Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'AS Monaco (1er)

Plus que des buts, des titres ou des records, Delio Onnis et l'AS Monaco, c'est avant tout une grande et belle histoire d'amour. Entretien avec la légende qui se classe premier du Top 50 Monaco.

Modififié

#1: Delio Onnis

Enfant, vous aviez une idole ?
Oui, j'ai une idole, mais on ne connaît pas ce joueur ici. Un avant-centre argentin qui s'appelait Luis Artime. Il était dans le même style que moi, il marquait beaucoup de buts et j'ai eu l'occasion de le connaître, mais c'était mon idole bien avant ça. Il a joué à River Plate, mais aussi dans un petit club, le CA Atlanta. C'est là que j'allais le voir jouer.

Avant d'arriver en France, vous aviez déjà une petite réputation dans le championnat argentin ?
J'étais dans les meilleurs buteurs, avec Bianchi. J'étais un peu connu au bout de trois ans parce que je marquais quelques buts dans un petit club comme Gimnasia. Beaucoup de clubs de première division me voulaient : Boca, River et compagnie.

Vous choisissez finalement le Stade de Reims, où vous passez deux saisons avant de vous engager avec l'AS Monaco. Vous vous souvenez des circonstances ?
Très bien. Déjà, à mon arrivée en France, je ne parlais pas un mot de français. Mais j'avais un pied-noir qui parlait espagnol dans mon équipe, Robert Rico. Et puis je logeais dans l'hôtel qui appartenait à Raymond Kopa, je parlais souvent avec lui.
« Monaco venait de monter en première division et cherchait un avant-centre. Ils m'ont choisi, je n'ai pas hésité. J'avais envoyé une carte postale à mes parents où je leur disais que si jamais un jour Monaco me voulait, j'irais à pied. »
Mais le soir, je dépensais tout mon pognon dans le téléphone pour appeler en Argentine (rires). Et donc, après deux années à Reims, le coach a dû prendre une décision par rapport au nombre d'étrangers. Nous étions quatre étrangers et il n'y avait de la place que pour trois. Il y avait Bianchi, Laraignée... On a fait toute la préparation ensemble avec Bianchi. Mais au bout de trois ou quatre matchs de championnat, je suis parti à Monaco. L'entraîneur nous a alignés ensemble pour la Coupe des Alpes et les matchs amicaux, mais pas en championnat. Il fallait prendre une décision. Monaco venait de monter en première division et cherchait un avant-centre. Ils m'ont choisi, je n'ai pas hésité. Avec Reims, j'étais venu jouer à Monaco. J'aimais beaucoup la région. J'avais envoyé une carte postale à mes parents où je leur disais que si jamais un jour Monaco me voulait, j'irais à pied. Je l'ai toujours la carte postale, en Argentine.


En 1974, vous jouez une première finale de Coupe de France avec Monaco.
C'était contre Saint-Étienne au Parc des Princes. On perd 2-1. On s'est fait voler, évidemment. Nous, on n'était rien. Je marque un but, on revient à 2-1, on aurait dû égaliser toute la vie, mais bon. C'était une joie quand même. On était un club qui se battait pour ne pas descendre. On venait de se sauver à la dernière journée. C'était un match fou où Reims ne jouait plus rien, décontracté. Nous, on avait la peur au ventre. Ils ont joué pour nous fracasser, nous marquer beaucoup de buts et on a profité de l'espace qu'ils laissaient. Il fallait marquer trois buts pour se sauver. Parce que quand on marquait trois buts à l'époque, ça donnait un point de bonus. Reims menait largement, ils se sont laissés aller un peu, c'était un match décousu à la fin. C'était une des plus belles défaites de ma vie (Reims l'a emporté 8-4, ndlr) car on a sauvé notre peau. Alors jouer la finale de la Coupe derrière, c'était pas mal, même si on perd. En plus, on se qualifie pour la Coupe des coupes parce que Saint-Étienne est aussi champion.

Vidéo

Lors de la saison 1975-1976, à la veille d'un Monaco-Nice, Vlado Marković, alors coach de Nice, déclare : « Delio Onnis ? Je ne le voudrais pas dans mon équipe, même pour un empire ! »
Oui, il a dit ça. Je me souviens très bien. Imagine-toi, comment je peux ne pas me souvenir de ça ? Mais je le comprends quand même. Il avait un avant-centre extraordinaire, un très bon joueur de ballon et grand buteur : Bjeković. Malheureusement pour lui, j'étais inspiré ce match-là. On gagne 4-1 et je marque les quatre buts. Mais je n'étais pas particulièrement motivé. Pas plus qu'un autre match.

Cette même année, vous descendez en seconde division.
C'était très, très dur. Des matchs au couteau. Ce n'était pas comme la seconde division d'aujourd'hui. C'était vraiment la guerre, on ne savait pas trop où on allait, mais on a quand même réussi à remonter tout de suite. On me chambrait parce que je ne mettais que des buts dans la surface. Un jour, on jouait contre un club qui a disparu (US Tavaux-Damparys, ndlr). J'ai annoncé avant le match : « OK, aujourd'hui, je vais marquer en dehors de la surface... » Je me suis vengé de mes amis et ennemis qui me chambraient. Mais j'ai annoncé d'autres choses !

Oui, avant le début de la saison 1977-1978, vous faites un rêve...
Ça se passe comme ça. Le tirage au sort nous donne un match à Bastia pour l'ouverture de la saison. On fait la sieste, le quatre heures... On part pour Furiani, tous les mauvais élèves sont au fond du bus, comme d'habitude. Je dis : « Écoutez les gars, pendant la sieste, j'ai rêvé qu'on allait gagner les cinq premiers matchs de championnat. » Ils m'ont regardé un peu : « Celui-là... » Mais ce n'était pas un mensonge, je l'avais vraiment rêvé. C'était un gros calendrier en plus et puis, pour un club qui montait, il n'y avait pas de petit match. Aller gagner à Bastia, c'était un exploit. Après, Reims, Bordeaux... Et pour être champion, on gagne aussi les cinq derniers matchs de la saison. Dernier match, contre Bastia encore. Le grand Bastia : Johnny Rep, Felix et compagnie. On menait 2-0, je rate un penalty et ils reviennent à 2-1... On savait que Nantes battait Nice 6-1 et passait devant à la différence de buts en cas de nul. Ouh là là... C'était une belle histoire.

Vidéo

On a toujours cru en nous, mais je n'ai cru au titre qu'au coup de sifflet final contre Bastia. Imagine-toi, il fallait gagner les cinq derniers matchs, on ne pouvait être sûr de rien. Je pense que c'est le plus grand moment de ma carrière. Tu me fais choisir entre gagner le championnat et une Coupe de France, je choisis le championnat, toute ma vie. Parce que tu bats toutes les équipes de première division. En Coupe, tu tombes contre n'importe qui, c'est « n'importe quoi » . Enfin n'importe quoi, tu vois ce que je veux dire. Et je préférais aussi le championnat à la Coupe d'Europe. Pour nous, ça n'existait pas la Coupe d'Europe. Maintenant, il y a tellement d'argent en jeu, ça a changé. De toute façon, moi, je m'en foutais du nom de la compétition, je voulais jouer chaque match et le gagner. Parfois, j'entends l'expression «  match de coupe » , je l'encaisse, j'écoute. Un match, c'est un match, c'est tout. « Oui, mais tu vas pas comparer une finale de Ligue des champions entre la Juventus et le Real avec un match de championnat...  » Évidemment, je ne suis pas con à ce point-là. Mais, en général, un match est un match, il faut les gagner tous.


Monaco a toujours marqué des buts avec vous dans les années 1970. La révolution de 1978, c'est la défense ?
Il y a quelques jours, j'en ai parlé avec Rolland Courbis. On a mangé ensemble. C'est la grande vision ou chance des dirigeants de l'AS Monaco, dont monsieur Campora. Parce que faire venir Vitalis, Rolland, Gardon, Moizan...
« Je crois qu'on était un des plus beaux champions de l'histoire de Monaco. Entre le Monaco qui vient de gagner cette année et celui de 1978, il y a photo, il y a match. »
Moizan, il était inconnu au bataillon, il venait de seconde division. Vitalis aussi. Ils sont devenus ce qu'ils sont devenus : de très grands joueurs. Même s'ils n'ont pas touché la sélection, on s'en fout de ça. Dans cette année-là, on avait le petit Chaussin dont personne ne parle, Michel Rouquette. Il ne faut pas toujours parler d'Onnis parce qu'il a marqué le but. C'est important. L'effectif était court, on a fait la saison avec treize joueurs. Ettori faisait des miracles à tous les matchs ! Je crois qu'on était un des plus beaux champions de l'histoire de Monaco. Entre le Monaco qui vient de gagner cette année et celui de 1978, il y a photo, il y a match. Je pense qu'on n'était pas loin d'eux.


Quel est le défenseur le plus difficile à jouer que vous ayez rencontré ?
Celui qui m'a fait chier le plus, c'est un Yougoslave qui jouait à Sochaux. Il s'appelait Laszlo Seleš. Ce n'est pas juste qu'il donnait des coups parce que pour ça, j'ai eu d'autres clients avec qui je suis devenu ami. Lui, il était fort de la tête, difficile à passer en un contre un, il savait jouer au ballon. Lui et Oswaldo Piazza.

Et le joueur avec qui vous avez préféré jouer ?
Il y en a eu quelques-uns, mais celui qui me connaissait le plus, c'était Christian Dalger. Il me faisait des passes et des centres millimétriques, comme un fusil avec la lunette, tu sais ! Albert Emon m'a beaucoup aidé aussi. Je parle des attaquants bien sûr, ceux qui jouaient devant avec moi, mais les milieux comptent aussi. Ce n'est pas politique, je le pense vraiment. J'aimerais remercier tous mes ex-partenaires qui m'ont aidé à marquer tous ces buts. Sans eux, je n'aurais pas pu, je le ressens vraiment. J'ai de la reconnaissance pour eux. Et puis le public de mes quatre clubs. Tout le monde connaît mon histoire avec Monaco, j'habite ici, mais je n'oublie pas les autres qui ont aussi été merveilleux avec moi. Qu'est-ce que je peux dire de plus que ça ? Les partenaires et les supporters.

Vous avez joué avec un Argentin un peu oublié parce qu'il n'était pas présent dans une des périodes fastes du club : Omar Pastoriza. Il paraît qu'il était extraordinaire.
C'était un peu plus qu'extraordinaire. C'était incroyable ! Un très grand joueur de ballon, un numéro dix. J'ai eu la chance de jouer avec lui trois ans, tout comme j'ai eu la chance de jouer avec Jeannot Petit, Christian Dalger...


Quel est l'entraîneur qui vous a le plus marqué à Monaco ?
J'ai peur de vexer quelqu'un, mais je vais le dire quand même : monsieur Banide. J'aimais comment il travaillait et c'était un bon bonhomme, droit. C'était le meilleur. Je veux en profiter pour lui envoyer un petit bonjour. Bonjour Gérard !

Avec Gérard Banide justement, il y a cette victoire en finale de Coupe de France contre Orléans en 1980, et ce but rusé sur un coup franc...
Légal, valable ! C'était l'époque où on pouvait tirer les coups francs rapidement. Ce que je sais, c'est que je n'étais pas content de ce match. J'étais catastrophique, j'aurais dû marquer trois, quatre ou cinq buts. J'étais mal. Heureusement qu'on a gagné. J'étais vraiment pas bon, comme d'habitude. Mais il y en a un qui est rentré quand même.

Vidéo

Si vous ne deviez retenir qu'un but, ce serait lequel ?
« Ça me revient et pim, je mets un pointu et ça va dedans. C'était le but le plus moche de ma vie, mais c'était l'un des plus importants ! »
C'était le dernier match de championnat en deuxième division, dans les forges, comment il s'appelait ce club ? Gueugnon ! Il fallait gagner pour assurer la montée. Pluie battante, la boue jusqu'aux chevilles... Catastrophique, on ne pouvait pas jouer. 90e ou 91e minute, il y a une balle là, qui ne sait pas où aller, à droite, à gauche, il tapait à l'un, il tapait à l'autre... Ça me revient et pim, je mets un pointu et ça va dedans. C'était le but le plus moche de ma vie, mais c'était l'un des plus importants.

Après votre carrière de joueur, vous avez longtemps travaillé en tant que recruteur pour l'AS Monaco.
Le problème, c'est qu'il y a eu beaucoup de coupures. Au début, on m'écoutait avec monsieur Campora. J'ai ramené Gallardo... Mais on ne m'a pas souvent écouté. Tévez, Mascherano... « Non, c'est trop cher.  » Higuaín ! Mon Dieu, mon Dieu... Un jour, on m'a dit : « Oui, mais il n'a fait que six matchs en première division... » Mais c'est là qu'il faut le recruter ! Après, évidemment, on me dit : « Qui est-ce que t'as ramené, toi ? » Les bons, vous ne les avez pas pris !

Ça ne vous fait pas un pincement au cœur de ne plus travailler au sein de l'AS Monaco ? Vu votre attachement au club et ce que vous représentez dans son histoire, ça aurait du sens de vous voir dans un rôle d'ambassadeur.
Oui. J'ai été invité à voir Marseille-Monaco en Coupe de France, il y a quelques mois. J'ai vu Boli se balader, il salue les invités... Je me disais : «  Tiens, c'est vraiment bien ce qu'ils font Marseille. » Je ne serais peut-être pas le seul à mériter ça, mais je rêverais d'être l'ambassadeur de l'AS Monaco.

Note : 3
Je dois être honnête, avant le début de ce top 50 et les messages des forumeurs, je n'avais jamais entendu parler de Delio Onnis.

Qu'est-ce qu'elle est fraîche son interview !
Le gars parle de la gloire, mais aussi des ratés, des buts de filou !
Et si ce qu'il dit est vrai sur Tevez, Mascherano & Higuain, l'ASM a vraiment de quoi être dégoûté.

Par contre les sourcils épilés comme ça c'est non. Années 70/80 ou pas.
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 2
Pareil, mais putain qu'elle fait du bien son interview!
C'est vrai que c'est une autre génération... Il jouait les chaussettes baissées sans protège... Une autre époque je vous dis....
2 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Géniale l'interview, et le bonhomme très attachant !
Comme quoi un goléador de sa trempe n'a pas forcément un égo démesuré !
Bravo, et merci ! Je n'ai pas connu, mais on le sent attaché à "l'institution" AS Monaco !
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
"Oui, j'ai une idole, mais on ne connaît pas ce joueur ici. Un avant-centre argentin qui s'appelait Luis Artime".

Dellio ne pouvait pas imaginer qu'en 2017, il y aurait des Zizou, Alegria, Alain et consorts qui connaissent tout.
Ce commentaire a été modifié 5 fois.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Et Penarol, Adje59 bien sûr, pour le foot sud-am !
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  15:03  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Désolé Fred, mais pour Luis Artime, je passe mon tour...

Tu va quand même pas me demander de faire du prosélitisme pour vanter les qualités d'un ancien Bolso, dit ? :p

Cela dit, mon pére en garde un souvenir assez difficile à effacer, c'est qu'il appréciait particuliérement les défenseurs de Peñarol l'Artillero...
 //  16:23  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
Luis Artime, j'ai déjà lu son nom 2 ou 3 fois, un très grand 9 des années 1960, ultra-prolifique en buts mais à part ça je n'en sais pas bien plus...

En me penchant sur sa carrière vite fait sur google, il a marqué partout où il est passé : River, Independiente, Palmeiras et Nacional.
Ses faits d'armes avec la sélection : Mondial 1966 (3 buts en 4 matches) pour un total de 24 buts en 25 sélections. Pas mal du tout !

Bref, un goleador, un vrai.

Je laisse le soin aux autres pour apporter plus de détails.
Ouaip, mais il avait pas un jeu très sexy le Luis.
 //  17:23  //  Amoureux de la Bolivie
D'ailleurs pour les hispanophones, cette itw d'Artime.


http://www.elgrafico.com.ar/2014/10/05/ … piento.php

@Dip
A une question de cette itw, il s'identifie a Palermo donc je vois le genre, buteur efficace, un 9 prolifique, un finisdeur qui marque dans n'importe quelle situation et position, sans etre en premier lieu hyper technique. De cette categorie là ?
Oui, il était dans le même genre, quoique un peu plus mobile que Palermo. En tout cas il était typique des buteurs de l'époque: un fox in the box.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:49  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 6
Du coup, je vous poste le petit portrait de Luis Artime que j'ai écrit pour mon top des oubliés sudam :

-LUIS ARTIME
L'un des plus grands avant-centres sud-américains des années 60/début 70. Le goleador argentin typique, doté d'un sens du but redoutable, toujours parfaitement placé, aimantant les ballons dans la surface. Il avait cette capacité de cadrer systématiquement, du pied, du genou ou de la tête. Tout au long de sa carrière, Artime empila ainsi les buts (24 buts en 25 sélections avec l'Albiceleste) et les titres de meilleur buteur : quatre en Argentine (deux avec River, deux avec Independiente), trois en Uruguay (avec le Nacional), sans oublier ceux de la Copa America 1967 et de la Liberadores 1971. S'il décroche un titre de champion d'Argentine avec Independiente en 1967, sa période la plus couronnée de succès sera incontestablement celle passée au Nacional, qu'il rejoint en 1969 après une pige à Palmeiras. Durant ses trois saisons à Montevideo, il tourne à une moyenne supérieure à un but par match ! Le Nacional, qui s'appuie alors sur un trio offensif magique (Luis Cubilla, Julio Morales, Luis Artime), rafle trois titres consécutifs de champion et signe même un fabuleux triplé en 1971. Les Bolsos mettent ainsi fin à la domination d'Estudiantes en Libertadores, avec un but d'Artime lors du match d'appui, avant de dominer le Panathinaïkos en Coupe Intercontinentale. Luis Artime dynamite la défense grecque presque à lui tout seul, inscrivant les trois buts des Tricolores : un à l'aller à Athènes, suivi d'un doublé au retour au Centenario !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Waouh, le Alain, suffit qu'on balance un nom, et bim, on a quatre pages !
 //  17:16  //  Amoureux de la Bolivie
Muy bien señor.

Au fait Alain, tu l'as publié quelque part ce top ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:19  //  Aficionado de l'Argentine
Ahah, celui d'Artime est un de mes plus courts en plus !^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:24  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
@ ajde, non toujours pas car je n'ai pas encore réussi à le finir.
Et oui désolé, je le promets depuis un moment mais je présente un peu plus de 200 joueurs sud-américains absents du top So Foot, avec un petit portrait de 15 à 20 lignes pour chacun : ça prend un temps monstre et ces derniers mois, j'ai été très pris par mon boulot !

En gros, j'ai dû en écrire les deux tiers à peu près : les Brésiliens, Argentins, Uruguayens et une partie des Péruviens. Restera ensuite les Chiliens, Colombiens, Paraguayens comme morceaux un peu conséquents + quelques Boliviens, Equatoriens et Vénézuéliens.

Mais pour ceux que ça intéresse, en attendant que je publie quelque part (où ? c'est la grande question), j'essaierai de vous poster la liste des joueurs présentés, comme ça je pourrai dévoiler les portraits de certains joueurs à la demande. ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:27  //  Aficionado de l'Argentine
Fred et ajde, j'ai aussi posté mon portrait de Luque, un peu plus bas dans les coms. ;)
 //  17:31  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
200 et + ????

LOCO
 //  17:33  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 2
En tous cas biutiful ton enorme contribution a venir.
Clap clap clap
Lesorcierdelabeaujoire Niveau : District
Le vrai el Loco du foot est pas à Lille mais sur sofoot !
15 réponses à ce commentaire.
Chouette interview!

Clairement il mériterait un peu plus de consideration de la part du club...
Kame House Niveau : CFA
Note : 2
Quelle belle interview, rien qu'à la lire ça sent l'odeur du terrain
J'aime bien sa réponse sur la relégation du club en D2. Il la joue modeste mais c'est énorme. Il choisit de rester au club, remonte l'année suivante et gagne le titre derrière.
Y'a que des monstres comme Del Piero ou Baresi qui peuvent se targuer d'exploits pareils.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Kopa a fait remonter ton cher Reims, mais pour un an seulement !
Oui effectivement. Ni Kopa en fin de carrière, avec un genou en vrac, ni les autres joueurs qui n'avaient plus rien à voir avec leurs glorieux ainés n'auraient été en mesure de rapporter un titre après cette première descente.
Tiens d'ailleurs, Raymond Kaelbel (qui est dans les 50 monégasques) était au club lors de cette relégation mais lui n'est pas resté, c'était la 3ème fois qu'il descendait avec 3 clubs différents.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je viens de lire ton hommage à Robert Marion et t'ai glissé un article.
3 réponses à ce commentaire.
pierrot92 Niveau : CFA
Mais pourquoi lui ou Bianchi n'ont jamais eu leur chance en équipe d'Argentine?
Avant la génération 1978 (Kempes, Ardiles, Passarella...), quitter l'Argentine c'était renoncer à la sélection, surtout avec une dictature militaire.
Cela dit avec un tel réservoir de cracks, rien ne garantit que l'albiceleste leur aurait tendu les bras même s'ils étaient restés.
Je laisse nos spécialistes Amsud (Penarol, Alain) nous détailler les forces en présence à cette époque.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  15:46  //  Aficionado del Uruguay
Note : 2
Bianchi compte une quinzaine de séléction si mes souvenirs sont bons...

Pour Onnis, je confirme les propos de Mister Ubri, ne pas oublier que jusqu'à la fin des années 70, quitter l'Amérique du Sud pour venir jouer en Europe était considére comme une régression sportive non-négligeable, les championnat sud-américain n'était pas encore devenu l'immense foire aux bestiaux d'aujourd'hui...

De plus, du talent en attaque, la Primera Argentine en regorgeait à l'époque, pas pour dénigrer ce brave Delio, mais même en restant au pays, pas sur qu'il ait dépassé la petite poignée de séléction tant la concurrence y était dense et diversifiée...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je m'adresse à Penarol et à des amis hispanophones (philes).
En vue du Top Real, je fais le maximum de recherches sur la période 1956-60, or beaucoup de matériel est en espagnol (que je ne comprends pas) comme les fiches de joueurs.
L'épisode Didi m'intéresse et m'intrigue, c'est pourquoi je demande gracieusement une traduction de ces deux articles.
Merci !

http://blogs.elpais.com/memorias-blanco … 3%A9u.html
http://www.kaisermagazine.com/retroblog … al-madrid/
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:12  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Pour compléter ce que dit Ubriacone, même en 78, la seule exception était Mario Kempes qui jouait à Valence. A l'époque, Ardiles était encore à Huracan et Passarella à River : le premier ne rejoindra Tottenham qu'au lendemain du Mondial, tandis que le second ne partira à la Fiorentina qu'au début des 80's.
Pour le reste, Menotti mais aussi la Fédé argentine (et malheureusement la junte militaire) avaient été très clairs sur le fait que seuls les joueurs évoluant en Primera seraient sélectionnables pour la CDM.

Et comme le souligne Peñarol, la concurrence était de toute façon très rude en attaque : Mario Kempes, qui pouvait jouer aussi bien neuf et demi (voir meneur de jeu) qu'avant-centre, le n°9 de River Leopoldo Luque qui était titulaire en pointe avec l'Albiceleste, le buteur de Boca Ernesto Mastrangelo, l'ancien goleador de San Lorenzo Hector Scotta alors au FC Séville (donc non sélectionnable), Oscar Ortiz l'attaquant de soutien de River, l'attaquant d'Estudiantes Sergio Fortunato, l'avant-centre de Las Palmas Carlos Morete (donc non sélectionnable également), voire l'idole d'Huracan Carlos Babington, capable d'évoluer milieu offensif ou attaquant mais lui aussi parti à l'étranger, dans un club allemand dont le nom m'échappe...
Et encore, je ne cite que les attaquants axiaux ou n°9 : si on élargit aux joueurs de couloir, il faudrait citer au moins les deux immenses ailiers droits argentins des 70's, René Houseman (Huracan) et Daniel Bertoni (Independiente).
Et pour compléter, on pourrait rajouter un petit jeune qui pointait le bout de son nez à la fin des 70's : un certain Ramon Diaz (accessoirement l'un des grands absents de ce top Monaco)...
Ils ont zappé Ramon Diaz? Sérieusement!
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:26  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
Et oui... Pas de Ramon Diaz, ni de José Omar Pastoriza, Marcel Dib ou Mark Hateley... Très curieux !
Oswaldo Pizza aussi a été évincé du mondial 1978 car jouant à St Etienne, bien que lui évoquait plutôt une raison personnelle mais le truc le plus hallucinant, c'est l'absence de Maradona.
Les décisions de la junte étaient vraiment à géométrie variable.
Oui ça fait beaucoup...
En même temps, Monaco est le seul club français performant (avec au moins un titre à clé) sur six décennies consécutives.
Ça fait un nombre incroyable de joueurs emblématiques à caser.. et des oubliés. Pour moi, c'est clairement le top français le plus relevé (et ça le restera).
Même un Scifo se retrouve (logiquement) au delà du top 20 alors qu'il pourrait être 1er à Auxerre.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:34  //  Aficionado de l'Argentine
On en parlait justement hier ou avant-hier dans le quizz.

En 78, l'Argentine dispose quand même de trois n°10 de classe mondiale : Diego Maradona, Ricardo Bochini et Beto Alonso.
Pourtant, Menotti (et/ou la junte militaire ?) choisit de se passer des deux premiers et sélectionne quand même Beto Alonso (apparemment suite à de grosses pressions de l'amiral Carlos Alberto Lacoste, chargé de l'orga du Mondial et hincha revendiqué de River) mais laisse ce dernier sur le banc la majeure partie du tournoi. Au final, c'est Kempes qui évoluera dans cette position un peu hybride, entre meneur de jeu et neuf et demi, laissant la pointe de l'attaque à Luque. Des choix pour le moins curieux mais le résultat final aura donné raison au Flaco...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:36  //  Aficionado de l'Argentine
@ Ubri, c'est pas faux.
On pourrait aussi citer le FC Nantes qui a eu de grosses générations (et des titres de champion) à chaque décennie depuis les 60's (hormis les années 2010)...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Depuis le lancement des tops clubs, je me pose la question:
comment vont-ils faire pour choisir 50 joueurs parmi les légendes du Real et du Barça, et ainsi en laisser des tas sur le bord de la route ?
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
"Pour moi, c'est clairement le top français le plus relevé (et ça le restera)".

Ubriacone,
En densité, peut-être, mais avoue que le Top 10 marseillais est monstrueux !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:44  //  Aficionado de l'Argentine
Fred, c'est clair que ça va laisser de sacrés joueurs sur le carreau ! Idem pour le top du Milan d'ailleurs...
Il ne l'a jamais eu en Italie non plus je crois car il jouait à l'étranger.
14 réponses à ce commentaire.
clement6628 Niveau : CFA
Il y avait du monde à l'époque au stade !
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  16:12  //  Aficionado del Uruguay
Oh oui, et bien plus qu'aujourd'hui même !

Mais bon que veux-tu, à force de vouloir gentrifier le football en transformant les supporters en consommateurs...
Gentrifier le football à Monaco, c'est pas un peu redondant comme concept? :)
2 réponses à ce commentaire.
Merci pour l'itw et la découverte d'Onnis (enfin surtout merci aux commentateurs qui l'ont mentionné)!
Du coup je suis allé cherché des infos (d'ailleurs le mec est resté après la descente alors qu'il était une star du championnat, a fini meilleur buteur en D2 et ramène le titre la saison suivante, une sorte d'ancetre de Zermain puissance 1000000) et incroyable le meilleur buteur de l'Histoire du foot francais (dont un titre de pichichi à 36 ans avec Toulon OKLM) et de Monaco n'a jamais été sélectionné pour son pays (Argentine même si il aurait pu jouer pour l'Italie)! Du coup les experts sudam ont-ils un début d'explication? Je veux dire que je sache la génération était argentine était exceptionnelle à l'époque avec Maradona, Kempes et cie mais se passer d'un tel talent, j'ai l'impression que c'était pas pour des raisons purement sportives!

p.s: donc pas de Suba dans ce top...bougez pas, j'arrive dans vos locaux avec Kallon!
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  15:56  //  Aficionado del Uruguay
Je ne sais pas quel âge as-tu l'ami, mais au lieu de jouer a FM ou FIFA, tu devrais perdre ton temps plus intelligemment (c'est dit en toute affection hein, aucune malveillance ou condescendance de ma part), au hasard: prendre le temps de regarder d'anciens matchs, et en particulier ceux de l'Argentine lors des Mundial 74 et 78, et tu découvrira par toi même que les places en séléctions étaient trés, trés cher à l'époque, surtout devant...
Je suis pas sûr que son style de jeu aurait convenu à l'Albiceleste non plus hein...M'enfin, un Onnis ou un Bianchi ça devait bien valoir un Yazalde quand même, vu le niveau de ce dernier en sélection. En 78 Luqué était indéboulonnable.

Je pense aussi que Bianchi et Onnis sont tombés sur une période creuse de la sélection, en 70 ils ne se qualifient pas, en 74 ils se font démolir au 2e tour...Et partir jouer en Europe, et surtout en France, quelle hérésie...

Des buteurs qui n'ont pas trop eu leur chance en Albiceleste à l'époque, y'en a eu d'autres, du style Rodolfo Fischer par exemple.
Salut Penarol. Ce n'est pas incompatible de jouer à FM et de se faire plaisir en regardant de vieux matchs, en lisant des articles sur les glorieux anciens ou en visionnant des reportages.

J'en profite d'une, pour te remercier pour tes interventions, qui en général m'aident à enrichir ma culture footballistique, et tu n'es pas le seul ici.

Et de deux pour te demander s'il y a un reportage, livre, enfin une source d'informations accessible (je ne parle pas espagnol) sur la "machina" de River Plate.

Voilà, sinon, je connaissais la plupart des anecdotes mentionnées dans l'interview, mais effectivement, je n'aurais pas mis Onnis dans mon top 3, car je ne l'ai pas vu jouer en direct, mon amour du football et de l'ASM ayant démarré avec l'époque Rui Barros, Ettori, Puel, Djorkaeff, Petit, Weah...et puis j'étais à peine né quand il a terminé sa carrière.
Ce commentaire a été modifié.
Non mais l'ami quel rapport avec mon age? Chacun son truc mon vieux, perso les matchs des années 70 pour l'instant ce n'est pas mon délire (pas plus que FIFA d'ailleurs), je ne suis aps amoureux du ballon à ce point! Je reconnais mon manque de connaissance du sujet (qui en plus de concerner les anciens matchs concerne surtout le foot sudam) et demande à ceux qui savent de bien vouloir transmettre si possible sans monter sur leurs grands poneys!
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:15  //  Aficionado de l'Argentine
@ Dip, c'est pas à toi que je vais apprendre ça mais pour le Mondial 70, l'Argentine a joué de malchance.
Déjà, la zone Amsud ne disposait alors que de trois tickets qualificatifs pour la CDM... et ces trois-là n'étaient pas n'importe qui : le Brésil, futur champion du monde et de loin meilleure équipe mondiale de l'époque, l'Uruguay, demi-finaliste avec ses stars du Peñarol et du Nacional, et enfin le Pérou, quart-de-finaliste avec sa génération dorée (Cubillas, Chumpitaz, Challe, Baylon, Ramirez, Pedron Leon, etc...).
Et c'est justement cette superbe équipe péruvienne qui élimine l'Albiceleste de la course au Mondial, à l'issue du fameux désastre de la Bombonera en éliminatoires.
Quand on connait le niveau (très élevé) du foot sud-américain à l'époque, seulement trois places pour la Conmebol, c'était une anomalie et une injustice !

Résulat des courses : on se retrouve dans une situation un peu paradoxale avec une Argentine non qualifiée pour la CDM 70 alors qu'elle aurait certainement pu y faire quelque chose.
Quand tu vois le potentiel argentin à la fin des 60's, c'était vraiment pas mal : Roberto Perfumo, Marzolini, Rulli, Rattin, Brindisi, Onega, Rojitas, Oscar Mas, Yazalde, Artime, Veron, et j'en oublie... Sacré réservoir quand même !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Je m'adresse à tous les amis hispanophones (philes).
En vue du Top Real, je fais le maximum de recherches sur la période 1956-60, or beaucoup de matériel est en espagnol (que je ne comprends pas) comme les fiches de joueurs.
L'épisode Didi m'intéresse et m'intrigue, c'est pourquoi je demande gracieusement une traduction (ou un bon résumé)de ces deux articles.
D'avance merci !

http://blogs.elpais.com/memorias-blanco … 3%A9u.html
http://www.kaisermagazine.com/retroblog … al-madrid/
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:28  //  Aficionado de l'Argentine
Ce week-end je te promets rien Fred, mais je vais essayer de jeter un oeil à tes liens la semaine prochaine. ;)

Par contre, ton premier lien ne marche pas et le second renvoie à la page d'accueil du site (mais c'est pas étonnant, ils n'ont pas l'air d'être complets sur ton post)...
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Alain, fais pour le mieux, surtout si le top Real est la semaine prochaine (mais peu certain).
Comment fais-tu pour tomber directement sur mon post et être averti si rapidement (sur l'interface de ton ordi ?)
Manip à faire ?


http://blogs.elpais.com/memorias-blanco … 3%A9u.html
http://www.kaisermagazine.com/retroblog … al-madrid/
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:56  //  Aficionado de l'Argentine
Euh non, juste le hasard : j'ai la page de l'article ouverte, que j'actualise régulièrement pour voir s'il n'y a pas de nouveaux coms. Et là, il se trouve que j'étais justement dessus.

Sinon je consulte très rarement mes notifications par mail, l'adresse mail que j'ai utilisée pour mon inscription sur So Foot n'étant pas mon adresse principale...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:15  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 2
voir mon com plus haut où je mentionne quelques-uns des grands attaquants argentins de la fin des 70's (et donc concurrents directs de Delio Onnis)

Après celui de Luis Artime, j'en profite aussi pour poster mon portrait de Luque (le 9 titulaire de l'Argentine en 78), ça pourra t'intéresser ofwgkta :

-LEOPOLDO LUQUE
Grand goleador des 70's et l'un des meilleurs avants-centres de l'histoire du foot argentin. Attaquant à la fois puissant et technique, excellent frappeur et redoutable finisseur, Leopoldo Luque enchaîne les buts à Gimnasia, Rosario Central, Union de Santa Fe et River Plate, remportant cinq titres de champion avec les Millonarios qui brisent enfin, en 1975, une série de 18 années d'insuccès. Il restera notamment dans l'histoire comme étant le premier joueur à avoir inscrit cinq buts dans un clásico opposant deux des cinq "Grands", lors d'un River-San Lorenzo disputé en février 1976. Mais c'est surtout avec l'Albiceleste que le moustachu au look de guérillero sud-américain va construire sa légende. Déjà meilleur buteur de la Copa America 1975, il devient champion du monde en 1978. Titulaire à la pointe de l'attaque argentine, où sa complémentarité avec Mario Kempes fait merveille, il marque les esprits durant ce Mondial par sa force mentale hors du commun ! Après avoir marqué contre la Hongrie en ouverture puis éliminé la France sur une superbe demi-volée de 22 mètres, Luque va en effet connaître un double malheur. D'abord blessé en fin de match, il est victime d'une forte luxation du coude nécessitant un plâtre. Et puis, au lendemain de ce France-Argentine, il vit un drame personnel avec le décès de son frère dans un accident de voiture. Mais "El Pulpo" était un vrai guerrier ! Forfait contre l'Italie et la Pologne, il décide de casser son plâtre et après l'enterrement de son frère, réintègre l'équipe pour le deuxième match du second tour face au Brésil, avant d'inscrire deux nouveaux buts lors du succès controversé (6-0) face au Pérou (portant son total à quatre), synonymes de ticket pour la finale. De nouveau titulaire contre les Pays-Bas, Luque reste cette fois muet mais participe activement à la conquête du premier titre mondial de l'Argentine, devenant ainsi une icône éternelle sur les bords du Rio de la Plata.
"Il décide de casser son plâtre et après l'enterrement de son frère, réintègre l'équipe pour le deuxième match du second tour face au Brésil, avant d'inscrire deux nouveaux buts" aujourd'hui tu fais ca (en filmant le tout sur instamerde) ton club te vire! Difficile de ne pas dire que "c'était mieux avant", les mecs vivaient le truc avec leurs tripes! Merci Alain!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Grand joueur, grande équipe. Mais je n'ai pas aimé le climat de cette CDM 78: matchs et arbitrage pas clairs, et puis voir Videla en tribune..
Onnis les gars quand même un vrai goleador. Il a marqué la ligue 1 le gars
13 réponses à ce commentaire.
C'est pas pour critiquer mais...

les mecs qui découvrent le meilleur buteur de l'histoire du Championnat de France avec cet article, vous étiez où pendant toutes ces années?

Onnis n'est certes pas aussi connu que Messi, Jimmy Greaves ou Gerd Mueller, mais quand même !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
T'as raison: que les gens ignorent les anciens, peut, à la limite se concevoir, mais qu'apparemment des supporters d'un club ne connaissent pas toute l'histoire de leur club me paraît bizarre.
Surtout que maintenant, en un clic sur google, on a tout l'historique.
1 réponse à ce commentaire.
la gaspouille
Ah......! Délio ! Mon idole de jeunesse quand il jouait au Sporting !

Un chasseur de but hors pair ! Dans un reportage disponible sur le site du Sporting, on lui demande pourquoi il a été si peu blessé. Il répond qu'il porte peu la balle.

Une science du placement et une adresse hors pair devant le but.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
 //  16:09  //  Aficionado del Uruguay
C'est pas sympa ça... ;)
Ce commentaire a été modifié 3 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:24  //  Aficionado de l'Argentine
Idolo !
J'en parlais justement avec Fred Astaire sur un article du top Benfica : j'aime pas beaucoup le terme "sous-coté" (ou "surcoté", utilisés tous deux à toutes les sauces) mais il me semble très bien adapté pour Alberto Spencer. On parle quand même de l'un des meilleurs attaquants au monde dans les 60's et même de l'un des plus grands attaquants sud-américains du XXe siècle, pourtant il est anormalement méconnu de ce côté-ci de l'Atlantique.
J'y vois deux raisons principales : le fait qu'il n'ait jamais joué en Europe (l'Inter a tenté sans succès, Herrera voulant l'associer à sa doublette de créateurs Suarez-Mazzola et au Brésilien Jair) et aussi qu'il n'ait jamais pu participer à une CDM, en raison de la faiblesse de l'Equateur (je connais peu de grands joueurs équatoriens de cette époque, en dehors de Spencer et peut-être de Carlos Alberto Raffo, le buteur d'Emelec)...
3 réponses à ce commentaire.
Super intéressant en effet, je le connaissais parmi les meilleurs buteurs du championnat mais je ne connaissais pas tellement le personnage qui a l'air vraiment sympa. Les années 60-70 niveau buteurs avec les Skoblar, Keita, Onnis, Bianchi... la Ligue 1 c'était quelque chose!
et par curiosité je viens de lire un portrait dans "Le Monde" d'il y a quelques années où ils disent qu'il a signé en France presque par hasard... C'est un certain Alfredo Obberti qui devait signer à Reims, mais au dernier moment sa femme a dit non parce qu'elle n'aimait pas la ville! Et il y aussi un mot sur la fin de l'idylle avec Monaco, où ils veulent s'en débarrasser et lui offrent un contrat au rabais, du coup il signe à Tours où il sera encore deux fois meilleur buteur! Il a aussi eu cette belle phrase: "Je préfère être reconnu comme être humain que comme joueur de foot. Je dis toujours à mes enfants: le sportif passe, l'homme reste."
Dans les années 90 aussi on avait de grands joueurs dans le championnat, on avait quand même des Valderrama à Montpellier ou des Burruchaga à Nantes, puis Valenciennes.

Et en plus, contrairement au 70's on faisait des parcours épiques en coupe d’Europe chaque année (les verts étant une exception)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:54  //  Aficionado de l'Argentine
La période fin 80's/début 90's, c'est vraiment l'âge d'or de la D1, que ce soit au niveau des recrues étrangères ou des résultats en Coupe d'Europe !

Valderrama et Milla à Montpellier, Burruchaga et Vercauteren à Nantes, mais aussi Marcico et Tarantini à Toulouse, Cabañas, Julio Cesar, Brown et Goycochea à Brest, les frères Vujovic et Chalana à Bordeaux, Francescoli, Littbarski et Ruben Paz au Matra Racing, Bazdarevic et Hadzibejic à Sochaux, Scifo et Verlaat à Auxerre, Sivebaek et Moravcik à Sainté, Asanovic à Metz, Oman-Biyik à Laval, Bocandé à Nice, Hadji à Nancy... et puis toutes les stars de l'OM (Allofs, Forster, Stojkovic, Mozer, Waddle, Pelé, Boksic, Völler), du PSG (Susic, Dahleb, Calderon, Valdo, Ricardo, Rai, Weah) et donc de Monaco (Hoddle, Hateley, Fofana, Weah, Ramon Diaz, Rui Barros, Ikpeba, Klinsmann).
Ca fait rêver et ça rend même un peu nostalgique de lire tous ces noms !
en effet! Des joueurs comme Richard Witschge qui signait à Bordeaux après avoir joué à l'Ajax et au Barça, ou Roland Wohlfarth qui a joué une saison à Sainté après le Bayern. Le Monaco de Tigana en 1997 était incroyable, Scifo, Collins, Ikpeba, Anderson, Henry...
On avait même droit à des joueurs comme Kenneth Anderson, Amara Simba à Lille ou Caen...
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:25  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
J'avoue qu'en début de top, j'avais du mal à faire un pronostic sur le numéro 1 mais Delio Onnis faisait clairement partie des prétendants et même des favoris à ce titre honorifique.

Sans aucun doute l'un des plus grands buteurs et avants-centres de l'histoire du championnat de France, aux côtés des Bianchi, Papin, Skoblar, Ibra, Fontaine, Keita, Andersson, Halilhodzic, Pauleta...

D'ailleurs, en parlant de Bianchi et Onnis, je suis allé mater le palmarès, c'est impressionnant : sur la période 74-84, ils se partagent à eux deux 10 des 11 titres de meilleur buteur (5 chacun) ! Il n'y a que la saison 82-83 où Halilhodzic rompt cette hégémonie argentine.

En tout cas, merci pour cette très belle interview d'un immense goleador, véritable connaisseur et passionné de football (c'est ce qui transpire de ses paroles) !
Cluquette de Gaillac Niveau : District
En fait on avait déjà notre Pastor avant les Parisiens.
Lio du Vizu
Super travail, que du bonheur à lire pour moi qui les suit depuis 40 ans.
Chacun pourra trouver que untel devrait être devant tel ou tel autre, mais devant une telle flopée d'authentiques champions, comment faire ?

Le trio Onnis-Ettori-Giuly était incontournable, quel que soit l'ordre dans lequel on pouvait les classer.

Daghe Munegu et merci So Foot !