1. // Top 50
  2. // Atlético de Madrid

Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'Atlético de Madrid

Troisième club le plus grand d'Espagne en matière de palmarès, l'Atlético possède une histoire faite de sueur, de combat et de solidarité. Quitte à perdre en martyr et prendre un but dans les dernières minutes, être de l'Atlético, c'est être aussi un grand romantique. Agüero, Torres, Molina, Vieri, Adelardo, Aragonés : top 50 des joueurs ayant écrit l'histoire de l'Atlético de Madrid.

Modififié

#24: Julio Antonio Elícegui Cans

Le pionnier du succès. Et comme le hasard fait bien les choses, Elicegui est né dans la province de Navarre, au Pays basque. Une région où le culte du labeur est érigé en règle d’or. Là-bas, le jeune Julio Antonio connaît la droguerie de ses grands-parents, où il se gave de chocolat... et de tabac. À tel point qu’au moment de passer chez le médecin pour une indigestion, ce dernier explique à sa grand-mère qu’il doit arrêter de fumer au plus vite. Si Elícegui n’a plus jamais retouché à une cigarette depuis ce jour, il ne s’est en revanche arrêté de jouer au football qu’à partir du moment où ses jambes ne pouvaient plus suivre. Entre-temps, El Expreso de Irún s’engage à l’Athletic Aviación pour 50 000 pesetas payée au Real Unión et un salaire mensuel de 1500 pesetas. Sa première saison chez les Rojiblancos le proclame déjà comme meilleur buteur de son équipe, avec 17 buts. En 1940, la reprise du championnat à la suite de la Guerre Civile permet au club de remporter la première Liga de son histoire, avec Elicegui en tête d’affiche. Le sport, c’est mieux que la cigarette.

#23: Alfonso Aparicio Gutiérrez

Son palmarès au sein de l’Atlético de Madrid reste encore inégalé en matière de Liga, alors que ce défenseur de renom a terminé son bail dans la capitale espagnole en... 1952. Sous l’appellation de l’époque Athletic Aviación, Aparicio démarre son aventure colchonera en 1939 juste après la guerre civile, et récolte quatre Liga (1940, 1941, 1950, 1951) et trois Supercoupe d’Espagne (1940, 1947, 1951). Véritable légende du club, ce stoppeur n’était pas là pour plaisanter quand il s’agissait d’aller au duel. « Quand je voyais qu’un adversaire s’échappait de mon marquage, je ne lui mettais pas un coup, je l’accrochais par le maillot, expliquait-il à Marca en 1996, peu avant son décès. De cette façon, aucun joueur ne pouvait me dépasser. Qu’est-ce que je pouvais aimer arracher les maillots ! » . De ces années madrilènes, Aparicio gardait en premier lieu les années passées sous les ordres d’Helenio Herrera. « Il nous engueulait comme personne. On s’entraînait trois heures par jour minimum, mais quand arrivait le dimanche, on mangeait n’importe quelle équipe sur le terrain. » Le fruit du travail.

#22: José Armando Ufarte

Si Ufarte est natif de la Galice, sa jeunesse prend une tournure sud-américaine lorsque sa famille décide de partir au Brésil. Au pays du football, Ufarte récite ses gammes et devient vite l’une des grandes idoles de Flamengo, où il récolte le surnom affectif O Espanhol. Mais ses plus grandes pages s’écrivent à son retour en Europe à partir de 1964, au sein de l’Atlético de Madrid. Durant dix ans, Ufarte va porter le maillot colchonero avec honneur, dévotion et succès. Triple champion d’Espagne (1966, 1970, 1973) et double vainqueur de la coupe d’Espagne (1965, 1972), cet ailier droit offre par deux fois le sacre national à son équipe en championnat, contre l’Espanyol Barcelone puis face à Sadabell. « Le travail et l’amitié sont les clés de la réussite d’une équipe, explique-t-il à Vavel en 2013. Je vois l’équipe actuelle très soudée. Pour être champion, il faut aussi avoir des joueurs de grandes qualités individuelles. Je crois que l’Atlético est sur le bon chemin. » Un visionnaire.

#21: Carlos Aguilera Marín

Radomir Antić, coach de l’Atlético de 1995 à 1998 : « C’était un joueur qui était très utile dans mon équipe pour sa rapidité et sa capacité de placement, un élément très polyvalent. Je me souviens très bien d’un match que nous avions joué face à Tenerife. Nous avons été réduits à dix au cours du match et nous étions menés 2-0. Quand la mi-temps arrive, je décide de replacer Carlos au milieu du terrain, car je savais qu’il pouvait prendre à la fois le poste de latéral et celui au milieu du terrain, cela ne lui posait pas de problème de faire la jointure. Finalement, nous faisons match nul 2-2. Son replacement avait totalement influé sur le cours de la partie. C’était aussi un joueur qui portait des lentilles de contact. Dans un match retour en quart de finale de C1 contre l’Ajax, il en avait perdu une sur un contact et était sorti du terrain le temps d’en trouver une autre. Pendant ce temps-là, Ronald De Boer en avait profité pour marquer un but qui nous obligeait à aller en prolongation, où nous avons finalement perdu.  »

#20: Larbi Ben Barek

Si Neymar est aujourd’hui joueur du PSG, l’Atlético de Madrid avait jadis été dans le rôle du bourreau du Stade Français, club francilien de l’époque, contraint de lâcher sa « Perle Noire » contre 17 millions de francs, un transfert record à l’époque. « On peut vendre la tour Eiffel et l’arc de triomphe, mais Ben Barek jamais ! » s’insurge alors la presse locale. La scission avec le joueur et la Fédération est même brutale, puisqu'il n’est plus appelé par l’équipe de France qui boude son attaquant à la suite de son départ de l’autre côté des Pyrénées. À Madrid, son talent ne s’arrête pourtant pas de s’exprimer, loin de là. Double champion d’Espagne en 1950 et 1951, le natif de Casablanca compose ainsi l’un des moteurs de la « Delantera de cristal » avec Juncosa, Pérez Paya, Carlsson et Escudero. Ben Barek, ambidextre et agile face au but, est une si grande star que Pelé himself lui a lancé une flopée de fleurs en une phrase : « Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le dieu. » Rien que ça.

#19: José Juncosa

L’homme fait à la fois de cristal et de soie. Membre des deux lignes d’attaque de l’Atlético dans les années 40 et 50, Juncosa débarque à Madrid en provenance de l’Espanyol Barcelone. Avant-centre de formation, le joueur va pourtant occuper les ailes de l’attaque madrilène pendant onze saisons, permutant entre le côté gauche et le côté droit. Sa technique, son dribble et son sens du but font fureur au sein du club, où il remporte deux Liga et une Supercoupe d’Espagne. Joueur fidèle à l’Atlético comme l’était son compagnon offensif Adrián Escudero, Papá Dribling assure le spectacle et prouve son amour à l’Atlético en torturant les défenses avec ses enchaînements de feintes balle au pied. Au club, il popularise le « gol del cojo  » (but du boîteux, en VF) en référence à sa capacité à marquer même avec une blessure. Non, Juncosa n’était pas un joueur à remplacer même diminué, car le gaillard était toujours au-dessus des autres.

#18: Radamel Falcao

L’amour, c’est une sensation indéfinissable, irrationnelle et intense. L’amour, c’est sans aucun doute ce que les socios de l’Atlético de Madrid ont dû ressentir sans interruption pendant les deux années où Radamel Falcao a porté le maillot rojiblanco. Deux ans, c’est court, c’est vrai. Mais deux ans passés à jouer 90 matchs et marquer dans le même temps 71 buts, c’est inoubliable. À la fin de son passage à l’Atlético de Madrid, Falcao était tout simplement considéré à juste titre comme le meilleur avant-centre de la planète. Bandeau bien fixé autour de sa longue chevelure noire, El Tigre était sur sa lancée du FC Porto, en pleine bourre. Certains le considéraient même capable d’aller chercher le Ballon d’or, malgré la surpuissance du duel à distance entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Même après avoir quitté le club pour l’AS Monaco à l’été 2013, Falcao est toujours ancré dans la mémoire de Diego Simeone. Sa blessure au genou ? Du passé. « Son retour en forme ne me surprend pas du tout, explique El Cholo en mars 2017. Je le connais beaucoup, je l’aime beaucoup. D’abord en tant qu’homme, et ensuite en tant que footballeur. Il est passé par des étapes difficiles, mais il possède cette force intérieure immense qui le fait revenir au top aujourd’hui. » La griffe du tigre marche encore, et la France peut s’en réjouir.

Vidéo

#17: José Eulogio Gárate

L’attaquant cérébral par excellence. Né à Buenos Aires de parents basques, Gárate rentre en Espagne pour entamer sa carrière de footballeur. Après trois saisons pour monter en régime, El Ingeniero del gol s’engage avec l’Atlético de Madrid en 1966. Un club qu’il ne va plus lâcher jusqu’à sa retraite, en 1977. Son palmarès s’est bien étoffé en conséquence de sa capacité à planter les banderilles : trois championnats d’Espagne, une victoire en Coupe intercontinentale et aussi trois titres consécutifs de Pichichi (1969, 1970, 1971). Reconnu pour sa facilité offensive en compagnie d’Heraldo Bezerra et Rubén Ayala où ils forment Los 3 Puñales (les trois poignards, en VF), Gárate était aussi un homme aux qualités humaines très fortes : à chaque fois qu’il marquait, le buteur avait pour habitude de ne jamais célébrer ses buts, par respect envers l’adversaire. Une élégance rare et presque excessive, à laquelle le Real Madrid ne sera pas insensible. Pour son jubilé organisé au Vincente-Calderón entre l’Atlético et le Pays basque, des supporters merengue viendront applaudir le départ de l’idole colchonera. Au-delà de ses buts, Gárate symbolise le pacifisme à l’état pur.

Vidéo

#16: Luis Edmundo Pereira

Recruté au sein de ce Brésil du Mondial 1974 qui sentait bon la coupe afro, Luis Pereira est le défenseur le plus élégant balle au pied que l’Atlético ait connu. Stoppeur de formation, son nom complet était d’ailleurs Luis Edmundo Pereira Chevrolet, ce que son compatriote Rigoberto Fusca avait souligné pour expliquer que la grosse cylindrée américaine se mariait bien avec son coéquipier au postérieur proéminent. Champion d’Espagne en 1977 avec l’Atlético de Madrid, Luis Pereira n’avait jamais peur de faire ressortir la balle proprement, quitte à faire un dribble ou deux dans la surface et de susciter l’inquiétude du public. Mais à chaque fois, le Brésilien s’en sortait comme un chef. Rentré au pays par la suite, il est invité en 2002 par le club à faire partie du staff technique de l’équipe réserve. Pour les 110 ans de l’histoire du club, les internautes de Marca le placent même dans le meilleur onze type de l’histoire de l’Atlético de Madrid. Désormais, Luis Pereira habite à Madrid, avec sa femme et ses enfants. Une vie propre, pour un défenseur propre.

#15: Juanfran

Si le latéral droit de l’Atlético de Madrid actuel est indéboulonnable sur son côté, son histoire qui mêle l’Atlético à son rival honni du Real Madrid était semble-t-il faite pour mal se passer. Dès ses premiers pas dans le football de haut niveau, Juan Francisco Torres intègre les catégories de jeunes du Real. Là-bas, le joueur n’est utilisé qu’en faire-valoir de l’équipe, et sa saison 2004-2005 le laisse sur sa faim. Prêté à l’Espanyol de Barcelone la saison suivante, il part ensuite se renforcer cinq ans à Osasuna avant de signer chez les Colchoneros à l’été 2011. Dès sa première saison, Juanfran récolte une Ligue Europa avec l’Atlético emmené par Falcao. La suivante, c’est une Coupe du Roi, toujours aux côtés de Falcao. La suivante, c’est un championnat d’Espagne grâce au coup de tête final de Diego Godín au Nou Camp. Mais surtout, l’image de Juanfran, pourtant irréprochable au sein de l’Atlético, s’associe avec ce tir au but manqué lors de la finale de C1 2015-2016 contre le Real Madrid à Milan, deux ans après l’échec de la conquête du titre suprême à Lisbonne. En fait, Juanfran, c’est un peu l’image de ce loser magnifique que l’on adorera toujours.

Vidéo

#14: Adrian Escudero

Voilà la légende des légendes de son époque. Sûrement parce que que ce soit avec la delantera de seda ou celle de cristal, Escudero était le pion final : l’avant-centre finisseur. Et pour finir les actions, le buteur était très, très doué. Formé à l’Atlético de Madrid et fidèle à un seul et même club de 1946 à 1958, année de sa retraite sportive, Adrian Escudero a marqué la bagatelle de 150 buts en 287 matchs de Liga avec son Atlético, ce qui en fait le meilleur buteur de l’histoire du club dans le championnat espagnol. Auteur du 1000e but de l’histoire de l’Atlético de Madrid en Liga, Escudero est aussi le dixième joueur le plus capé de l’histoire du club, avec 330 apparitions. Un CV à la sauce colchonera qui incite logiquement les dirigeants du club à lui proposer un poste au sein du staff technique en guise de reconversion. L’homme commencera par les catégories de jeune, puis le poste d’assistant au sein du club, avant de diriger une rencontre de championnat lors de la saison 1963-1964. Le 7 mars 2011, El Chava meurt à Madrid, à l’âge de 83 ans. Naître, vivre et mourir Atlético, c’est ainsi.

#13: Javier Irureta

« Le sentiment Atlético, c’est l’effort. Cela implique toutes les générations de joueurs, les plus anciens comme les plus jeunes. L’Atlético s’est créé par l’effort, et ses succès sont dus à l’unification de cet effort. Si cet état d’esprit se poursuit, nous finirons par gagner un jour la C1. En tant qu’ancien buteur de l’équipe, j’ai connu l’ambiance magnifique du Vicente-Calderón, où les supporters nous transcendent. Cette relation entre joueurs et supporters a toujours été fusionnelle. J’ai des souvenirs somptueux en tête : nos confrontations contre Cagliari ou le Celtic en Coupe d'Europe, mais aussi le Real ou le Barça en championnat où nous avons obtenues des victoires. Hélas, j’ai aussi connu des nuits tristes dans ce stade : une Liga qui nous échappe pour un match nul à domicile à la dernière journée et qui offre le titre au Barça, les déceptions européennes aussi. Cette finale de 1974 contre le Bayern Munich me laisse beaucoup de frustration personnelle, puisque au-delà de devoir rejouer le match, je ne pouvais pas y participer car j’avais reçu un carton jaune et j’étais sous la menace d’une suspension... Le football est ainsi, on va dire. Mais en perdant cette finale, je savais que l’Atlético allait réagir à cet échec et qu’un jour, il reviendrait en finale de Ligue des champions. Plus tard, j’avais été approché pour entraîner le club, mais pour des raisons en interne, cela ne s’est pas fait. » Propos recueillis par AD.

#12: Miguel Reina

C’était la dernière minute, le dernier tir, le dernier arrêt à faire. Pour Miguel Reina, la vision de Hans-George « Katsche » Schwarzenbeck est lointaine. Très lointaine, même. À une trentaine de mètres du but gardé par le père de Pepe Reina, actuel gardien du Napoli, l’Allemand lâche une praline en guise de dernière tentative. Si Reina sort un arrêt ou si la balle n’est pas cadrée, l’Atlético de Madrid sera sacré vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions pour la première fois de son histoire. Mais il était écrit que ce 15 mai 1974 ne serait pas la date de la remise du trophée. Passant au travers d’une forêt de jambes, la frappe du milieu de terrain bavarois arrive à pleine vitesse sur la droite des gants de Reina. La frappe est si limpide que le portier se retrouve pris de vitesse, et le ballon va se loger dans les filets madrilènes. On jouait la 120e minute de jeu de la prolongation. On jouait une finale de C1. Et trois jours plus tard, pour le match d’appui au stade du Heysel, l’armée du Bayern Munich terrasse les valeureux Colchoneros. Le sort est cruel, mais l’histoire est si belle à raconter qu’aujourd’hui encore, résumer le passage de Miguel Reina en une seule action, c’est parler de cette maudite patate de Schwarzenbek.

Vidéo

#11: Diego Costa

Abruti ou brute ? Peut-être les deux. Quand il faut parler de Diego Costa, les mots « salopard » ou « diable » reviennent très souvent à la bouche. Et pour cause, ce colosse venu tout droit de Lagarto dans un milieu très rural sait comment bien faire le cochon. « À 17 ans, il avait la tête d’un trentenaire, explique dans le So Foot numéro 132 Javier Hernández, scout de l’Atlético qui a vu jouer pour la première fois Diego Costa à Braga. Diego, c’est un peu l’anti-glamour : cette tête de mauvais bougre, pas sexy pour un sou, jamais content, ça convenait parfaitement à l’Atlético. » Malgré tant d’éloges, les débuts de O Mentiroso (le Menteur, en VF) au sein de l’Atlético sont compliqués. L’entraîneur de l’époque Javier Aguirre souhaite même le transférer sous prétexte que le joueur est casse-couilles et s’entraîne mal. Costa partira en prêt à Vigo puis à Albacete, avant de servir de monnaie d’échange au transfert de Sergio Asenjo depuis le Rayo Vallecano. Bref, un bouche-trou. En réalité, Costa ne deviendra une machine à buts qu’au moment où Diego Simeone le voit à l’œuvre à son retour de Vallecas. « Quand je l’ai vu s’entraîner avec le groupe, j’ai eu envie de pleurer de joie, explique Simeone dans son livre Creer. "Quel barbare ! Il va tous les massacrer ! Ce type est imparable !" me suis-je dit. Ce que tout le monde a vu plus tard sur les terrains, moi, je le voyais aux entraînements. (...) En un sens, Diego Costa a été le reflet de l’histoire du caractère de l’Atlético de Madrid. Il s’est battu pour réussir et repousser tous les obstacles. » L’hydre de Lerne moderne.

#10: Adelardo Rodríguez

« Je dirais que j’ai compris que j’allais être un footballeur le jour où je suis né. Je me souviens toujours d’avoir un ballon. Je me souviens aussi d’aller au terrain de Badajoz avec mon père, il y a aussi une photo de ma mère où je tire dans le ballon alors qu’il est même plus grand que moi. Mais bon, quand l’Atlético de Madrid m’a recruté à 18 ans, là j’ai compris que ce serait sérieux. Mais j’ai commis une erreur : j’ai lâché les études. Et aujourd’hui, je le regrette. » Dans une interview accordée au site espagnol Falso 9, Adelardo Rodríguez montre que devenir footballeur professionnel n’est pas totalement lié au hasard. Il faut du talent, de l’entraînement et de la dévotion. Beaucoup de dévotion. Parce que pour arriver à poser 511 fois son nom dans un match de football avec la tunique de l’Atlético de Madrid, il faut de la patience certes, mais surtout de la continuité dans l’excellence. Joueur le plus capé de l’histoire colchonera, Adelardo pense toutefois savoir qu’il n’aura pas pour toujours son nom au plus haut de la liste. « Aujourd’hui, nous avons des joueurs très jeunes au club, qui sortent du centre de formation et qui joue parfois trois fois dans la semaine. Par exemple, Raúl García m’a dépassé en Europe car nous jouions très peu ce type de compétition à l’époque. Je suis resté 17 saisons, mais aujourd’hui, avec 10 saisons pleines, tu dépasses mon nombre de matchs. Ce qui me rend fier, c’est de voir que quarante ans après ma retraite, je constate encore que j’ai été rentable pour le club. Ça me rend heureux, car cela prouve que j’ai accompli mon devoir. » Une parole de patron.

#9: Milinko Pantić

Si Charles Beaudelaire s’est décidé à appeler son recueil de poèmes le plus connu Les Fleurs du Mal, Margarita Luengo s’est lancée dans une ode à l’amour avec ses fleurs du bien. Depuis sa passion inconditionnelle pour Milinko Pantić, la supportrice de l’Atlético de Madrid s’est mise en tête de devoir célébrer son champion comme il se doit. Alors au soir de la réception de l’Athletic Bilbao en janvier 1996, Margarita se lance. «   Nous étions dans le bar de la peña et je vois un beau bouquet de fleurs, expliquait l’intéressée pour sofoot.com en novembre 2016. Je demande au président de la peña de m’en donner quatre. C’étaient des œillets rouges et blancs. Je lui ai dit que ces quatre fleurs représenteraient les quatre buts qu’on allait marquer contre Bilbao.  » Miracle ou prédiction, l’Atlético s’impose 4-1 dans la rencontre avec un but de Pantić. « Après chaque but, je jetais une fleur sur le terrain, poursuit Margarita. Depuis ce match, j’ai pris l’habitude d’amener un bouquet entier au stade et de le déposer à côté du poteau de corner, où ma place était. Ça nous a porté chance une fois, alors je le fais depuis. »




Pas au courant de la nouvelle habitude prise par la dame, Milinko Pantić expulse le bouquet de fleurs au moment de tirer un corner. « Après ça, je lui ai envoyé une petite lettre en lui demandant de ne plus jamais jeter ce bouquet, car je le déposais en son honneur. » Pantić l’appelle, s’excuse par téléphone et lui envoie même son maillot pour se faire pardonner. Un cadeau que Margarita considèrera comme « le trophée le plus important de ma vie. (...) Pantić venait très souvent au diner de notre groupe de supporters, c’est un homme humble, admirable. Ce n’était pas seulement un incroyable tireur de coup de pied arrêté, mais surtout une personne avec des valeurs comme j’en ai peu connues dans ma vie. » Pantić possède un cœur, mais il détient aussi un talent hors norme. Un talent capable de marquer un quadruplé au Nou Camp... Et de finalement perdre la rencontre. Un colchonero dans l’âme.

Vidéo

#8: Gabi Fernández

Être capitaine de l’Atlético de Madrid, cela signifie transmettre les valeurs du club à ses coéquipiers, être un exemple pour tous, sur le terrain comme en dehors. Ce travail, Gabi Fernández doit le remplir depuis la saison 2012-2013. Une seule saison après son arrivée à Madrid, donc. Il faut dire que très vite, le milieu défensif a montré que la culture de l’effort et du sacrifice coulait dans ses veines. Souvent fin négociateur avec l’arbitre, Gabi sait aussi se sortir d’une situation complexe après avoir infligé une semelle un peu trop appuyée à l’un de ses adversaires, avec une petite tape dans le dos de sa victime et un peu de compassion. C’est donc en toute logique qu’il succède à Antonio Lopez pour récupérer le brassard. Et ce que l’on peut dire, c’est que sa philosophie atlética se rapproche d’une forme de poésie.




« Le sentiment Atlético, cela ressemble à la fois à tout et à rien, mais cela ressemble particulièrement à un film de Peckinpah, analyse le joueur dans GQ. Un film où tout semble perdu dès le départ, et qui se termine par vendre cher sa peau. C’est un groupe qui n’a rien d’édifiant de tueurs qui croient en l’honneur, la loyauté et la parole donnée, des sapeurs qui crachent du gaz moutarde quand ils se mettent dans l’idée de détrôner les géants. La contre-attaque, leur stratégie favorite, devient notre croyance, inversée à celle de la superstition de la possession de balle. L’Atlético ne veut pas le ballon, il veut le contrôle total de la rencontre, des pulsations, de la vitesse même du jeu. » Toujours en discussion avec son coach Diego Simeone dans les moments cruciaux d’une rencontre, Gabi est le bras droit attitré du boss Simeone. Depuis 2011, Gabi a tout gagné avec son Atlético mis à part cette maudite C1, mais n’est pourtant jamais appelé en sélection espagnole à 31 ans. Gabi ne revêtira sûrement jamais la liquette de la Roja, et c'est tant pis. Sa voie, c’est celle de l’Atlético.

#7: José Luis Caminero

Radomir Antić, entraîneur de 1995 à 1998 : « Sans une équipe soudée, nous n’allions nulle part et la prestation de ce doublé coupe-championnat est avant tout collective. Mais peut-être que sans Caminero, nous n’aurions pas remporté ce doublé. C’est un joueur incroyable et un fantastique partenaire, sa saison 1995-1996 a été exceptionnelle. Il faisait toujours partie des actions clés de l’équipe. Sur le plan technique comme sur le physique, il répondait présent. Son travail principal consistait à donner des balles de but à ses coéquipiers, mais il était parfaitement capable de marquer des buts lui aussi. C’était un joueur avec beaucoup de charisme, qui aimait toucher les ballons, un meneur de jeu à l’ancienne. Désormais, Caminero est le directeur sportif de l’Atlético de Madrid, les socios le gardent vraiment dans leur cœur et savent que la cellule de recrutement est performante. Les supporters ont confiance en Caminero, et ils peuvent l’être sans l’ombre d’un doute. »

Vidéo

#6: Diego Simeone

« Je vous l’ai déjà expliqué un tas de fois, il n’y a plus rien à éclaircir là-dessus. La seule chose qu’il reste à éclaircir, c’est de confirmer notre place au sein de ce championnat. (...) La seule chose qu’il reste à éclaircir, c’est ce dont nous avons besoin pour être de nouveau qualifiés pour la Ligue des champions en accès direct la saison prochaine. » Depuis son pupitre de conférence de presse d’avant-match, Diego Simeone fait ce qu’il a toujours fait : se concentrer sur l’instant présent. Peu lui importe les supputations sur son supposé départ du banc de l’Atlético, lui connaît sa mission et sait ce qu’il lui reste à faire au sein du club. Par deux fois, la finale de la Ligue des champions s’est refusée à le proclamer vainqueur de la C1. Par deux fois, il s’est chargé de remonter le moral de ses troupes abattues à chaque fois par le rival madrilène dans d’atroces circonstances. Ce ne sont donc pas des journalistes qui vont le faire sortir de ses gonds. Simeone n’a jamais eu de temps à perdre, mais il souhaite toujours être maître du temps et de l’espace.




Avant d’être l’entraîneur à succès de l’Atlético de Madrid, El Cholo était déjà organisateur du milieu de terrain chez les Colchoneros. Aux entraînements, Simeone était perçu comme une brute épaisse de travail. Sur le terrain, ce n’était pas grand technicien, mais un très fin tacticien. «   Je réfléchissais sur la manière dont je réagirais si je devais décider du onze de départ ou comment allait jouer l’adversaire, explique l'Argentin dans son autobiographie Creer. Au fur et à mesure que la fin de ma carrière s’est rapprochée, j’ai parlé de plus en plus comme un entraîneur. Mes partenaires l’acceptaient. Mieux, ils admettaient mon nouveau rôle au sein du groupe. J’étais suivi. Je sentais que mon équipe m’écoutait et que je trouvais les mots justes. » Des mots qui permettent à l’Atlético de 1996 de remporter ce superbe doublé coupe-championnat et de constituer l’une des équipes les plus sexy des années 1990. Joueur comme entraîneur, Simeone grave son nom à Madrid en lettres d’or. Et alors que le club entame une nouvelle ère avec son nouveau stade, l’histoire semble encore loin d’être terminée.

#5: Kiko

Radomir Antić, entraîneur de 1995 à 1998 : « Ah, ce génie de Narváez ! Je l’attendais celui-là (rires)... Au-delà d’être un génie sur le terrain, Kiko était aussi très important pour notre groupe en dehors. Tout le temps, il arrivait à nous faire rire avec des blagues... Quand tu sais que tu vas voyager avec Kiko dans un bus ou en avion, tu peux déjà te préparer à te marrer et oublier que tu es dans ton voyage. Non vraiment, Kiko, c’était un sacré numéro. Et puis quand tu dois parler de ses performances sur le terrain, je crois qu’il faut juste observer sa magnifique carrière. Il nous marquait des buts importants, et puis il s’est aussi mis à mettre des buts de la tête avec moi. Ahlala, je me souviendrais toujours de ces entraînements spéciaux que nous avions faits ensemble, et quand il marquait de la tête, il venait me dire : 'Regarde coach, moi aussi je sais marquer de la tête !'. Et puis son jeu dos au but était parfait, il parvenait toujours à nous récupérer une faute aux abords de la surface de réparation pour nos tireurs de coup franc. Je dirais que 60% de nos buts dans la saison du doublé de 96 proviennent de phases arrêtées. Sincèrement, c’est le meilleur joueur offensif que j’ai connu dans les duels à l’épaule, c’est peut-être même le meilleur dans l’histoire du football espagnol. Kiko pour les supporters, c’était un amour ultra intense. Cet amour est même allé jusqu’à contagier Fernando Torres, qui s’est inspiré de la célébration de l’archer initiée par Kiko pour célébrer ses buts. »

Vidéo

#4: Diego Godín

Zinédine Zidane et Diego Godín possèdent la même idole en commun : Enzo Francescoli. Pas pour les mêmes raisons, mais peu importe. Une nouvelle fois, les deux hommes peuvent aussi se comparer sur un point : leur statut iconique. Zizou et Godín n’auront pas joué au même poste, mais leurs auras nationales les placent en demi-dieu l’un comme l’autre. Et si ZZ est considéré comme le pape au Real, c’est bien au sein de l’Atlético que Godín est aujourd’hui la représentation la plus symbolique de la conviction colchonera. Passionné par son appartenance à cette famille depuis 2010, ce gaucho grand amateur de chevaux se comporte dans la vie comme un gentleman. Une fois sur la pelouse, son allégeance à l’Atlético le fait devenir un guerrier capable des plus grands exploits. Auteur du coup de tête sur corner qui donne le titre de champion d’Espagne aux rojiblancos au Nou Camp en 2014, Godín s’est fait un plaisir de retirer le mot « renoncer » de son dictionnaire. « Nous sommes avec Diego jusqu’à la mort » prend d’ailleurs pour habitude de clamer le vice-capitaine de l’équipe.




« L’Atlético de Madrid est grand, confesse Godín pour l'émission Simplemente Fútbol en 2014. C’est le troisième plus grand club d’Espagne. Ce qui fait sa grandeur, c’est son histoire, ses titres et ses supporters. Le public nous demande beaucoup, il souhaite nous voir remporter tous nos matchs. Le public s’identifie à la souffrance car il peut vivre des moments très forts, puis des désillusions dans la foulée. Nous cherchons désormais à ce que les désillusions n’arrivent plus. » Malgré toute sa volonté d’emmener son club sur le toit de l’Europe, Diego Godín s’est mis le temps d’un match dans la peau de Luis Aragonés, quarante ans plus tard, le 24 mai 2014. Unique buteur de la finale de C1 à Lisbonne jusqu’à la dernière minute, il voit Sergio Ramos égaliser de la tête et faire plonger l’Atlético en prolongation. Les images du Bayern Munich reviennent trop fort en tête, et l’Atlético finit par imploser. Godín va même jusqu'à s’embrouiller avec Raphaël Varane, alors en discussion très engagée avec le taulier Diego Simeone. Heureusement que ce jour-là, El Cholo n’avait pas envie d’aller « jusqu’à la mort » dans le feu de l’action.

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Extrait de BEN BAREK , la ''Perle noire'' par Faouzi Mahjoub

Pour le texte complet, avec photos et video
http://www.om4ever.com/ListeJoueurs/TopBenBarek.htm

Mai 1945, la paix est revenue. Le sport revit, à Casablanca a lieu un stage d’entraîneurs sous la direction de Helenio Herrera, Edmond Delfour et André Simonyi. Herrera propose à Ben Barek de venir à Paris, au Stade français, Larbi s’interroge. Il est marié, a deux gosses et sa mère à charge. Les propositions parisiennes sont alléchantes.
C’est ainsi que pour la troisième fois, il reprit le paquebot pour Marseille. Et par un matin pluvieux de novembre, il débarque à la gare de Lyon coiffé de son fez. La presse de la capitale est sur le quai, au grand complet. Larbi a coûté au Stade un million de francs (chiffre record des transferts à l’époque).
Son arrivée bouleverse la vie du Stade. L’équipe métamorphosée, accomplit d’énormes progrès. A paris et en province, elle bat les records de recette. Les clubs visités libellent leurs affiches: «Ben Barek et le Stade français». Le but est atteint à la fin de la saison. Le Stade, grâce à son esprit collectif, sa jeunesse et sa vitalité et aux exploits de Larbi, obtient le droit d’accéder à la 1ère division.
1946-47, le Stade est parmi l’élite, Ben Barek n’est pas là. Aux télégrammes expédiés par ses dirigeants, il répond: «Je fais ramadan à Casa…». Le mois de jeûne s’achève et la ''Perle noire'' ne donne pas signe de vie. Elle exige des garanties sérieuses. On lui donne satisfaction, elle revient au Stade. Et se donne sans réserve à sa tâche.
En division I, les adversaires sont solides, le niveau technique plus élevé. Les exploits personnels de Ben Barek et de son compère hongrois Nyers ne suffisent pas à propulser l’équipe au sommet. Le Stade est à la peine. L’entraîneur Herrera est limogé. Son remplaçant Bunyan échoue à son tour. Herrera est rappelé. Ben Barek récupère son enthousiasme et prend une part décisive aux succès ultérieurs du Stade qui remonte au classement.
Le match Paris - Nord du 1er novembre 1947 consacre le triomphe du Marocain. Il se joue de ses opposants, disloque leur défense et réalise une prodigieuse exhibition qui tient de la démonstration et de la jonglerie. C’est un véritable plebiscite populaire.

Déçu par le classement moyen de son club, le président du Stade français, M. Malaud, décide à l’issue de la saison 1947-48 de récupérer sa mise. Il y parvient en transférant Ben Barek (pour 8 millions de francs) et le gardien Marcel Domingo à l’Atletico Madrid.
Helenio Herrera profite de la braderie pour se faire engager par Valladolid avant de rejoindre la ''Perle noire'' à l’Atletico. Larbi s’embarque pour Madrid avec sa nouvelle épouse parisienne, Louisette. Il est assez amer de quitter une ville qui l’a tant applaudi et aimé. Exilé, le Marocain a vite fait de conquérir les foules du stade Metropolitano. Son art est un régal pou les supporters du club ''rouge et blanc''. A l’issue de la première saison, l’Atletico est quatrième derrière Barcelone, Valence et le Real Madrid. Il boucle en vainqueur le championnat 1949-50.
C’est le premier titre remporté par le club madrilène depuis sa création. Il récidive l’année suivante. Grâce à l’apport de Ben Barek mais aussi du Suédois Carlsson, il totalise, en deux saisons, la bagatelle de 158 buts !
L’Atletico Madrid effectue une tournée en France. C’est un nouveau plébiscite populaire à Paris et à Reims. Larbi aimerait retrouver ses premières amours mais son contrat avec les «rouge et blanc» court encore. L’Atletico cède son sceptre à Barcelone et rentre quelque peu dans le rang.

Algérie, 9 septembre 1954, un tremblement de terre détruit la ville d’Orléansville (aujourd’hui Chlef) et fait 1450 morts. Pour venir en aide aux sinistrés, un match de bienfaisance est organisé le 7 octobre au Parc des Princes à Paris. Il oppose l’équipe de France (encore toute meurtrie de sa campagne peu brillante de la Coupe du monde 1954) à une sélection de professionnels nord-africains. C’est ainsi qu’autour de Ben Barek, on réunit les Algériens Boubekeur, Zitouni, Arribi, Ben Tifour, Meftah, Belaïd et Haddad, les Marocains Mahjoub, Abderrazak, et Salem, et le Tunisien Hassouna. Les Tricolores pensent imposer facilement leur supériorité. Ils croient que Larbi et ses frères n’ont que la langue arabe en commun. Ils découvrent à leurs dépens que les Nord-africains parlent sur le terrain en… arabesques.
Les 30 000 spectateurs ovationnent Ben Barek avant le match. Par sympathie et pour protester contre les manœuvres visant à l’évincer de l’élite du football français. Chaque action de le ''Perle noire'' est soulignée par des acclamations. Ainsi la magnifique passe qui permet à Abderrazak de battre le portier François Remetter et d’ouvrir le score. Ainsi ce tir superbe qui fait mouche. Mahjoub lui aussi se montre à son avantage et éclipse ses vis-à-vis français. Et Abderrazak, la flèche noire, réussit le doublé.
Une victoire (3-2) méritée et un nième plebiscite parisien pour Ben Barek. Le sélectionneur Jules Bigot ne reste pas insensible au verdict populaire: Larbi et Mahjoub sont rappelés en équipe de France qui doit affronter le 17 octobre, à Hanovre, l’Allemagne, championne du monde. Quel retour tonitruant !
A 37 ans et demi, seize ans après ses débuts à Naples, Ben Barek réendosse le maillot bleu. Pendant une demi-heure, il est l’animateur offensif d’une équipe de France bien inspirée. Puis c’est l’accident musculaire. Larbi quitte ses coéquipiers. A cette occasion, le plus célèbre reporter français de radio, Georges Briquet insistera pendant soixante-treize minutes sur la qualité du ''remplaçant de Ben Barek'', auteur de deux buts et qui s’appelle Jacques Foix.
Hanovre, terminus international pour la ''Perle noire'', annonce aussi la retraite. Trahi par ses vieux muscles, Ben Barek décide, en juin 1955, de mettre fin à sa carrière. Il ne rentre pas directement au Maroc mais prend la route de Sidi Bel Abbès (Algérie) où il opère pendant deux saisons avant de rejoindre la terre natale.
Débarquant plein d’enthousiasme et tout fier de sa grande réputation, il commence par mettre sa technique incomparable au service de Ftah de Rabat (FUS) comme entraîneur-joueur. Il prendra par la suite en charge plusieurs grands clubs du Maroc avec lesquels il connaîtra des résultats en dents de scie.
En 1957, il est chargé de préparer l’équipe nationale du Maroc en vue des Jeux panarabes de Beyrouth. Le Maroc tient en échec l’Irak, bat la Libye et la Tunisie et s’adjuge la médaille d’or. Mais au retour du Liban, Ben Barek est remercié par le fédération royale marocaine de football (FRMF). Il est rappelé en 1960 pour une courte durée. Il rompra par la suite et définitivement avec la FRMF qui se montrera fort ingrate et l’oubliera.
Sidi Bel Abbès le relance en 1967, il accepte de tenter une dernière expérience d’entraîneur qu’il ne réussira pas.
Très digne, il se retire de l’arène. De temps en temps, ses amis footballeurs viennent le solliciter pour les retrouvailles des anciennes gloires. Mars 1975, Casablanca accueille royalement le roi Pelé. Le Brésilien tient à rendre hommage à son illustre aîné. Emouvante est la rencontre entre les deux dieux noirs du ballon. Un méchoui géant la scelle. Puis Pelé remet à Ben Barek une médaille d’or et un des célèbres maillots marqués du numéro 10 qu’il porta au FC Santos. Par ce geste, le roi rend hommage au pionnier qui n’avait pas connu la télévision.
Le 10 mai, Larbi Ben Barek est à Paris. Il conduit une équipe d’anciens pros marocains invitée à affronter une sélection d’anciens internationaux français. Ben Barek a…58 ans. Il est entouré par Mahjoub, Akesbi, Bettache, Abderrazak, Chicha, Brahim, Tatum, Hamidouche et autre Maaroufi. Le public de Saint-Ouen s’offre une heure et demi de vrai bonheur. Larbi orchestre la manœuvre. Il ''distille'' des balles en or a Akesbi et Abderrazak qui ''plantent'' quatre buts. La ''Perle noire'' qui n’a rien perdu de son toucher de balle magique, tient sur ses jambes tout le match. Au coup de sifflet final, une marée humaine envahit la pelouse et le porte en triomphe. Les larmes coulent…
Elles couleront de nouveau en 1976 lorsque Louisette dira adieu à jamais à Larbi après vingt-six années de vie heureuse. Les larmes et la solitude deviendront les campagnes fidèles de l’ermite de la rue de Nancy surtout après le décès de l’un de ses fils.
Oublié par le football auquel il a tant donné, Ben Barek passe sa vieillesse avec ses souvenirs et ses trophées. Ses enfants s’occupent de lui avec amour mais ses rares sorties sont réservées à la mosquée, au cimetière où il va se recueillir sur la tombe de Louisette et au marché du coin.
En 1982, à l’occasion du Mundial espagnol, il veut mettre sur pied une tournée des vétérans en Espagne mais ni la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ni le ministère de tutelle ne le soutiennent. Il projette aussi de rédiger ses mémoires mais ne trouve pas de plume amie.
En 1988, le Maroc accueille la Coupe d’Afrique des nations. La fête du ballon africain se déroule sans lui. Parce que les organisations ont omis de l’y associer comme plus tard les mêmes jugèrent pas utile de le faire participer pleinement, en 1988 et 1992, à la campagne marocaine pour l’organisation de la Coupe du monde
Avril 1988, c’est la dernière sortie internationale de Ben Barek. Alger qui célèbre le 30è anniversaire de l’équipe du FLN déroule le tapis rouge devant la ''Perle noire''.
Pendant trois jours, El Hadj Larbi re
ajaxforever Niveau : DHR
Ce n'est donc pas le texte complet?? Merci!
Merci pour ce témoignage sur la perle noire Fred ! Tu es l'un des garants de la mémoire des gloires de notre saint-sport !
2 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Avril 1988, c’est la dernière sortie internationale de Ben Barek. Alger qui célèbre le 30è anniversaire de l’équipe du FLN déroule le tapis rouge devant la ''Perle noire''.
Pendant trois jours, Larbi retrouve la chaleur de l’amitié et la joie de vivre. Intarissable sur le football, il conquiert les jeunes qui n’étaient pas encore nés lorsqu’il avait raccroché les crampons.
Alger espère le revoir en février 1990 lorsque la Confédération africaine de football lui décerne l’ordre du Mérite. Las, la FRMF oublie de lui offrir un titre de voyage. Comme si elle avait voulu l’enterrer vivant.
Le 16 septembre 1992, Larbi est trouvé sans vie dans sa chambre. Son décès remontait à trois jours. Triste fin pour un roi. Pour un artiste de génie. Pour un champion de la balle hors du commun. Un monument.
Palmarès
Champion d'Espagne: 1950 et 1951 avec l'Atlético de Madrid.
Super Coupe d'Espagne (Coupe Eva Duarte): 1951 avec l'Atlético.
Champion d'Afrique du Nord: 1942 avec Union Sportive Marocaine.
Vice-champion d'Afrique du Nord: 1938 avec USM.
Champion du Maroc:1938 et 1942 avec Union Sportive Marocaine.
Plus longue carrière en équipe de France de décembre1938 à octobre 1954, soit 15 ans et 10 mois (17 sélections et 3 buts), (pas de sélections entre mai 39 et décembre 45, et 7 ans et demi entre la 16è et la 17ème).
16ème: 12 juin 1948 à Prague, France bat Tchécoslovaquie 4-0
17ème: le 17 octobre 1954 à Hanovre, France bat Allemagne 3 à1.

Paris-Nord 1947, 8 à 1

http://www.ina.fr/video/AFE85002777
Atletico-Valence
https://www.youtube.com/watch?v=fP3W6tLnruM

Mon Dieu, quelle tristesse sa fin ...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, c'est dégueulasse !
zinczinc78 Niveau : CFA
 //  14:53  //  Supporter de Bordeaux
Note : 1
Très intéressant, mais y'a pas une faute dans le 5ème paragraphe ?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
c'est possible, où ça ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Merci Freddy pour ce bel hommage.
5 réponses à ce commentaire.
Diego Costa devant Falcao???? Ah ouais quand même...
Ca ne me choque pas tant que ca,ne serait ce que parce que Costa est plus attache a ce club que Radamel. Je crois aussi qu il y a aussi un peu plus gagne et qu il y est reste un poil plus ltps.
1 réponse à ce commentaire.
Kiko aux Jeux Olympiques de Barcelone, c'était très lourd bordel.
Jle voyais monstrueux, ah la jeunesse...
Me rappelle encore de sa mine deconfite apres son doublee contre les bulgares en 98
Ce match running gag ahahahaha
Fallait faire le taff à La Beaujoire
2 réponses à ce commentaire.
Reina considérait Katsche comme «le joueur le plus faible du Bayern».
Douce revanche made in Deutschland.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
voilà en tout cas un Top rapidement expédié: nous sommes mardi et déjà le Top 3 !
Normal, c'est un club chapeau 3.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ben Barek 20ème, c'est pas terrible, mais c'est mieux que rien comparé à la 38ème place du (minable)Top foot français.
On lit et on dit partout que c'était un magicien du ballon, et pourtant, on le trouve jamais dans un Top 3, 5 ou même 10.
Gageons que dans un top "Union Sportive marocaine", il aurait peut-être, qui sait, la chance d'être premier !
2 réponses à ce commentaire.
VanBaston Niveau : DHR
Diego Simeone en 1 pour moi, LA providence de l'atlético, par deux fois, joueur ET entraineur ... Rien à Futre (que j'aime bien quand même).
zinczinc78 Niveau : CFA
 //  14:41  //  Supporter de Bordeaux
Note : 1
Bah si Simeone est premier de ce TOP, alors Zidane est premier de celui du Real..

Tiens d'ailleurs, c'est bizarre que Madrid ait déjà eu le droit à deux tops 50 alors que pleins de villes n'en ont toujours pas eu un seul ! C'est quoi le prochain club ? Getafe ?

VanBaston Niveau : DHR
J'ai raté ceux du Real, ZZ devrait être TOP 3 voire 1.

Je propose Colo Colo Santiago ou Kaizer Chiefs
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Pour Bordeaux (paraît qu'ils vont le traiter en une journée !), il te faudra encore attendre, puisque le prochain est le Milan.
Comme Franz l'a expliqué les clubs sont réparties en chapeaux:
les "Gros", les "Moyens", les "Petits", et...Bordeaux!!!

AtlanteanKodex Niveau : DHR
Tu dois pas beaucoup connaître l'histoire du Real pour dire ça. On parle des JOUEURS qui ont marqué l'histoire du club, pas de ce qu'ils ont fait en tant qu'entraineur (ou président, ou directeur sportif, ou n'importe quelle autre fonction).

Donc Zidane est à ce niveau-là loin des Di Stefano, Gento, C.Ronaldo, ou même Raul, Casillas etc...

Il en va de même pour Simeone à l'Atletico.
VanBaston Niveau : DHR
J'avoue, j'ai découvert le Real il y a deux ans.
AtlanteanKodex Niveau : DHR
Tout s'explique.
6 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Moi j'ai des goûts simples :
Kiko restera toujours mon number one de l'Atletico.
Une dégaine, une efficacité et un sens du spectacle à toute épreuve !
 //  15:46  //  Aficionado del Argentine
Emblématique en effet , joueur très humble en dehors des terrain aussi , dans le style Raul ..
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Cela fait plusieurs jours que j'écoute ton avatar.
Je ne sais toujours pas comment on se le crée !
2 réponses à ce commentaire.
Du peu que je connaisse de l'Atlético je pense sincèrement que Diego Costa a moins marqué le club que ses contemporains offensifs : Griezmann, Falcao ou Torres. Et pourtant So foot le classe mieux que les deux premiers cités...
Torres ok, Falcao y a debat mais Griezmann ? Non, pas comparable aux trois autres. Pas encore du moins.
1 réponse à ce commentaire.
Patxikudelatxams Niveau : District
Iiiiiii...!
"La province de Navarre, proche du Pays Basque". La Navarre c'est le Pays Basque, pas l'Euskadi certes, mais bien le Pays Basque (Euskal Herri).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2

Marcel Domingo aurait mérité qu'on l'évoquât.

C'est Helenio Herrera, coach du Stade français, qui l'emmena dans ses bagages avec Ben Barek, en direction de l'Atletico.
Il est considéré par les Espagnols comme étant l'un des
meilleurs gardiens de but étrangers ayant évolué dans le championnat d'Espagne, en témoignent ses deux trophées Ricardo Zamora. Avec l'Atlético, Marcel Domingo remporte trois Ligas: deux fois comme joueur (1950 et 1951), et une comme entraîneur (1970).
Ainsi que la Coupe en 1972.
Antoine Donnarieix Niveau : Loisir
Salut Fred !

Marcel mérite évidemment un hommage, et pourrait aussi faire partie de cette liste des 50, tout comme les Joaquín Peiro, Rubén Ayala ou le bien plus récent Raúl García.

Malheureusement, comme dans la vie en général j'ai envie de dire, il faut toujours faire un choix. Et ne garder qu'une liste de 50 noms, ça va très, très vite.

Bravo pour ta participation à ce top en tout cas, tes interventions sont toujours intéressantes.

A+

AD
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci, Antoine de t'intéresser à ma modeste personne, du coup je ne vais plus oser te "massacrer" !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:39  //  Aficionado de l'Argentine
Merci pour ta réponse Antoine, j'évoquais également plus bas les absences de Joaquin Peiro et Ruben Ayala que tu cites, mais j'ai bien conscience de la difficulté de ne sélectionner que 50 noms.
En fait, pour les grands clubs européens et même français, il aurait presque fallu faire un top 100 comme pour les tops pays et continent... ;)
3 réponses à ce commentaire.
"L'Atletico ne veut pas le ballon, il veut le contrôle total de la rencontre, des pulsations, de la vitesse et même du jeu."

Cette phrase de psychopathe froid et calculateur qui donne des frissons... Bordel
 //  15:14  //  Supporter du Red Star
Ces tops So foot nuisent quand même sacrément à la productivité au travail, en tous les cas à la mienne ! Merci hein !!!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Etche,
Bienvenue aux supporters du Red Star. J'espère qu'un jour il fera l'objet d'un Top 50, et on verra si tu connaît l'histoire de ton club.
Coïncidence, on parlait de Helenio Herrera à propos de l'Atletico, mais, comme joueur, avec le Red Star, il gagné la Coupe de France 1942 (quelle horrible année !) en compagnie des Darui, Simonyi et Fred Aston (quel joli nom!).
1 réponse à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Luis Pereira, probablement l'un des plus grands centraux brésiliens de l'Histoire. Membre éminent du grand Palmeiras du début des 70's qui remporta 2 fois le brasileirão, avec Leão, Ademir Da Guia et son comparse Leivinha qui le suivra chez les colchoneros.

On cite souvent Rivellino et Jairzinho comme les seuls à avoir surnagé dans le Brésil 74, mais Luis Pereira a tenu sa défense comme personne. Hélas pour lui, il tombe sur un Neeskens intenable lors du match décisif du second tour (il fini même expulsé pour avoir zlatané le batave).

Il n'empêche que le bougre était hyper-complet, dur mais correct au contact, rapide, suffisamment habile pour remonter balle aux pieds ou relancer proprement, extrêmement fort de la tête (il me semble qu'il est le défenseur le plus décisif de l'histoire du Verdão).

Bref, un très grand.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:33  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Exact, Luis Pereira fut l'un des rares Brésiliens à surnager en 74 avec Rivelino et Jairzinho... Mais j'y incluerais également le latéral gauche de Botafogo Marinho Chagas, élu dans l'équipe-type du Mondial et qui fut peut-être à la fois le meilleur Brésilien et le meilleur arrière gauche de cette CDM. Magnifique footballeur d'ailleurs !
Hello Alegria :)

Jairzinho à avoir surnagé en 74? C'était le gars le plus à côté de la plaque de l'équipe. Non seulement il était sur le déclin mais en plus il passait son temps à faire la gueule car Zagallo l'avait placé avant-centre et monsieur voulait absolument jouer ailier droit. Il trainait son mal être sur le terrain comme personne...
Rivelino, pareil (moins que Jair certes), il devait être le leader de l'équipe avec les retraites de ses potes de '70, et on s'est vite rendu compte que c'était un rôle trop grand pour lui (bon, il fera pire en 78 hein). Luis Pereira a effectivement tenu la baraque longtemps, jusqu'à ce qu'il pète les plombs face à cette petit p*** de Neeskens (spécialiste de ce genre de coup fourré). Malgré ce qui lui est tombé sur la gueule, Marinho Chagas a aussi été l'un des meilleurs brésiliens lors de cette coupe du monde.
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:47  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Salut Dip (ça fait toujours plaisir de te voir ici), les deux ont quand même marqué quelques buts si je me souviens bien mais c'est vrai que pour Jairzinho, le terme "surnager" est peut-être un peu fort, tant il était loin de son niveau de 70. Par contre, Rivelino n'a pas été si mal, je trouve, même si on était en droit d'en attendre plus de lui.
Pour moi, la grosse erreur de Zagallo à la CDM 74, c'est de ne pas avoir osé confier les clés de l'animation offensive à Ademir da Guia (seulement remplaçant) ou à Dirceu Lopes (même pas sélectionné) : deux joueurs sublimes, tous deux énormes avec Palmeiras et Cruzeiro, mais qui ont inexplicablement été snobés avec la Seleçao...
Salut Alain, excuse moi, j'avais même pas vu que t'avais répondu avant moi ;)

Jair avait vraiment été le pire (le fait de marquer un ou deux buts ne relève pas pour autant ses prestations, surtout vu tout ce qu'il a raté lol), Rivelino moyen on va dire, au vu de son talent on était en droit d'en attendre plus quand même...
Pour le reste, je ne sais pas, Ademir, je ne sais pas ce qu'il aurait donné au vu de son style très "sud américain" face à toutes ces équipes européennes (on l'a un peu vu face à la Pologne ceci dit). Zagallo était peut-être le principal problème de cette équipe au final...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:07  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour Ademir, on ne saura jamais mais ce serait un peu injuste de le juger sur son seul match contre la Pologne (difficile pour lui de rentrer dans un tel contexte, de surcroit pour un match de classement qui n'avait pas grand intérêt pour les Brésiliens). En tout cas, vu ses performances avec Palmeiras, je trouve qu'on ne lui a pas donné suffisamment sa chance avec la Canarinha. On parle pourtant de l'un des meilleurs meneurs de jeu du foot brésilien à l'époque...
Idem pour Dirceu Lopes en 70 d'ailleurs : pour le coup, le résultat final a donné raison à Zagallo mais je trouve dommage de ne pas avoir vraiment testé en sélection (même si Saldanha le faisait quand même jouer en préparation avant son éviction) son association avec Tostão, si performante avec Cruzeiro (suffit de voir leur prestation majuscule lors du fameux 6-2 contre Santos en 66).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Salut Dip, plaisir de te recroiser !

Vous avez raison, j'avais complètement zappé Marinho, quel oubli ! Et effectivement, Jairzinho fut loin de son meilleur niveau, mais il eu au moins le mérite d'être décisif à des (trop rares, certes) moments cruciaux (le but qui débloque le compteur après 2 matchs infructueux et celui qui assassine l'Argentine).

Sinon d'accord avec Alain sur les erreurs de Zagallo. J'ai lu quelque part qu'il y avait un gros malaise avec les joueurs du Verdão, ça vous dit quelque chose cette histoire ?

Puis parmi les coups durs, ce qui a flingué cette équipe, c'est aussi l'absence de Clodoaldo.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:31  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Je te rejoins sur l'absence de Clodoaldo : sa blessure avant le Mondial 74 a été un sacré coup dur pour le Brésil ! A l'époque, c'était l'un des meilleurs milieux défensifs/relayeurs au monde et quand tu vois l'énorme Mondial qu'il sort en 70 à seulement 20 ans (cette doublette avec Gerson au milieu, quel régal !), et ses performances avec Santos, tu réalises l'énorme perte que c'était pour la Seleçao...
Le malaise avec les joueurs de Palmeiras, je ne sais pas, ma culture est limitée sur la connaissance des rivalités brésiliennes.

L'absence de Clodoaldo oui, il n'empêche qu'un joueur ne fait pas une équipe... en regardant les matchs, on aurait dit que leur malaise venait d'ailleurs, il y avait de grands joueurs mais pas d'équipe et Zagallo était extrêmement tendu à chaque match... Mais bon tout ça n'est qu'une impression hein.

Piazza (pourtant un grand joueur) bombardé capitaine de l'équipe n'a pas assuré en lieu et place de Clodoaldo, on ne peut pas dire que Piazza ne connaissait pas le poste puisqu'il était milieu défensif lui-même. Je crois même qu'il a été sorti de l'équipe au profit de Carpegiani au bout de quelques matchs, ce dernier m'avait paru bien meilleur mais détruire ce n'était pas véritablement son rôle de prédilection.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:34  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour Wilson Piazza, ça se tenait car il était excellent comme milieu défensif à Cruzeiro. Mais curieusement, sa meilleure CDM, en 70, aura été réalisée en défense centrale, un poste inhabituel pour lui (même si ton tandem avec Brito a bien tenu la baraque au Mexique).
Carpeggiani, lui, était en pleine bourre avec l'Internacional mais c'était un milieu offensif ou à la limite relayeur (même si on ne disait pas comme ça à l'époque), du coup pas étonnant qu'il n'ait pas été très à l'aise dans un rôle de récupérateur.
D'ailleurs, en parlant des Colorados, je me dis qu'un Falcao, même à 21 ans et même en début de carrière, n'aurait peut-être pas fait de mal à la Seleçao 74 : bien sûr, c'est toujours facile de dire ça a posteriori mais Zagallo aurait pu profiter de sa connexion avec Carpeggiani qui fonctionnait si bien en club (leur duo au milieu sera d'ailleurs le moteur des succès de l'Internacional dans la 2e moitié des 70's, avec Figueroa, Batista et Valdomiro notamment).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:35  //  Aficionado de l'Argentine
@ Alegria, je n'étais pas au courant de cette histoire de malaise avec les joueurs de Palmeiras, je vais essayer de me renseigner là-dessus.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Alain, en 74, il y avait aussi un jeune prodige de 21 ans qui commençait à flamber au Flamengo... ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  23:56  //  Aficionado de l'Argentine
Héhé oui évidemment, j'ai pensé à lui sitôt avoir posté mon com. ;)
12 réponses à ce commentaire.
 //  15:42  //  Aficionado del Argentine
Note : 1
Je ne suivrais pas le classement joueurs par joueurs , cependant le joueur numéro 1 , la grande légende de ce club est :
_ Luis Aragones .

Aucune idée si le nouveau stade du Wanda Metropolitano lui rendra hommage avec un nom de tribune ?
Je suppose que oui .

( Vos joueurs cités plus haut dans d'autres réponses sont intéressants , mais trop contemporain ) :)
 //  15:49  //  Aficionado del Argentine
Pardon je m'excuse c'est pas trop le cas , j'avais pas lu toutes les réponses , on est loin du contemporain que j'ai mentionner .
1 réponse à ce commentaire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Caminero aussi c'était quelque chose ! La saison du doublé, c'est lui qui tire les ficelles de l'équipe. Il orchestrait, distribuait, perçait et se retrouvait même à la conclusion. Toujours juste, dans le bon tempo et surtout dans ses placements. Entre son génie du démarquage et le travail d'érosion du duo Penev-Kiko, il y avait une formidable alchimie offensive dans cet Atletico 96.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:35  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Ce "carré magique" Pantic-Caminero-Kiko-Penev, avec derrière le boss Simeone qui régulait le jeu au milieu (en n'oubliant pas de mettre quelques buts), c'était vraiment la grande classe ! Superbe équipe, cet Atleti 96 !
1 réponse à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:14  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
Mon petit portrait de Luis Pereira :

-LUIS PEREIRA
Le football est parfois affaire de timing. S'il était né quelques années plus tôt, Luis Edmundo Pereira aurait sans doute pu devenir champion du monde avec le Brésil 70. Au lieu de cela, il ne sera qu'un titulaire indiscutable du Brésil 74, l'une des plus tristes Seleçao de l'histoire des Coupes du monde. Un Mondial allemand où le défenseur alviverde se fait remarquer par sa solidité et son aisance technique, s'affirmant comme l'un des meilleurs Brésiliens du tournoi, mais également par un tacle d'une violence inouïe sur Johan Neesken (qui lui vaudra une expulsion méritée), lors de la défaite au deuxième tour face aux Pays-Bas. Malgré tout, nul ne songerait à contester que Luis Pereira fut l'un des plus grands défenseurs centraux brésiliens, peut-être même le meilleur derrière le légendaire Domingos da Guia. Un statut qu'il doit à une carrière et des performances irréprochables. Parmi les nombreux maillots portés par ce dernier, deux clubs comptent plus particulièrement. Le premier est Palmeiras où il joue de 1968 à 1975, en provenance de son club formateur de São Bento. Le Verdao vit alors une période faste et a pris le relais de Botafogo comme principal rival national du Santos de Pelé. Luis Pereira évolue aux côtés de Leão, Dudu, Leivinha, Cesar Maluco et surtout "O Divino" Ademir da Guia, le meneur de jeu et la star de cette formation : une équipe inoubliable surnommée "Academia", avec qui il remporte trois championnats du Brésil, en 1969, 1972 et 1973. Deux ans après ce dernier titre, il rejoint l'Atletico Madrid avec son coéquipier Leivinha. Les deux Brésiliens y décrochent la Copa del Rey en 1976 et surtout la Liga 1977, devançant d'un point le Barça de Cruyff, Sotil et sa vieille connaissance Neeskens. Luis Pereira s'impose quant à lui comme le patron de la défense madrilène durant cinq saisons et devient l'idole des supporters colchoneros – qui l'ont élu dans le onze-type de l'histoire de l'Atletico à l'occasion des 110 ans du club, en 2013. Il impressionne par son registre ultra-complet : très fort dans les duels, puissant, véloce, élégant, doté d'un superbe jeu de tête, toujours bien placé, il excelle également dans la relance grâce à une qualité de passe et une technique au-dessus du lot, et ne dédaigne pas monter parfois aux avant-postes. Il est d'ailleurs, avec 35 buts, le défenseur ayant inscrit le plus de buts sous le maillot de Palmeiras. En 1980, Luis Pereira quitte l'Atletico et revient terminer sa carrière au Brésil, enchaînant les clubs (dont trois nouvelles saisons à Palmeiras) jusqu'en 1997, année où il prend enfin sa retraite, à l'âge de 47 ans !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Voilà qui est fort bien dit !
1 réponse à ce commentaire.
Gabi qui cite Peckinpah, la classe.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:28  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
On aura donc un podium Aragones/Torres/Futre assez logique, même si j'imaginais peut-être y voir Diego Simeone.
Simeone aurait pu être classé un peu plus haut (après, tout dépend si on prend aussi en compte son après-carrière comme So Foot l'a fait pour Boniperti à la Juve), tout comme Adelardo, Ben Barek et Luis Pereira (qui n'aurait pas volé un top 10).
En revanche, je trouve Diego Costa un peu surévalué : pas sûr qu'il ait davantage marqué le club que des Falcao, Forlan, Garate ou Adrian Escudero, pour ne comparer qu'à des attaquants...

Sinon concernant les absents de marque, maintenant qu'on connait la liste complète, je citerais les Brésiliens Leivinha, Vava et Dirceu ou encore l'Argentin Ruben Ayala (qui inscrit le but vainqueur en Coupe Intercontinentale 74 contre Independiente).

Et encore plus surprenant, l'oubli de Joaquin Peiro : on parle quand même du mec qui marque le seul but à l'aller et le 3e but au retour, en finale de la Coupe des coupes 62 face à la Fiorentina, soit la première Coupe d'Europe remportée par l'Atletico ! Si ça, c'est pas marquer l'histoire d'un club...
Juste comme ça, je dirait qu'il manque Ramón Heredia et Panadero Díaz aussi...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:50  //  Aficionado de l'Argentine
Tout à fait, j'ai cité Ramon Heredia hier, je l'avais zappé aujourd'hui, mais c'est vrai qu'il aurait mérité une place également.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:52  //  Aficionado de l'Argentine
Et tu as aussi parfaitement raison pour Ruben Diaz que j'ai bizarrement oublié. ;)
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:59  //  Aficionado de l'Argentine
Ptain Dip, j'ai l'impression qu'il y a encore un abruti qui te suit à la trace en te collant des -1 (obligé de compenser sur tes deux coms)... Ca doit être personnel car je ne vois pas comment on pourrait dénigrer le contenu de tes posts (toujours pertinents, érudits et intéressants). ;)
Oula c'est trop de considérations, merci :) Je ne suis pas toujours pertinent ni intéressant dans mes propos hein!
Les -1 ça doit être à cause de mon tacle verbal sur Neeskens ahahah ;) Pas grave, je ne comptais pas faire carrière sur SoFoot de toute façon.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Salut Alain et Dip,
Depuis le temps que je fréquente ce site, et d'autres, je ne me suis toujours pas crée d'Avatar: pouvez-vous simplement m'expliquer la marche à suivre ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:18  //  Aficionado de l'Argentine
Alors tu cliques d'abord sur "profils et réglages" (en haut à droite) puis sur "avatar" et enfin sur le lien gravatar.com : une fois sur le site gravatar, tu suis les explications données, c'est pas trop compliqué. ;)
Salut Fred!

Pour l'avatar, je ne pourrais mieux t'expliquer qu'Alain :)
8 réponses à ce commentaire.
Très étonné de l'absence de Thibaut Courtois dans ce top