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Les 50 joueurs qui ont écrit l'histoire de l'AC Milan (du 50e au 30e)

Des frappes de Viking de Nordahl aux dribbles de Gullit, du calme olympien de Baresi aux buts de rapace d’Inzaghi, le Milan aura vu passer des wagons de champions, chacun unique en son genre. Restent deux couleurs, qui les rassemblent tous. Le rouge et le noir. À la folie.

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#50: Christian Abbiati

Le poste de gardien n’a jamais été le point fort de l’histoire du club. Preuve en est, Abbiati est le portier le plus capé du Milan avec 380 apparitions sans jamais avoir été une référence à son poste. En cause, un physique fragile pour un portier et la concurrence avec Dida qui le contraint à un exil en prêt de 2005 à 2008 (Juve, Toro, Atlético), ce qui ne l’a pas empêché d’être décisif dans la conquête de plusieurs trophées. Arrivé 3e gardien en 1998 derrière Lehmann et Rossi, il bénéficie des cagades du premier et des intempérances du second pour devenir titulaire. Ses parades sur la pelouse de Pérouse permettront au Milan de remporter un Scudetto sur le gong. Il est également le dernier rempart lors du dernier titre de champion en date il y a six ans. Mais sa plus belle parade est ce tir de l’Interiste Kallon dévié du genou lors des derniers instants de la demie retour de Ligue des champions en 2003. Il a raccroché l’an passé et clôt définitivement l’ère de la garde prétorienne d’Ancelotti. VP

#49: Serginho

Le Milan en a vu passer, des Brésiliens, et notamment les quatre figurant au palmarès du Ballon d’or (Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho et Kaká), mais un des plus marquants est bien Sergio Dos Santos Claudio. Arrivé dans un relatif anonymat à l’été 1999, ce sosie mal réussi de Jamel Debbouze trouve son bonheur sur l’aile gauche dans le 3-4-3 de Zaccheroni, mais sa consécration arrive un soir de mai 2001 avec un but et trois passes décisives lors du fameux 6-0 contre l’Inter. Ancelotti en fera un semi-titulaire, capable de couvrir trois postes et redoutable dans la position d’arrière latéral gauche. Le pendant de Cafu pour une formation résolument offensive. Inzaghi et Shevchenko se goinfreront de ses centres au cordeau. Il sera de tous les coups du cycle Ancelotti et raccroche en 2008 après neuf saisons pleines. À bien y penser, Serginho est peut-être bien le meilleur centreur de l’histoire des Rossoneri. VP

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#48: Aldo Maldera

Latéral gauche réputé pour la qualité de ses centres, sa rapidité et son volume de jeu, Aldo Maldera n'a pas remporté des trophées en pagaille comme ses successeurs à gauche de la défense du Milan, de Maldini à Kaladze en passant par Jankulovski. Mais il a marqué les tifosi rossoneri de par sa fidélité inconditionnelle au club, quitte à accompagner le Milan en Serie B après qu'il a été rétrogradé à la suite du scandale du Totonero. Ce n'est qu'après neuf saisons de loyaux services qu'il quitte la Lombardie pour la Roma en 1982. Ce qui ne l'empêchera jamais de réaffirmer à qui veut l'entendre le lien unique qu'il entretient avec le club milanais : « Moi, j'ai toujours été milanista. Avant même de jouer pour cette équipe d'ailleurs. Je l'aime, presque plus que ma femme. C'est tout. » AC

#47: Alberico Evani

Le tournant de l’histoire du Milan n’est pas forcément celui que l’on croit. L’arrivée de Berlusconi a été fondamentale, certes, mais la période de disgrâce connue tout juste avant a permis l’éclosion de plusieurs jeunes issus du centre de formation : Maldini, Costacurta, Pippo Galli et donc Chicco Evani. Surnommé Bubu (Boo-Boo) par ses potes de chambrée pour sa ressemblance avec l'inséparable ami de l’ours Yoghi, son regard ténébreux et sa touffe de cheveux accompagneront l’ascension du Milan jusqu’à l’ère Capello. Ailier gauche format de poche, en décembre 1989 et en l’espace de quelques jours, deux de ses coups francs déboucheront sur deux importants trophées. Celui contre le Barça en finale retour de la Supercoupe d'Europe et surtout celui contre l’Atlético Medellín à la 119e minute en Coupe intercontinentale. Une belle récompense pour un joueur qui a également goûté à la Serie B avec le Milan. VP

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#46: Giovanni Lodetti

Une vie de sacrifice. Giovanni Lodetti s'use les poumons pendant neuf ans, de 1961 à 1970, pour gratter un nombre incalculable de ballons dans l’entre-jeu de l'AC Milan. Son obsession ? Transmettre le cuir au maître à jouer lombard, Gianni Rivera : « Milan avait dans ses rangs le plus grand joueur italien depuis la fin de la guerre. Alors oui, je courais pour deux et lui passais la balle. Il n'y avait rien à faire de plus. » Une division des tâches payantes : avec Milan, Lodetti remporte deux C1 et deux Scudetti. Mais le joueur quitte la Lombardie fâché avec son club de cœur, sa direction le transférant brutalement à la Sampdoria en 1970 : « D'un coup, mon monde s'est effondré. » Qu'importe, les tifosi, eux, n'oublient pas que son marquage impeccable lui aura permis de neutraliser les plus grands dix de son époque, de Sandro Mazzola à Helmut Haller en passant par Fabio Capello. AC

#45: Lorenzo Buffon

Son grand-père était le cousin de l’arrière-grand-père de Gigi. Ça, c’est pour l’arbre généalogique. La génétique n’étant pas un hasard, Lorenzo était lui aussi un excellent gardien de but. Débarqué au Milan en 1949 en tant que 4e portier et en provenance de son Frioul natal, une de ses premières titularisations fut lors de l’historique 7-1 sur le terrain de la Juve. Nous sommes en pleine ère du Gre-No-Li, le fameux trio suédois Gren, Nordahl, Liedholm, c’est ce dernier qui insista auprès du coach Lajos Czeizler pour en faire le titulaire. Le flair suédois. En effet, le Diable renaît enfin de ses cendres, amassant quatre Scudetti entre 1951 et 1959, sans oublier deux Coupes latines grâce aux parades de Lorenzo et ses grandes paluches qui ne l'ont pas empêché d'assouvir sa passion pour la peinture. Il partage également un autre aspect avec son lointain neveu, puisqu'il épousa une célèbre présentatrice de la télé italienne et fut, de fait, le premier footballeur people du Calcio. VP

#44: Dino Sani

Une calvitie précoce et un surpoids évident : selon la légende, les dirigeants du Milan se font une grosse frayeur quand ils voient Dino Sani descendre de l'avion qui l'a amené en Lombardie un jour d'été 1961. À l'heure de le découvrir à l'entraînement, le Mister milanais, Nereo Rocco, s'exclame même : « Mais c'est un joueur de football, lui ? » Pourtant, les impressions se révéleront vite trompeuses. Machine à caviars, doté d'une vision du jeu superlative, l'international auriverde est durant trois saisons l’un des maîtres à jouer du Milan, avec lequel il remporte la C1 et le Scudetto. Avant de terminer sa carrière dans son Brésil natal. Il n'oubliera pas de laisser derrière lui en Italie un surnom, unique, qui décrivait parfaitement sa nonchalance et sa facilité sur le pré : « il campione che cammina » (le champion qui marche, ndlr). AC

#43: Marcel Desailly

Malgré un transfert rocambolesque qui le voit débarquer à Milan en octobre 1993, l'arrivée de Marcel Desailly en Lombardie passe relativement inaperçue auprès de ses nouveaux coéquipiers. « Je pense que les autres joueurs devaient un peu se demander ce que je faisais ici... Capello ne me connaissait pas, en tout cas pas très bien, et Baresi... Je ne suis même pas sûr qu'il savait prononcer correctement mon nom ! Mais c'étaient des professionnels incroyables et ils m'ont intégré comme il se doit. » Tellement bien que le grand Marcel se sent vite comme chez lui en Italie. Rapidement reconverti milieu défensif, « The Rock » fait le ménage comme personne pour tranquilliser l'arrière-garde du Milan, avec lequel il s'adjuge une C1 et deux Scudetti. Et quitte les Rossoneri pour Chelsea en 1998 avec la satisfaction du devoir accompli. Et la bénédiction de Paolo Maldini : « Il est sans doute le meilleur défenseur étranger ayant évolué dans le Calcio. » AC

#42: Kurt Hamrin

Élégant ailier droit aux instincts aiguisés de buteur, le Suédois Kurt Hamrin débarque à l'AC Milan en 1967, après avoir explosé les compteurs de buts à l'AC Fiorentina. En Lombardie, il retrouve Nereo Rocco, qui avait déjà eu le joueur sous ses ordres à Padoue. Un Mister pas comme les autres pour Hamrin, puisque, alors qu’il souffre de douleurs aux pieds, Rocco lui fait fabriquer une semelle intérieure pour ses chaussures, qui met fin au problème. La suite ? Deux saisons de gloire au Milan, où le natif de Stockholm brille dans les grands rendez-vous. Il inscrit un doublé en finale de la Coupe des coupes 1968 face à Hambourg, puis un pion qui assomme Manchester United en demi-finale aller de C1 un an plus tard. Une compétition que Milan remportera en atomisant l'Ajax de Cruyff. Signe qu'avec Hamrin, tout était une question de timing : « Aucun joueur au monde n'arrivait aussi bien à anticiper les mouvements de la balle, expliquait Nereo Rocco. Il avait comme une montre suisse dans la tête. » AC

#41: Sebastiano Rossi

Une vraie tête chaude. Débarqué au Milan en 1990, l'immense Sebastiano Rossi n'a peur de rien. Lorsque le Milan recrute Massimo Taibi pour le concurrencer dans les bois, Rossi n'hésite ainsi pas à chauffer d'emblée la température avec son rival : à la suite d'une parade hallucinante de ce dernier, qui détourne une frappe de Weah à l'entraînement, l'albatros lombard refuse de reconnaître l'exploit de son homologue et se contente de dire au Libérien : « George, mais comment as-tu donc fait pour manquer un but aussi facile ? » Un goût pour la confrontation qui lui permet de régner sur les cages du club lombard, avec lequel il remporte cinq Scudetti et une C1 en 1994. Mais son caractère volcanique finira par lui jouer un sale tour : en 1998, il pète un câble en envoyant une grosse droite à Cristian Bucchi, l'attaquant de Pérouse. Sa carrière ne s'en remettra pas, et le sulfureux Rossi doit s'effacer derrière son successeur, Christian Abbiati. AC

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#40: Zvonimir Boban

Une âme de guerrier et deux pieds de fée. À Milan, Zvonimir Boban respecte tout le monde, mais ne craint personne. Capable aussi bien de jouer les 10 classieux que de courir comme un mort de faim à la récupération du ballon, le Croate s'engueule à l’occasion avec Maldini et Costacurta, tient tête à Capello et ne cède rien à Arrigo Sacchi, lorsque ce dernier reprend en main le club lors de la saison 1996-1997. Turbulent virtuose, il étanche comme il se doit sa soif de titre en Lombardie, remportant quatre Scudetti et une C1 en 1994. Si bien qu’après neuf saisons en rouge et noir, c’est finalement un Boban apaisé qui quitte Milan en 2001. Et cède en main propre son numéro dix à celui qui s'avérera être son digne successeur : Manuel Rui Costa. AC

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#39: Renzo De Vecchi

Si Herbert Kilpin est le fondateur et premier joueur emblématique de l'histoire du Milan, Renzo De Vecchi, lui, est sans doute considéré comme le premier grand champion du club lombard. Arrière gauche supérieurement doué, il fait ses débuts au haut niveau à seulement quinze ans et devient rapidement la nouvelle bandiera du Milan. Devenu à 16 ans le plus jeune joueur sélectionné en Nazionale, il refuse de quitter la formation lombarde alors qu’elle traverse une crise sportive inédite quand des membres dissidents décident de créer l'Inter en 1908. Néanmoins, après avoir longtemps résisté aux sollicitations des formations rivales, le joueur craque en signant au Genoa en 1913. Un crève-cœur pour les tifosi du Milan, qui vouaient un véritable culte au défenseur, comme en atteste son surnom, un rien grandiloquent : « Il Figlio di Dio » (le fils de Dieu, ndlr). AC

#38: Aldo Boffi

On peut avoir été attaquant du Milan pendant neuf saisons, avoir remporté trois titres de meilleur buteur du football italien, mais n’avoir gagné aucun trophée (au mieux deux 3es places). C’est l’étrange destinée d’Aldo Boffi, un des seuls joueurs à sortir du lot lors de la longue période de disette de la formation lombarde (peau d’balle entre 1907 et 1951). Une armoire à glace qui se démerdait tout seul et transperçait les défenses adverses à grandes chevauchées. « Aldun  » ne faisait pas dans la dentelle, et sa spécialité était le caramel, notamment sur coup franc. La légende veut qu'un jour, le gardien de Casale réussit bien à capter un de ses tirs, mais fut tout de même propulsé dans ses propres buts avec le ballon. Arrivé de Seregno en 1936, il plante... 136 buts en 194 matchs officiels, ce qui fait encore de lui le 5e meilleur buteur all-time de l’histoire du club. VP

#37: Dejan Savićević

À Milan, le génie Savićević n'est parvenu que par intermittence à sortir de sa boîte. Déjà vainqueur de la C1 en 1991 avec l’Étoile rouge de Belgrade, le Yougoslave, numéro dix surdoué et classieux, débarque en Lombardie avec la ferme intention de rouler sur la Serie A. Pas de pot pour lui, il doit composer avec un coach, Fabio Capello, qui n'accorde de régime d'exception à personne : « C'était un des plus gros talents en ma possession. Mais j'ai souvent décidé de me passer de lui, car il jouait dans un style très yougoslave : il était la star, et les autres devaient jouer pour lui. » Peu enclin à se plier à la rigidité tactique de Capello, Savićević n'arrêtera jamais de se bouffer le nez avec son Mister : « Un jour, j'ai secoué Capello dans la presse et il m'a convoqué... Il a commencé à me faire la leçon en me disant que je ne pouvais pas dire de telles choses. J'ai fini par lui dire qu'il pouvait aller se faire foutre. Puis je suis parti. » Ses relations exécrables avec son entraîneur ne l’empêcheront pas de faire vivre l'extase aux tifosi un fameux soir de mai 1994, où son lob magistral du gauche crucifie Andoni Zubizarreta et achève de remettre Milan sur le toit de l'Europe. AC

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#36: Angelo Sormani

Quand le meneur de jeu Angelo Sormani intègre l’équipe première de Santos, il découvre un adolescent de 17 ans qui fait déjà beaucoup mieux que tout le monde à son poste. Son nom ? Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé. Lucide, Angelo abandonne l’idée de revendiquer le numéro 10. Et préfère miser sur sa polyvalence, évoluant à tous les postes de l’attaque. Ce profil lui permet de signer au Milan en 1965, dont il devient une pièce maîtresse pendant cinq saisons. Puissant et élégant, Sormani sait tout faire : éliminer un adversaire pour offrir un caviar à Pierino Prati en finale de la C1 1969 comme marquer un doublé en finale de Coupe intercontinentale la même année. Comme chez lui en Italie, le Brésilien, rapidement naturalisé, intègre la Nazionale. Et retrouve Pelé, comme adversaire cette fois-ci, lors d’un match amical remporté 3 à 0 par la Squadra Azzurra en 1963. AC

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#35: Angelo Anquilletti

Un exemple de longévité et d’abnégation. Techniquement quelconque, sobre en toutes circonstances, Angelo Anquilletti n’est « précisément pas un styliste, mais bien un homme pratique » , comme le décrivait le célèbre journaliste sportif italien Gianni Brera. À défaut de soulever les foules, Angelo devient une source de frustration constante pour les attaquants, qui doivent se coltiner pendant 90 minutes « Anguilla » (ndlr, l’anguille), surnommé ainsi en raison de son marquage intransigeant et étouffant. De quoi lui permettre de devenir l’un des défenseurs les plus emblématiques du Milan de Nereo Rocco, avec lequel il glane quasiment tous les trophées possibles : Scudetto, Coupe d’Italie, Coupe intercontinentale, Coupe des coupes et bien sûr une Coupe des clubs champions en 1969. AC

#34: Pietro Paolo Virdis

Le 1er mai 1988, les tifosi milanais sont en ébullition. Voilà presque dix ans que Milan attend de remporter le Scudetto, et les Rossoneri se déplacent au San Paolo pour défier le Napoli de Maradona, leur rival dans l’obtention du titre. Alors, dans une ambiance incandescente, Pietro Paolo Virdis surgit pour claquer deux buts de prédateur, qui crucifient les Partenopei. Faisant presque oublier l’espace d’un soir les deux grandes stars hollandaises du Milan, Marco van Basten et Ruud Gullit. Un match comme pour symboliser la carrière de Virdis, renard des surfaces moustachu capable de surgir de nulle part pour planter un pion salvateur. Aussi imprévisible sur le pré qu’en dehors, l’attaquant s’offrira une après-carrière atypique en ouvrant son propre restaurant, Il Gusto di Virdis. À Milan, évidemment. AC

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#33: Massimo Ambrosini

Seul, derrière une table dans la salle de conférence de presse de San Siro, « Ambro  » fait ses adieux au Milan le 14 juin 2013 après 18 ans d’excellents services entrecoupés d’un prêt à Vicenza. Une image qui résume assez bien sa carrière, en retrait et rarement apprécié à sa juste valeur. Pourtant, sans les blessures qui ont émaillé sa trajectoire, il serait devenu l'un des meilleurs milieux relayeurs de sa génération. Ratisseur de ballons, bon relanceur et surtout excellent « incurseur » capable de surprendre les défenses adverses, notamment grâce à un jeu de tête inégalable. En 2007, sa titularisation définitive marque un tournant dans la saison qui guide le Milan vers sa 7e et dernière Ligue des champions. Il récupérera le brassard de Maldini à la suite de la retraite de ce dernier et s'imposera jusqu’à son 489e et dernier match avec les couleurs rouge et noire. C’était « Ambro  » , une certaine idée du Milan qui n’existe plus. VP

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#32: Daniele Massaro

« Bip-bip » n’est pas seulement le nom francophone d’un célèbre Grand Géocoucou ou encore le cri de ralliement du regretté Boursault. C’est aussi le petit surnom d’un des jokers les plus efficaces de l’histoire du foot italien. L’homme de la providence. Une trajectoire particulière puisque révélé au poste d’ailier droit avec la Fiorentina avant de devenir un redoutable attaquant racé avec les Rossoneri de 1986 à 1995. Régulièrement barré par une concurrence dantesque, il trouvait le moyen de s’illustrer lors de ses entrées en jeu ou en remplaçant brillamment un Van Basten aux chevilles meurtries. C’est la trentaine largement tassée qu’il connaît ses meilleures années, lors du cycle Capello et avec pour point d’orgue un doublé en finale de Ligue des champions 1994 face au prétentieux Barça de Cruyff. Une saison où il a également inscrit près d’un tiers des buts de son équipe lors du énième championnat remporté (11 sur 36). « Bip-biiiiiiip ! » VP

#31: Gunnar Gren

Quand Gunnar Gren quitte sa ville natale, Göteborg, pour Milan en 1949, le club lombard attend un titre en Serie A depuis plus de quatre décennies. Une série noire à laquelle Gren, avec l'aide de ses deux compatriotes, Gunnar Nordahl et Nils Liedholm, va immédiatement mettre fin. À eux trois, les Suédois forment un trio d'attaque aussi complémentaire que virtuose, le « Gre-No-Li » : aux fulgurances techniques de Liedholm et au talent de buteur compulsif de Nordahl, Gren ajoute sa technique épurée, sa science tactique et sa vision du jeu. S'il finit par quitter Milan en 1953 après une dispute avec le coach lombard Antonio Busini, Gren conservera une tendresse particulière pour la Botte. Ce qui l'amène à déclarer en 1990 vouloir que « son heure sonne en Italie, quand elle viendra » . Mais il s'éteindra un an plus tard, à son domicile, à Göteborg. Là où tout avait commencé. AC

#30: Manuel Rui Costa

Ne retenir de lui que son statut de joueur le plus onéreux de l’histoire du club serait bien trop réducteur. 42 millions d’euros à la Fiorentina à l’été 2001, c’était le prix de son élégance, car de Rui Costa au Milan, on se souviendra surtout de son style inimitable. Cinq belles saisons sans atteindre son rendement en violet, avec notamment un premier but en championnat après seulement trois ans. Il se rattrape évidemment avec une flopée de caviars pour ses attaquants. Le Portugais était alors une espèce en voie d’extinction et laissa progressivement sa place à Kaká avec qui il partagea parfois la ligne des trois quarts. C’est sans piper mot qui s’installe sur le banc les dernières saisons, apportant sa contribution à chaque fois qu’Ancelotti fait appel à lui. Après son départ, il reviendra deux ans plus tard sous les couleurs de Benfica et sera ovationné par tout le stade. Parce que quoi qu’on dise, le Milan et lui étaient faits l’un pour l’autre. VP

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