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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de la Juventus

De Platini à Gentile en passant par Trezeguet, la Juventus aura vu défiler des champions en tout genre : des esthètes, des leaders nés, des buteurs compulsifs, des porteurs d'eau et même quelques salopards, qui ne rechignent pas à faire le sale boulot. Autant d'hommes qui ont écrit l'histoire de la Vieille Dame, si belle et si terrible à la fois.

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#14: Didier Deschamps

«  L’Italie a cette culture de la gagne. Les joueurs baignent dedans au quotidien... À la Juve, j’ai découvert une volonté de combattre inimitable : chaque fois qu’on portait ce maillot, on ressentait la nécessité de surpasser nos adversaires. » Si Didier Deschamps fait partie de cette race de joueurs qui semblent « nés pour gagner » , nul autre club que la Juventus ne pouvait autant épouser ses ambitions et son état d’esprit. Dans le Piémont, le Français évolue aux côtés de milieux de terrain avec qui il partage une haine viscérale de la défaite et un sens inné du sacrifice, d’Antonio Conte à Angelo Di Livio en passant par Edgar Davids. Et atteint les sommets de sa carrière de joueur en remportant trois scudetti et une C1 en 1996, une compétition dont il atteint la finale à deux reprises en 1997 et 1998. Devenu entraîneur, il n’hésitera pas à aller sortir la Vieille Dame de l’enfer de la Serie B, en prenant la tête du club le temps d’une saison : « J’ai accepté d'entraîner la Juve alors que je ne savais pas si elle allait évoluer en Serie B voire C. On parlait de pénalités de points de -18, voire -30... Mais c’était ma façon à moi de redonner à ce club les cinq années que j’ai vécues à Turin comme joueur. En faisant remonter le club en Serie A, je pense que j’ai payé ma dette. » Le sens du devoir, encore et toujours. AC

#13: Marco Tardelli

Marco Tardelli est un homme de finales. Sous le maillot de la Nazionale, il reste célèbre pour avoir été l'auteur de l’une des célébrations de but les plus extatiques de l’histoire du football, en finale du Mondial 1982. Avec la Juve, ce milieu défensif intraitable au marquage, mais aussi au-dessus du lot techniquement – il était quasiment ambidextre – marque seulement trois ans après son arrivée dans le Piémont l’histoire du club bianconero. Il inscrit le seul but de la finale aller de la C3 1977 face à l’Athletic Bilbao, but qui permet à la Juve de remporter le premier trophée européen de son histoire. Marco, qui est devenu l’un des chouchous du Mister juventino, Giovanni Trapattoni, ne s'arrêtera pas en si bon chemin : avec lui devant la défense, la Juve dévore tout sur son passage, remportant notamment cinq scudetti et une C2. Et bien sûr une C1 en 1985, à la suite de laquelle il décide d’achever sa carrière de joueur. Une dernière victoire que Tardelli, dans un ultime geste d’élégance, ne revendiquera pas : « Il nous était impossible de refuser de jouer la finale au Heysel... Mais je n’ai jamais considéré la Champions de Bruxelles comme une victoire. Ça a été une défaite pour tout le monde du football et même au-delà. » AC

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#12: John Charles

En 1957, la Juve fait venir de Leeds un avant-centre pas comme les autres. Il est immense, massif et sa silhouette colossale aurait pu lui permettre d’imposer brutalement sa domination sur ses adversaires. Mais ce n'était pas le genre de John Charles. Maître dans le domaine aérien et finisseur adroit, il préfère recevoir les coups plutôt que les donner. Avec le flegme et l’élégance d’un gentleman britannique, le Gallois est du genre à relever les joueurs qu’il bouscule à la suite de ses puissants déboulés dans l’axe, puis à s’excuser auprès d’eux. Du jamais-vu à Turin, où les tifosi de la Juve comme ses équipiers lui vouent un respect et une dévotion totale. D’autant plus que, sur le pré, Charles remporte trois scudetti et forme avec Giampiero Boniperti et Omar Sivori une ligne d’attaque emblématique, le « trio magico » . Sivori, avec qui Charles entretient une complicité instinctive sur comme en dehors des terrains, rendra d’ailleurs à Charles un vibrant hommage : « J'aimerais bien que tout le monde comprenne que, pour moi, John compte encore plus que tous les autres. Vous ne trouverez pas d'homme plus honnête que lui. Avant de le voir comme un footballeur, je l'admire en tant qu'être humain. » AC

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#11: Zinédine Zidane

En 1996, à Turin, Zinédine devient Zidane. Définitivement. Malgré des débuts difficiles dans le Piémont, ZZ se décoince pour imprimer sa patte, indélébile, sur le jeu bianconero. Un but du gauche sensationnel contre l’Inter, son premier en Serie A, achève de décomplexer l’ex-Bordelais. Et la Juve et son numéro 21 accordent leur violons pour vivre deux premières saisons qui frôlent la perfection. Deux scudetti de rang, deux finales de Ligue des champions consécutives. Et un Zidane stratosphérique en demi-finale de C1 face à l’Ajax en 1997, où il désintègre à lui seul la défense hollandaise, délivrant deux passes décisives et marquant un but lors du match retour, que la Juve remporte 4-1. Une rencontre que le Z considère encore aujourd'hui « comme sa prestation la plus aboutie avec la Juventus » . Seule frustration, Zinédine restera doublement impuissant en finale de Ligue des champions, où la Juve s’incline successivement face à Dortmund et au Real Madrid. Madrid, où il sera transféré pour enfin conquérir l’Europe des clubs, après trois saisons supplémentaires pendant lesquelles il a continué de régaler les mirettes des tifosi, bien que sans nouveau titre majeur à la clef. Son transfert faramineux de 77 millions d’euros permettra à la Vieille Dame de se payer Gianluigi Buffon, Pavel Nedvěd et Lilian Thuram. Comme quoi, une légende peut en cacher trois autres. AC

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#10: Roberto Bettega

« La Juventus a été l’une de mes raisons de vivre. J’aime cette équipe, ce club et ces couleurs. » Pur produit du centre de formation de la Juve, Roberto Bettega voit la vie en noir et blanc depuis tout gamin. Alors il surmontera la tuberculose et une liste sans fin de blessures, notamment au genou, pour s’imposer comme l’attaquant phare de la Vieille Dame dans les années 70. Athlétique, très adroit des deux pieds, doté d’un jeu de tête superlatif, il marque 179 pions sous le maillot bianconero, sous lequel il remporte sept scudetti et une C3. Son seul grand regret avec la Vieille Dame aura été de perdre la finale de la Ligue des champions 1983 face à Hambourg, à la suite de laquelle il met fin à sa carrière de joueur : « Si j’avais la chance de revivre un seul événement dans ma carrière, ce serait de revenir à cette maudite soirée de mai, afin de réécrire cette finale face aux Allemands. » Son histoire avec les Bianconeri ne prend cependant pas fin ce soir-là, puisqu'il intégrera la direction de la Juve pendant de nombreuses années, de 1994 à 2010. AC

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#9: Roberto Baggio

Étrangeté : le plus grand joueur italien de l’histoire n’est pas le plus grand joueur de l’histoire de la Juventus. Arrivé à Turin en 1990 et reparti cinq années plus tard, en 1995, Roberto Baggio n’aura, au pied des Alpes, jamais vraiment réussi à devenir l’héritier de Platini qu’il était censé être. La faute à de multiples choses. Le poids du scandale, pour démarrer. Débarqué de la Fiorentina avec l’étiquette du traître – son passage de Florence à Turin vira à l’émeute urbaine en Toscane –, Baggio a toujours refusé de l’endosser : c’est ainsi qu’il refusa de tirer un penalty contre son ancien club dans un match que la Juventus finit par perdre. Pas vraiment le genre de choses qu’on aime à Turin, où la raison d’État est censée passer avant les affaires de cœur.


Quoi d’autre ? Un positionnement bizarre. Pas assez buteur, pas assez passeur, pas assez numéro 9, pas assez numéro 10 : neuf et demi, comme le surnomma un jour Platini, sans doute pour le rabaisser. Et puis, le sens de l’époque. Joueur fragile parvenu au sommet à un moment de l’histoire où le football avait choisi de se muscler pour toujours, Baggio fut plus ou moins placardisé par son entraîneur, Marcello Lippi. Un échec total, alors ? Pas vraiment non plus. À Turin, Roberto Baggio eut le temps de sculpter des buts venus d’ailleurs, de remporter un championnat, un Ballon d’or, et de gagner une Coupe de l'UEFA plus ou moins à lui tout seul. Avant de partir continuer à écrire sa légende de son côté. Baggio à la Juventus, vraiment une étrangeté : peut-être le seul moment de l’histoire de ce club où un joueur fut plus grand que l’institution. SR

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#8: Omar Sivori

Un démon du dribble et du but. Débarquée à Turin en 1957, la tornade Omar Sivori souffle tout sur son passage. L’Argentin, bientôt naturalisé italien, n’est pas seulement un avant-centre surdoué. Sivori, c’est le spectacle, la fantaisie et l’étincelle de génie qui peut changer à elle seule le cours d’un match. Dribbleur hors pair, excessivement vif et rapide, doté d’un pied gauche qui lui permet de mettre la balle à peu près où il veut, l’ancien de River Plate forme avec le Gallois John Charles et l’Italien Giampiero Boniperti le fameux trio magico, qui permet à la Juve de remporter trois scudetti entre 1957 et 1961. Ses performances exceptionnelles vaudront même à l’Italo-Argentin de devenir le premier joueur de l’histoire de la Juve à remporter le Ballon d’or en 1961. Son caractère volcanique achèvera d’ancrer son mythe dans le Piémont : truqueur, râleur, chambreur, Sivori provoque les arbitres, les joueurs et les tifosi adverses. Lors d’un match face à la Sampdoria, il élimine le gardien, attend sur la ligne de but le retour désespéré d’un défenseur, puis finit par marquer dans le but vide. Marcello Lippi dira ainsi avoir « été choqué par la malice et la rouerie » du feu follet de la Juve. Sivori, où comment conjuguer le génie et le vice. AC

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#7: Pavel Nedvěd

Pavel Nedvěd est l'un de ces rares joueurs qui peut aisément camper le top 10 des meilleurs joueurs de l'histoire de trois clubs : le Sparta Prague, la Lazio et la Juve. Découvert à Prague, le Tchèque a littéralement explosé à la Lazio, où il a tout gagné, dont un Scudetto au nez et à la barbe de la Juventus (2000). Mais en 2001, le club romain est en proie à de sérieux problèmes financiers et doit commencer à céder ses pépites. La vague de départs débute par celui de Nedvěd, qui rejoint la Juventus pour 36 millions d'euros. À Turin, le blond doit remplacer poste pour poste Zinédine Zidane, parti au Real. Mais les premiers mois à Turin sont très difficiles, à tel point que l'on commence à parler d'un « problème Nedvěd » . Lippi décide de le repositionner plus haut, juste derrière le duo d'attaque Del Piero-Trezeguet. C'est la révélation.


Nedvěd se sent enfin à sa place, et commence à marquer des buts. Son influence dans le jeu turinois est capitale. Il en sera le pilier pendant huit saisons. Son match le plus fou reste probablement la demi-finale de Ligue des champions 2003 face au Real Madrid. Il inscrit d'une magistrale volée le troisième but des siens, celui qui envoie définitivement la Juve en finale. Mais quelques minutes plus tard, il reçoit un carton jaune stupide qui le prive de finale. Il sortira du terrain en larmes, et assistera impuissant à la défaite en finale de son équipe, aux tirs au but. Il se consolera en fin d'année avec le Ballon d’or, le deuxième remporté par un joueur tchèque après Josef Masopust en 1962. Il fait aujourd'hui partie de l'état major de la Juve. EM

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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Beau classement, mais Omar Sivori est peut-être sous-côté.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  14:43  //  Aficionado del Uruguay
Effectivement, il était pas mal, le remplaçant de SanFilippo en séléction, ah ah ah...
Je trouve qu'il avait énormément de similitude dans le style de jeu avec Ariel Ortega, c'était son fils spirituel. En plus, les deux ont joué pour River Plate ...

Ce but de Sivori est vraiment incroyable:


Et on parle toujours de Zidane expulsé pour son dernier match mais Sivori a été le "précurseur" en la matière en 1969 déjà. C'était un Naples-Juventus.
Récemment, j'ai appris qu'il était le sélectionneur de l'Argentine pendant les éliminatoires du mondial 1974.
Ce commentaire a été modifié.
Et dans les 15 dernières années de sa vie, il possédait une estancia, baptisée "la Juventus", 350 hectares, 200 vaches, quelques moutons, quelques chevaux. Il avait fait ça parce qu'il estimait qu'il était beaucoup trop censuré dans ses commentaires écrits et télévisés. Sacré Omar ...
Je le voyais aussi dans le top 5, pour il reste Delpiero - Buffon - Platini - Boniperti, après je sèche !!!
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:05  //  Aficionado de l'Argentine
Il reste Platini, Buffon, Del Piero, Scirea, Boniperti et Zoff. ;)

J'aurais moi aussi mis Sivori à la 5e place, derrière le quatuor Platini-Del Piero-Buffon-Scirea (dans le désordre), mais bon, Zoff et Boniperti sont aussi des Juventini légendaires et leur place est loin d'être usurpée !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:50  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
@ Peñarol, je te trouve un peu sévère (voire presque injuste ^^) à propos de la carrière internationale de Sivori. ;

Déjà, il faut voir que ses sélections avec l'Argentine correspondent à sa période à River, lorsqu'il avait 20-21 ans. Durant ses fastes années juventini, il n'était plus sélectionnable pour l'Albiceleste (en vertu du règlement alors en vigueur) et a seulement joué pour l'Italie, en 61 et lors du Mondial 62.

Et puis surtout, Sivori aura eu le privilège de faire partie des mythiques "Carasucias", cette Albiceleste vainqueur de la Copa America 57, considérée par beaucoup d'observateurs comme l'une des plus belles équipes d'Argentine de tous les temps ! Une formation qui alignait un quintet offensif fabuleux : le trio Sivori-Maschio-Angelillo en pointe, soutenu sur les ailes par Corbatta (le légendaire ailier droit du Racing) et Cruz.
Leurs résultats se passent de commentaires : 25 buts en 6 matchs (dont 21 pour les seuls Maschio, Angelillo et Sivori) et des scores-fleuve, 8-2 contre la Colombie, 4-0 face à l'Uruguay, 6-2 contre le Chili... et surtout un 3-0 infligé aux futurs champions du monde brésiliens de 58 (Pelé n'était pas encore là mais Garrincha arrivait dans l'équipe comme remplaçant, et il y avait Didi, Nilton Santos, Djalma Santos, Zizinho, Pepe, Evaristo...) !

Malheureusement, l'Argentine, qui aurait dû faire partie des favoris pour le Mondial 58, allait être décimée suite à la Copa America 57 : les trois stars offensives parties en Italie (Sivori à la Juve, Angelillo à l'Inter et Maschio à Bologne) n'étaient plus sélectionnables...
Bref, tout ça pour dire que je trouve la (courte) carrière internationale de Sivori avec l'Argentine plus qu'honorable.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  19:04  //  Aficionado del Uruguay
Note : 3
Oh ça va Manu, si on peut même plus rigoler...

Respect absolu pour l'Omar, bien évidement, je tenais juste à rappeler que la presse et l'immense partie des suiveurs Argentins de l'époque était eux bien plus convaincu par le talent d'un certain José Sanfilippo, qui lui n'a malheureusement (pour lui) pas cédé aux sirénes qu'une carriére de l'autre côté de l'Atlantique (et Dieu sait qu'il en a eu, des opportunités...) aurait pu lui apporter comme exposition médiatique (si Sivori a eu un ballon d'Or, Sanfilippo aurait fait un carnage en Europe...)

Aujourd'hui, mis à part en Amérique du Sud et dans le coeur de quelques passionées, Sanfilippo est tombé dans l'oubli le plus total, quel terrible injustice pour cet extraordinnaire footballeur...

Voila pourquoi je me suis permit cette petite "pique" (pas bien méchante) à l'encontre d'Omar, lui a su prendre le bon wagon au bon moment (on se souvient forcément plus d'une légende de la Juve que d'une de San Lorenzo, impérialisme culturel quand tu nous tiens...)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Au moins, j'ai eu le mérite de provoquer un excellent dialogue !
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Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:14  //  Aficionado de l'Argentine
Héhé amigo, je te taquinais amicalement hein, j'espère que tu l'as pas mal pris. ;)

D'autant que je ne peux qu'abonder en ton sens au sujet de cet extraordinaire footballeur qu'était José Sanfilippo, légende de San Lorenzo (j'ai beaucoup d'affection pour le Ciclon) et qui fut également le goleador du Boca finaliste de la Libertadores 63 contre Santos (il marque d'ailleurs trois buts sur les deux matchs de la finale), aux côtés des Rojitas, Rattin, Grillo et Menendez - il y avait peut-être encore aussi Paulo Valentim, je ne sais plus...
10 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Dommage que Felice Borel n'ai pas été cité:
Son nom à consonnance française m'a toujours intrigué.
Effectivement, il est né à Nice, mais je n'en sais pas plus.


Il fait ses grands débuts à l'âge de 19 ans avec la Juve en 1932,
Il a gagné le championnat trois saisons consécutives: en 1933,1934 et 1935,(le fameux Quinquennio d'oro),et a remporté la Coppa Italia, en 1938.
Le 2 janvier 1938 (lors d'une victoire en Serie A 3-1 contre Liguria), il dépasse Federico Munerati et ses 114 buts en bianconero et devient alors le meilleur buteur de l'histoire du club (avant d'être à son tour dépassé par Giampiero Boniperti un peu moins de vingt ans plus tard).
Le 21 mai 1944, Borel devient le premier joueur juventino de l'histoire à atteindre la barre des 150 buts.
Surnommé Farfallin, il a été le meilleur buteur de Serie A en 1933 et 1934, et ayant marqué 157 buts en faveur de la Juventus, il est actuellement le sixième meilleur buteur de l'histoire du club turinois, derrière Alessandro Del Piero, Giampiero Boniperti, Roberto Bettega, Omar Sivoriet, David Trezeguet, mais devant John Hansen ou encore Roberto Baggio.
Au total, Borel a marqué sous les couleurs bianconere 163 buts en 308 matchs toutes compétitions confondues.
Il a gagné la Coupe du monde en 1934.
Né à Nice. Comme Garibaldi. Mais la famille est piémontaise, son père Ernesto Borel, également joueur de foot était né au Turin.

A noter qu'aussi bien Nice que Turin était deux villes du Royaume de Sardaigne.

Sinon Borel le 2nd (pour le distinguer de son frère Aldo Borel) a été pendant 4 ans (1942-46) entraîneur-joueur de la Juve.

Il a gagné 3 titres nationaux, élu deux fois capocannoniere.
1 réponse à ce commentaire.
Je pense que ce qui m'épate le plus est l'histoire et la longévité de cette équipe au delà des joueurs et des personnalités. Avec ce hall of fame on se rend compte des différentes époques de cette équipe où comme un phénix a réussi à ressurgir de ses cendres. L'équipe qu'on voit évoluer en ce moment en est une preuve.
Histoire d'une société, une famille et d'un pays.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
John Charles: c'est pour lui que l'expression "tour de contrôle" a été inventé ? Une sorte de Giroud, le talent en plus (je sais c'est facile).
J'ai pas vu Thuram dans le classement pour l'instant (et je suppose qu'il sera pas dans le top 6). Je ne me souviens pas très bien de sa période à la Juve, d'où ma question à ceux qui s'y connaissent mieux que moi: il aurait pas mérité d'y figurer?
S'il n'avait pas lâchement abandonné son équipe quand elle a été rétrogradée en serie B, sans doute. Tout comme Cannavaro.

Deçu pour Zambrotta en revanche.
Barry Allen Niveau : CFA
Et puis, si sportivement c'était très fort Thuram, au final son palmarès à la Juve est pas incroyable (2 scudetti et une supercoupe.
Note : 2
Tu comptes pas les titres révoqués, ce que je comprends, mais qui est trompeur sur le niveau de jeu qui était le sien et de son équipe.
3 réponses à ce commentaire.
La fin de C3 1993 de Baggio est absolument irréelle en terme de classe et de clutch.
PSG et surtout Dortmund (aller-retour), c'est le sommet absolu du football.
Note : 1
La finale entre Turin et Dortmund est d'ailleurs un des plus gros vols de l'histoire :

Le vol du score par les Baggio (Roberto et Dino) qui se relayaient pour occire les allemands.
Ce commentaire a été modifié.
Je me souviens de la demie aller contre le PSG, à Delle Alpi ...

En 1ère mi-temps, la Juve était mo-ri-bon-de ... Je ne sais pas ce que le Trap leur a dit, mais un enchaînement une/deux avec Ravanelli puis frappe dans le petit filet, et surtout un coup franc dans la lucarne de Lama, de la part de Robby, sont venus récompenser la grosse 2ème mi-temps de la Juve.

(A noter que Kombouaré, s'il a été le sauveur contre Anderlecht et surtout contre le Real, avait provoqué la faute entraînant le CF de Baggio).

J'avais l'impression que ce match, ou plutot cette mi-temps, avait constitué le moment charnière, permettant aux Bianconeri d'enclencher la dynamique victorieuse, non seulement pour la fin de saison (la victoire 3-1 à Milan à San Siro, avec le déboulé de Baggio, puis la victoire finale en C3), mais également pour les saisons victorieuses suivantes.
Comme je vois que dans la vidéo de Baggio, il n'y a pas son doublé à l'aller contre le PSG , je les mets ici:



D'ailleurs dans la vidéo, il manque quelques buts, comme ce coup franc stratosphérique contre Dortmund:


comme ces deux volées, dans le même coin du but, un du gauche, un du droit:



Et le plus beau de tous (pour moi):
Note : 1
Merci Papa!
Ce commentaire a été modifié.
Note : 2
@Zizou Gabor

Si un jour la providence me place sur ta route, il faudra que tu me laisses t'offrir un verre de ta boisson préférée pour te remercier de toutes ces friandises.
J'adore ton number one parce qu'il symbolise ce que j'ai admiré chez lui : pousser le vice du dribble à son maximum. Le divertissement du football poussé à son paroxysme. Et encore, pour celui-là, il ne ridiculise pas le gardien en allant le dribbler, ce qu'il adorait faire (et ce qui m'éclatait étant gamin à l'époque. Quoique, ça m'éclate toujours).
Et moi, je vous offrirais un thé à la menthe mes bons amis ha ha ! (pas fait par mes soins cependant, je ne maîtrise pas cet art hélàs ;))
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:08  //  Aficionado de l'Argentine
@ Franz, totalement d'accord !
De la même façon que Maradona est le joueur ayant le plus influé sur la conquête d'une CDM, je pense que Baggio est l'un de ceux ayant eu le plus d'impact sur le succès en Coupe d'Europe de son équipe.
Sa Coupe UEFA 93 est tout simplement grandiose !
9 réponses à ce commentaire.
Ravière Pastauré Niveau : Ligue 2
Du coup il reste Gigi, Zoff, Scirea, Platini, Trezeguet et Del Piero?

Donc dans l'ordre, je vois bien un truc du genre : - Del Piero
- Scirea
- Buffon
- Platini
- Zoff
- Trezeguet
Trezeguet est passé. Tu as oublié Boniperti.

- AdP
- Platini
- Buffon
- Scirea
- Boniperti
- Zoff
el.maestro Niveau : CFA
Samotraki m'a devancé, désolé pour le doublon
el.maestro Niveau : CFA
Merde je voulais mettre ca plus bas, tant pis !! C'est l'heure de la sieste aussi faut dire ...
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Ravière Pastauré Niveau : Ligue 2
Ouais, je viens de m'en rendre compte et j'ai pas eu le temps de remplacer par Boniperti.

Pour Scirea, je vois bien So Foot le classer très haut avec à cause de sa fin tragique. Et peut être inverser Platoche et Buffon en y repensant.
Avant tout pour son talent de defenseur exceptionnel et sa classe absolue.

2 jaunes et aucun rouge en plus de 550 matchs (même si à l epoque ils etaient plus tolerants :) ) ca pose le bonhomme.

Ca place dans le top 5 était assurée par ses seules performances. Surtout dans un club où la defense possède ses lettres de noblesse.

Il est d ailleurs assez incompréhensible qu il ne soit que rarement cité lorsque l on parle des meilleurs défenseurs de l histoire.
el.maestro Niveau : CFA
Trezeguet est passé dans la fournée d,avant. Sans doute un poil trop tôt (il faut bien chipoter quand même ahah)
Il me semble que Boniperti n'est pas passé en revanche, en plus de ceux que tu cites
6 réponses à ce commentaire.
Le "problème" de Baggio à la Juve, c'est qu'il avait malgré lui un profil de transition. Pas assez métronome comme son prédécesseur Platini, pas assez finisseur comme son successeur Del Piero. C'est une question de contexte temporel...
Il n'empêche que j'attendais mon Roby plus proche du Top 5 :( <3
Baggio a la place qu'il mérite, et Dieu sait que je l'adore. Mais les 6 qui le précèdent ont objectivement plus marqué l'histoire du club.
Au fond je le sais, c'est mon coeur qui parle lorsqu'il s'agit de Baggio, rarement la raison :)
Note : 2
C'est toute la magie de Roberto. Unanimement considéré comme le plus grand joueur italien, mais ne figurant dans aucun top 5 historique des clubs dans lequel il a milité (à part Brescia bien sûr). Statistiquement sa meilleure saison a été réalisée à Bologne où il n'a joué qu'une année.

Il n'appartient à personne, mais a conquis le cœur du monde entier.

Souvent en conflit avec ses entraîneurs, il a toujours eu le dernier mot (Sacchi en équipe Nationale, ou Lippi à l'Inter peuvent en témoigner:

https://www.youtube.com/watch?v=r_KAck-o6zw )

Adoré des supporters, qui voyaient en lui la dernière manifestation de la grâce, le dernier poète. "Fuori dalli schemi" comme on dit en italien.
C’est exactement ce qui caractérise sa carrière en club. Tout l’inverse de la plupart des plus grands footballeurs de leur pays respectif.

J’ai tendance à parler de lui comme d’un nomade du football italien, celui qui allait répandre sa magie dans certaines des places fortes de la Botte. Un conquérant nationaliste du ballon rond né pour représenter son pays tout entier, plutôt que de se "contenter" d’une ville. Il est celui qui m’a fait rêver en premier, celui qui a illuminé ma petite lanterne de footeux.

Il Divin Codino est dans le Top 5 de mon cœur avec maman, papa, pépé et mémé. Et c’est bien l’essentiel.
Note : 2
J'avais pressenti cet amour sincère et véritable. C'est pas pour rien qu'on t'as mis + 1000.
Il m'arrive d'en rêver encore.
(Pas du tout)
@samo

N'avais-tu pas perdu tes privilèges comme après un vulgaire match de jeu de paumes du fait de cette notation extraordinaire, t'obligeant à défendre ta cause tel l'homme (de) droit que tu es ?
Note : 1
Exact. C'est moi qui leur avais signalé le dysfonctionnement d'ailleurs.

Mais bon, fait du bien à Martin, il te cague dans la main.
Samo en mode "And Justice For All"



@The Steak

Quel est ton premier souvenir de Baggio ?
Tu n'as pas connu tes deux autres grands-parents ou bien n'étaient-t'ils pas dignes de figurer dans ta mémoire et dans ton coeur?
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Algiers,
Je veux, comme Zizou et toi, importer des photos de dispositifs d'équipes de Wikipedia: comment fait-on ? merci.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 1


Tu vas dans wikipedia tu cliques sur l'image. Puis tu fais un clique droit "copie le lien de l'image". Ensuite tu fais ctrl+V sur la page de commentaires et tu entoures l'adresse des balises
Ce commentaire a été modifié.
@Algiers @samotraki Reconnaissance éternelle pour vous. La note est depuis "retombée" à 25 il me semble.

@Algiers indéniablement sa saison 93-94. J’étais alors en âge de m’extasier devant des images de foot et plus particulièrement, de m’émerveiller devant les fougues et le charisme de ce bonhomme.
Je retiens le contraste entre sa saison en club compliquée, vierge de titre (bien qu’auteur d’une vingtaine de buts et d’une place de dauphin en Serie A derrière l’intouchable Milan), et son mondial américain de folie. Paradoxalement, l’image qui me marque le plus à l’époque, c’est sa détresse les mains sur les hanches après son pénalty en finale de la CdM. J’étais tellement triste pour lui (et du coup pour moi) que j’en oubliais ses lourdes frappes, ses séries de dribbles et ses célébrations fières. Tout ce qui me faisait kiffer. C’est dommage…

@europa Je te propose 2 solutions à cela : soit je n’ai pas suffisamment connu mes 2 autres grand-parents, soit je proviens d’une famille inceste (donc picarde) et mes parents sont frère et soeur.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Samo,
Je fais "copier l'image", puis "coller" sur mon document OpenOffice, et là ça marche, mais sur la page commentaires, patatras ! que dal !
Soit je suis nul, soit il me manque une donnée !
15 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Roberto Bettega: un des plus extraordinaires joueurs de tête de l'histoire avec les Zoltan "tête d'or" Kocsis, Désiré Koranyi, Pelé, Uwe Seeler, John Charles évidemment, etc.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:12  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Je rajouterais Dada Maravilha, Coutinho (malgré sa petite taille), le goleador du Peñarol des 70's Fernando Morena, Mark Hateley et, plus proches de nous, Bierhoff, Morientes ou encore les deux duettistes chiliens Salas et Zamorano... et puis plein d'autres ! ;)
Dans les allemands tu peux ajouter Gerd Müller et Hrubesch.
Et les géants Jan Koller et John Carew aussi ...
Sans oublier tous les spécialistes du genre dans le championnat anglais: John Toshack, Joe Jordan, Peter Withe, Graeme Sharp, Andy Gray, Mark Hugues, Alan Shearer, Chris Sutton, Tor-André Flo, Andy Cole, Dwight Yorke etc.
2 réponses à ce commentaire.
Vous allez quand même pas nous mettre cannavaro dans le top 6 ?
Barry Allen Niveau : CFA
Il sera pas dans les 50. Et c'est normal.
3 saisons, pas un titre, quitte le club lors du calciopoli, pour y revenir 3 ans après en ayant un niveau affligeant à la suite de son passage mitigé au Real.

Cannavaro fût un défenseur exceptionnel mais la vérité c'est que Legrottaglie a plus marqué le club que lui.
"Cannavaro fût un défenseur exceptionnel mais la vérité c'est que Legrottaglie a plus marqué le club que lui."

Je ne pense pas avoir lu déjà sentence plus définitive ni plus assassine. Mais juste.
2 réponses à ce commentaire.
Il manque certains joueurs !

C'est aux absences qu'on mesure toute la densité de l'histoire de la Juve.

En 30 ans ils ont vu passer (en dehors de ceux cités):

Laudrup, Schillacci, Casiraghi, Miccoli, Thuram, Vieira, Emerson, Cannavaro, Inzaghi, Dino Baggio, Zambrotta, Pogba, Vidal, Barzagli, Di Vaio, Torriccelli, Padovano, Iaquinta, Grosso, Aldo Serena, Lombardo etc.
Oui, je sais !

Je ne critique pas les tops (j'ai expliqué pourquoi à de nombreuses reprises sur les autres), c'était juste pour la petite référence rigolote et pour poser la photo du juvénile Di Canio (super joueur, malgré tout).
Tu auras d'ialleurs remarqué qu'à cause de cette densité, les rédacteurs se sont privé d'insérer des joueurs caméo, pour la galéjade (genre Vampeta au Psg).

Du coup c'est à nous de le faire:


Anelka et Breitner: Ils ont marqué (de leur sillon interfessier) les tribunes du Juventus Stadium.
Est-ce que De Agostini et Marocchi sont dans ce classement ?
Marocchi putain. Encore un oublié. On pourrait faire un top alternatif.
mixmaster Niveau : DHR
Je rajoute Paulo Sousa, élu meilleur joueur de Serie A sa première année et parce que c'était la grande classe.
Et Ibra également.
blaise m'a tout dit Niveau : DHR
et Henry!
8 réponses à ce commentaire.
Naturellement Zidane quoi que joueur extraordinaire est beaucoup trop haut au classement. Nous arrivons à la fin, ils vont en manquer des nombreux.
patrick swayze a joué dans point break et à la juventus.

c'te célébration, jambes arquées et paumes ouvertes vers le ciel...
Ce commentaire a été modifié.
Ah, Pavel "Patrick Swayze" Nedved, je suis fan ...

Il n'avait pas la grâce naturelle de ses contemporains Zidane, Veron, Rui Costa, Totti ou Pirlo, il était plus sobre (sa technique individuelle était très sure et solide quand même) mais plus combatif qu'eux, il avait cette énergie, cette puissance intérieure, ce mental de fer, cette envie rageuse de la gagne qu'il transmettait à ses partenaires.
Une dynamite !

Il était le mouvement perpétuel (d'ailleurs son poste sur le terrain reste encore difficile à définir aujourd'hui), un décathlonien du foot, dans la pure tradition du football slave (Masopust, Yakovenko, Aleïnikov, Jugovic, Popescu etc) et à la fois un accélérateur de jeu, que ce soit en contre ou dans le jeu placé, c'était le poumon de la Juve, il pensait plus vite que les autres. Et sa frappe de balle, oh mon dieu !

Allez, je rajoute des beaux buts qui ne sont pas dans la vidéo de l'article le concernant:





P'tin Merci Zizou !!

J'avais oublié ce but contre l'Ajax et quelle merveille !!

Cet exter déposé dans la lucarne opposée, sur un pas, dans sa course est une prouesse prodigieuse!! :))

Ps: et au passage un GRAND MERCI pour tout tes posts ;)
Ce commentaire a été modifié.
Merci Moi jeu, ça fait plaisir !
Note : 1
Jean Michel Larqué dira un soir qu'il commentait un match de Nedved, peut-être Euro 2004 que sa frappe a mi-distance était l'arme absolue du football moderne. Au sommet de son art, il a eu une influence sur le rendement ses équipes qu'il est difficile aujourd'hui d'imaginer.
152 ans, et toutes ces dents...
Avec zizou grabator, le foot est pas mort (et le rock non plus) !!
5 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 1
Petite anecdote sur Baggio: avant la Coupe du Monde 1990 il y avait eu une série de reportages sur les équipes qui seraient présentes au "Mondiale Italien" un peu dans le même style que Gillette World Sport spéciale World Cup 1994 qui m'a tant marqué (presque tout enregistré sur VHS). Arrive le tour de l'Italie, on présente Baggio dont j'entends parler pour la 1ère fois. Le commentaire : dans un grand jour il peut jouer comme Maradona.
Durant toute la compétition je l'observerai avec attention en raison de cette remarque.
Dommage qu'il n'ait jamais fait l'unanimité auprès de ses coaches et coéquipiers, autrement sa carrière eût été peut-être la plus belle des années 90 vu l'hégémonie du football transalpin en ces temps là.
Note : 1
Salut Aerton. Ton anecdote m'en rappelle une autre. Quand Baggio est sorti par Sacchi dans le match contre la Norvège suite à l'expulsion de Pagliuca, il aurait demandé à son coach: "Tu l'aurais sorti Maradona?"
Réponse: "Peut être pas, je ne l'ai jamais entraîné".

Sacré Arrigo! Il voulait supprimer les joueurs, pour que le foot ne soit plus qu'un défi tactique, comme les échecs.
Salut Samo, jolie anecdote.
C'est quand même étonnant qu'un tel talent ait si peu fait l'unanimité dans ce que j'appellerais les coulisses du football ( coéquipiers et coaches) j'avais entendu dire qu'il n'avait pas vraiment d'amis dans le monde du football et suscitait pas mal de jalousie, alors que niveau public c'était le plébiscite .
Note : 1
Si tu as dex yeux tu ne peux qu'être amoureux de Baggio. Et puisqu'on parle de coéquipiers, petit florilège de ceux qu'il a si bien servis:

https://www.youtube.com/watch?v=FfS39_HsxvQ

A 1:20 tu verras qu'il pouvait être très respecté!
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Sacchi, c'est l'Alfred Hitchcock des managers; il voulait construire ses matchs dans sa tête, sur le papier, avant que ses joueurs ne les jouent. Hitch n'aimait pas les acteurs, on le sait, il disait envier Walt Disney, quand un acteur ne lui convient pas, il lui suffit de le déchirer ;)

Sacchi, c'est un peu ça.
Baggio détesté ? Comment c'est possible, le mec est bouddhiste !
Sacré Arrigo, il était bon mais était tout aussi détestable.
7 réponses à ce commentaire.
Il y a quelques images dont tous les fans de football sont familiers. Quelques photographies qui sont entrées dans l'éternité et qui font partie de l'imagerie du football.
Ces photographies ont quelque chose de puissant, aussi bien en termes de technique que de ce qu'elles transmettent.

Je suis persuadé que nous avons tous vu la joie extatique et communicative de Tardelli lors de son but de 1982 en finale contre l'Allegmagne.
C'est une de ces images qui représentent dignement le football.

Ça m'a rappelé cette autre course, à laquelle elle a souvent été comparée:

https://www.youtube.com/watch?v=fR47MTEJ58s


Note : 1
J'étais pour l'Allemagne ce soir là, mais quand je vois que la Mannschaft alignait Odonkor, je me dis qu'il y a une justice.

Je le dis souvent, mais je ne le répète pas assez, le niveau des équipes de ce Mondial 2006 était juste hallucinant, en partie parce que c'était le moment de rencontre entre deux époques du football, synthèse entre les stars vieillissantes des années 1990 et la naissance des monstres qui sévissent encore aujourd'hui.

Je rajouterai que que je ne me remets pas aujourd'hui de la qualité de la sélection italienne qui n'avait pratiquement que des joueurs mythiques pouvant avoir une place ou une autre dans le panthéon des meilleurs joueurs de l'Histoire (et je pèse mes mots).
Ravière Pastauré Niveau : Ligue 2
Bien vu Samotraki, je n'en jamais fait le lien!

N'empêche cette coupe du Monde de Grosso... tu peux pas être plus décisif que ça.

Le penalty à la dernière minute contre l'Australie, ce but contre l'Allemagne et le TAB de la victoire en finale.

Pas mal pour un latéral gauche.
Il y a un défenseur central qui a également été très décisif, surtout en finale.
y'a celle de giresse aussi en 82
Ce commentaire a été modifié.
Ravière Pastauré Niveau : Ligue 2
Note : 1
Même si je l'ai jamais vue jouer, cette Italie 82 est peut-être une des 3 plus belles équipes nationales de l'histoire.

Des légendes, des monstres sacrés à tous les postes : Scirea, Zoff, Tardelli, Rossi, Baresi, Gentile.

Une équipe de guerrier avec une défense de malade.

Un premier tour très décevant où elle se qualifie limite par miracle contre des adversaires pourtant moins bons... Avant de taper l'Argentine de Diego, un des plus beaux Brésil de tous les temps et cette Allemagne cynique et terriblement efficace.

Des images, des moments qui resteront dans l'histoire : Cette photo de Tardelli, mais aussi le match de Gentile contre Maradona...

Cette équipe est le plus beau représentant du foot Italien : Les légendes, les guerriers, les esthètes, les tueurs, les leaders, une culture de la gagne unique et un parcours exceptionnel, une défense de fer, du vice...
Bergomi à 18 ans, antognoni, Causio, Graziani un bobo Vieri avant l'heure, Cabrini un des meilleurs arrière de l'histoire incroyablement non reconnu à sa valeur, le feu follet Conti etc...
Note : 1
Bruno Conti, qui avait fait tourner en bourrique le Grand Brésil de Tele Santana:

https://www.youtube.com/watch?v=FF4INsQ2Zuo

J'ai vu ce match bien après, la technique italienne était juste incroyable.

J'ai une théorie @Trap : Bergomi était un présu'

@raviére on oublis trop souvent leur 1/2 contre la génération dorée polonaise pas degeu non plus
Petite anecdote amusante et quelque peu surréaliste relatée par le célèbre journaliste Franco Rossi, aujourd'hui décédé. Se trouvant au Brésil avec son ami Bruno Conti, ils tombèrent, lors de l'une de leurs promenades, sur une bande de jeunes s'apprêtant à disputer une petite partie de beach-soccer. L'organisateur interpella les deux "touristes" Italiens, leur expliquant qu'il leur manquait un joueur et leur demanda si l'un des deux voulait bien participer. Bien entendu, ce fut Bruno Conti qui se dévoua. Dix minutes après le début de la rencontre, ce même organisateur demanda à Franco Rossi s'il voulait bien venir prendre la place de son ami car celui-ci ne savait visiblement pas jouer au football...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:46  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Tardelli et Giresse : la CDM 82 aura donné lieu aux deux célébrations de but les plus célèbres de l'histoire du football (même si Trézéguet 2000 et Grosso 2006 sont pas mal non plus) !
el.maestro Niveau : CFA
Bebeto 94 Alain.
Pas toi, tu ne peux pas l'oublier celle la ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:01  //  Aficionado de l'Argentine
Oui Bebeto et son bébé évidemment ! ;)
Mais je le classe pas dans la même catégorie, en fait je faisais référence (même si c'était pas précisé) aux explosions de joie consécutives à un but : la célébration de Bebeto est originale et bien sûr emblématique, par contre ce n'est pas la manifestation d'une joie extatique et quasi orgasmique.
Trezeguet 2000, on s'en souvient tous pour le contexte, la sentence du but en or, l'explosion de trezegol, mais surtout, surtout pour la course de dératé de Roger Lemerre.
15 réponses à ce commentaire.
John Fitzgerald Wilis Niveau : CFA2
Même si je ne suis pas un spécialiste de la Juve ni du football italien , je trouve que Zidane est beaucoup trop haut dans ce classement comparé à un Trezeguet. Il n'a pas gagné énormément de titre et est resté que 4 ans la bas.
De mon ressenti personnel, je trouve que grâce à des joueurs comme Zidane, le football passe d'un sport collectif à quelque chose d'artistique, de beau, qui te touche au plus profond car les gestes qu'il sortait était travaillé à l'entrainement certes, mais en match venait spontanément et toujours dans le rythme collectif, jamais superflu, jamais formaté et je pense que c'est ça que les supporters de la Juve (et les fans de foot) retiennent avant tout, plus que les 10 ans de Trezeguet à planter des buts, sans manquer de respect à David, qui de toute façon est très aimé aussi, il est resté au club en division inférieure et pour ça il aura le respect "éternel".

Par exemple, regarde cette vidéo de Zizou, ça se passe de commentaires:
https://www.youtube.com/watch?v=e4R2SlSHP7c
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Oui, zizougabor; ça se passe de commentaire, et de son, et de cette musique, parfois vraiment dégueulasse, qui gâche la musique de Zidane; mettre pareille musique sur ces images, c'est un peu comme mettre de la "techno" sur Mozart en croyant le rendre plus poétique, plus musical.

La comparaison avec Mozart n'est sans doute pas la meilleure. Il y a quelque chose de massif, de lourd dans le style musical de Zidane, une certaine pesanteur dans sa grâce, dans ses hymnes à la joie.

Plus proche de Beethoven que de Mozart. Pensons à Alex, le plus grand fan mécanique de ce bon vieux Ludwig.

Quel poète avait répondu à un musicien qui voulait mettre ses poèmes en musique : "vous voulez mettre de la musique sur ma musique? "
Deux joueurs exceptionnels à leur manière, non comparables. Je pense que c'est plus facile et tentant de préférer la beauté du geste de Zidane et aussi son influence sur le jeu. Je pense néanmoins que du côté des tifosi juventini, ils préfèrent Trezeguet pour le poids de son instinct du but et surtout pour la quantité, qui est factuellement son empreinte bien visible.
el.maestro Niveau : CFA
Zidane, puisqu'il est question de lui ici, et après avoir moult fois dit ici qu'il était peut être trop haut dans ce top, autant lui rendre hommage maintenant.
Déjà merci Zizougabor pour cette vidéo.

Personnellement ce qui m'a marqué chez Zidane c'est cette maîtrise de l'espace aérien et du ballon dans cet espace. Je m'explique. On dit toujours "balle à terre", "telle équipe ou tel joueur est capable de mettre la balle à terre et de le sortir proprement".
Zizou lui, bah il mettait des coups du sombrero a tout le monde. En général quand un joueur envoie la balle à 2 mètres au dessus du sol il en a perdu le contrôle. Pas Zidane, comme si un fil reliait éternellement la balle à son pied. Cette propension à avoir le contrôle du ballon quand il était en l'air... Combiné, de plus, à sa faculté à rester de longues secondes en l'air pour faire un contrôle porte manteau sur un ballon venu de l'autre bout du terrain..
Finalement, quand on dit que Zidane ne donnait pas l'impression de courir mais de voler, c'est bien vrai: c'était le roi du domaine aérien, ni plus ni moins
Très joli commentaire et je rajouterais qu'il était non seulement "contrôleur aérien" mais aussi du sol, du terrain.
Zidane en un mot: contrôle.

Contrôle du ballon, mais surtout de l'espace, et de l'espace en trois dimension, de ses créations et de ses fermetures, de ceux qui s'ouvrent avec une passe, se ferment avec une course pour en créer un autre à l'opposé...
Ce joueur avait une telle dynamique dans l'espace et une telle compréhension de toutes ses variables qu'il ne peut descendre que de la matière originelle créatrice de l'univers, son jeu était un perpétuel rapport de gravité et d'interaction entre toutes les "matières" du terrain.
C'est, je crois, le plus grand astro-physicien pratique que le football ait porté à mes yeux, quelques images de ses mouvements et la symbiose des mouvements gravitationnels devenait limpide au yeux du plus grand des profane.

Merci Aziz, je suis moins aveugle grâce à toi :))
Ce commentaire a été modifié.
Ibn Khaldoun Niveau : Loisir
Joli,

3 ou 4 dimensions?

Arie Haan avait un jour déclaré que le football était une combinaison d'espace et de temps.
L'espace-temps est le football ;)

Pour les dimensions, parlons de ce que l'Homme connait, donc 5 pour le moment, la gravité étant celle de Zidane...
blaise m'a tout dit Niveau : DHR
superbe digression sur un thème qui m 'est cher , l 'astrophysique .
Au delà du controle de l 'espace , il était également maitre du temps : de la séquence footballistique , la création de l 'action et surtout du temps décisif : l'instant ou il doit se surpasser , se magnifier , se sublimer .
Le Clutch player par excellence.
8 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Je suis jeune et, si j'ai vu jouer Baggio en direct, ses grandes années été passées.
Lorsque je débutais mon histoire avec le football en 1998, les journalistes en parlaient déjà avec le ton qu'on utilise pour ces anciennes gloires dont on attend fébrilement la résurrection.

Je n'avais pas encore assez de recul, mais je sentais déjà qu'il fut un temps où ce personnage ne fut pas un talentueux parmi d'autres ne méritant qu'un sombre numéro 18.

Ce qui m'a marqué par la suite, en particulier sur So Foot, c'est la manière avec laquelle il a marqué une génération.
On dirait que Baggio fait appel à la fibre enfantine et rêveuse de tous ceux qui ont eu l'occasion de le voir joueur dans la fleur de l'âge.

C'est très rare de voir des joueurs faire autant l'unanimité. C'est encore plus rare de voir un joueur laisser tous les commentateurs se lancer dans des démonstrations d'affection et de romantisme.

J'aurais aimé être là.
Note : 1
En 1998, son talent est passé à 15 cm de la cage de Barthez.
Ca aurait sûrement relancé sa carrière.

C'est, pour moi, un des cinq moments les plus importants de la Coupe du Monde de l'équipe de France.
C'est aussi, peut-être avec le but de Suker, le seul instant où la France aura eu son titre remis en question.*

*quand on y pense avec le recul, si la France ne fut pas un vainqueur très romantique, il y a peu de moment où elle aura été mise très sérieusement en doute.
Flaghenheimer Niveau : CFA2
Cette volée...mon dieu.
3 réponses à ce commentaire.
gaucherforever Niveau : CFA2
Je pensais voir Baggio plus haut.
Dans mes souvenir il est le joueur de la Juve le plus décisif que j ai vu...devant Del Piero même...
Le plus grand joueur italien de l Histoire aura eu une carrière freinée par les blessures...c est dire son niveau...
Zizou Gabor, je t'attends pour le panégyrique de Baggio. Il faudrait trop de liens pour illustrer son exquisité.
Note : 1
Je ne sais pas si on a toujours conscience en France de la chance qu'on a d'avoir Deschamps sur notre territoire.

Son style au pragmatisme rigoureux a de quoi étonner, mais je ne comprends pas les critiques souvent lues ici et là sur ce site (en particulier avant l'Euro) le décrivant comme un gars qui ne travaille pas.

Pour moi, Deschamps, c'est tout le contraire. C'est l'éloge du labeur et un encouragement à respecter quotidiennement ses valeurs et ses positions.

C'est pas toujours très réjouissant, mais ça finit droit dans les bottes.

Et, quelque part, c'est l'essentiel.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Mon bon Algiers,
C'est bien la première fois que je suis en désaccord avec toi.
Explique ! Je veux savoir :)
2 réponses à ce commentaire.