Jean-Luc Ettori, l'homme d'un seul Rocher

Jean-Luc Ettori a disputé 602 matchs de match de championnat avec l’AS Monaco, le seul et unique club de sa carrière. Il se classe donc deuxième de ce top 50 des joueurs ayant écrit l'histoire du club monégasque.

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#2: Jean-Luc Ettori

À l’époque où vous jouiez à Monaco, vous veniez à La Turbie en 2 CV.
Elle existe toujours, elle est chez mes parents en Corse. J’aime bien cette voiture, en plus je prenais le contre-pied de tout ce qu’on pouvait dire sur les footballeurs. C’est une voiture qui montait partout, décapotable. Quand vous êtes au soleil, c’est l’idéal.

Quel était le regard des autres joueurs ?
Ça les faisait toujours sourire, mais ils se sont habitués, il n’y avait pas de chambrage particulier, et puis j’ai eu d’autres voitures aussi.

Vous aviez la volonté de ne pas vous conformer.
C’est un peu le propre des gardiens de but, on a une place un peu à part. Rouler en 2CV, c’était un peu pour l’accentuer.


Le gardien de but se sent-il un peu exclu ?
Non, mais il a énormément de responsabilités. C’est l’alibi parfait pour tout le monde. C’est toujours plus facile de dire que c’est le gardien de but qui n’a pas été bon plutôt que l’équipe, mais c’est ce que j’ai toujours dit aux jeunes gardiens qui arrivaient à Monaco : vous serez le meilleur alibi de votre entraîneur et vous allez être jugé par les gens qui ne savent pas ce que c’est. Il n’y a qu’un gardien de but pour comprendre l’émotion, le stress du moment, quels sont les ballons compliqués. Combien de fois je suis sorti du terrain et j’ai entendu : « Tu n’avais rien à faire aujourd’hui  » , alors que tu as été décisif sur un ballon merdeux que personne n’a vu. On s’extasie sur un plongeon, et même les gens du milieu du foot le font... C’est pour ça qu’il y a un gros respect entre tous les gardiens de but. On dit qu’il faut être fou pour être gardien de but, mais il faut surtout l’être pour accepter autant de responsabilités.


Vous étiez un gardien bondissant, rapide, nerveux, élu étoile d’or (récompense le joueur le plus performant et régulier de la saison) en 1990.
Le style est un peu en fonction de ton physique. Si, à l’époque, il n’y avait pas que des gardiens de grande taille, c’est vrai qu’avec la mienne (1m73), si je n’avais pas eu cette détente, ça aurait quand même été compliqué. Je l’ai développée à l’INF Vichy. J’étais un peu kamikaze, mais je possédais une bonne lecture du jeu. Le foot a pas mal évolué. Mes qualités physiques ont fait que j’ai pu m’adapter. À l’époque, il y avait plus d’espace. C’était plus facile de se déplacer. Les gardiens de but d’un petit gabarit pouvaient exister. Aujourd’hui, on ne les voit plus se promener dans la surface comme on pouvait le faire.

Vous êtes l’homme d’un seul club et on vous a appelé Tonton avant Patrice Évra.
Comment vous savez ça ? (Rires) J’ai été capitaine pendant onze ans. C’est quand même une grosse fierté d’être l’homme d’un seul club même si c’est quand même plus facile de jouer à Monaco plutôt qu’à Dunkerque. J’ai eu la chance de jouer dans une équipe qui jouait toujours les premiers rôles. Je n’avais pas de raison d’aller voir ailleurs. J’étais le garant d’un certain état d’esprit. J’ai joué avec trois générations de joueurs, donc j’étais le pont entre elles. Je leur faisais comprendre que porter le maillot de Monaco, c’était différent que de porter celui de Saint-Étienne ou autre. Vous portez les couleurs d’un club, d’une ville et d’un pays aussi. C’est le drapeau de la principauté. Ce sont des responsabilités supplémentaires. J’espère que les générations actuelles et futures garderont ça en tête.

Vidéo

Qu’est-ce qu’un Monégasque ?
C’est quelqu’un qui a un attachement profond à la famille princière, à son petit pays. Ça transpire au niveau du club et des joueurs, mais après il faut aussi que le joueur ait la volonté de s’imprégner de ça. Tout le monde n’y arrive pas. J’ai joué avec des générations de joueurs qui l’étaient vraiment. Je ne dirais pas qu’on était en mission, mais presque.

Parlez-moi du prince.
Le prince Albert est accro au foot. Il aime son équipe, même si ce n’est plus vraiment la sienne aujourd’hui. Je vais vous raconter une anecdote. C’était en 1991-1992, on rencontrait Marseille en finale de la Coupe de France, on était installés pour prendre le repas de midi avant le match dans notre hôtel parisien. On m’annonce : « Vous avez un appel téléphonique. » Au bout du fil, c’était le prince Rainier. Il m’a demandé comment j’allais, comment l’équipe était. On a parlé trois minutes, pas plus, et juste à la fin de l’appel, il me dit : « Je vivrais mal une défaite contre Marseille. » On a gagné 1-0, but à la 90e minute de Gérald Passi. Je l’avais dit à certains joueurs, ils étaient touchés. Le prince Rainier était beaucoup moins avare de ce genre d’intervention que peut l’être son fils, mais ça résume un peu l’état d’esprit de la Principauté.


En passant votre carrière à Monaco, n’avez-vous pas eu l’impression de passer à côté de certaines grosses ambiances de D1 ?
Si, bien sûr. On va dire que c’est le seul manque, mais il y a eu quand même des matchs où c’était plein, mais je dirais que ça fait aussi partie des qualités qu’il faut avoir pour jouer à Monaco. Il ne faut pas chercher dans les tribunes le soutien, mais au fond de son ventre, au fond de son estomac. C’est toujours plus difficile de s’imposer dans une équipe comme Monaco que partout ailleurs. Il n’y a pas cette pression des supporters, mais quand vous allez chez le boulanger, le poissonnier ou chercher des légumes, vous entendez toujours : « Les gars, il faut s’accrocher. » Ça existe quand même. Quand vous jouez et que vous avez 40 000, 50 000 personnes qui vous poussent, c’est toujours plus facile d’aller plus haut, plus vite, plus loin. En Principauté, ce n’est pas ça, il faut aller chercher ça ailleurs : dans le travail toute la semaine, dans nos tripes, dans le collectif, titulaires comme remplaçants.


Quelles différences entre votre Monaco et celui de Jardim, champion de France cette année ?
On a connu les baraquements à La Turbie. Arsène Wenger fait partie des pionniers à ce niveau-là. Aujourd’hui, le club a beaucoup évolué et c’est normal, s’est beaucoup professionnalisé, même si je crois savoir qu’ils y sont un peu à l’étroit. Au niveau style de jeu, l’équipe d’aujourd’hui me rappelle un peu celle de 1988 championne de France avec Arsène Wenger. Un système de jeu similaire, un joueur un peu au-dessus des autres : Bernardo Silva m'a rappelé un peu Glen Hoddle. Bon, on ne va pas comparer les foots, mais les deux équipes se ressemblent un peu : deux gros milieux récupérateurs, deux joueurs de côté qui font la différence avec leur style et puis deux attaquants.

Danijel Subašić vous ressemble ?
Non, pas du tout, mais c’est un bon gardien. Le style importe peu. Ce sont les résultats qui comptent. Je ne le connais pas, mais on le sent imprégné de l’identité monégasque. Il est content de jouer dans cette équipe, dans ce club, ça me plaît.

Vous avez fumé toute votre carrière, ça ne vous a jamais gêné ?
Non. Enfin peut-être que j’aurais été meilleur sans, non je plaisante.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
De mes dix-sept ans au plus haut niveau, plus de 750 matchs officiels avec l’AS Monaco. Malgré tout ce que les gens ont pu dire, j’ai duré à un bon niveau. Et puis je suis fier de mes enfants et de mes petits-enfants.


Entretien intégral publié en mars 2017 sur Sofoot.com

Août 1993, quelques heures avant Monaco/OM à la Turbie.
Je croise Ettori, autographe, discussion rapide et j'lui dis que je serais au match.
Soir de la rencontre, je rentre dans Louis II où il devait avoir approximativement 19 750 supporters marseillais sur les 20 000. J'étais pas en confiance du tout.
Ettori va vers son but et là je hurle pour lui dire que j'suis là... il me regarde, se rapproche et "check" de loin avec ses gants.
Dans le match, il fait un arrêt décisif sur Völler et un autre à la dernière minute sur Boksic pour conserver le 0-0.
À ce moment-là dans ma tête, c'était le meilleur gardien du monde ahahahaha

Sinon, Völler marqua un but annulé avec un stade qui avait explosé. De toute ma vie, j'ai jamais vu un tel bordel pour un but à l'extérieur. La folie.
Derrière, embrouille avec tirage de cheveux et bagarre entre l'ami Rudi et Grimandi. So 90's
Mais mec t'es une mine d'or monégasque, c'est dommage qu'on ne te retrouve pas plus souvent sous les articles du club! Le bordel à Louis 2, j'en ai des papillons dans le ventre! En tout cas merci pour tes anecdotes sur ce top! Rassures moi t'as pas croisé Onnis au moins...
Merci.
Non, pas Onnis car j'étais bien trop jeune.

Un de mes plus beaux souvenirs à Louis II, ce fut quand j'étais "à côté" de Matthaüs dans les tribunes (il jouait à l'Inter), et avec en prime Hoddle qui n'était pas loin non plus. Lothar, celui qui venait de gagner le Mondiale en patron; v'la l'émotion de fou.
Sous mes yeux et sur le terrain, les Weah, Ramon Diaz, Rui Barros, Sauzée et mon Youssouf.
Ma vie était déjà réussie putain
Autre souvenir mémorable, la demi-finale de Coupe de France 1992 à Cannes.
On venait de se qualifier vs Feyenoord pour la finale de la C2, match que j'avais suivi à la radio car pas diffusé sur TF1 (à cause des hollandais qui demandait une somme folle et la pub du tabac). Bonheur total, et direction La Bocca pour accrocher une nouvelle finale.
Ambiance électrique, match de merde mais franchement c'était la rue en tribune. On était trois monégasques entourés de supporters aussi agressifs et que virulents. Ça se termine aux tirs au but, on l'emporte et honnêtement sur le parking, j'me disais que j'allais y passer ahahahaha
J'étais heureux car je voulais absolument la belle vs l'OM après les finales de 1989 et 1991... mais une semaine plus tard, il y a eu Furiani, et le lendemain la défaite contre le Werder dans ce stade de Lisbonne tout vide.
En dix jours, j'étais passé de l'euphorie la plus totale à la déception la plus profonde.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Cette finale contre le Werder c était d'une tristesse incroyable.
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Totti Chianti Niveau : Ligue 2
Note : 2
Excellent gardien le Jean-Luc.

Il m'a toujours fait penser à :



Mais ça, c'est une autre histoire...
https://www.youtube.com/watch?v=3PEUEbpoe_w
Note : 2
Sabrina, Gérard Blanc...en plein trip Top 50 notre Totti !
Allez, salut mon p'tit clou ;-)
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Une bien belle carrière, et en plus, c'est le plus beau pif de l'histoire de la L1.
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Totti Chianti Niveau : Ligue 2
Note : 2
Quoi?
Toujours réactif ce Totti! ;)
Je me demande comment vous faites pour être autant sur SoFoot, je n'arrive même plus à lire tous les articles à cause du boulot, et encore moins à lire tous les commentaires(ce qui fait clairement la richesse de soFoot).
Donnez moi des astuces!?
Boone journée à vous Sofootiens.
Totti Chianti Niveau : Ligue 2
Pour des raisons de travail, je ne suis réellement dispo que le matin.
Du coup, j'en profite.
Mon travail fait que je suis toute la journée sur un PC, mais c'est pas évident de lire et travailler en même temps...
Là, par exemple, je suis en réunion...(casque...)
Note : 2
@Olicito

Ce qu'il faut savoir, c'est que les stakhanovistes des commentaires SF sont généreusement rémunérés de leur efforts par le site ; la fourchette se situe entre 25.000 et 100.000 francs Suisses mensuels.
Allez, encore quelques efforts et tu pourras toi aussi avoir ton compte aux Îles Marshall ;-)
J'en prends note.
Je vais donc faire les démarches adéquates et espère avoir ma carte résident (au moins plus district) d'ici peu!
Ça fait pas mal d'années que je lis les commentaires so foot;, l'époque Lisandro & chelito Delgado par exemple.
mais je ne suis devenu activiste que depuis peu.
@olicito fais comme moi mon vieux, démissiones (enfin quand on est stagiaire, démissioner n'est ce pas finalement juste anticiper un avenir foireux?), quand on a une vraie passion, il faut s'y consacrer!
@italia par contre j'étais pas au courant que c'était en francs suisses, moi je suis remunéré en dollars zimbabwéens! Enfin bon, je peux toujours faire fondre mon BO moi!
@ofwgkta
Ah mais cette monnaie fonctionne aussi, pas de souci.

Par contre, Ballon d'Or fondu, oui, mais pour rappel et condition sine qua non (de ma raison), l'opération doit être réalisée par la famille Napolitaine, sinon, c'est nul et non avenu.
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Pas vu en live, pas de compil youtube, j'en déduis que ce mec n'a pas existé et que c'est Suba le plus grand gardien de l'Histoire de l'ASM!
Putain Ettori, à jamais le joueur le plus capé du club, en L1 il est 2ème derrière Landreau il me semble mais lui l'a fait avec un club, SON club, on n'adoube pas les gens sur ce putain de Rocher? Même une place dans l'organigramme actuel, c'est pas faisable? De toutes facons j'ai pas l'impression que la direction actuelle accorde beaucoup d'importance aux anciens (bon certains étaient quand même dans les tribunes pendant l'épopée en C1, la moindre des choses)...
Du coup ca veut dire Onnis premier et c'est entièrement mérité (même si je doute aussi de son existence...)!
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Au delà de ses records de buts, Onnis fait partie de ces rares joueurs à réaliser quelque chose de vraiment héroïque aux yeux des supporters: suivre son club en D2 (malgré des opportunités ailleurs), remonter puis triompher derrière.
Comme Baresi et Del Piero dont ce fait d'armes a fait d'eux des dieux vivants.
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PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Note : 1
"vous allez être jugé par les gens qui ne savent pas ce que c’est. Il n’y a qu’un gardien de but pour comprendre l’émotion, le stress du moment, quels sont les ballons compliqués. Combien de fois je suis sorti du terrain et j’ai entendu : « Tu n’avais rien à faire aujourd’hui  » , alors que tu as été décisif sur un ballon merdeux que personne n’a vu. On s’extasie sur un plongeon, et même les gens du milieu du foot le font..."

Il a tellement raison, parfois une frappe toute moisie à ras de terre est beaucoup plus compliquée à aller chercher qu'un ballon en lucarne. Surtout quand tu joues sur un champs de patates avec des vieux faux rebonds.

Et même en pro, les commentateurs peuvent s'extasier sur une parade alors qu'en réalité elle n'était pas compliquée du tout.

Si jamais Ari passe par là pour donner son point de vue. Il me semble qu'il est gardien aussi.

C'est pour ça que je trouve Landreau assez intéressant dans ses analyses sur les gardiens.
Petite anecdote, mon grand père, qui a maintenant 90ans était goal.
Et depuis toujours, quand il voit un but moyen pris par un goal à la TV, il me dit :
"Celui là, jamais de ma vie je ne l'aurais pris".

Autrement plus modeste, il m'a toujours dit qu'on peut toujours être battu sur une frappe merdique, anodine, parce qu’on est surpris, mauvais appuis...
Il disait donc : s'il avait tiré à tel ou tel moment, je l'aurai pris.

Bon à titre personnel, cette information ne m'a jamais trop servi, car je ne suis ni goal, ni attaquant.
Mais si j'étais éducateur, j'en parlerais beaucoup à mes jeunes de mon grand-père.
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GLOBULES ROUGES ET BLANCS Niveau : CFA2
J'ai joué gardien pendant une petite dizaine d'année donc à mon échelle clairement Ettori a raison.

Quand tu te foires sur une frappe merdique et que ton équipe perd 1-0 à cause de cela ton coach te dira que c'est rien que ça arrive mais tu sens vraiment la haine dans le regard de tes coéquipiers/potes et ça te hante ensuite pendant 1 ou 2 jours.

Et personnellement les anticipations sur les centes ras de terre c'était ce qu'il y a de plus compliqué pour moi et pourtant quand tu interceptes la balle on ne dit pas bravo...

Mais si tu te craques c'est pour ta gueule...
Note : 2
A mon échelle de gardien en amateur, je te confirme complètement que l'horizontale qui soulève les foules, c'est surement ce qu'il y a de plus simple pour un gardien.

La gestion des frappes prêt du corps est beaucoup plus complexe.
La maitrise des sorties au sol et aériennes, tant dans le timing (une horreur!) que la gestuelle, est beaucoup plus technique.

Le leadership sur sa défense enfin, impossible à quantifier, fait le plus gros de la différence entre les gardiens.
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Note : 1
Clairement! Perso sur ma ligne j'étais plutôt pas mauvais mais alors les face à face une catastrophe. Ça finissait soit au fond des filets soit en pénalty parce-que j'avais fauché le mec...

Une fois le mec m'a balancé un putain de missile à bout portant en plein dans les valseuses. Mes coéquipier étaient tout jouasses de cet arrêt inespéré, mais putain je peux vous dire que j'aurais préféré pas l'arrêté celle-là !
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mara donna des frissons Niveau : CFA
Pire que l'ingratitude des amis du dimanche, le gardien c'est celui à qui on disait que merde on avait oublié les chips et qu'il manquait un pack et que bon vu que t'as pas trop couru c'est à toi d'aller faire les courses. Et en sprintant s'il te plait, feignasse.
Oui enfin en 82 pendant une certaine séance de tirs aux buts (pas avec Monaco hein). Il s'est pas franchement foulé le Jean-Luc.
Après ça reste un mec sympathique
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CharlesEchalotte Niveau : National
Note : -2
Bien belle hommage à M. Ettori mais quand on connaît certaines histoires... Un bon gros mafieux...
Je ne suis que très peu au courant, un petit éclairage ou un lien vers un article pertinent?
Sinon j'aime bien sa geule et son côté atypique en plus du fait d'avoir fait une bien belle carrière!
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Magnifique, son maillot bleu sur la photo avec Luis.
Je me demande si je n'ai pas demandé le même à ma mère, à l'époque.
Y Juan Mataba Niveau : DHR
Etant relativement jeunot, je ne connaissais absolument pas ce joueur avant d'aller sur la liste des joueurs qui n'ont connu qu'un seul club... Hier soir, grâce à un lien de Totti Chianti si je ne m'abuse.

Et j'ai remarqué ce Jean-Luc Ettori, je ne sais pas pourquoi, mais son nom m'a fait tiquer, et du coup je suis allé chercher son historique sur Wikipédia, mais c'était quand même trop bref à mon goût.

Et là SoFoot me régale de cette interview : Merci.
Je viens d'aller voir ta liste par curiosité. Côté ASM, il y a aussi Puel et J. Petit - eux c'est connu - mais également Bruno Irles. C'est grave qu'il ait pas une petite place dans les 50. Surtout si c'est pour mettre Kallon.
Y Juan Mataba Niveau : DHR
Je suis trop jeune pour le savoir ahah, je ne les connais pas du tout pour le coup.

Puel je l'ai appris avec cette liste et j'ai été agréablement surpris!
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Purée, il m'a filé la chair de poule et m'a presque fait chialer ! Un seul club... A faire lire aux joueurs de cette année pour qu'ils restent :)

Et quand on a des tripes, pas besoin de public au stade !

A mon niveau, je ne l'ai connu qu'entraineur des gardiens, à côté de Jean Petit sur le banc, quel que soit l'entraineur...
19 ans à un bon niveau, certes... mais pour les gens de ma génération, Ettori, c'est surtout l'imposteur dans le but des Bleus au Mundial 82. Avec un vrai gardien (Baratelli et Castaneda, les deux autres de la sélection, n'étaient pas fameux non plus, Dropsy, le meilleur sur le plan technique, était en méforme), on l'aurait peut-être bien gagnée, cette demie de Séville !
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Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je l'ai déjà dit auparavant, mais je suis entièrement d'accord avec toi: il n'est jamais décisif en 82, surtout en demie où il regarde passer les tirs rentrer dans sa cage.
Mais les Sevillo-nostalgiques n'en parlent jamais: et il ne faut surtout pas toucher à Saint Michel Hidalgo.
C'est vrai que les autres gardiens, ce n'étaient pas non plus "la sécu sociale". En fait entre Carnus et Bats, c'est un peu le désert du Sahel.
Attention, ne refaisons pas l'histoire: rien ne nous dit que aurions gagné la finale de 82, contre l'Italie ou le...Brésil !
Ceci dit, Ettori était un (très)bon gardien de L1.
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Séville reste le point noir de sa carrière qui pour certains (dont je fais partie) a largement occulté le reste.
Mais soyons honnêtes, lui il a rien demandé à personne. Si quelqu'un est à blâmer c'est Hidalgo. Et je ne suis pas d'accord, la place c'est à Baratelli qu'elle revenait et il l'a écarté pour une question d'égo. Ironie du sort, ils tombent contre la RFA dont le vestiaire était miné par ces conflits internes.
Bobby Robson avait déclaré qu'avec un vrai gardien, la France aurait gagné le mondial.
D'ailleurs en parlant de Hidalgo, je l'ai pas vu dans les 50. Il gagne les premiers titres de l'histoire du club. C'est abusé.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ubriacone,
Revérifie, mais Hidalgo est bien dans le top 50 de Monaco. C'est le moins bien placé de ses compères du "carré magique".
Pas sûr qu'il soit dans le top Reims: ton avis.
J'ai du le zapper alors.
Pas un des joueurs les plus marquants du "grand Stade" mais buteur dans la première finale de C1 de l'histoire. Éventuellement autour de la 50ème place. Faut voir.
Par contre, il a clairement plus marqué Monaco que Reims.
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