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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'OL

De Nilmar à Rémi Garde, de Benzema à Georges Dupraz, voici les 50 joueurs qui ont vraiment marqué l'histoire de l'Olympique lyonnais. Aujourd'hui, les places de 10 à 5.

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#10: cris

L’histoire est assez connue. À l’été 2004, parti au Brésil pour superviser Nilmar et Cleber Anderson, Bernard Lacombe revient avec une surprise dans ses valises : Cris. Défenseur brésilien relativement inconnu, bien que déjà international, qui vient de vivre une expérience totalement foirée du côté de Leverkusen. Son transfert est même périlleux : à la suite d’une bagarre dans laquelle il a été impliqué au mois de juin, il risque une suspension de six mois. Heureusement pour l’OL, la fédé brésilienne n’étendra pas la sanction en dehors du Brésil. Cris peut donc jouer. Et briller. Très vite. Car il ne lui faut guère de temps pour s’imposer comme l’un des patrons de la défense lyonnaise. Toujours prêt pour le combat, adorateur de duels, celui qu’on commence à surnommer le Policier est le guerrier indispensable à toutes les grandes équipes. Celui qui ne brille pas vraiment balle au pied, mais qui est toujours là pour couper une attaque adverse et intervenir dans les moments chauds, quitte à traverser tout le terrain pour défendre un partenaire.


Le public de Gerland ne s’y trompe pas et les : « Cris ! Cris ! Cris ! » pleuvent régulièrement des tribunes à chacune des interventions musclées du défenseur. L’un de ses plus beaux faits d’armes ? Ce tacle de la tête sur Kuyt lors d’un Liverpool-Lyon, en Ligue des champions (2009) pour empêcher le Néerlandais de filer. Et peu importe qu’il soit derrière obligé de quitter le terrain sans aucun souvenir. Un homme prêt à tout donner. Et qui a d’ailleurs tout donné pour l’OL. Même ses larmes, comme il l’a déclaré un jour : « Une semaine après mon départ, je crois que j’ai pleuré tous les jours, c’était vraiment dur de quitter Lyon. » Heureusement, depuis, le Policier est revenu. Dans un rôle d’entraîneur au centre de formation. Avant, qui sait, de se poser un jour sur le banc de l’équipe première.

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GM

#9: Angel Rambert

Petit-fils d’un Français exilé en Argentine, d’où le nom de famille, Angel Rambert commence sa vie et ses premiers pas dans le football dans son pays natal. Pourtant, c’est de l’autre côté de l’Atlantique, dans le pays de son grand-père, qu’il connaîtra ses plus belles heures de gloire. Débarqué à Lyon à 24 ans, le gaucher ne tardera pas à s’acclimater parfaitement à son pays d’adoption. La doublette qu’il forme alors avec un autre Argentin, Nestor Combin, fera même des miracles sur le front de l’attaque lyonnaise. En dix ans passés à l’OL, Angel aura le temps de s’octroyer deux Coupes de France dont l’une, celle de 1967, où il marquera l’un des trois buts lyonnais en finale.


Véritable légende du côté de Lyon, Rambert aura séduit tout le monde en France. Jusqu’à la Fédération française, puisqu'il finira par devenir international tricolore. S’il n’honorera que cinq sélections, son passage en équipe de France sera marqué par son but décisif face à la Norvège pour la qualification des Bleus à la Coupe du monde 1966. Après une dernière expérience du côté d’Avignon, Rambert retournera chez lui, loin du football, pour s’occuper de son bowling et de son restaurant. Avant de s’éteindre, foudroyé par un cancer, à l’âge de 47 ans. Un Angel parti trop tôt.

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GM

#8: Sidney Govou

Il est entré dans le cœur des Lyonnais un soir de mars 2001. De force. Et par deux fois. Deux pralines venues se nicher dans la lucarne droite d’Oliver Khan. Ce soir-là, en brillant dans un match face au futur vainqueur de la Ligue des champions, Govou a soudainement changé de dimension. Cantonné au rôle de remplaçant ou de joker de luxe jusqu’ici, le Sid récupère alors ses galons de titulaire. À 21 ans. Derrière, plus personne ne viendra le déloger de son poste. Peu importe les arrivées au fil des ans, Govou tient toujours son rang. Même son amour de la vie nocturne ne viendra pas empiéter sur ses performances. Efficace, volontaire et combatif, le natif du Puy-en-Velay n’a que rarement déçu avec la liquette de l’OL sur les épaules. Pas pour rien, d’ailleurs, qu’il a été de tous les sacres. De 2002 à 2008, il aura soulevé les sept trophées.


Seuls Coupet et Juninho peuvent se targuer d’en avoir fait autant. Surtout, à l’image des deux derniers cités, celui qui a été formé au club a toujours joui d’une immense popularité au sein des supporters rhodaniens. De par sa fidélité au blason, déjà, mais aussi par sa simplicité. Souriant et accessible, l’homme s’est toujours comporté d’une manière exemplaire. Pas pour rien, finalement, que les supporters qui pouvaient le croiser à des heures tardives dans les rues de Lyon ne lui en ont jamais tenu rigueur. Sans doute se contentaient-ils de le remercier, d’ailleurs.

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GM

#7: Grégory Coupet

Natif du Puy-en-Velay en Haute-Loire, Grégory Coupet démarre sa carrière sur les pelouses du centre d’entraînement de l’Étrat à Saint-Étienne en 1993. Devenu titulaire après avoir bousculé la hiérarchie des gardiens chez les Verts, il ne peut empêcher la relégation de l’ASSE en D2 à l’issue de la saison 1995-1996. À la recherche d’un nouveau portier pour remplacer Pascal Olmeta, renvoyé du club après une bagarre avec son coéquipier Jean-Luc Sassus, l’OL recrute le gardien stéphanois en 1997. Et les débuts de Greg Coupet, alors âgé de 25 ans, entre Rhône et Saône sont loin d’être époustouflants. Pris en grippe par les supporters qui ne voient en lui qu’un ancien « gaga » , Coupet multiplie les bourdes. Il met alors les bouchées doubles à l’entraînement aux côtés de Joël Bats et progresse au fil des saisons. En témoigne cette superbe double parade face à Rivaldo au Camp Nou, en 1999, qui fait encore aujourd’hui le tour des compilations YouTube. Pilier discret du vestiaire lyonnais – il a toujours refusé de porter le brassard de capitaine –, il participe avec brio à l’hégémonie lyonnaise sur la scène hexagonale au début des années 2000, étant désigné à quatre reprises comme le meilleur gardien du championnat (2003-2006). Doté d’un gros mental et d’une culture de la gagne hors du commun, il parvient à retrouver la compétition malgré plusieurs graves blessures tout au long de son aventure lyonnaise.


Champion de France à sept reprises avec les Gones, Greg’ Coupet n’aura jamais véritablement eu sa chance chez les Bleus. Barré par Fabien Barthez, il affirme son souhait de passer du statut de numéro deux à celui de titulaire avant le Mondial 2006, mais Raymond Domenech ne cède pas à ses envies. Coupet, furieux, décide alors de claquer la porte du rassemblement des Bleus à Tignes avant de revenir quelques heures plus tard et d’accepter son statut de doublure pendant la compétition. En mai 2008, à la veille de la finale de la Coupe de France entre l’OL et le PSG, il annonce que ce match sera son dernier sous le maillot lyonnais. Il quitte le Rhône sur un doublé coupe-championnat et rejoint l’Atlético de Madrid en Liga. Après une pige d’un an en Espagne, il revient en France, au PSG pour deux saisons avant d’intégrer l’équipe de consultants de RMC. Il est aujourd’hui rentré à Lyon, où il entraîne les gardiens des équipes de jeunes avant de remplacer pourquoi pas Joël Bats auprès de l’équipe première.

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MF

#6: Nestor Combin

Il a formé avec Fleury Di Nallo le duo le plus prolifique de l’histoire de l’OL. « On faisait mal, très mal. C’est resté un ami. On a fait l’armée ensemble, l’équipe de France militaire... C’est mon frère, quoi » , témoigne aujourd’hui Nestor « La Foudre » au moment d’évoquer sa relation avec le « Petit Prince de Gerland » .


Né en Argentine, Nestor Combin arrive en France à l’âge de dix-huit ans. Ses débuts avec l’Olympique lyonnais sont assez difficiles, mais l’arrivée de Di Nallo pour l’épauler sur le plan offensif transcende ses performances. Les deux attaquants permettent au club de remporter la Coupe de France en 1964, le premier trophée de l’histoire du club, en battant Bordeaux 2-0 en finale (doublé de Combin). L’attaquant doté d’une technique remarquable, très intéressant dans ses déplacements, commence alors à se faire un nom sur la scène internationale et attire l’œil des grands clubs européens. Ainsi, lorsque l’OL l’emporte 5 buts à 2 contre le Real Madrid de Puskás et Di Stéfano lors d’un match amical à Grenoble grâce à un triplé de Combin et un doublé de Di Nallo, le président madrilène Santiago Bernabéu toque à la porte du président lyonnais. « Je veux le 8 et le 9. (Di Nallo et Combin) Di Stéfano et Puskás n’ont plus vingt ans, il faut que je les remplace. » Réponse des dirigeants lyonnais : « Non, désolé. Le 9, il est pris, déjà. » L’OL avait ainsi déjà conclu un marché avec la Juventus au sujet du transfert de l’attaquant aux 8 sélections chez les Bleus. En Italie, Combin gagnera deux coupes nationales avec la Juve puis le Torino avant de filer à l'AC Milan. Il reviendra terminer sa carrière en France à Metz puis au Red Star. Septième meilleur buteur de l’histoire de l’OL (à égalité avec Sonny Anderson), Nestor « La Foudre » ne suit plus véritablement l’actualité des Gones aujourd’hui : « Je n’aime plus vraiment ce club. Leur président (Jean-Michel Aulas, ndlr) est tellement répugnant que je ne peux pas le voir. Je déteste l’hypocrisie. Les gens comme ça, ça ne m’intéresse pas. Mais attention, ça reste un très bon souvenir, l’OL. »


MF

#5: Bernard Lacombe

149 buts en 230 matchs avec l’OL. Les statistiques de Bernard Lacombe forcent le respect. Natif de Lyon, « Nanard » commence sa carrière à dix-sept ans, partageant alors le vestiaire des Gones avec ses idoles de jeunesse Fleury Di Nallo et Serge Chiesa. Cette triplette offensive de poche fera le bonheur des supporters lyonnais pendant cinq longues saisons (1969-1974) jusqu’au départ de Di Nallo vers le Red Star. Le temps pour l’OL de remporter une nouvelle Coupe de France en 1973 contre Nantes où Lacombe marque en finale après avoir contrôlé le ballon de la main. Il inscrit par ailleurs l’un des buts les plus rapides de l’histoire de la Coupe du monde, en 1978 contre l’Italie, après 38 secondes de jeu. À l’été 1978, après dix saisons passées à Lyon, Lacombe est vendu au rival stéphanois pour renflouer les caisses du club rhodanien. Lors de son retour à Gerland sous le maillot vert, « Nanard » , déboussolé, se trompe de vestiaire et regagne celui réservé aux joueurs lyonnais. Ovationné par tout le stade, il passe complètement au travers de son match, avouant quelques années plus tard avoir « assisté à une très jolie rencontre. J’étais idéalement placé, beaucoup mieux que le public, puisque j’étais sur le terrain ! » Il ne restera qu’une saison dans le Forez avant de rejoindre Bordeaux pendant huit saisons. Avec 255 buts inscrits dans sa carrière en D1, il est l’attaquant français le plus prolifique de l’histoire du championnat. Une fois sa carrière terminée, il est recruté par Jean-Michel Aulas, qui découvre le monde du football et souhaite s’appuyer sur des anciens de la maison OL pour faire remonter le club dans l’élite.


Lacombe est nommé directeur sportif en 1988, son rôle dans l’organigramme du club évolue au fil des saisons et l’ancien numéro 9 devient entraîneur de l’équipe première en 1996, succédant à Guy Stéphan, licencié après une déroute 7-0 contre Auxerre. Lassé de la pression autour de son rôle d’entraîneur, il laisse son fauteuil à Jacques Santini en 2000 pour reprendre ses fonctions de directeur sportif et conseiller spécial du président Aulas. Les supporters lyonnais le verront les larmes aux yeux le soir du 4 mai 2002, après le premier sacre de champion de France du club, puis au moment de faire ses adieux à Juninho qu’il était allé débauché au Brésil au début des années 2000. Fidèle bras droit de JMA, figure historique du club, « Nanard » est le seul footballeur représenté sur la fresque du mur des Lyonnais qui trône sur la Presqu'île aux côtés d’autres grandes figures de la cité rhodanienne comme Paul Bocuse, l’Abbé Pierre ou Edouard Herriot.


MF

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