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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de la Juventus

De Platini à Gentile en passant par Trezeguet, la Juventus aura vu défiler des champions en tout genre : des esthètes, des leaders nés, des buteurs compulsifs, des porteurs d'eau et même quelques salopards, qui ne rechignent pas à faire le sale boulot. Autant d'hommes qui ont écrit l'histoire de la Vieille Dame, si belle et si terrible à la fois.

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#6: Dino Zoff

Plus qu’une légende, Dino Zoff est un monument. Une icône définitivement canonisée à la suite de sa victoire à la Coupe du monde 1982 avec la Nazionale, à 40 ans passés. Néanmoins, le portier était déjà entré depuis bien des années dans l’histoire du football italien. Avant même d’arriver à la Juventus, il a remporté l’Euro 1968 et a dix ans de professionnalisme derrière lui. En 1972, les Bianconeri accueillent donc dans leurs rangs un gardien de 30 ans qui mesure parfaitement l’exigence et la pression que requiert le très haut niveau. Zoff frôle ainsi le sublime avec la Vieille Dame dès sa première saison dans le Piémont : en 1973, la Juve remporte le scudetto et échoue en finale de Ligue des champions face à l’Ajax. Suivront cinq autres titres de champion d’Italie et une Coupe UEFA, où Zoff continue de faire parler son style, qui lie sobriété et efficacité. Quasi exempt de fautes de main, doté d’un sens du placement inné, il préfère, si possible, bloquer les ballons plutôt que les détourner, favorisant ainsi une approche méthodique et rationnelle plutôt que spectaculaire.


Leader silencieux et phénomène à sang-froid, il s’attache à conserver une aura de mystère et de retenue qui ne le quittera pas de toute sa carrière : « Je donnais cette impression-là, d'être froid et détaché. Mais derrière tout cela, il y avait beaucoup de modestie. J’étais très pudique et par conséquent assez peu médiatique. » Cette discrétion ne l'empêche pas d'être très prolixe dès qu’il s’agit de parler tactique avec ses équipiers et avec son entraîneur, Giovanni Trapattoni, qui relate que Zoff « est l’un des joueurs les plus sérieux qu’il ait jamais connus. » « Il avait une confiance absolue dans la maxime : "Le travail produit des résultats." Sur ses camarades, son ascendance était très forte. Avant chaque match, il prenait part à l’analyse technico-tactique des forces et faiblesses des adversaires. » Sans surprise, Zoff s’offrira une reconversion plutôt réussie comme entraîneur à la Juve, puis à la Lazio, et atteindra même la finale de l’Euro 2000 lorsqu'il prend brièvement la tête de la Nazionale. Même si, ce soir-là, le grand Dino verra Francesco Toldo s’incliner devant une frappe météoritique de David Trezeguet. AC

#5: Gaetano Scirea

Le 3 septembre 1989, Sandro Ciotti, le présentateur de la Domenica Sportiva, prend le micro en plein direct. Avec son inimitable voix grave, et des trémolos dans la gorge, il annonce l'impensable : « J'interromps le programme pour une raison véritablement terrible : Gaetano Scirea est mort. Il est mort dans un accident de la route. » Un accident survenu sur une route de Pologne, alors que Scirea, devenu entraîneur adjoint de la Juve depuis un an, était venu superviser le prochain adversaire de la Vieille Dame en Coupe UEFA. La nouvelle provoque un incroyable émoi dans toute l'Italie, et pas seulement chez les supporters de la Juve. Car Scirea était l'un de ces joueurs, rares, que les tifosi des équipes adverses respectaient. Défenseur de la Juve des années 70-80, il a probablement composé, aux côtés de Gentile et Cabrini, la meilleure ligne défensive de l'histoire du foot italien. Ces trois-là étaient le bon, la brute et le truand. Scirea était le bon. 552 matchs disputés avec la Juventus, aucun carton rouge. Aucun mot de travers.


À la Juve, il a lié une relation très forte avec son gardien, Dino Zoff. Ensemble, ils soulèvent la Coupe du monde en Espagne, en 1982. Et pendant que toute l'équipe fait la fête pendant toute la nuit, eux deux célèbrent la victoire à leur manière. « Nous avons passé la nuit dans notre chambre. Un dîner frugal, une bouteille de vin, le silence. Un choix qui nous ressemblait » , raconta Zoff. Scirea était comme ça. Simple dans la vie, juste sur le terrain. Avec la Juventus, il a tout gagné. Sept titres de champion, deux Coupe d'Italie, et le trio magique C1, C2, C3. Seize années de dévotion à la cause turinoise (merci à Luciano Moggi de l'avoir repéré à l'Atalanta), et un rôle de libéro profondément révolutionné. Peut-être parce que, petit, il rêvait de porter le 10 de Gianni Rivera, et qu'il a souhaité, à sa manière, apporter de la technique, de la grâce et de l'élégance à un poste qui, jusqu'alors, était plutôt réservé aux joueurs rugueux et rentre-dedans. EM

Vidéo

#4: Gianluigi Buffon

De Giampiero Boniperti à Antonio Conte en passant par Didier Deschamps, tous les grands champions qui ont fait l’histoire de la Juventus ont dû se résoudre à accepter le passage du temps. Tous, sauf Gigi. En 2001, la Juve déboursait 53 millions d’euros – c’est encore aujourd'hui le transfert le plus onéreux de l’histoire pour un gardien – pour acquérir l’un des, si ce n’est le meilleur portier du monde. À l’époque, Buffon est déjà titulaire dans les bois de la Nazionale, le gardien du temple de la Juve et l’homme des parades impossibles. Comme lorsqu'il détourne cette tête piquée de Pippo Inzaghi en finale de C1, qui se voyait pourtant déjà célébrer son but comme un dératé.

Vidéo

C’était il y a quatorze ans. Entre-temps, la Serie A a perdu des champions de la trempe de Vieri, Chevtchenko, Trezeguet, Rui Costa, Paolo Maldini, Javier Zanetti, Nesta et tant d’autres. Même Alessandro Del Piero a, depuis, raccroché les crampons. Pourtant, pour Gigi, rien n’a changé. Il continue de fraterniser sur le pré avec les attaquants dont il vient de sortir les frappes, en leur tapotant amicalement le cuir chevelu. De rester classe, avec les tifosi, les journalistes et les adversaires, dans la victoire comme dans la défaite. De garder les bois de la Squadra Azzurra, avec laquelle il devrait disputer le Mondial 2018. Mais surtout ceux de la Vieille Dame, qu’il a suivie dans les bas fonds de la Serie B, avant de retrouver avec elle les sommets du football transalpin. Si bien qu’avec la Juve, Gigi n’a plus qu’un seul Everest à conquérir : la Ligue des champions. Un trophée qu’il pourra ajouter à son palmarès, si la Vieille Dame l’emporte face au Real Madrid le 3 juin prochain. Donnant ainsi encore un peu plus d’épaisseur à sa légende. AC


Note : 2
Numéros 6-5-4 : n'en jetez plus.

Si Michel-Ange revenait parmi nous, c'est à se demander si il n'inclurait pas le portrait de ces trois-là sur le plafond de la Chapelle Sixtine.
Ravière Pastauré Niveau : Ligue 2
Note : 3
Scirea, c'est quand même la grande classe.

Et en plus, il fait partie de cette malédiction qui aime s'abattre sur Turin : Superga, Meroni, Ferrini, Heysel, Fortunato et lui...
+ la tentative de suicide de Pessotto, les 6 finales perdues de C1 (bientôt 7?), Le scandale de 2006, le dopage, etc...

+ la vie et mort de Pavese + la folie de Nietzsche.

Turin c'est spécial!
Ce dimanche-là, je regardais "la domenica sportiva" à la RAI et soudain, interruption des résumés du jour et la nouvelle qui glace tous les amoureux du calcio:
https://www.youtube.com/watch?v=bSgC9u-7mag
2 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Ah, Gaetano Scirea ...

Il mettait quand même des taquets, mais c'est sûr qu'au niveau engagement physique, il était bien entouré. Par contre, si Gentile à droite était bien la brute (bien qu'il ne soit jamais fait expulser de sa carrière), je dirais que le truand à gauche était plutôt Sergio Brio, le gaillard de 1m92 venant des Pouilles (sans oublier Tardelli au milieu). Cabrini était le séducteur de la bande (et Dino Zoff était le maitre zen, son successeur Tacconi c'était Capitaine Fracasse). Les mecs se connaissaient tellement bien qu'ils se couvraient, coulissaient, permutaient en fonction de la situation, il y avait une telle intelligence collective que ça relevait de l'art à ce niveau-là.

Scirea c'est simple. En plus d'être champion du monde, il a gagné:
7 Serie A: 1974–75, 1976–77, 1977–78, 1980–81, 1981–82, 1983–84, 1985–86
2 Coppa Italia: 1978–79, 1982–83
1 Coupe UEFA (C3): 1976–77
1 Coupe des Vainqueurs de Coupe (C2): 1983–84
1 Coupe d'Europe des Clubs Champions (C1): 1984–85
1 Supercoupe d'Europe: 1984
1 Coupe Intercontinentale: 1985
Exactement, il a gagné tous les trophées qui puissent exister en club. Seuls 6 joueurs ont réaliser cet exploit dont 4 viennent de cette génération de la Juve.

Scirea, c'était le meneur d'hommes à la force tranquille, tu le regardais dans les yeux et tu savais qu'il n'avait pas peur d'aller au duel parce qu'il était blindé mentalement. Il était rapide, balle au pied comme dans le replacement défensif, il était presque jamais débordé. Très doué techniquement, il défendait toujours debout et il lisait le jeu plus vite que les autres grâce à son habilité tactique, c'était le 2e meneur de jeu de l'équipe. Et en plus d'être élégant balle au pied il était réputé pour être un gentleman des terrains, un état d'esprit très fair-play, d'ailleurs il n'a jamais été expulsé de sa carrière.

Et bien évidemment en bon libéro, dès qu'une occasion de monter aux avant-postes se présentait, il n'hésitait pas à tirer:

mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah merci !
J'ai eu peur que tu fasses le pont jour férié :)

Oui Zoff, Maitre zen, :
" Je ne me sens pas un monument. Parce qu'un monument c'est la cible préférée des pigeons "
Note : 2
ZizouG faire pont ? Jamais ! Il était encore là à 04h00 du mat (en compagnie, comme par hasard, d'Alain Proviste) et il est déjà là à enquiller les vidéos à 10h30 du mat' !
Un sens du collectif aussi profond que celui de la Juve de cette époque.

Et puisqu'on est à fond sur le regretté Gaetano, une petite citation sympa de Mme Scirea : « Mon mari avait une qualité pouvant être un défaut gros comme une maison, la modestie. Il disait souvent que je lui parlais comme un directeur sportif. Combien de fois Gaetano est rentré avec trois ou quatre heures de retard à la maison après avoir mangé avec des inconnus. Il me disait alors « Mais, Mariella, ces gens ont fait plusieurs centaines de kilomètres pour venir me voir, j’ai pensé que je ne pouvais pas refuser ». Voilà qui était Gaetano Scirea dans la vie ».
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
C'est moins Zen que sergio Leone, cette citation.

J'ai toujours pensé à Buster Keaton en le voyant, et là, juste à l'instant, je viens de faire une recherche pour voir si quelqu'un avait eu la même sensation, la réponse est oui : un journaliste du Guardian :

"Even so, his legendary dourness sometimes seems as though it must be an elaborate joke. Maybe, underneath it all, he is the Buster Keaton of the game. "
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
je pense qu'ils dorment avec leur ordinateur !
@Freddy

J'aurais aimé avoir ta réponse concernant ton désaccord sur la lecture de la carrière et de la philosophie de Didier Deschamps !

@Ibn Khaldoun

Hier, quand certains parlaient d'Arrigo Sacchi, quelqu'un (toi ?) l'avait comparé à Hitchcock.
J'avais pensé à ce moment à Sergio Leone qui était réputé (tout du moins, c'est ce que j'avais vu dans les bonus de la version DVD de Once Upon A Time In America que j'avais empruntée à la bibliothèque il y a maintenant quelques années) pour connaître ses films, au moindre plan et dans sa tête, avant même d'être sur le plateau ou devant des story board.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Algiers,

C'est le Deschamps sélectionneur que je n'aime pas:

- son expression verbale
- sa langue de bois
- l'humiliation faite à Ben Arfa lors de Angleterre-France
- la gestion de Benzema (non pas que je sois un de ses défenseurs: il a fait deux grosses conneries: jouer l'intermédiaire et faire sa déclaration absurde),
- ou plutôt son manque de courage pour expliquer son éviction: Pourquoi ne pas dire: "il m'a traité indirectement de raciste", s'il veut revenir (puisque, paraît-il sélectionnable), qu'il présente ses excuses.
- et surtout, le jeu de l'équipe: on s'emmerde depuis tellemment de temps qu'il serait tentant mais trop facile de le surnommer "Didier Déchiant".

Je ne regarde plus les matchs amicaux autrement qu'en pointillé, et n'ai eprouvé aucune peine après la finale perdue de l'Euro.
Comme beaucoup de gens, je souhaite l'arrivée de Zidane à la tête de l'EDF en 2018, mais je ne sais pas si ça se fera.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
@ Algiers : super film, "Once upon a time in america". Peut-être son meilleur. Je savais qu'il était très pointilleux, mais pas à ce point.

Pas vu les bonus du DVD ;)
"Habileté tactique" et "ont réalisé", navré pour les fautes ... 2 minutes pour corriger nos messages, c'est vraiment trop peu, 5 minutes ce serait mieux.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Voilà, c'est ça de faire des pavés ...
"Exactement, il a gagné tous les trophées qui puissent exister en club. Seuls 6 joueurs ont réaliser cet exploit dont 4 viennent de cette génération de la Juve."

Voila qui corrobore ce que j'affirmais, il y a quelques jours.

Cette Juve des années 70-80 est une des plus grosses équipes de l'histoire du foot. Si ce n'est la plus grande.

Ce n'est écrit dans aucun bouquin et sur aucun article mais bon, voila.

Le mérite de cette équipe est immense pour une autre raison. A l'époque, le calcio était dans le trou. En Europe, les équipes italiennes frôlaient le ridicule. Seule la Juve rivalisait. Elle atteint un dernier carré en 71, 73, 75, 77, 78, 80.

Et elle gagne le Mundial 82, déclic (avec l'ouverture des frontières à un ou deux joueurs étrangers) au renouvellement du foot italien.
Trois joueurs étrangers maximum par équipe. D'où l'obligation de céder Brady pour pouvoir accueillir boniek.
Et Quid du Barca de 2009 à 2012 ossature de l'Equipe d'Espagne qui exerça un dikatt sur le monde du football européen et mondial , dont une saison où celui-ci remporte tous les compétitions auxquelles le club participait?
On pourrait dire la même chose du Bayern des 70's mère nourricière de la RFA sur la même période.

Autre bémol : remporter tous les titres existant dans le football est à double lecture : certaines compétitions (C2 et C3) ne pouvant être jouées que parce qu'on n'a pas été champion l'année précédente dont moins performant qu'une (ou d'autres) équipe (s).
Ce commentaire a été modifié.
Oui, sauf que quand la saison suivante où tu loupes le titre, tu te retrouvais en C2/C3 et tu rencontres des équipes qui jouent le titre dans leur championnats domestiques, le niveau qualitatif était toujours là.

Surtout qu'à cette époque, les équipes issues d'Ecosse, de Belgique, de Suède, d'Autriche, d'Allemagne de l'Est ou de n'importe quel patelin des pays de l'Est étaient bien relous à faire bouger, certaines de ces "petites équipes" allaient même jusqu'au bout comme l'Aberdeen d'Alex Ferguson, les soviets-géorgiens du Dinamo Tbilisi ou l'IFK Göteborg de Sven-Goran Eriksson en 1982 (en tapant Hambourg, futur vainqueur de la C1 la saison suivante contre la Juventus). Les 3 coupes d'Europe étaient archi relevés contrairement à aujourd'hui où les meilleurs joueurs de la planète se concentrent dans une dizaine de clubs riches, dont 4
au-dessus de la mêlée: Real Madrid/Barça/Bayern/Juventus.
@zizou merci de rappeler cette belle époque! d'ailleurs dans son épopée de 85 bordeaux a bien galéré contre tbilissi avec ce fameux voyage en georgie bien rocambolesque! chalana qui met le dernier peno
Zizou apparemment tu as mal compris mon propos , ceux qui suivent le footbvall depuis plus de 30 ans savent que les vainqueurs de C3 notamment pouvaient parfois être plus forts que les vainqueurs de C1. Cependant l'argument de dire qu'un club qui a remporté sur une période donnée les 3 coupes d'Europe a marqué son époque voire que son le cycle est le plus marquant de l Histoire du football est une lecture parmi d'autres ni incontestable, ni fausse d'ailleurs. Le Real de la fin des années 50 et début des années 60 ne pouvait par définition détenir toutes les Coupes d'Europe puisqu'elle remportait systématiquement la plus prestigieuse d'entre elles.
D'ailleurs mes 2 exemples ne sont pas fortuits : l'un précède chronologiquement le cycle de la Juve tandis que l'autre est très récent, donc ni passéisme ni prime à la modernité dans mes propos.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:52  //  Aficionado de l'Argentine
@sainté, c'était pas plutôt contre Dniepropetrovsk ce match de Bordeaux gagné aux tab, avec le fameux péno du droit de Chalana (pourtant gaucher) ?
Peut-être que les Girondins avaient aussi affronté le Dinamo Tbilissi ces années-là mais si on parle du quart de finale de C1 85, je suis sûr que c'était contre le Dnipro. ;)
17 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah le Mundial 82 ! Quelle compétition !

Son merveilleux logo en clémentine souriante, on a jamais fait mieux depuis.

Baresi ( un ptit milanais ) Scirea, Tardelli et Rossi

Quand je pense que certains se sont éveillés au foot avec la Coupe du Monde 98 ....
Ce commentaire a été modifié.
U'Marranzanu Niveau : CFA
Que dire de ceux qui ont fait de même avec l'édition 2002 ?



Note : 1
2002...ah parce que certains osent l'avouer ?
J'admire ce courage.
Ce commentaire a été modifié.
mara donna des frissons Niveau : CFA
2002 c'est surtout l'horaire des matchs qui était plombant !
S'enthousiasmer à 9h du mat c'est chaud.

Et 2002 c'était aussi la plus belle feinte de Ronaldo.
Tout le monde lui parlait de sa blessure et de sa forme, alors il s'est fait une coiffure totale improbable et plus personne ne lui a parlé d'autre chose.
U'Marranzanu Niveau : CFA
En réalité il n'y a jamais eu de Coupe du Monde cette année-là. C'est un complot byronmorenilluminati.

"The first rule of WC 2002 is : you do not talk about WC 2002.
The second rule of WC 2002 is : you DO NOT talk about WC 2002."
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Les amis,
Ça fait quand même plus "chic" d'être véritablement entré dans la carrière avec le Mexique 70: le problème, c'est qu'il ne peut plus rien avoir d'approchant par la suite (82, 2002, 2006, peut-être).
En fait CDM 66, mais trop moche et scandaleuse, et 62, trop peu d'images et en différé.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 2
Je suis un peu gêné par la suite de vos commentaires.

Je comprends votre enthousiasme, en grande partie parce que je suis un inénarrable nostalgique.
Je sais également, grâce à quelques visionnages postérieurs des matchs de l'époque, que ces Coupe du Monde étaient vraiment qualitatives et réjouissantes.
Enfin, je vois bien qu'il y a un peu d'humour dans vos propos (pas toujours cependant), ce qui atténue pas mal la vérité que je vais énoncer :

Finalement, il n'y a rien de bien précieux à avoir découvert la Coupe du Monde et le football en telle ou telle année.
C'est hiérarchiser l'émerveillement enfantin et le limiter avec vos yeux d'adultes.
Si personne ne peut décemment dire que la Coupe du Monde 2002 était meilleure que celle de 1982 (à part peut-être un sénégalais), je peux vous dire que l'imagination d'un enfant a pu rendre la Coupe du Monde asiatique bien plus belle que ce que vos yeux blasés ont pu voir.

Avoir découvert le foot en 1982, 1998, 2002 ou 2010, c'est différent que quand on grandit et qu'on donne du "chic", pour reprendre l'expression de Freddy, au savoir et à la découverte.

Les enfants sont bien au dessus de ça.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Oui, surtout qu'à cet âge là c'est irrationnel.
Je me souviens d'ici un gus qui avait osé faire une critique tactique d'un match qu'il avait vu à même pas 10 ans :)
Surtout je me souviens que merde c'était super long un match et parfois chiant.
J'ai pas de souvenir de ce France Allemagne, si ça se trouve je m'étais barré à la mi temps jouer aux Legos !
CdM 94, première vraiment suivi en live, avec les madeleines qui faussent sans doute le jugement, mais je la trouve très classe:

Le Nigéria de Yekini/Amokachi, La Roumanie de Hagi, la Bulgarie de Stoichkov, les YEUX de Maradona après sa praline contre les Grecs, la Suède de Brolin/Dahlin/Andersson, Italie-Nigéria, Baggio, Preud'Homme, Roger Milla, Salenko, Brésil-Pays-Bas, la frappe de Branco, Romario/Bebeto, Leonardo suspendu, le but du saoudien sur 50m, etc...
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Mara,
C'est pas faux !
mara donna des frissons Niveau : CFA
Et puis le principal, c'était des competitions en one shot, pas de replay, pas de you tube, ça reste plus facilement en mémoire et en mémoire déformée aussi :)
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
@Moi jeu
Si tu passes à la maison je te donnerai 10 cassettes VHS
d'enregistrement de cette World Cup 94.
Restera plus qu'à t'acheter un magnétoscope chez l'Antiquaire, le mien est au Musée.
Ce commentaire a été modifié.
fairplay is the game Niveau : DHR
@Algiers, je m'appretais à rédiger un petit pavé et j'ai vu ton message.
Pour moi, avec les yeux de gamin de l'époque, la coupe du monde 2002 fut la plus belle.
Le parcours du Sénégal, fierté de tout un continent, le Brésil avec son attaque (Ronaldo-Rivaldo-Ronaldinho, tous ballon d'or ), la coupe de R9 pour la finale, le gardien turc avec sa dégaine qui me faisait flipper à mort (véridique)
Ajouté à ça , le match que tu suis à 6 h avant d'aller à l'école, trop de souvenirs.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  02:30  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
C'est vrai qu'à l'époque, on qualifiait souvent de "footix" les gens ayant découvert le foot lors du Mondial 98 mais c'est à replacer dans le contexte. Aujourd'hui, les années ont passé et on a même des sofootiens qui ne sont nés que dans les 90's (oui, on prend un coup de vieux en réalisant ça ^^) : du coup, pour tous ceux-là, il n'y a aucune honte à avoir commencé à suivre le foot avec la CDM 98 puisque ça correspond à leur enfance et donc à l'âge où on a tous commencé à suivre ce sport.

Les footix, ce seraient plus les gens de 35-40 ans qui se seraient passionnés pour le foot avec la CDM 98, sûrement pas ceux qui étaient gamins à cette époque (et donc n'y peuvent rien, on choisit pas son âge). Et quand bien même, chacun se passionne pour quelque chose de la façon qu'il souhaite, tant qu'on ne se fait pas passer pour ce qu'on n'est pas : là-dessus par contre, on est d'accord, il n'y a rien de plus insupportable que les pseudo-connaisseurs n'ayant en réalité aucune culture foot (espèce qui peut pulluler sur certains sites d'actu sportive concurrents ^^) ! Je pars toujours du principe que quand on ne sait pas, on évite de trop l'ouvrir.

Je dis tout ça car, pour parler de mon cas personnel, je pourrais par exemple être considéré comme un "basketix" : j'ai découvert le basket avec les JO 92 et la Dream Team de Jordan, Magic Jonhson, Barkley, Pippen, Stockton, etc, ainsi qu'avec les grands duels entre les Bulls et les Lakers, Suns, Jazz... Mais depuis la fin des 90's, j'ai un peu décroché et même si j'aime toujours bien ce sport, je ne suis plus que quelques matchs de NBA chaque saison, les derniers tours de play-off et finales de conf, voire le final four d'Euroligue certaines années. Tout ça pour dire que ça ne suffit pas pour que je sois légitime à parler de basket sur des forums (ou alors de manière très humble) et que je ne pourrais pas me permettre de me faire passer pour un connaisseur.

Bref, c'était surtout pour rappeler qu'il n'y avait pas de honte à ne pas tout connaître, dans ce cas il faut juste l'assumer et surtout ne pas se la jouer spécialiste ! Exemple typique : il y a quelques semaines, je me suis pris la tête avec un abruti inculte et même pas conscient de l'être, sur un site que je ne nommerai pas. C'était un débat à la con Real vs Barça (le pire aimant à neuneus quoi ^^) et là, le mec sort pour rabaisser le Barça : lol le Barça c'est trop des branques xptdr, ils ont gagné leur première LDC contre la "terrifiante Sampdoria" (ce sont ses mots, j'invente rien) mdr kikoolol ! Ouais c'est sûr, la Samp' du début des 90's, c'était trois fois rien quoi : vainqueur de la C2 90, Boskov sur le banc, le duo Vialli-Mancini devant, Cerezo, Lombardo, Vierchowod, Pagliuca, Katanec... Mais non, le mec captait rien, c'est limite s'il connaissait aucun de ces noms (à part Mancini mais pour lui, c'était juste un coach) et que je lui parlais pas chinois... Que veux-tu répondre à des tocards pareils ??!

Putain je me rends compte que je me suis un peu enflammé et que j'ai encore pondu un pavé pour pas grand chose... Désolé je suis parti un peu loin là ! :D
Le problème d'avoir découvert le foot avec le Mundial 82, même si les premiers souvenirs sont toujours magnifiés, c'est que ça donne des standards assez élevés et ça rend très exigeant.
exactement pareil!! sapristi cette défense zoff cabrini scirea gentile ça fait flipper!!
Allah Votre Niveau : Loisir
Ca donne des standards assez elevés en matière de vol et d'injustice.
Quand t'as pleuré apres le mondial 82, apres, en matière de foot, plus ríen ne peut d'arriver!
@Allah Votre

Par contre, je suis très d'accord avec ce point, histoire de rebondir avec mon commentaire plus haut !
Quand je discute football avec des amis français, je remarque souvent une aversion envers les Allemands enfuie et cachée en dessous des raisonnements. Je sais d'où ça vient.
@deee

Il y aussi des centaines d'années de guerres.

Tout ce mélange joyeux entre le poids des luttes terriennes et footballistiques crée cette ratatouille de rancœur.

Du reste les français vivent très mal les défaites au moment des enjeux importants (je parle pour la France, je ne connais pas les autres peuples), il suffit de voir comment nombreux sont ceux qui atténuent l'exploit portugais de 2016 et, surtout, la victoire plutôt logique des italiens de 2006.
si si à sainté on a la saison des faux papiers^^ je plaisante (un peu)
Tout à fait d'accord, j'ai été écoeuré de voir comment les Portugais étaient considérés par certains journalistes
21 réponses à ce commentaire.
Merci pour ce post et pour les vidéos, je me suis régalé.

Pour Brio, ils l'ont mis plus haut dans le top, aux alentours de la 30,40e place.

Super joueur mais clairement moins marquant que Gentile et, bien sur, Scirea (je me demande si ce dernier n'est pas le deuxième meilleur libéro de l'histoire derrière Beckenbauer?)
C'est vrai que Scirea derrière Beckenbauer c'est réaliste.

Mais n'oublions pas qu'au poste de libéro, il y a eu des grands noms comme Franco Baresi, Matthias Sammer, Klaus Augenthaler, Yuriy Nykyforov, Velibor Vasovic, Laurent Blanc, Ronald Koeman ou Daniel Passarella, eux c'était l'école offensive.

L'école plus classique, c'était les Miodrag Belodedici, Gica Popescu, Fernando Hierro, Ruud Krol, Marius Trésor, Willi Schulz, Bobby Moore, Elias Figueroa, Héctor Chumpitaz, Beppe Bergomi, Saul Malatrasi, Sandro Salvadore, Armando Picchi, Mourtaz Khourtsilava, Albert Chesternev, le grec Traianos Dellas à l'Euro 2004.

Sans oublier les précurseurs à ce poste dans les années 50 comme le roumain Alexandru Apolzan, l'italien Ivano Blason, le français Robert Jonquet, le tchécoslovaque Ján Popluhár et surtout le brésilien Domingos da Guia dès les années 30/40.
Aujourd'hui, ce qui ressemble le plus au libéro sont Leonardo Bonucci, David Luiz, Daniele De Rossi et le gardien-libéro Manuel Neuer.
Note : 2
@ZizouGabor

Tu nous sors Dellas de ta poche avec une telle aisance, je suis impressionné.
@algiers

Ca devait être un pari, pour un grec-frites ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:40  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Superbe liste, Zizou !
J'en rajoute quelques-uns, dont certains n'ont pas forcément jouer libéro dans toutes leurs équipes (je dis ça surtout pour les joueurs récents, le poste de pur libéro n'existant plus vraiment) mais avaient quand même les qualités et le positionnement propre à ce poste :
Roberto Perfumo, Roberto Ayala, Alessandro Nesta, Maxime Bossis, Gheorghe Popescu, Hugo De Leon, Dario Pereyra, Olaf Thon (en fin de carrière à Schalke), Mustapha Zitouni, Nourredine Naybet, Nestor Fabbri, Danny Blind, Rafael Marquez
4 réponses à ce commentaire.
N'étant pas de la génération Platini je ne m'attendais pas à le voir si haut. Surtout devant Buffon qui pour moi symbolise l'amour du club, du maillot et l'image de la Juv depuis des dizaines d'années.
el.maestro Niveau : CFA
Il n'y a joue que 5 saisons certes, mais suffisamment pour marquer indéfiniment le club. Nombre de turinois de cette époque considèrent Platini comme le meilleur footballeur à avoir porté ce maillot, et comme un des plus grands dans ce club, si ce n'est le plus grand.
C'est simple, il était le meilleur joueur du meilleur club européen, et un des deux ou trois meilleurs clubs du monde.
Bref certes il ne symbolise pas la fidélité au maillot comme Scirea ou Buffon, mais ne pas le voir premier ou deuxième serait étonnant à mon sens.
Il me semble qu'il a été élu joueur du XXème siècle de la Juve par les supporters de la Juve pour te donner un ordre d'idée.
Et il a participé très activement à la première C1 du club (même si la finale a eu lieu dans des circonstances très particulières).
Et il a obtenu ses 3 ballons d'or en tant que joueur de la Juve qui plus est.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Tout ça grâçe à la présence de Maradonna et Zico dans le Calcio, c'est cette concurrence qui l'a obligé à être le meilleur :)
Les 3 dans le même championnat, c'est quand même un sacré luxe !
à l'époque aussi socrates à la fio!! on parle du foot italien du milieu des 90's au mi temps des 2000 mais le début des années 80 avec un championnat à 16 équipes juste très grand luxe
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Note : 1
Et Falcao à la Roma ? Probablement le meilleur joueur évoluant en Europe en 1983.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  04:05  //  Aficionado de l'Argentine
Tout à fait aerton !
D'ailleurs, avec les règles actuelles, au moins quatre Ballons d'Or auraient changé de main dans les années 80 : Zico 81, Falcao 83, Maradona 86 et 87. Et il y aurait eu match pour le BO 80 entre Rummenigge, Maradona et Zico (difficile de trancher entre les trois cette année-là)...

En parlant de Ballon d'Or et pour revenir au sujet de l'article, même si Paolo Rossi est loin de l'avoir volé, je trouve que Gaetano Scirea aurait fait un BO 82 très légitime (tout comme Bruno Conti).
Note : 1
@Ikkaku

Je pense qu'il ne faut jamais négliger le poids des pionniers et de
ceux qui rétablissent un passé glorieux dans le cœur des supporteurs (ça se voit aussi en politique, souvent pour le pire, évitons le sujet pour aujourd'hui).

Je pense - que les plus anciens rétablissent la vérité si je me trompe - que Platini représente l'avènement international de la Juventus.
La Juventus était bien entendu une place forte du football italien avant l'arrivée du stratège nancéien, mais Platini fut celui qui donna une stature mondiale au club en termes de titres (Coupe des Champions, Intercontinentale et Ballon d'Or).

Il était bien entendu entouré de champions du Monde, des grands joueurs et de personnalités mythiques, mais la providence l'avait élu comme chef de file et Dieu sait qu'on n'oublie jamais le chef de file, surtout quand il est politique comme Platini (la suite de sa carrière mettra largement ce point en exergue).

En ce sens, son passage à la Juventus a donné une dignité unique au peuple juventino, une dignité supérieure qu'il n'avait jamais vécue et qui n'a pas disparue depuis.
Il a mis la Juventus à la hauteur de ses aspirations et de celles de ceux qui la suivait.

En ce sens, et je paraphraserai les supporteurs marseillais pour l'occasion, Platini sera symboliquement à jamais le premier et ça pèse sacrément dans la balance.
@Ikkaku (suite)

J'ajouterai, en prolongement de mon commentaire que, plus que sa longévité, je ne serais pas étonné d'apprendre que les supporteurs juventini adulent Buffon pour ce que j'ai appelé son "oeuvre dans le rétablissement d'un passé glorieux" dans mon premier commentaire.

Tous ceux qui sont restés en Série B et qui sont ensuite allés jusqu'en finale de Coupe d'Europe doivent avoir cette place, que finalement peu de joueurs ont dans une vie, dans l'imaginaire des fans de la Juventus.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Voilà tu me fais penser à Deschamps là.
Je l'aurais mis devant Zidane justement pour son côté pionnier de l'époque, ou plutôt revival de la Juve.
Quand il arrive, sauf erreur, la Juve est plus championne depuis 8 ans , 9 ans ? , et il enchaîne alors les titres et trois finales de Ligue des Champions, il a été un des poumons du nouveau coeur de la Juve :)
Et puis surtout l entraîneur de cette équipe de grognards en série B !
11 réponses à ce commentaire.
Les 3 dans le même championnat, c'est quand même un sacré luxe !
Les polémiques pour le classement d'un top ce n'est pas demain la veille...Zoff et Scirea, pour moi c'est du top 3. Zoff>Buffon. Il n'est pas une légende, il est un mythe. Un des archétypes sur lequels est construite notre vision du foot. En plus du palmarès, la longévité ou le style.
Quand j'étais enfant je voulais être gardien grâce à lui. Alors oui peut être mon cœur m'emporte.
Les gens attachent trop d'importance au classement. On s'en fout que Zoff soit 6e au lieu de 3e et que Scirea soit 5e au lieu de 2e.

L'important, c'est l'hommage qui est rendu à chacun de ses joueurs immenses, qu'il est en réalité quasiment impossible de hiérarchiser
Oui tu as raison :) et puis on verra toujours briller davantage ce qui est plus proche sauf dans le cœurs des vieux enfants ;)
@galan c'est exacte le classement a peu d'importance (même si un peu quand même) ce qui est important se sont le texte qui accompagne chaque joueur mais plus important encore les com' en dessous où chacun apporte sur sa vision du foot, du joueur, du club de ses souvenirs d'enfant! on apprend on souris à certaines évocations et quel plaisir de lire ici les furieux que nous sommes!
4 réponses à ce commentaire.
J'entends bien messieurs. Mais en 5 saisons, terminer deuxième d'un classement par exemple (pure spéculation) je trouverais ça très impressionnant pour un club comme la Juv. On me dirait Paris (rien de méchant je suis parisien) je voudrais bien mais je m'attendais à trouver des mecs qui avaient plus de longévité. S'il s'agit du meilleur joueur on aurait pu mettre Ronnie à Paris en numéro 2 par exemple (à voir avec Safet).

Mais encore une fois je n'ai pas connu les années Platini donc je ne vois pas ce que ça pouvait donner. Surtout qu'à chaque reportage sur lui on nous parle du joueur en équipe de France ou à Sainté mais très peu à la Juv (exception faites de ses adieux).
Ce n'est pas lié au nombre de saisons. D'abord parce que, pour les supporters de la Juve, Platini est le plus grand joueur ayant porté le maillot de leur club.

Ensuite parce que Platini met fin à sa carrière à la Juventus, quand il décide de quitter le club en 1987. Il ne vas pas dans un autre club après. En fait, il avait déjà 27 ans quand il est arrivé dans le Piémont et physiquement, après cinq saisons, il était déjà usé meme s'il était toujours incroyable. La Juve c'est l'apogée et le crépuscule de Platini
Question de point de vue, en Italie on parle de lui surtout à la juve et on méconnais le Platini français. Il n'a pas joué longtemps mais son impact a été énorme, bien supérieur, à mon avis, de celui qu'il a eu en France. Pour cela, je crois, il a bien plus de détracteurs dans son propre pays. Ce n'était pas le joueurs plus beau à voir mais peut être le plus intelligent des tous les temps.
Après même en France je vois plus d'image de Platini à la Juve qu'a Sainté ou Nancy.
D'ailleurs à Sainté (pour moi) il ne mériterait pas d'être le meilleur de tous les temps...(A Nancy par contre...)
Après le Heysel reste aussi une image collée à sa peau (malheureusement)
@ruicosta à sainté il ne reste pas dans l’imaginaire collectif comme le plus grand loin de là! même "les vieux" qui l'ont vu joué le pensent! il prend sa dimension mondial à la juve
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  04:09  //  Aficionado de l'Argentine
@Ikkaku, pas trop d'accord : au contraire, on voit beaucoup plus d'images de Platini à la Juve qu'à Sainté ou Nancy !
D'ailleurs quand on parle de Platini, le premier club qui nous vient instantanément en tête (hormis celui des Bleus), c'est la Juve. On pense toujours d'abord à Platini sous le maillot bianconero, pas en vert...
5 réponses à ce commentaire.
lefootspectacle Niveau : District
Je viens de regarder que sur la fiche de Buffon, sur le site de l'Equipe, il est noté qu'il a gagné une "Coupe de France" en 2006 avec l'Italie
Lapsus (écrit) révélateur !
2 réponses à ce commentaire.
N'empêche cette série A des 80's-90's c'était quand même ce qui c'est fait de mieux! Même si les clubs italiens étaient souvent les bourreaux des français en coupe d'europe comment ne retenir de cette série A que des stéréotypes comme "Catenaccio, expérience et vice"
Le côté trois étrangers apportaient une telle répartition des richesses! Même les petits pouvaient avoir leur star internationale!
Zico signe à l'Udinese, Caniggia à Vérone puis Atalanta, Maradona à Naples, Rui Costa-Batistuta-Baggio à la Fio même des clubs comme Foggia pouvait avoir des Zeman, Chamot, Petrescu ou Beppe Signori...Les stars des autres pays partaient même pour des petits clubs Platt à Bari ou Sauzée à l'Atalanta...

Bref il est normal que le meilleur joueur de la Juve lors de cette période soit le meilleur joueur de l'historie de la Juve.
socrates a la fio larsen a verone
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:22  //  Aficionado de l'Argentine
Totalement d'accord !
Si on prend, club par club, les signatures de grands joueurs étrangers en Italie, sur une période allant grosso modo du début des 80's (réouverture des frontières en Serie A après l'autarcie des années 70) à 95-96 avec l'arrêt Bosman (fin de la limitation à trois joueurs étrangers), c'est encore plus impressionnant !

En vrac (plus ou moins dans l'ordre chronologique des arrivées car je connais pas non plus les dates par coeur) :

- Juve : Brady, Platini, Boniek, M. Laudrup, Rush, Rui Barros, Möller, Kohler, Julio Cesar, Platt, Deschamps, Paulo Sousa, Jugovic
- Milan : Jordan, Hateley, Van Basten, Gullit, Rijkaard, Savicevic, Boban, Papin, B. Laudrup, Desailly, Weah
- Inter : Rummenigge, Passarella, Juary, Matthaüs, Brehme, Klinsmann, Ramon Diaz, Bergkamp, Ruben Sosa, Jonk
- Roma : Falcao, Cerezo, Boniek, Aldair, Völler, Berthold, Hässler, Caniggia, Fonseca, Mihajlovic
- Napoli : Krol, Dirceu, Ramon Diaz, Bertoni, Maradona, Careca, Alemao, Ayala, Blanc, Rincon, Fonseca, Boghossian
- Fiorentina : Bertoni, Passarella, Socrates, Ramon Diaz, Dunga, Batistuta, Mazinho, Effenberg, B. Laudrup, Rui Costa
- Sampdoria : Brady, Francis, Souness, Cerezo, Briegel, Katanec, Jugovic, Platt, Gullit, Mihajlovic, Karembeu, Seedorf
- Torino : Junior, Müller, Scifo, Casagrande, Martin Vazquez, Francescoli, Abedi Pelé, Angloma, Jarni, Aguilera
- Parma : Brolin, Asprilla, Grun, Sensini, Taffarel, Fernando Couto
- Hellas Verone : Dirceu, Zmuda, Ejkaer-Larsen, Briegel, Berthold, Caniggia, Gutierrez, Stojkovic
- Lazio : M. Laudrup, Ruben Sosa, Gascoigne, Winter, Boksic
- Udinese : Zico, Edinho, Bertoni, Bierhoff
- Atalanta : Alemao, Francis, Caniggia, Sauzée, Montero
- Cagliari : Julio Cesar Uribe, Victorino, Francescoli, Fonseca, Dely Valdes
- Genoa : Ruben Paz, Aguilera, Petrescu
- Foggia : Petrescu, Shalimov, Roy, Chamot
- Pescara : Junior, Dunga, Sliskovic
- Bari : Platt, Boban, Raducioiu, Jarni
- Reggiana : Paulo Futre, Taffarel, Oliseh
- Avellino : Juary, Ramon Diaz, Batista
- Lecce : Pasculli, Mazinho
- Come : Dirceu, Borghi
- Ascoli : Dirceu, Juary
- Pise : Dunga

Comme tu dis ruicosta, même des clubs plutôt moyens ou du "subtop" italien avaient leurs stars étrangères dans ces années-là ! Et je répète que je me suis fixé 95 comme limite puisqu'ensuite ce n'est plus très significatif, les clubs pouvant aligner autant d'étrangers qu'ils le souhaitent...
Note : 1
Romario est probablement le seul très grand joueur de cette période à n'avoir pas du tout évolué en Italie; d'où peut-être parfois le manque de reconnaissance y compris sur ce site, des inconditionnels de la série A.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:38  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ce n'est pas mon cas en tout cas, mais je suis à la fois fan du Barça et de Serie A (ce qui semble peu commun visiblement) : j'ai toujours considéré Romario comme l'un des plus grands de son époque (le meilleur joueur de la première moitié des 90's avec Baggio) et l'un des plus grands finisseurs et N°9 de tous les temps !
4 réponses à ce commentaire.
Ah, Dino Zoff ...

Nous sommes quand même une génération qui avons la chance de voir évoluer l'un des plus grands gardiens de but de l'histoire de ce sport, Gianluigi Buffon. Du coup j'aimerais rendre un petit hommage à celui qui fut considéré non seulement comme le meilleur goal des années 70 mais aussi comme le plus influent gardien de but après Lev Yachine (d'ailleurs on sent cette influence dans le style de Rinat Dasaev, le meilleur goal des années 80).

Une personnalité très humble, Zoff a mis du temps avant de percer au plus haut niveau. Plus jeune il s'était fait recaler par l'Inter en raison de sa petite taille. Il mesure 1m82, ce qui aujourd'hui serait considéré comme un gardien de "petite taille".
Il commence à percer à seulement 24 ans au milieu des années 60 avec Mantova, club qui va permettre à la juve de gagner la Serie A à la dernière journée de la saison 1966-67, en gagnant 1-0 face au leader l'Inter Milan. Il signe ensuite à Naples où il finit 2e de la Serie A en 1968. Toujours en 1968, il est titulaire lors de l'Euro 1968 que l'Italie gagne face à la Yougoslavie de Dzajic. Mais durant cette période fin des années 60 début des années 70, le meilleur gardien italien est le caractériel Enrico Albertosi de Cagliari. Il est donc sur le banc pendant le mondial 1970.

Alors il va bosser ses gammes, devenir plus complet, dans le jeu au pied, dans ses sorties, se blinder mentalement face à la pression, apprendre à s'affirmer définitivement dans sa surface de réparation et être un leader de vestiaire, apprendre à penser comme un attaquant pour anticiper le geste des offensives adverses et devenir un monstre de professionnalisme. En 1972, à 30 ans, il franchit le pallier suprême en signant à la Juventus et dès 1973, il gagne la Serie A et atteint la finale de la C1, battu par l'Ajax 1-0. Et à partir de là, il va construire sa légende jusqu'en 1983, année de sa retraite sportive.
On sent le coté humble mais à la fois constant, fort et rassurant chez Buffon. Dino Zoff c'était pareil, avec 30 ans d'avance.

Allez, un florilège d'arrêt de Dino Zoff avec la Juve:









Et 2 arrêts avec la Squadra Azzura:

parade face au danois Alan Simonsen, ballon d'or 1977


C'est l'arrêt le plus important de sa carrière, tout simplement !
mara donna des frissons Niveau : CFA
«Salut les petits clous », on il y a la fin du top 50 qui se pointe, alors tu fais une pause, mi temps, réhydratation, étirements et tutti quanti et un chianti .
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Zizou,

Tu me tues !!!
Comment après ça placer son modeste savoir ?
Je ne vais pas oser intervenir dans le Top Real (logiquement à partir de Lundi).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
En d'autres termes, tu nous fous des complexes !
J'ai hâte de voir ce que tu vas nous pondre sur Di Stefano, Puskas, ou Kopa.
Je pense que j'irai un peu plus mollo sur le top Real même si je serai présent quoi qu'il arrive (O Alegria do Povo a écrit de belles choses à propos de Kopa au moment de son décès, du coup j'ai pas envie d'en rajouter une couche par respect) mais je vous prépare quelque chose à propos de Di Stéfano pour expliquer pourquoi c'est le joueur le plus complet de l'histoire du foot et ce qu'il a apporté à ce sport (et aussi plein d'archives du Real période Quinta Del Buitre et pourquoi pas du Real Yé-Yé des années 60 avec leur tactique 4-2-4).

Mais j'espère qu'en ressortant de ce top Juventus, les SoFootiens ont appris 2-3 choses à propos de ce club et des joueurs du passé, ça fait toujours du bien une piqûre de rappel.
Ce commentaire a été modifié.
mara donna des frissons Niveau : CFA
@Zizou, et @Alegria aussi , avec qui j'en ai parlé , ce soir c'est le retour de Twin Peaks.
Oui, ça n'a rien à voir.
Quoique.
Ce top de la Juve c'est l'occasion de tout plein de madeleines pour ceux qui ont vu jouer ces joueurs à une époque où... la 5 de Berlusconi diffusait les premiers épisodes de Twin Peaks.
Alors voilà, savoir que je vais revoir la femme à la buche et l'agent Dale Cooper j'espère ne pas être déçu.
Il y a quelques années j'ai assisté à un match honorifique amical pour voir Maradonna, quelle erreur , voir des anciennes stars obèses sur le terrain ne t'apporte rien, j'espère que David Lynch saura nous surprendre.
En vrai j'ai pas Canal, mais comme pour les matchs de foot je croise les doigts pour les sites de streaming.
Bises à tous les gars passionnés.
Note : 1
Comment, TOI, tu écris Maradona avec deux N ?

Avoue, tu l'as fait exprès pour nous faire tiquer.
Note : 1
C'est un hommage à son pseudo je pense
Note : 1
On en est dans ce top à la page des grands modestes, et il se rend hommage à lui-même ?
Grandiose ! ^^
mara donna des frissons Niveau : CFA
Ah démasqué !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:50  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
C'est bien Oscar (l'emblématique défenseur de Sao Paulo) qui fait la tête sur la parade miraculeuse de Zoff ?
C'est clair que cet arrêt, en plus d'être superbe, est sans doute l'un des voire le plus important de sa carrière ! Si je ne m'abuse, on jouait en plus les dernières secondes du match. Et en cas d'égalisation brésilienne, c'est la Seleçao qui se serait qualifiée pour les demies (et serait sans doute devenue championne de monde car je vois mal qui aurait pu résister à cette équipe hormis l'Italie) et donc pas de titre de champion du monde pour la Nazionale...
10 réponses à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
 //  21:32  //  Amoureux du Curaçao
Note : 3
Les amis, je viens de me taper les deux dernières fournées de vos top-commentaires, et j'ai bu ça comme une bonne Guinness au soleil. Quel entrain ! Bordel, que vous êtes réjouissants !

Grâce à vous, je me suis replongé dans l'histoire de la Vieille Dame prénommée Juventus. Sublime paradoxe.
Entre la longévité de ses cadres et les légitimes passages de flambeau.

Y'a tellement de choses à dire. Y compris dans les révolutions tactiques, les influences danubiennes, l'héritage de Billy Aitken et de Carcano, la révolution tentée par Puppo...

Ce club possède une histoire admirablement cohérente. Je me suis replongé dans le quinquennio d'oro, et il y a un motif là-dedans qui dessine toutes les lignes de la main de la Vieille Jeunesse. J'ai envie d'écrire un truc là-dessus, mais pas maintenant parce qu'il fait terriblement beau et que tout repousse en fleurs.
Ravi de te revoir !

J'en profite pour parler d'un entraineur très sous-estimé: Carlo Carcano.

Un grand monsieur du football, il commence le métier d'entraineur au milieu des années 20 à une époque charnière où la règle du hors-jeu est modifiée et 3 écoles de schéma tactique commencent à émerger: le WM de Herbert Chapman, l'école danubienne de Hugo Meisl et lui fait partie de "l'école d'Alexandrie" (issu de George Arthur Smith, entraineur-joueur anglais de 1913 à 1915 du club d'Alessandria où jouait Carcano) qui donnera le futur WW ou Metodo.

Cette école d'Alexandrie était axée sur la discipline tactique et l'organisation du jeu. Carcano était un stratège et fin psychologue, qui mettait également en œuvre un régime strict de surveillance des joueurs. Sa vision était de créer des attaques rapides tout en ayant une intensité numérique, une solidité à l'arrière par un "bloc défensif" dont la clé était le poste de centre médiane. Il donnait aussi une grande importance à la formation.

En 1929, il parvient à qualifier Alessandria pour la première Serie A de l'histoire du foot italien, passant du coup professionnel. Entre Octobre 1928 et Avril 1929, on lui confie les rênes de la Squadra Azzurra pour seulement 6 matchs mais il pose les fondations du bloc défensif et du milieu médiane que son successeur Vittorio Pozzo va conserver et perfectionner pour remporter les mondiaux 1934, 1938 et les J.0 de 1936.

En 1930, Carcano débarque à la Juventus et commence le cycle du Quinquennat d'Or, récupérant quelques joueurs d'Alessandria comme Ferrari et Bertolini, plus Vecchina . Il perfectionne le WW/Metodo en s'appuyant sur des joueurs talentueux déjà en place (Combi, Rosetta, Caligaris, Borel, Varglien) et les Oriundi de l'équipe, venant du Brésil (Sernagiotto) et surtout d'Argentine (Orsi, Cesarini, et Luis Monti, le centre-médiane et joueur clé de l'équipe). Une équipe de légende est née.

Le Quinquennio d'oro de la Juventus, 1er grand cycle de victoires d'une équipe de football italienne depuis l'institution de la Serie A, va avoir un incroyable impact social dans l'histoire de la nation italienne avant la Seconde Guerre mondiale, transformant le club bianconero au cours des années suivantes en la "fiancée d'Italie", nouveau surnom donné au club, pour ses succès toujours plus soutenus dans toute la péninsule, le club détenant depuis cette date le plus grand nombre de tifosi, une première à une époque ou les clubs n'étaient soutenus que dans leur ville respective, ou au mieux dans leur région d'origine.
Elle représentait la totalité de la population, en particulier les émigrants à Turin partis travailler dans les usines FIAT durant les années 30. Le club devient donc le club de l'Italie, du Nord au Sud, ajouté au grand nombre de joueurs juventini dans l'équipe d'Italie (et ses oriundi), décisifs lors des succès des azzurri durant l'ère Pozzo. Avec le fascisme et sa volonté de centralisation, la Juventus devient un symbole de la dualité entre la capitale et la province.

Mais l'histoire ne retient pas que Carlos Carcano va être viré du club turinois à l'automne 1934 à cause de ses penchants homosexuels, qui n'était pas toléré dans l'Italie fasciste. Il est remplacé par Carlo Bigatto qui gagne le 5e et dernier titre de cette époque dorée. Pendant des années, il va être blacklisté du foot italien, entrainant avec parcimonie des clubs comme le Genoa, San Remo, l'Inter et à nouveau Alessandria. En 1947, il fonde à San Remo avec d'anciens joueurs le tournoi de foot pour les jeunes, Torneo Internazionale Sanremo et une équipe de foot pour jeunes, ASD Carlin's Boys. Il décède en 1965 à 74 ans sans avoir la reconnaissance qu'il mérite ...

Mais heureusement, avec ZizouGabor le foot n'est jamais mort !
Ce commentaire a été modifié.
Encore une fois, j'ai écris sans me corriger ...

Avec le fascisme et sa volonté de centralisation, la Juventus devient un symbole de la NON-dualité, de la paix entre la capitale et la province. Voilà, c'est mieux !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Quel plaisir de lire ça, merci Zizou !

La généalogie de la Juve est passionnante.
Zizou
À souligner aussi que les cadres de la juventus avaient à cette époque des positions plutôt antifascistes mais qui ne furent inquiétés grâce à l'importance et le prestige du club.
4 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:43  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
J'imaginais voir Buffon ou Scirea sur le podium (4 pour 3 places avec Platini et Del Piero) mais comme l'a fait remarquer je ne sais plus qui un peu plus haut, finalement le classement et la place d'untel ou untel n'a pas une si grande importance. L'essentiel c'est surtout que l'on puisse se remémorer ces immenses champions et partager nos souvenirs et anecdotes les concernant. Et puis, même si je le voyais plutôt 5 ou 6e, faut avouer que Boniperti n'a pas usurpé sa place, malgré un palmarès légèrement inférieur au niveau international : ça reste l'un des plus grands symboles de la Juve, une carrière entièrement dédiée à la Vecchia Signora, un statut de meilleur buteur de la Juve pendant plus de quatre décennies (jusqu'à l'arrivée d'ADP), ses années comme président du club, etc...

Concernant les trois joueurs de cette fournée 4 à 6, je n'ai pas grand chose à rajouter à tout ce qui a été dit plus haut, surtout quand tu passes après l'emblématique ZizouGabor. ;)

Buffon et Zoff, c'est le gotha mondial à leur poste, des qualités certes différentes mais une même longévité et fidélité au maillot juventino, la même classe, le même professionnalisme... Ce qu'on appelle communément des légendes quoi !
Quand je pense à des gardiens mythiques et aux meilleurs portiers de l'histoire, ils font tous deux partie des premiers noms qui me viennent en tête, aux côtés des Yachine, Gilmar, Banks, Mazurkiewicz, Fillol ou Zamora. D'ailleurs, l'école italienne des gardiens de but me semble inégalée : tous les autres pays ont connu à un moment un creux à ce poste mais pas l'Italie qui a vu se succéder dans ses buts depuis les 60's des noms comme Albertosi, Zoff, Galli, Zenga, Peruzzi, Toldo, Buffon... et la relève semble assurée avec Donnarumma !
Je pense quand même que si vous aviez fait ce top Juve au lendemain de la finale de LDC, il aurait été difficile, en cas de victoire turinoise, de ne pas mettre Buffon à l'une des trois premières places ! Mais je chipote et comme dit précédemment, ce n'est pas l'essentiel...

Quant à Gaetano Scirea, quel monstre ! Pour moi, il représente quasiment le libéro parfait, que ce soit par son élégance et sa classe sur le terrain comme en-dehors, ou par ses qualités techniques. Il possédait toute la palette propre aux monstres du poste : calme, précis, sûr, solide dans les duels, excellente relance, positionnement parfait, sens de l'anticipation, superbe lecture du jeu... Et ce palmarès monstrueux, l'un des plus beaux de l'histoire du football mondial : champion du monde, vainqueur de la C1-C2-C3, Coupe Intercontinentale, des Scudetti à la pelle, Coppa Italia... Impossible ou presque de faire mieux !
En plus, les circonstances tragiques de sa mort participent (malheureusement) à sa légende.
L'un des plus grands libéros et DC de tous les temps, qui appartient à ce club fermé des défenseurs mythiques au même titre que les Beckenbauer, Baresi, Passarella, Figueroa, Moore, Chumpitaz, Nesta, Domingos da Guia, Krol, etc...
@alain je te cite "l'emblématique ZizouGabor. ;)" désolé il n'y a qu'un seul emblématique c'est carsten ramelow ^^
Et dire que j'ai oublié Carten Ramelow dans ma liste des libéros au plus haut. J'ai même oublié Cesare Maldini.

Oui, je suis impardonnable. Allez, venez me fouetter !
1 réponse à ce commentaire.