Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'AS Monaco

En plus de quatre-vingt-dix ans d'histoire, l'AS Monaco a vu défiler un carré VIP monstrueux, de Marco Simone à Jürgen Klinsmann, de George Weah à Marcelo Gallardo en passant par Delio Onnis. Voilà le gratin.

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#6: Marcelo Gallardo

Le premier jour, il a pris deux ballons en pleine tête et il a quitté le terrain. Trop dur, trop seul. Quand ses potes allaient dans la rue, lui préférait aller jouer avec un cerf-volant. Et Marcelo Gallardo s’est trouvé ce qu’il appelle avec du recul « un talent endormi » . Il y a d’abord eu River et les couleurs qu’il voyait chaque jour à la maison quand il était petit puis, forcément, l’Europe. Cela aurait pu être Paris, ce sera finalement Monaco. La faute à un physique incertain, fragile, et à un statut bousculé par l’éclosion en Argentine d’autres artistes eux aussi différents (Verón, Aimar). Alors, lors de l’été 1999, Jean-Louis Campora sent, comme souvent, le joli coup. La prise de risque est mesurée, la suite est une caresse. S’il fallait garder une production de Gallardo, ce serait sans hésiter la copie rendue lors de la saison 1999-2000. En France, on le voyait provocateur, lui assure qu’il ne l’a jamais été. « Ma seule manière de provoquer, c’était balle au pied » , préfère-t-il préciser.


Des images, il y en a des centaines : un lob contre l’OL, une lucarne au Parc, ce contrôle orienté, cette tête levée, l’élimination en première intention... La force de Gallardo était aussi sa faiblesse : s’il magnifiait le collectif, il ne pouvait vivre sans. C’est en partie pour ça que la suite de son aventure monégasque sera plus floue, entre les blessures et les embrouilles avec Didier Deschamps. On l’aimait autant qu’ils le détestaient, Jean-Michel Aulas s’affichant publiquement dans la peau du sniper après avoir vu Sonny Anderson essuyer ses crampons sur l’artiste argentin lors d'une première saison où El Muñeco fut élu meilleur joueur de première division : « C’est la prime à la médiatisation. Pour pouvoir être entendu, il faut pleurer, simuler et il faut probablement, pour être champion, avoir une audience médiatique. » Comment également oublier le piège qui s’est refermé sur Gallardo le 7 avril 2000 dans les couloirs du Vélodrome ? Impossible. Il se relèvera, mais ne brillera plus vraiment, l’AS Monaco le lâchant progressivement et le forçant à retirer sa plainte à la suite de son agression marseillaise. Comme dernière pièce, il y aura une ouverture magnifique pour Ludovic Giuly en finale de la Coupe de la Ligue 2003. Jusqu’à un retour à Louis-II avec le maillot du PSG quelques années plus tard. Forcément, le Pesage s’inclina.

Vidéo

#5: Glenn Hoddle

« J’ai entendu dire que Glenn Hoddle avait trouvé Dieu. Ça devait être une passe magnifique. » L’humoriste Jasper Carrott résume bien le style de jeu de l’Anglais. Le reste de l’Angleterre ne le comprend pas vraiment. La Premier League est connue pour son engagement, sa vitesse, ses duels, son adrénaline. Au milieu de tout ça, Hoddle, le joueur technique, soyeux balle au pied, semblait être un hérétique. Wenger était étonné du fait qu’Hoddle n’était pas apprécié à sa juste valeur en Angleterre. Peut-être était-il en avance sur son temps ? Ou alors il était né dans le mauvais pays.


Après avoir passé 18 ans à Tottenham (de 11 à 29 ans), Hoddle choisit le projet de Monaco et Wenger au lieu du PSG et de Gérard Houllier. En France, c’est une renaissance pour le meneur. Fini les bières après les matchs et place au décrassage. « Wenger siffle la fin de la séance et je me dirige vers les vestiaires et il me dit : "Non Glenn, maintenant, c'est le décrassage." Je me dis : "C'est quoi, un décrassage ?" » Wenger va alors modifier son approche de l’attaque. Moins de courses inutiles. Maintenant qu’il était positionné derrière le numéro 9, Glenn Hoddle devait organiser le jeu devant Dib et Rohr. Tous les ballons devaient passer par lui. La recette a payé dès la première saison : ils gagnent le titre de champion de France. Le prophète a trouvé sa vraie terre d’accueil. Platini affirme qu’Hoddle aurait eu 150 sélections s’il avait été français. Jean-Luc Ettori lui est catégorique : «  Glenn c’est le bon Dieu... Il n’y a rien d’autre à dire. »

#4: Theo

Il est l'origine du bien et du mal, de ces numéros dix qui ont tant fait rêver et souffrir Monaco par leur présence et leur absence. Il y a bien eu Raúl Conti et sûrement d'autres que l'histoire a balayés, mais Théo, c'est autre chose. Une fleur que le football est allé chercher à la mine, l'inventeur d'un ailleurs. En 1965, Le Miroir du Football lui rendait hommage par ces lignes : « Il reste une chose utile à faire : filmer une bonne dizaine de matchs joués par Théo afin que les générations futures puissent constater qu’entre 1957 et 1965, il existait un merveilleux précurseur du jeu de demain. » Tout a pourtant commencé dans la douleur, celle d'être rejeté par les supporters du RC Lens, alors moins fascinés par le talent que par l'effort. Le fils d'ouvrier polonais est, selon l'expression déjà consacrée à l'époque, un joueur nonchalant. Norbert Siri, historien passionné de l'AS Monaco, confirme, amusé et nostalgique : « Il jouait avec sa chique dans la bouche. Il ne courait pas du tout, il marchait sur le terrain. Mais il avait un pied gauche... C'était une main. Il envoyait la balle où il voulait. C'était un meneur de jeu exceptionnel. » Théo a beau être le maître à jouer du grand Monaco des sixties, son profil détonne : « C'est pour ça qu'il n'a presque jamais été sélectionné en équipe de France. Il l'a été seulement une ou deux fois, notamment à la suite d'une pétition des supporters monégasques. Il ne pouvait pas convenir dans le système de jeu de l'époque, qui était davantage basé sur la rapidité des joueurs. »

En 1958, il quitte Lens avec fracas et rejoint le petit poucet rennais. Mais le club breton ne peut le retenir quand Monaco frappe à la porte en 1960. La grande histoire commence alors. La sienne et celle de l'ASM. Ils grandiront ensemble, parce qu'ils se ressemblent : « Jamais on ne m’a si bien compris et apprécié » reconnaît-il en 1963, année du magnifique doublé. Peut-être parce que, comme le club de la Principauté, il n'a jamais rien fait comme les autres : « En 1963, lors d'un Monaco-Bordeaux au Parc des Princes, en quart de finale de Coupe de France, il a tiré un penalty en marquant un temps d'arrêt dans sa course d'élan. Ça a créé la polémique » , renchérit Norbert Siri. Après deux titres de champion et autant de coupes, Monaco se sépare de Lucien Leduc pour épouser un déclin qui durera plus d'une décennie. Théo descend du Rocher en 1967, un peu amer, dépassé par une époque à laquelle il a toujours été un peu étranger. Nul ne peut vraiment dire si Théo, plus amateur – au sens premier – que professionnel, était davantage du futur ou du passé. Il était peut-être tout simplement hors du temps : « Ce n’est plus du football, mais de la lutte » , soupire-t-il à Miroir Sprint, en 1968. Il possédait le physique pour se battre, mais Théodore Szkudlapski avait choisi d'être un artiste.

Note : 2
Gallardo en 1999-2000, grands dieux !
Je crois qu'il avait une moyenne impressionnante dans FF, genre 4,3/5 sur la saison.
Ouai je me rappelle des notes de FF cette annee la. Toute l'equipe tournait autour de 4 ou 5 (6 etait la note ultime attribuée 2 ou 3 fois par an).

Juste un regret que ce monaco soit arrivé trop confiant en C3 et la claque à majorque qui en suit
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J'ai eu la chance de voir Hoddle ballon aux pieds. Même à 7-8 ans, ça marque.
À revoir, sa période Tottenham. Il envoyait du lourd en terme d'élégance.
Ce pied gauche... un des joueurs les plus classes que j'ai pu voir. Quand on pense à cette équipe d'Angleterre, Hoddle, Waddle, Robson, Barnes, Lineker, Gascoigne un peu plus tard, c'est quand même autre chose qu'Henderson et compagnie.
J'ajoute Peter Beardsley qui était vraiment bon.
Les blessures de Robson, la triche de 1986, le manque de réussite, etc. Bien poissards les mecs.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Pour moi Hoddle, c'est le relâchement absolu. Il donnait l'impression de ne jamais forcer, toujours facile, décontracté. Le mec jouait en chaussons.
Outre ses qualités de passe et de frappe phénoménales, j'étais fasciné par son jeu de corps, particulièrement sa protection de balle. Je ne sais pas si la comparaison est bien pertinente mais il me faisait beaucoup penser à Socrates dans sa manière de couver la gonfle.

Quand on repense à la sélection anglaise de l'époque, entre Hoddle, Barnes, Lineker et les restes de Trevor Francis, cette équipe avait une classe folle.
Ah, Glenn Hoddle ...

Je sais pas si le type était vraiment détesté en Angleterre quand il jouait à Tottenham, parce que Hoddle était un vrai phénomène entre 1979 et 1982 avec les Spurs, le premier n°10 anglais au toucher de balle latin, mais il paraissait moins bon avec l'équipe nationale, du moins pas assez régulier. Bobby Robson a voulu en faire la clé du jeu mais à une période où il a subi une cascade de blessures entre 1982 et 1984 (où il faisait quasiment des demi-saisons), résultat l'Angleterre ne se qualifie pas pour l'Euro 84 et Hoddle subira beaucoup de critiques.

Par la suite, il reculera, devenant mi-meneur mi-relayeur, un peu à la Gerrard, avant de redevenir n°10 à Monaco. Des années courtes mais intenses, 2 ans pour être précis. La 3e année il se pète le genou et ne joue que 5 matchs. Il passera ses diplômes pendant sa convalescence et deviendra entraineur-joueur à Swindon.

Mais j'ai pas mal de souvenirs de lui à Monaco:

ses talonnades:


et en passe décisive:


Et des buts incroyables:



C'est mon préféré, le dernier !
Avec ZizouGabor, les artistes respirent encore!!

Merci ;)
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im Herzen von Europa Niveau : DHR
une ame charitable pour m'éclairer sur l'incident du 7 avril 2000?
im Herzen von Europa Niveau : DHR
je paye en +1, autant que mon statut de touriste me le permet...
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 1
 //  10:11  //  Fidèle de Lyon
Je ne tarnequerai pas en te disant juste de suivre le lien vers larticle mentionne dans larticle et de tapper une petite recherche google.

Cet evenement a eu une large couverture mediatique, tu devrais trouver ton compte et pouvoir te faire ta propre opinion...meme si cest quasi impossible de savoir ce quil sest reelement passe
OM au bord de l'implosion vs monaco qui marche sur la D1

Gallardo qui dribble tout le monde et qui le paira en se faisant savater par galtier a la mi temps du match

Barthez qui apparement est en mode porte ouverte pour laisser son club de coeur gagner
Demande à Galtier il est sans doute beaucoup plus au courant qu'il n'a bien voulu l'avouer. Etrange qu'un club oblige un de ses joueurs à retirer sa plainte tout de même.
Veni Vidic Vici Niveau : DHR
Beuh, je suis vieeeuuuxx...
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Sergedassault Niveau : Loisir
Pour les trois restants, ça pourrait donner :

3) Giuly 2) Ettori 1) Onnis
Ca devrait effectivement ressembler à ca. Je trouve ca vraiment dommage et etrange que Subasic n'ait pas eu sa place dans ce top, il représente pour moi plus que Zermain (qui d'ailleurs est en partance pour marseille...) le Monaco actuel et des dernières années et surtout il a fait ce doublé L2/L1 de la mort qui tue + demies de C1 en restant titulaire dans les cages et est aujourd'hui un des 3 si ce n'est le (bah quoi je suis 200% objectif) meilleur gardien de france. Le tout en ayant un comportement toujours irréprochable, respectueux du club à une période où il est considéré par beaucoup de joueurs comme un tremplin et une personnalité affirmée! Bref dommage!
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TheGoatKeeper Niveau : Ligue 1
 //  10:13  //  Fidèle de Lyon
Gallardo, le joueur qu'on aimait et detestait a la fois. Superbe joueur. Tellement kiffe le voir jouer en 1999-2000...mais une vraie fouine tres souvent, voire pire

Il na pas eu une suite de carriere a limage de son niveau cette saison la, ce qui ma tjrs surpris. Dommage
Dommage que gallardo n'ait pas poursuivi au PSG par la suite. Monaco ne voulait pas le vendre a un concurrent et le grand Reinaldo viendra par la suite
Ce commentaire a été modifié.
Ah Marcelo, je crois que c'est le premier sudam qui a brillé chez nous dont je me souviens distinctement! Sa saison 99-2000 est juste passée à la postérité (dans une équipe de monstres de toutes facons), il marchait (avec Giuly) sur les defenses de france et de navarre avec une classe folle comme tout 10 argentin qui se respecte! Dommage que son histoire avec le club ait été aussi courte et ce soit "mal" finie...
Ca fait vraiment plaisir de lire à quel point cette équipe de l'ASM version 1999-2000 a fait vibrer tout les passionnés de ce sport.
L'ASM c'est vraiment un club à part, pas champion aussi souvent qu'on le voudrait, mais à chaque fois on s'en souvient (88 avec Wenger, 97 avec Tigana, 2000 avec Puel, cette année, et j'inclurai l'ASM de Deschamps même s'il n'ont pratiquement rien gagné)
Ciel mon Nardi. Niveau : District
Le palmarès de l’AS Monaco en D1/L1 est pavé sur des équipes très joueuses et spectaculaires en 4-4-2, qui ont aux yeux de tous légitimé les 8 sacres dans le championnat de France. Après de nombreuses années, ce millésime 2016/2017 se repositionne clairement dans cet héritage, puisqu’avec sa formation en 4-4-2 à plat, Jardim est parvenu à désincarner et à décentraliser le poste de n°10, dont la fonction désormais bicéphale du maestro repose sur deux milieux excentrés. Le fait qu’il n’y jamais eu deux triomphes consécutifs dans l’histoire du club sacralise davantage la valeur de ces succès. Cette histoire qui cristallise d’autant plus ces champions, qu’elle permet à la mémoire collective de digérer ces titres longtemps après. Ce que l’on souhaite retenir de l’AS Monaco, c’est le panache. Ce sera toujours le toujours le panache …
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Non mais Aulas....
Chriswillow Niveau : Loisir
Gallardo, Hoddle, Theo, du soyeux, du velours, de l'amour, de la tendresse, du génie, de la passion, du rêve...

Ce top 50 illumine la classe des joueurs monégasques de toutes époques.

Par contre exit Dib, Legwinski, Subasic (et bien d'autres).
Ce commentaire a été modifié.
clairement d'accord le monaco 99/2000 était juste magnifique à voir jouer avec "el muneco" à la manette, (pourtant cette année là à sainté on kiffait avec nos bresiliens)
c'est vrai que c'est surprenant de pas retrouver ce bon vieux marcel dib dans ce top 50 il faisait bien partis des meubles dans le monaco des 80's
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
"En 1965, Le Miroir du Football lui rendait hommage par ces lignes : « Il reste une chose utile à faire : filmer une bonne dizaine de matchs joués par Théo afin que les générations futures puissent constater qu’entre 1957 et 1965, il existait un merveilleux précurseur du jeu de demain. » Tout a pourtant commencé dans la douleur, celle d'être rejeté par les supporters du RC Lens, alors moins fascinés par le talent que par l'effort. Le fils d'ouvrier polonais est, selon l'expression déjà consacrée à l'époque, un joueur nonchalant. Norbert Siri, historien passionné de l'AS Monaco, confirme, amusé et nostalgique : « Il jouait avec sa chique dans la bouche. Il ne courait pas du tout, il marchait sur le terrain. Mais il avait un pied gauche... C'était une main. Il envoyait la balle où il voulait. C'était un meneur de jeu exceptionnel. » Théo a beau être le maître à jouer du grand Monaco des sixties, son profil détonne : « C'est pour ça qu'il n'a presque jamais été sélectionné en équipe de France. Il l'a été seulement une ou deux fois, notamment à la suite d'une pétition des supporters monégasques. Il ne pouvait pas convenir dans le système de jeu de l'époque, qui était davantage basé sur la rapidité des joueurs. 
Rectif: 2 sélections pour 2 défaites.

A moins que Zizou nous sorte des videos, il n'a justement jamais été filmé. Je ne l'ai malheureusement jamais vu jouer, mais mon cousin ne jurait que par lui et par Kopa, Ujlaki, Douis, Goujon, Sivori, Di Stefano et Puskas, Fontaine et Piantoni étant bientôt HS.

La France a toujours eu des problèmes avec les artistes du ballon, plus techniques que physiques, voir "nonchalants" : les Antoine Bonifaci (délicat et subtil, un peu frêle, que le Dieu du football a doté de ce sens moderne qui est celui de la balle" (j. Goddet), même Roger Piantoni (recalé pour la CDM 54), Joseph Ujlaki, Roger Scotti("technique incomparable, science du jeu consommée mais
un peu lent") jusqu'à Jean-Marc Guillou. Et que dire de Daniel Leclercq "Le druide", lui jamais sélectionné, qui certes courait peu, mais envoyait des transversales de 50 m.
Glenn Hoddle j'ai dû le voir jouer 30 fois et je n'ai jamais su s'il était gaucher ou droitier ... C'est dire. ..
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:47  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Vu qu'on arrive à la fin du top, un petit point sur les absents d'abord.

Parmi les anciens joueurs monégasques, je vois quatre absences surprenantes, que j'aurais mis sans hésiter dans ce top (à la place de Kallon et Battiston déjà, voire de Germain) :

- José Pastoriza : légende d'Independiente - dont il était le meneur de jeu avant l'émergence de Bochini -, vainqueur de la Libertadores 72, puis n°10 de l'ASM pendant quatre saisons, qu'il aura marqué par son élégance et sa technique délicieuse.

- Marcel Dib : oubli incompréhensible pour moi. L'un des symboles du Monaco des 80's/début 90's (avec Amoros, Puel et Ettori notamment), patron du milieu rouge et blanc, leader charismatique, un vrai "grognard" avec un abattage phénoménal.

- Mark Hateley : indissociable de Glen Hoddle et du titre de champion 88. Il ne sera resté que trois ans mais réalise une très belle première saison, en pesant sur les défenses adverses par son jeu de tête, son physique et ses déviations. L'attaquant british typique ! C'est aussi à Monaco qu'il s'est relancé après une expérience assez décevante au Milan.

- Ramon Diaz : très étonné aussi de son absence ! Deux saisons seulement à Monaco (finissant respectivement 3e et 2e de D1) mais une très belle première saison où il marque une quinzaine de buts. Et puis, quand il débarque en Principauté, Ramon Diaz n'est pas n'importe qui. Après avoir été révélé au Mondial juniors 79 avec Maradona, il explose à River puis confirme en Italie, notamment lors de son unique saison à l'Inter, qui survole la Serie A 88-89 grâce à un mix parfait entre grands joueurs italiens (Zenga, Bergomi, Berti, Serena...) et ses stars étrangères (les Allemands Matthaüs et Brehme et Ramon Diaz).

Sinon peut-être qu'un ou deux joueurs actuels auraient pu intégrer le top, je pense notamment à Fabinho, Subasic ou Bernardo Silva, l'explosion de Lemar et Mbappé étant plus récente...

Maintenant, revenons à nos trois larrons, Gallardo, Hoddle et Théo. Trois immenses n°10, qui représentent chacun une grande période de l'AS Monaco ainsi qu'une partie de l'ADN de ce club, qui a toujours su compter dans ses meilleures équipes sur un meneur de jeu d'exception.
Je ne pourrai pas beaucoup parler de Théo, que je ne connais que par vidéos et articles interposés. Les deux autres, un peu plus...

- Glen Hoddle : l'un de mes joueurs anglais préférés avec Waddle, McManaman et Platt. Un joueur typiquement "continental", peu adepte du kick'n'rush, avec une technique délicieuse et une qualité de passe hors-pair, capable de déposer le ballon où il voulait. La classe et l'élégance à l'état pur ! Sans aucun doute l'un des plus grands joueurs étrangers passés par le championnat de France, peut-être l'artisan numéro 1 du titre de champion 88...

-Marcelo Gallardo : l'artiste, le magicien, le maestro... Comme je le disais sur l'article précédent, sa saison 1999-2000, comme toute celle de l'AS Monaco (peut-être le plus beau champion de ces 25 dernières années avec le FC Nantes 95), c'est un vrai régal ! En 2000, Gallardo plane sur le championnat de France comme rarement j'ai vu un joueur survoler une saison de D1 ! Un récital technique à chaque journée, à base de crochets courts, contrôles de la semelle, passes lasers, feintes de corps, talonnades et ouvertures de toutes les surfaces du pied... Et en plus, il était le parfait complément du duo d'attaque Trézéguet-Simone, qu'il trouvait les yeux fermés.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste, je comprends maintenant (je suis un lent) les commentaires élogieux te concernant aperçu régulièrement sur ce site.
1 réponse à ce commentaire.
Berbatov pas dans le top 50 de l'AS Monaco??? Ahahahahahaahahahahahahhahaha
Je me suis récemment demandé quel était le meilleur quatuor entre celui de 1999/2000 (Giuly / Gallardo / Simone / Trezeguet) et celui de cette année (Lemar / Silva / Mbappe / Falcao).

Même si du premier je n'en ai vu que des vidéos (ah la jeunesse ...), il m'a carrément impressionné, il dégageait un je ne sais quoi qui le rendait passionnant.

Je manque peut-être de recul sur celui de cette année qui était énorme, je m'en rendrai sûrement compte dans 5 ans ...