En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 26 Résultats Classements Options

Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'Ajax

Club le plus titré des Pays-Bas, garant d'une identité de jeu indévissable et d'une éternelle légende, l'Ajax Amsterdam a enfanté des génies, créé des monstres, mais avant tout marqué l'histoire du football à jamais. Présentation des Godenzonen, les « Fils du dieu » ajacide. Les vrais.

Modififié

#3: Marco van Basten

En remportant trois Ballons d'or (1988, 1989, 1992) alors qu'il est l'élément-charnière de l'AC Milan d'Arrigo Sacchi, mais aussi en marquant ce qui reste sans doute le but le plus iconique de l'histoire de l'Euro – en concurrence avec la pichenette de Panenka en 1976 – lors de la victoire des Pays-Bas en finale de l'édition 1988 face à l'URSS, ce coquin de Marco van Basten a presque réussi à faire oublier qu'il a également été l'un des plus grands joueurs de l'Ajax Amsterdam. Lors de ses six saisons avec la vareuse ajacide sur le dos, Van Basten remporte pas moins de trois championnats, trois Coupes des Pays-Bas et une Coupe des coupes. Surtout, il termine quatre fois meilleur buteur d'Eredivisie et marque déjà des buts stratosphériques, comme cette bicyclette qui vient mourir dans la lucarne du gardien de Den Bosch un jour de novembre 1986, élue troisième plus beau but de l'histoire de l'Ajax. Mais Marco van Basten, c'était avant tout un port altier, un équilibre de danseur classique et une élégance rare balle au pied qui seyait parfaitement à l'Ajax Amsterdam. Certains voyaient en celui que l'on surnommait « le cygne d'Utrecht » de l'arrogance, d'autres de la grâce. Probablement les deux. Mais là où Marco van Basten montrait qu'il avait définitivement épousé la forme du moule ajacide, c'est lorsqu'il ouvrait la bouche. Réputé pour être secret, donnant finalement peu d'interviews tout au long de sa carrière, l'ancien joueur de l'AC Milan avait en réalité la langue bien pendue et n'hésitait pas à donner – en off évidemment – son avis sur la façon de gérer l'Ajax, notamment au sujet des transferts. Une « mauvaise » habitude qui lui est sans doute venue de ses fréquentations. En 1984, Johan Cruyff revient à l'Ajax en qualité de conseiller. Voisin de Van Basten et John van 't Schip, âgés d'à peine vingt ans, l'ancien nummer 14 invite souvent les deux joueurs pour discuter et, accessoirement, asseoir son influence au sein du club amstellodamois. Un conciliabule connu sous le nom de FC Vinkeveen, du nom de la ville où résidait les trois hommes, qui fera de Marco van Basten l'un des hommes de confiance de Cruyff lorsque ce dernier reprendra les rênes de l'Ajax après le départ d'Aad de Mos, avant de laisser le « cygne d'Utrecht » voler à la rencontre de sa légende milanaise.

#2: Johan Neeskens

De la même façon que Johan Cruyff avait marché dans les pas de Piet Keizer avant de définitivement s'envoler, Johan Neeskens a pendant de longues années marché – involontairement – dans ceux de Johan Cruyff : élément essentiel de l'Ajax de Michels puis Kovács, signature au FC Barcelone avant de faire un passage presque obligatoire en NASL, aux New York Cosmos. Peu importe où il allait, l'ombre du génie de Betondorp prenait beaucoup trop de place pour que son suiveur gagne sa place au soleil. Au point de devenir « l'autre Johan » dans la tête de bon nombre de supporters de football. Pis, lors de ses cinq saisons catalanes, le milieu néerlandais doit vivre tous les jours avec le disgracieux et réducteur surnom de Johan Segon. Johan II, ouais, celui qui suit. Et pourtant, Neeskens n'avait pas grand-chose à voir avec son homonyme. Tout d'abord, il n'était pas un pur produit de la maison ajacide, plutôt formé à la dure sur les terrains gras d'Eredivisie lors de deux premières saisons passées dans le club de sa ville natale de Heemstede. Ensuite, en dépit d'indéniables qualités techniques, il n'avait probablement pas la grâce de Cruyff. Mais qu'importe, ça n'était pas ce qu'on lui demandait. Infatigable latéral droit, « courant pour deux au milieu » dixit Sjaak Swart après son repositionnement par Rinus Michels lors de sa deuxième saison à l'Ajax, Neeskens donnait des cauchemars aux adversaires du club amstellodamois. À son tableau de chasse, le milieu de terrain avait notamment accroché du gros gibier : Eusébio ou Paul Breitner, pour ne citer qu'eux. Mieux, il était le joueur fantasmé par Rinus Michels et son capitaine Velibor Vasović : l'un des tout premiers exemples de footballeur box-to-box, capable de jouer le hors-jeu ou de coller un pressing de dingue puis d'apporter le danger à l'autre bout du terrain en quelques secondes seulement. Si Cruyff était le parangon du totaalvoetbal, Neeskens en était son incarnation la plus pragmatique, impitoyable. Le genre de mec à te fabriquer une canne solide avec un bout de bois trouvé par terrre, de t'improviser un repas gastronomique avec deux endives et un court bouillon. Au point de se dire que si Neeskens aurait probablement eu la même carrière sans l'apport de Cruyff, pas sûr que l'inverse aurait été le cas. Et puis, s'il fallait encore convaincre quelqu'un de la classe sauvage de celui qu'on surnommait aussi le « Pilote kamikaze » ou le « Taureau » , on n'a jamais aussi bien porté la rouflaquette depuis l'arrêt de sa carrière au milieu des années 80.

Dans cet article