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LES 50 JOUEURS QUI ONT ÉCRIT L’HISTOIRE DE LIVERPOOL

Du recordman parfait au beautiful loser, Liverpool a surtout flashé sur ses joueurs quand ceux-ci montraient un profond respect pour le Liver bird. Pour le cas Fernando Torres, la déception n'en fut que plus grande lorsque El Niño est parti à Chelsea.

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#29: Fernando Torres

Une tête blonde virevoltant sur le front de l’attaque, élevé au grain par les passes délicieuses de Tonton Stevie, Nando Torres n’a pas mis longtemps pour se faire adopter par Anfield. Après son éclosion à l’Atlético de Madrid, l’Espagnol a trouvé en Angleterre le club qui lui fallait pour confirmer son énorme potentiel. Chose qu’il ne tarde pas à faire, puisqu’il inscrit 33 buts en 46 matchs dès sa première saison. Liverpool profite de son « baby-face killer » , considéré comme le troisième meilleur joueur du monde en 2008, pour apporter de la variété à son jeu : ultra-efficace en contre par ses appels en profondeur, précieux sur les attaques placées grâce à son sang-froid dans la surface. L’histoire de Torres à Liverpool est sûrement la plus passionnelle de cette période où la langue de Cervantès était courante sur les bords de la Mersey, mais n’en fut pas moins tortueuse sur la fin. Annoncé avec insistance chez les clubs rivaux, son départ en janvier 2011 à Chelsea contre 58,5 millions d’euros sera vécu comme une vraie trahison par les supporters. Car El Niño a pris les Reds par la main, avant de les lâcher au beau milieu du chemin.

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#28: Elisha Scott

À peu de choses près, il aurait pu être une légende d’Everton, là où son défenseur de frère l’avait recommandé. Mais jugé trop jeune par les Toffees, c’est chez les Reds que le gardien nord-irlandais signe en 1912, à l’âge de 17 ans. Un club dont il ne repartira que 24 ans plus tard. Un siècle après son passage, Elisha Scott y détient toujours le record de longévité. Exilé au Belfast United pendant la Grande Guerre, il reprend ensuite le contrôle des bois des Scousers et tient un rôle principal dans l’équipe double championne d’Angleterre 1922 et 1923. « Il a l’œil d’un aigle, l’agilité d’une panthère lorsqu'il bondit sur une frappe et la prise d’un étau lorsqu'il se saisit du ballon » , écrivait-on à son propos dans la presse. Sa popularité est telle dans les travées d’Anfield, qu’après une partie phénoménale contre Blackburn, un spectateur surgit sur le terrain pour l’embrasser. Au fil des saisons, il perd progressivement sa place de titulaire. Le 21 février 1934, « Lisha » dispute à quarante berges son 467e et dernier match sous les couleurs de Liverpool. Pour ses adieux, il grimpe en tribune présidentielle pour adresser un discours à faire chialer les fans les plus endurcis.

#27: Jerzy Dudek

Andriy Shevchenko n’en dort toujours pas la nuit. Comment ? Comment le gardien polonais a-t-il pu claquer ces deux parades à bout portant face à l’un des attaquants les plus prolifiques que le sport roi ait jamais porté ? « Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait » , dira plus tard Dudek à propos de ce double arrêt aussi décisif que monstrueux, effectué à la 118e minute d’une finale de Ligue des champions. Personne ne le sait, Jerzy, tant ces sauvetages défient les lois de la rationalité. Débarqué à Liverpool durant l’été 2001, Jerzy se pose rapidement dans la lignée des portiers spectaculaires à laquelle Liverpool s’est habitué, quelque part entre Ray Clemence, Bruce Grobbelaar et David « Calamity » James. Héros injustement oublié par beaucoup lors du miracle d’Istanbul, Jerzy Dudek s’impose néanmoins comme l’élément sans qui rien n’aurait été possible. Au même rang que Steven Gerrard, oui.

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#26: David Fairclough

Anfield, mercredi 16 mars 1977, 21h09. 84e minute de jeu. David Fairclough grille la défense stéphanoise d’un appel tranchant. Un astucieux contrôle de la tête, une légère temporisation, un plat du pied. En trois caresses du cuir, l’attaquant anglais fait chavirer un Kop bouillant comme rarement. De fait, le rouquin, entré dix minutes auparavant, vient de marquer le pion qui qualifie les siens pour les demi-finales de la Coupe des clubs champions. Un mois plus tard, Liverpool pose son Liver bird sur le toit de l’Europe pour la première fois de son histoire. Trois autres couronnements suivront lors des sept éditions suivantes. Malgré un statut de super sub et pas même 100 rencontres disputées avec la tunique rouge, personne n’a oublié le nom ni la dégaine de David Fairclough. Encore moins son importance dans l’histoire du club. Qu’en serait-il du palmarès des Reds sans ce premier triomphe européen, qui a véritablement lancé la machine à gagner jusqu’au milieu des années 80 ?

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#25: Gordon Hodgson

358 matchs, 233 buts. La description de Gordon Hodgson pourrait s’arrêter là tant le gaillard a marqué l’histoire des Reds grâce à ses statistiques affolantes. À l’époque, il était qui plus est en pleine rivalité avec Dixie Dean, le buteur d’Everton qui accumula de son côté 383 caramels pour les Toffees. Repéré en 1924 alors qu’il effectuait (avec le gardien de but Arthur Riley) une sorte de tournée avec une équipe sud-africaine qui regroupait quelques meilleurs joueurs du pays, Hogdson ne tarde pas à convaincre les recruteurs du LFC... qui ne le regretteront jamais. Ce fan de cricket détient toujours le record du club de hat trick inscrits : 17. Sa popularité fut tellement forte auprès des supporters qu’une biscuiterie de la ville décida de renommer un de ses produits en son honneur. Le buteur tentera bien de se lancer dans une carrière d’entraîneur – qu’on lui assurait prometteuse –, mais le cancer l’emportera à 47 ans alors qu’il s’occupait de Port Vale, en D3.

#24: Sami Hyypiä

En Finlande, ce n’est pas comme en Suède : on ne déconne pas avec les meubles. Pas de kit, pas de carton contreplaqué, pas de vis en rab... Juste un petit passage par l’entrepôt néerlandais de Willem II pour les finitions, mais tout est prêt à l’emploi lors de la livraison. Et quand Gérard Houllier a reçu son « Big Finn » en 1999, il n’a plus eu qu’à le poser avec satisfaction au centre de sa défense, à côté de la commode Stéphane Henchoz. Avec le temps, on l’a même mis au milieu de salon entre 2001 et 2003, orné d’un petit brassard pour bien montrer son important. Ligue des champions, Coupe de l’UEFA, Supercoupe d'Europe, deux Coupes d’Angleterre et deux Coupes de la Ligue : ce ne sont pas les trophées qui manquent à cette armoire d’1,93 m pour 88 kg. Et puis Sami Hyypiä est fait d’un bois si robuste qu’il a eu le temps de voir changer la déco autour de lui avant de monter, au bout de dix longues et bonnes années de service, dans un camion de déménagement en 2009 en direction de Leverkusen, où il sera ensuite recyclé en un coach tout aussi prometteur.

#23: John Toshack

Mais que serait Batman sans Robin ? Bah, toujours le meilleur des super-héros. L’inverse, en revanche, mérite réflexion tant Batman Toshack et Robin Keegan formaient un duo de feu, à la grande époque des Reds. D’un côté, le grand gaillard gallois, de l’autre, la fougue de l’Anglais de poche ; ensemble, ils épouvantent les défenses de la perfide Albion et du Vieux Continent. Débarqué à Anfield en 1970 (un an avant le double-K), « Toch  » marque de la tête dans le derby du Merseyside dès son premier match. Sa complémentarité avec Keegan est telle que le « Toshack to Keegan, one-nil ! » , raisonne comme un classique de David Coleman, la voix de la BBC. Et puis, il y a cette frappe croisée qui fait taire le Camp Nou, face au Barça de Cruyff, en Coupe UEFA 1976. À l’origine du but ? Un une-deux Keegan-Toshack, évidemment.

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#22: Luis Suárez

Il a tiré les cheveux de Rafael, offert son majeur à Craven Cottage, insulté Évra de « negrito » , et la liste pourrait s’allonger encore et encore... Mais quelle vista ! Quel buteur ! Quel crac ! Celui que Sir Alex Ferguson voyait comme « un aimant à polémiques » est simplement un enfant sauvage. Un félin depuis ses débuts à Montevideo. « Tu peux lui donner la meilleure nourriture, les meilleurs soins, mais un jour, le tigre va ouvrir la porte et te bouffer, expliquait son ancien coach, Alejandro Garay, dans le So Foot #113. Pourquoi ? Parce que c’est un tigre putain ! » En tout, 69 coups de griffe en 110 matchs sous la tunique rouge, avec un penchant particulier pour déplumer les Canaries de Norwich City. « His name is Suárez and he wears the famous red / I just can't get enough, I just can't get enough ! »

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#21: Phil Thompson

Lorsqu’il remplace John Toshack à huit minutes du terme d’un match contre Manchester United en 1972, Phil Thompson réalise son rêve de gosse : jouer pour Liverpool. Car le Phil est un Scouser, un vrai. Né à Kirby, dans la banlieue de Liverpool, il suit déjà les exploits des Reds comme supporter depuis le Kop. Passé pro en 1972, Thompson s’impose alors dans le 11 de base de Bill Shankly qui gagne le premier titre européen du LFC en 1976 contre Bruges. S’il inscrit une première C1 à son palmarès en 1978, c’est trois ans plus tard que le Phil écrira ses plus belles lettres de noblesse en soulevant ce même trophée en tant que capitaine. Tout un symbole pour ce gosse de la Mersey, 24 ans avant Steven Gerrard. Après sa retraite, et une pige à Sheffield Utd, Tommo épaulera successivement Dalglish, Souness et Houllier sur le banc des Reds. Un parcours rappelant celui de Ronnie Moran, l’autre Mr Liverpool.

#20: John Barnes

La mode des minishorts de la fin des années 80 était immonde, mais elle a au moins eu le mérite de mettre en valeur le jeu de jambes de John Barnes. Comme en ce jour de 1987, quelques semaines après son arrivée, où l’Anglo-Jamaïcain va slalomer toute la défense de QPR et glisser astucieusement le ballon sous un gardien encore inerte. C’est cela le style Barnes : des qualités athlétiques impressionnantes, un temps d’avance sur tout le monde, un sens de la passe aiguisé pour ses complices John Aldridge et Peter Beardsley. L’international anglais est un des artisans du titre de 1987 et de la série de 29 matchs sans défaites. Aux bananes lancées depuis les tribunes de Goodison Park, il répond en devenant en 1988 le premier joueur noir à être désigné joueur de l’année de Premier League. À l’instar de Bastian Schweinsteiger, Barnes va reculer au fil des années et des blessures pour devenir un excellent milieu relayeur. Numéro 10 sur le dos, il reprendra le brassard de Ian Rush en 1996 et chaperonnera les jeunes pousses qu’étaient Robbie Fowler, Jamie Redknapp ou Steve McManaman. S’imposer en patron après avoir porté des culottes aussi courtes, ce n’est pas donné à tout le monde.

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#19: Roger Hunt

À en croire une certaine tranche de supporters des Reds, il s’agit là du joueur le plus important des 125 années du Liverpool Football Club. Pour partager cet avis, il faut être un sexagénaire confirmé, avoir connu l’écurie en seconde division et posséder un certain goût prononcé pour les pions enquillés par douzaines. Pionnier parmi les pionniers de la montée en grade du club au début des années soixante et fidèle machine à buts, Roger Hunt servit l’équipe de Bill Shankly onze saisons durant, trouant les filets à 245 reprises en un peu plus de 400 parties. C’est avec lui comme fer de lance offensif que la cité portuaire devint à nouveau une place forte du football britannique après plusieurs décennies de marasme. Pour son jubilé, pas moins de 56 000 Scousers se massèrent dans les gradins d’Anfield, sans compter les autres milliers coincés aux portes de l’enceinte. Idole absolue dans la ville du nord-ouest de l’Angleterre, Hunt reste également une légende dans toute la perfide Albion. Auteur de trois buts en six rencontres lors du Mondial 66, il participa activement à l’unique sacre d’une sélection britannique sur la scène mondiale. Un sacré chasseur de titres, ce Roger.

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#18: Alex Raisbeck

Les dirigeants de Liverpool ont été jusqu’à débourser la somme de quatre pounds par semaine en plus de lui offrir un job de superviseur des factures du club. C’est dire la valeur du type. Si plus personne en ce bas monde n’osera affirmer qu’il l’a vu jouer de ses propres yeux, tous les historiens du LFC s’accordent à dire qu’Alex Raisbeck a été la première superstar des Reds. Élégant avec sa chevelure blonde et sa moustache bien taillée, le look du défenseur n’aurait certainement pas laissé Adidas et Nike indifférents... s’il était né 100 ans plus tard. Arrivé à maturation la fin du XIXe siècle, il n’a besoin que de deux mois pour convaincre Liverpool de le déloger de Stoke City. Petit, mais avec un timing parfait, l’Écossais est une véritable dynamo qui plaît au public pour son allégeance au club. Lors de sa première saison, il refuse ainsi une sélection nationale pour mieux se concentrer sur les deux objectifs des Scousers : la League et la Cup. Indéboulonnable dans la première équipe de l'histoire de Liverpool à remporter le championnat anglais en 1901, il arrêtera son compteur Reds huit ans plus tard sur 341.

#17: Xabi Alonso

Rafa Benítez avait prévenu ses Reds. En vain, le maestro espagnol a épaté la galerie dès son arrivée sur les bords de la Mersey. « Quand je pense à Xabi, mes souvenirs remontent au premier entraînement auquel il a participé à Melwood, en août 2004. Et, à chaque fois, le même mot me revient en tête : Waouh ! » , confiait il y a quelques semaines Jamie Carragher, à l’annonce de la retraite du gentleman. Xabi Alonso, c’est la classe incarnée sur et en dehors du terrain. Un milieu à tout (bien) faire, entre distribution du jeu soyeuse et transversales téléguidées de 50 mètres ; entre coups francs dans la lucarne et but du milieu de terrain. Gerrard, Xabi Alonso, Mascherano, trois rouages destinés à former la mécanique parfaite. Et puis, ce but, à l’arrachée, face à Dida, un soir de miracle d’Istanbul, dans la cisaille de Nesta...

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#16: Bruce Grobbelaar

« Je suis arrivé dans ce pays avec dix livres dans ma poche et après que les Lords en ont terminé avec moi, il me restait une livre. Mais quelle vie j’ai eu avec neuf livres ! » Avant de se faire dépouiller les poches par le Sun, pour une histoire opaque de matchs arrangés, Bruce Grobbelaar s’est épanoui en Angleterre en gardant les cages de Liverpool FC pendant treize saisons. Entre 1981 et 1994, le Zimbabwéen remporte notamment six titres de champion. Grobbelaar, c’est d’abord un style excentrique, qu’il pousse au paroxysme le soir où la Coupe des clubs champions se dispute pour la première fois aux tirs au but. Liverpool–Roma, 3-2 pour les Reds quand Francesco Graziani, champion du monde avec l’Italie en 82, s’avance vers le point de penalty. C’est alors que le portier de LFC déambule sur sa ligne avec des spaghettis à la place des jambes. Graziani tire au-dessus, et Liverpool remporte la séance... sans le moindre arrêt de Grobbelaar. Bruce tout puissant.

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#15: Billy Liddell

Comment ça, du hard discount ? On parle là d’un garçon à l’influence et la popularité telles qu’on a un temps surnommé le club « Liddellpool F.C. » lorsqu'il le fréquentait. C'est-à-dire 534 matchs entre 1938 et 1960. Ça pose le personnage. L’Écossais était de toutes les expéditions : les fructueuses, lors du titre de 1947 ou la finale de la FA Cup 1950 disputée pour la première fois à Wembley, comme les plus abyssales, avec cette relégation en seconde division en 1954. Lors de cet épisode, il est un des rares joueurs majeurs de l’effectif à ne pas quitter le navire, à mettre son talent et son charisme au service d’un club en pleine tempête, n’hésitant pas à tenir la barre en bon capitaine. Ailier virevoltant capable d’éclairs de génie, « King Billy of Anfield » a inscrit lors des six saisons en D2 119 de ses 228 buts. À domicile, on entendait même le Kop souffler à ses coéquipiers : « Donne-la à Billy ! » Malgré ses efforts, il n’arrivera pas à faire remonter les Reds dans l’élite, mais jouera sa dernière saison sous les ordres d’un certain Bill Shankly. Et si les sixties ont pu être si glorieuses, c’est aussi grâce au fait que Billy Liddell s'était décarcassé pour maintenir Liverpool à flot.

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