher un gros contrat à la Sampdoria. Son retour à Liverpool au début des années 90, en tant que manager, à la succession de Dalglish, sera un échec. Qu'importe, Souness reste le plus beau des salopards.

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Allah Babar Niveau : Loisir
Keegan juste 7 eme???

Je ne suis pas un grand fan de Liverpool mais bon pour beaucoup de gens Keegan c'est Liverpool!!
6éme, derrière Phil Neal, Souness, I.Rush, Dalglish et Gerrard..


A la limite Neal en 4, Keegan en 5 et Souness en 6 mais bon là c'est vraiment pour chipoter.
A voir ce que les spécialistes de Liverpool et des 70's/80's en pensent, mais moi je trouve ce classement correct.
Tant que Steevie G est 1st, ça me va :)
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zinczinc78 Niveau : CFA
Stylé le maillot de Kevin Keegan à col roulé et vierge de tout sponsor..
Je pensais vraiment que Keegan allait être le n°1.
Il était le symbole du renouveau des reds keegagnent dans les 70's. Sur des vieux polaroids, mes tontons franchouillards l'idolâtraient en essayant d'avoir la même dégaine que lui...

C'est peut-être pas le plus beau palmarès, mais je pensais vraiment qu'il était la mascotte du club.
Chriswillow Niveau : Loisir
Keegan était un monstre absolu avec une classe folle et qui permit à Liverpool d'aller glaner ses plus lettres de noblesses dans les 70's.

Mais dans les légendes absolues du club, tu ne le verras jamais devant Rush, Dalglish ou Gerrard qui ont, en plus d'avoir tout gagné (excepté Gerrard of course) et contribué tous les 3 à ce que Liverpool reste un club qui compte dans le paysage footballistique, ce supplément d'âme, cet amour inconditionnel du maillot, cette fidélité à toute épreuve, cette dévotion totale, qui font la fierté de tous les Scousers.
1 réponse à ce commentaire.
Note : 1
Quand je vois comment Liverpool dominait l'Europe dans les 70s, moi qui suit trop jeune pour avoir suivi cette période, j'aimerai tellement une razzia de trophées de Liverpool pour la prochaine décennie.

Ooooh je glousserai de plaisir.
Ce qui joue "contre" Keegan, c'est qu'ils ont continué à gagner sans lui : C1 l'année d'après son départ puis deux titres de champion un an après le sacre de Nottingham.
Pire pour Keegan, Dalglish a fait mieux que lui. Bien mieux d'ailleurs.
Donc cette place me semble juste.
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leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Note : 2
Lors d'un voyage scolaire à Londres en 1983, je m'étais acheté un fanion de Liverpool car c'était le club N°1 en Europe, une aura pas possible. Le merchandising était tellement pauvre en France que là tu en prenais pleins les yeux..

Aston Villa était un nom qui en imposait aussi à l'époque, avec un superbe maillot que j'adorais.

Keegan a soigné sa sortie avant de rejoindre Hambourg et le club a eu la chance de rebondir et de quelle manière avec un joueur du calibre de Dalglish.

On peut mesurer la différence avec le départ de Suarez et le trou béant qu'il laisse derrière lui sans un remplaçant digne de ce nom.
Note : 1
et donc pas de Molby dans le top 50 de liverpool ...

bien bien ...
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:32  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour une fois, j'ai pas grand chose à redire sur votre top 10, excepté que j'aurais sans doute inversé Keegan et Souness et certainement inclus John Barnes dans les 10.
Si le podium Gerrard-Dalglish-Rush (dans quel ordre pour les deux premiers ?) est peu contestable, vos arguments sur la fidélité envers le club étant pertinents, je pense néanmoins que Keegan méritait le top 5. D'une, c'était un joueur magnifique, et de deux, on parle quand même de LA star du Liverpool des 70's, le "clutch player" des finales européennes !
Après je dis peut-être ça à cause de mon ressenti personnel : bien que n'étant pas fan de foot british, Keegan fait partie des quelques joueurs anglais que j'admire (avec Waddle, McManaman, Hoddle, Platt ou Barnes) et dont j'aime le style de jeu et la classe, balle au pied...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  14:53  //  Aficionado de l'Argentine
Je précise que n'étant pas spécialiste des Reds, mon avis ne vaut pas grand chose...^^
1 réponse à ce commentaire.
Ah Souness, alias Champagne Charlie, mon préféré à Liverpool !

Le méchant de l'équipe, tout en étant le plus cool avec ses cheveux permanentés et sa belle moustache de Magnum. C'était un Paul Scholes en version Disco, haha ...
Confiant, sûr de sa force quitte à être arrogant (et en jouer), détestant la défaite, la bataille du milieu de terrain était déjà gagnée grâce à lui. Un taulier, bagarreur, dur sur l'homme, mais toujours avec un sourire en coin et un maillot manche courte, qu'il pleuve, qu'il neige, il avait le sang chaud. Mais balle au pied, il avait un toucher de balle de velours, intérieur ou extérieur du pied, il te déposait la balle où il voulait. Et sa frappe de balle, oh la la ...

Souness dans ses "œuvres"



La qualité des buts (du gauche, du droit)



Les superbes passes (inter' ou exter')



Liverpool a mis 2 ans avant de regagner des titres après son départ en 1984 tellement il pesait dans le jeu de l'équipe. Ils ont plus ou moins trouvé son équivalent en 1985 en la personne de Steve McMahon, absent de ce classement bien évidemment.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Content de voir Phil Neal dans le top 5. Une juste récompense pour celui qui incarne le mieux (avec l'inoxydable Callaghan) les vertus profondes du peuple scouser : l'humilité, la fidélité et le sens du devoir.

Et le fantastique Ray Clemence ! Mon gardien britannique préféré (avec Banks et Jennings).
Je reste persuadé que s'il avait gardé les buts de l'Angleterre lors du fameux match de qualif pour la WC 74, les anglais passaient haut la main (la Pologne de Gorski, alors en pleine éclosion, était encore bien trop tendre).

Au final, cette foutue alternance avec Shilton les aura fragilisé tous les deux.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  15:53  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
C'est vrai que les Anglais avaient bien pilonné les buts polonais mais justement, j'ai l'impression qu'ils ont davantage été pénalisés par l'inefficacité de leurs attaquants et le match de malade du gardien Tomaszewski que par la prestation de Shilton.
Après, même si en 73, la Pologne était moins en point que l'équipe qui allait atteindre les demi-finales du Mondial 74, elle comptait quand même de sacrés joueurs : Lato, Gadocha, Reyna, les jeunes Zmuda et Szarmach, Lubanski qui déclarera malheureusement forfait pour la CDM...

Sinon concernant les Anglais, je ne me suis jamais vraiment expliqué ce paradoxe : d'un côté, des clubs anglais qui dominent les Coupes d'Europe à cette époque (C1 à partir de 77, C2 et C3 au début des 70's), de l'autre les Three Lions qui accumulent les contre-performances sur la même période (non-qualification aux CDM 74 et 78, Mondial 82 très moyen, absence à l'Euro 76...).
Je serais curieux d'avoir l'avis des spécialistes du foot anglais sur cette question.
Petit extrait de mon livre sur la Pologne 1972-82 (une de mes sélections préférées)

Jeux Olympiques de Munich 1972. Les cinq anneaux sont de retour en
Allemagne et tout le monde veut oublier l'image de l'édition de Berlin en 1936. Malheureusement, le drame de la prise d'otages d'athlètes israéliens détruit la fête.
Dans cette horreur, une équipe de football naît grâce à des noms qui vont marquer le football.
Le tournoi olympique tourne au festival polonais. Sept matchs, six
victoires, un nul et la breloque en or avec une attaque de fou furieux qui tourne à trois buts par match.
Les principaux coupables? Kazimierz Deyna et Robert Gadocha qui
enquillent respectivement neuf et six pions. Ce duo est accompagné de Wlodzimierz Lubanski, en sélection depuis ses 16 ans.
L'Europe est prévenue et l'Angleterre subit la loi des joueurs de l'Est en se faisant éliminer lors des qualifications du Mondial 1974.
La Pologne débarque en Allemagne avec les crocs, malgré la triste
absence de Lubanski. Heureusement pour compenser, un joueur est en
pleine bourre, Grzegorz Lato.
D'entrée les Blancs et Rouges frappent un grand coup en battant
l'Argentine (3-2) avec un doublé de Lato et un caramel d'Andrzej
Szarmach. Puis c'est le feu d'artifice contre Haïti (7-0) avant d'éliminer les Italiens (2-1). Un premier tour en fanfare qui positionne les hommes de Kazimierz Górski en tant qu'outsider.
Dans la seconde phase de groupe, la Pologne ne baisse pas de rythme.
Deux victoires contre la Suède (1-0) et la Yougoslavie (2-1) avant de retrouver la RFA pour disputer le fameux sésame. Un match synonyme de demi-finale, où l'ogre allemand fait office de favori.
Un rôle qui convient parfaitement au sélectionneur polonais : « Le côté mission impossible de la tâche devant laquelle nous nous trouvons sera encore notre meilleur atout. Après cinq matchs dont aucun n'a été facile si l'on excepte Haïti, l'équipe n'a plus la même fraîcheur, la même spontanéité qu'au début de la compétition. Si mes joueurs avaient dû aujourd'hui encore, comme devant la
Yougoslavie assumer le rôle de favori, j'aurais craint qu'ils ne soient handicapés par une sorte de peur de décevoir. Car, plus on avance dans l'épreuve, plus le poids des responsabilités se fait lourd sur leurs épaules, compte tenu des résultats qu'ils obtiennent. La hantise de mal faire ou d'être inférieurs à leur
réputation disparaît du fait que personne n'imagine que l'Allemagne, chez elle, ne puisse pas ne pas se qualifier pour la finale. Les rôles sont inversés, ce sont les Allemands qui vont devoir supporter toutes les responsabilités et les Polonais qui
du même coup vont pouvoir se lancer dans l'aventure, l'esprit tout à fait libre. Ce qui ne veut pas dire que nous n'aurons pas d'ambitions! Si j'ai dit que la quatrième place qui nous est désormais promise dans la pire des hypothèses dépassait nos prévisions les plus optimistes, je considère que ce serait encore
mieux de terminer premier ou deuxième ».
À Francfort, la pluie s'est invitée à la fête et la pelouse est gorgée d'eau. Balais, rouleaux, brouettes ; tout est bon pour combattre le déluge et maintenir le match. Le terrain s'apparente à un véritable bourbier mais le soleil revient, et le match peut alors débuter.
Nullement impressionnés, les Polonais font leur match en première
mi-temps, et butent sur un grand Sepp Maier. Très grand même, grâce à de nombreux arrêts décisifs.
Puis le ciel s'assombrit, la RFA reprend le contrôle des débats en
deuxième mi-temps et obtient rapidement un penalty (50e). Uli Hoeness s’élance et voit son tir repoussé par un Jan Tomaszewski qui devient le premier gardien de l’histoire à stopper deux penaltys dans une Coupe du monde (le premier fut écarté contre la Suède).
Mais Gerd Müller se mue en bourreau de la nation (1-0, 76e) et après une dernière parade réflexe de Maier, les grandes ambitions prennent fin.
Malgré la déception, la Reprezentacja Polski décroche la troisième
place en battant le Brésil (1-0). La délivrance vient une fois de plus de Lato, suite à un raid de cinquante mètres : le numéro 16 en profite pour conforter son statut de meilleur buteur de la compétition (7 buts).
Le défenseur Wladyslaw Zmuda est élu meilleur jeune, et pour
couronner cette belle année 1974, Deyna, diminué pendant le Mondial, termine sur le podium du Ballon d’Or derrière Cruyff et Beckenbauer.

Place maintenant au doublé olympique, promis à la Pologne.
Tout se passe bien à Montréal jusqu'à la finale. Une fois de plus de la faute aux allemands. De l'Est cette fois-ci, avec une défaite 3-1. Szarmach termine meilleur buteur (6 buts) mais la médaille d'argent est considérée comme un revers. Le deuxième couac de l'année après la non-qualification pour l'Euro 1976.
La sélection se reprend immédiatement et s'envole pour la Coupe du
monde 1978, avec Lubanski dans les valises. Ce Mondial s'avère être le premier pour le tout jeune Zbigniew Boniek. Et le petit nouveau n'est déjà pas loin d'être le plus talentueux.
Finalement, après un 1er tour sérieux (deux victoires contre la Tunisie et le Mexique après un nul contre la RFA), l'aventure s'arrête.
Dans la poule de la mort, la défaite contre l'Argentine (0-2) laisse des regrets avec notamment un penalty raté par Deyna. Idem face au Brésil (1-3), à cause d’une grande passivité défensive et un incroyable manque de réalisme.
En maillot rouge ou en tunique blanche, en soirée ou sous le soleil, les hommes de Jacek Gmoch n'y arrivent pas face aux deux favoris. Un nouvel échec suivi d'un plus important.

En octobre 1979, la Pologne rate l'Euro 1980 au profit des Pays-Bas.
Satanés Bataves qui privent la bande à Boniek d'un championnat
d'Europe pour la seconde fois après l'édition de 1976.
Si les Polonais n'ont pas la fibre amoureuse avec le continent, ils ne se ratent jamais pour aller aux Coupes du monde : l'Aigle Blanc est bien rendez-vous d'España 1982 pour finir la trilogie.
Après deux tristes 0-0 face à l'Italie et le Cameroun, la Pologne atomise le Pérou en vingt grosses minutes. Une victoire 5-1 avec cinq buteurs différents : Wlodzimierz Smolarek (55e), Lato (58e), Boniek (61e), Andrzej Buncol (68e) et Wlodzimierz Ciolek (76e) régalent, et voilà les Blancs et Rouges au second tour.
Contre la Belgique, Boniek claque un triplé (3-0). Derrière, c'est
l'explication avec l'URSS sur fond de Solidarnosc qui se termine sur un bon vieux 0-0 afin d'obtenir le billet pour le dernier carré.
Mais pour cette demi-finale face à l'Italie, les Polonais doivent faire sans Boniek suspendu pour un carton jaune stupide.
Sans leur meilleur adversaire et avec un Paolo Rossi ressuscité, la Squadra Azzurra l'emporte (2-0).
Comme en 1974, la Pologne arrache le "bronze" grâce à un succès face à la France (3-2), avec ce bon vieux Zbigniew en titulaire.
Cette troisième place est le dernier grand coup de cette sélection.
Szarmach et Lato prennent leur retraite internationale, et l'attaque perd de sa superbe.
Le Mondial 1986 est tristounet avec un seul but inscrit avant de se terminer sur une correction face au Brésil en huitième de finale (4-0).

Reste les souvenirs et ils sont nombreux.
La classe de Deyna, le talent de Boniek, la longévité de Zmuda, les buts de Lato, les arrêts de Tomaszewski, les éclairs de Gadocha, la solidité d'Antoni Szymanowski, la technique de Zygmunt Maszczyk, l'intelligence d'Henryk Kasperczak, le pied gauche de Smolarek et bien sûr la moustache de Szarmach.
Des joueurs passionnants dont on adore prononcer les blazes,
beaucoup moins les écrire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ah oui, le formidable vivier polonais était en pleine éclosion, fort de son titre de champion olympique, mais leur système était - de l'avis de Gorski même - encore au stade du bricolage.
Ils se font d'ailleurs sévèrement malmener par les modestes gallois durant les qualifs.

Lors de ce fameux match-couperet contre les Three Lions, tu as raison, les anglais gâchent un nombre incroyable d'occasions (ajoutée à la formidable prestation de Tomaszewski, que Clough avait publiquement traité de clown dans les médias...).

Ce match, s'ils le rejouent 20 fois, les anglais le gagnent 19 fois. La grosse erreur de Ramsay, c'est la titularisation de Norman Hunter à la place de McFarland, qui restait sur un titre de champion avec Derby County. La faute incombe en partie au grand Bobby Moore, qui aurait dû s'éclipser bien avant pour laisser le temps à Emlyn Hugues de rôder sa complicité avec McFarland, voire Hunter ou surtout Tommy Smith (qui ne compte qu'une sélection !).

Et puis cette bourde de Shilton sur le but de Domarski...

https://m.youtube.com/watch?v=TAl3ICUVpXw

Je sais que c'est un vilain procès à posteriori, mais pour moi Clemence la sortait tous les jours cette frapasse. Enfin, ça reste un fait de jeu, et cette défaite est, comme tu le dis, surtout imputable aux attaquants anglais et au fantastique match de Tomaszewski.

Quand à ce fameux trou noir du foot anglais de sélection, je suis comme toi, j'ai grand peine à me l'expliquer, considérant le vivier incroyable dont ils disposaient à l'époque (Pool, Forest, Villa, Leeds...).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'était en réponse à AlainProviste.

Franz,

merci pour l'extrait ! Cette Pologne, et particulièrement le segment 72-74, envoyait clairement du rêve.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:17  //  Aficionado de l'Argentine
Merci à vous deux pour cet éclairage !
Dans un reportage, Brian Clough expliquait que les footballeurs anglais des années 70/80 étaient plutôt concentrés au football de club et que finalement cet incroyable vivier de talents à cette époque a paradoxalement porté préjudice à l'équipe nationale car il n'y avait pas d'unité, pas de cohésion de jeu, trop de rivalité entre les joueurs. Par exemple, le capitanat d'Emlyn Hugues de 1974 à 1980 a été très compliqué à cause de ses convictions royalistes, à une époque où les footballeurs étaient plus proches du labour party (travailliste). Le capitanat reviendra un coup à Kevin Keegan, un coup à Gerry Francis (QPR), un coup à Mick Channon (Southampton)... bref le bordel. Mais ça se stabilisera vers 1980 entre Keegan et Mick Mills (Ipswich Town).
Et les relations entre Don Revie, nouveau sélectionneur, avec les joueurs, la fédération et la presse étaient extrêmement tendus entre 74 et 77, un mix de mauvais chois de joueurs, d'entrainements à base de séances de billards et de golf d'intérieur démobiliseront l'équipe. Il se tirera une balle dans le pied suite à l'annonce qu'il deviendra sélectionneur des Émirats arabes unis, vendant l'exclusivité au Daily Mail et démissionnant dans la foulée, l'été 77, alors que la qualif' pour le mondial n'est pas terminé. Il sera accusé de discréditer le sport et sera banni pour une période de dix ans dans un procès à charge organisé par la fédération. En appel, devant la haute cour, le bannissement sera levé mais le juge le condamne tout de même à payer les deux tiers du coût de la procédure. Il ne s'en remettra jamais, professionnellement, financièrement, mentalement et physiquement. Malade et en fauteuil roulant à partir de 1986, il mourra de la maladie de Charcot en 1989 à 61 ans.

Pour revenir à l'équipe d'Angleterre, la tactique en 4-1-3-2 d'Alf Ramsey (et non pas 4-4-2 comme les journalistes sportifs français nous bassinent à longueur de temps) était dépassée en 1973. Les équipes jouaient déjà en 4-4-2 ou en 4-3-3. Même si la qualif' s'est jouée à rien pour les anglais, ils se sont faits bouger comme jamais en Pologne à l'aller, ils ont même dû descendre Lubanski (et bousiller sa carrière au passage, il n'aura plus jamais le même niveau après cette blessure) pour que le score ne soit pas plus lourd.

En qualif' de l'euro 76, ils tombent dans la poule de la Tchécoslovaquie qui comme par hasard réalise le plus grand exploit footballistique de son histoire. En qualif' du mondial 78, ils tombent dans le groupe de l'Italie, équipe rajeunie avec une base Juventus/Torino, ces 2 équipes pratiquant la tactique dite Zona Mista et archi favorite à la victoire finale. Chacun gagnera à domicile 2-0 et la qualif' sera en faveur de l'Italie grâce à une meilleure différence de but, qui l'eût cru ?

Par la suite, ça ira mieux, ils se qualifieront pour toutes les compétitions internationales, excepté l'Euro 84 où elle cède cette fois la 1ère place à la "Danish Dynamite" et cette défaite à Wembley 1-0 en Septembre 1983 (pénalty de Simonsen).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Merci pour tes lumières Zizou !

Par contre... oh allez, je fais le tatillon ! ton "par hasard" concernant l'équipe de Tchécoslovaquie me gratte un peu le larynx ; c'est sûr que le titre de 76 est leur grand fait de gloire et la séquence 76-80 reste leur apogée, mais bon sang ! la période 60/62, le règne de Masopust, la 3ème place à l'Euro, sortie par l'impeccable Yachine, et leur parcours - certes un peu veinard mais profondément cohérent jusqu'en finale de mondial chilien, imposent le plus grand des respects.
Sans parler de la fameuse "Bataille de Bordeaux" contre le Brésil où Plánička et Nejedlý sortiront sur blessure (dernier match pour le chat de Prague - j'ai toujours eu un peu de mal à avaler cette pilule tant ce gardien, formé à l'école du Slavia Prague du génial Madden, était un formidable révolutionnaire du poste.

Bref, je chipote mais c'est juste pour dire que le titre de champion d'Europe 76 est loin d'être un hasard.

C'est le fruit tardif d'un mérite légitime.
Ah, je savais que j'aurais dû mettre ce comme par hasard entre guillemets, haha ...

Je connais mon historique des pays de l'Est, tonton Alegria. D'ailleurs, dans cette équipe de 1976, il y avait de beaux noms coté slave: Anton Ondrus (un des meilleurs libéros de l'époque), Panenka évidemment, Ivo Viktor qui jouait au Dukla de Masopust, Karol Dobias (demi-finaliste de la C1 68-69 avec le Spartak Trnva) et l'ailier droit buteur Zdenek Nehoda (futur grenoblois).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
J'en doute pas mon Zizou, au contraire je te remercie de ta désinvolture, tu m'as donné l'occasion de recauser d'une de mes nations de foot préférée.

Grande nation Tchécoslovaque, digne héritière du Danube.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les amis,
Ça tombe bien cette brillante discussion entre deux éminents spécialistes du football de l'Est.
Comme ce n'est peut-être pas demain que nous aurons un "Ils ont marqué le foot de l'Europe centrale et orientale", quels sont vos Tops (nombre à votre convenance):
Hongrois, Tchècoslovaque, Polonais, Yougoslave, Soviétique, Autrichien, Suisse ?
Petit extrait de mon livre sur ce fameux Angleterre/Pologne de 1973
"Champions du monde à domicile en 1966, les Anglais entament les
qualifications du Mondial germanique avec le couteau aux dents. De fait, les Trois Lions restent sur deux défaites marquantes face aux Allemands de l'Ouest.
En quart de finale 1970 tout d'abord, quand la RFA les avait sortis (3-2, après prolongations), ce qui avait provoqué la retraite internationale de Bobby Charlton.
Puis au printemps 1972 ensuite, lors de l'aller-retour qualificatif pour atteindre les demi-finales de l'Euro avec une défaite (1-3) à Wembley qui plomba les ambitions britanniques.
Un échec, encore dans toutes les têtes, qui met énormément de
pression sur la sélection pour la Coupe du monde 1974.
Les Anglais
tombent dans un groupe casse-gueule avec le voisin gallois et
l'épouvantail polonais. Une victoire à Cardiff, un nul à Wembley et les voilà en tête.
Puis les Gallois tapent une Pologne (2-0) qui profite ensuite de ces deux matchs à domicile pour engranger les points.
Reste un Angleterre/Pologne décisif à disputer.
Le 17 octobre 1973, le public se présente au stade pour une victoire obligatoire, synonyme de qualification. La légende Bobby Moore est mise sur le banc par Alf Ramsey après une bourde en Pologne, et le choix fait énormément parler au pays.
Les Britanniques attaquent le match tambour-battant. Après une
minute de jeu, Jan Tomaszewski se blesse à la main suite à un contact avec Allan Clarke. Le match vient à peine de débuter que le portier polonais est déjà sous les feux des projecteurs. Et il le sera pendant 90 minutes. Car la première mi-temps se résume à une attaque-défense, avec des centres et du combat en pagaille. Tomaszewski compile les parades de grande classe et les sorties kamikazes. La mi-temps arrive et la Pologne peut déjà remercier comme jamais son gardien.
Le début de la seconde période repart sur un rythme tout aussi effréné quand, à la 55e minute, Grzegorz Lato récupère le ballon au cinquante mètres pour une accélération supersonique avant de transmettre à Jan Domarski qui trompe un Peter Shilton pas fameux (0-1). Les Blancs et Rouges tiennent leur hold-up et Wembley est K.O.
Pourtant la réaction des hôtes ne se fait pas attendre avec, dans la foulée, un but de Mick Channon, que l'arbitre refuse pour un contrôle de la main. À défaut d'être réalistes, les Anglais sont en mode ''lâche-rien'' et obtiennent un penalty cinq minutes plus tard : Clarke réussit l'impossible, à savoir tromper Tomaszewski (1-1, 63e). On repart pour un tour, et Wembley pousse comme à ses plus belles heures.
Juste avant le coup de sifflet final, Kevin Hector, à peine rentré en jeu, place une tête qui est repoussée sur la ligne. Puis rebelote sur une frappe de Colin Bell : c'est la fin et pour la première fois de son histoire, l'Angleterre échoue lors de qualifications pour une Coupe du monde.
Les statistiques sont cruelles pour les Trois Lions avec 36 tirs contre seulement 2 pour les hommes de Kazimierz Górski.
Le lendemain, la presse anglaise rend un vibrant hommage à un
Tomaszewski que Brian Clough qualifiait de « clown avec des gants ». Bobby Moore et Alf Ramsey quittent la sélection quelques semaines plus tard.
Une page se tourne et il faudra attendre une petite dizaine d'années pour revoir les Britanniques au plus haut niveau.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Superbe résumé.

Je t'ai dit l'autre jour que je n'aimais pas ta vision du foot, bah mec, permets-moi de te présenter mes excuses. C'est vraiment chouette ce que t'écris.

Disons que parfois, je te souhaiterais un peu plus pédagogue, même si je comprends parfaitement ton irritation face à certains révisionnistes du foot.
12 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:42  //  Aficionado de l'Argentine
Petite remarque sur la forme : c'est un peu dommage de publier le même jour le classement de 4 à 7 et le papier sur Ian Rush 3e. Un peu comme pour le top OM avec les trois articles sur Papin, Waddle et Andersson sortis en même temps... Du coup, on se disperse un peu trop sur les coms, je trouve.
Je préférais le fonctionnement des tops nationaux et continentaux.
Si les prochains tops seront présentés de la même manière, j'y participerai pas (sauf s'il y a vraiment un joueur qui me plait et que je peux faire connaitre 2-3 choses aux membres de So Foot).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Imaginons un Top Real, où le même jour on se débarasserait de Gento, Puskas, Raul, Casillas et Zidane par exemple.

On pourrait se méprendre, et on jaserait (Audiard) !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Je rejoins le club des relous : on ne bazarde pas les idoles comme ça au rabais. On n'est pas sur So Souk !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:19  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
"sauf s'il y a vraiment un joueur qui me plait"
Autant dire que t'y participeras quand même quoi...^^ Je dis ça car j'ai eu un peu la même réaction mais sur ce genre d'articles "historiques", c'est plus fort que moi, je me sens obligé de mettre mon grain de sel (un peu moins pour ce top Liverpool car je ne m'estime pas forcément à la hauteur sur le foot anglais) !
Je t'avoue que c'est toujours tentant, mais comme le dit O Alegria, on ne bazarde pas les idoles au rabais !

Donc, je boycotte !
5 réponses à ce commentaire.
Pas d'Aldrige,de Jan Molby donc...en meme temps quand tu mes des itandje et Leiva aem...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Pas de Lawler, de Byrne, de Case, Mc Dermott, Lawrenson, Mc Mahon, Nicol ou Whelan.

Franchement, si ces mecs-là n'ont pas écrit l'histoire de Liverpool, l'Histoire est un manuscrit écrit sur du vent.
1 réponse à ce commentaire.
ajaxforever Niveau : DHR
Ou est Stéphane "MR. Cool" Henchoz???