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  2. // Lucho Gonzalez à Porto

Les 13 dates de Lucho à l'OM

C’est fini. L’aventure de Lucho à l’OM a pris fin hier soir. Après deux ans et demi passés sur la Canebière, l’Argentin retourne à l’employeur, avec au-dessus de sa tête une moins-value de 20 millions d’euros. Pourtant, son passage a marqué le club, c'est indéniable.

1er juillet 2009 - Le FC Porto et l’OM trouvent un accord

L’intersaison 2009 est des plus explosives à l’OM. Gerets s’en va, Didier Deschamps arrive. Surtout, Pape Diouf est débarqué, après avoir invité Vincent Labrune à venir mettre son cul à sa place. Et il se dit que Robert Louis-Dreyfus n'en a plus pour très longtemps. Pour rassurer les supporters, la nouvelle équipe dirigeante sort l’argument ultime : RLD serait disposé à offrir à la Dèche son choix numéro 1, son Juninho, son Gourcuff. Sorte de cadeau d’adieu. Va donc pour Lucho, pour 18 millions et des bonus. Certains s’interrogent. Si l’Argentin a été étincelant contre Manchester United en quarts de finale de la Ligue des Champions, il n’a plus rejoué depuis. Et puis est-ce qu’on ne vendrait pas avant toute chose le package "tatouage + nationalité argentine + surnom « El Commandante » ", soit le profil parfait pour séduire les tribunes du Vélodrome ? «  On n’attire pas les mouches avec du vinaigre » répond José Anigo. Le joueur s’engage début juillet, pour un salaire record. C’est qu’il était dans les petits papiers de Pellegrini au Real. Mais en fait, il a eu un coup de cœur pour Marseille, où il a joué contre la France avec la sélection albiceleste en février.

30 juillet 2009 - Première blessure en match de préparation

Dès la fin du mois, l’Argentin se teste contre St-Etienne en amical. Aïe. En seconde mi-temps, sur un duel avec Kévin Mirallas, il retombe sur sa clavicule. Verdict : six semaines d’arrêt. Et si l’OM s’était fait arnaquer ?

19 septembre 2009 – Victoire contre Montpellier (4-2)

Après un retour progressif au Mans puis contre le Milan AC, Lucho Gonzalez se présente vraiment pour la première fois aux supporters marseillais lors de la réception du promu surprise Montpellier. Un but, une passe décisive et beaucoup de classe. Le public commence déjà à se mettre la main sur le front tout en fixant l’horizon, le signe distinctif de leur nouveau numéro 8. Il ne faut pas s’enflammer: il se reblesse peu de temps après, et ne sort toujours pas de gros match référence.

7 février 2010 – Victoire contre Valenciennes (5-1)

Après une défaite sur le terrain de Montpellier, où Abriel était chargé d’animer le jeu en lieu et place du commandant, l’OM se ressaisit. Qualification grâce à un doublé de Brandao pour la finale de la coupe de la Ligue et large succès contre Valenciennes au Vélodrome. Lucho ouvre le score, un peu de la même manière qu’il avait scoré contre Lille quelques jours plus tôt : une exécution en règle du gardien adverse qui vaut à tout Marseille de liker massivement la page « fan des buts de Lucho à trois mètres des cages  » .

21 février 2010 – Victoire contre Nancy (3-1)

En confiance, l’Argentin lève le voile sur son arme secrète : la passe instantanée. A ce petit jeu, il se fait un copain : Mamadou Niang. Dévoreur d’espace(s), peu avare en effort, le Sénégalais se régale avec les cuirs qui partent de son milieu. Contre Nancy, Lucho régale, Niang s’offre un triplé.

5 mai 2010 – Victoire contre Rennes (3-1)

Avant de jouer le match, les Marseillais savent ce qui leur reste à faire : un succès, et l’OM connaîtra les joies du titre, 17 ans après. Ce sera finalement une victoire avec un but de Lucho pour clôturer le spectacle. Grâce à trois mois de feu, l’Argentin s’en sort bien au terme de sa première saison : un titre de champion (le 5ème d’affilé avec ceux de Porto), 8 buts, 15 passes (et un titre de meilleur passeur du championnat) ainsi que 200 000 maillots floqués à son nom.

9 juillet 2010 – Victoire à Vannes (0-2)

La Coupe du monde n’a même pas rendu son verdict que l’OM prépare déjà activement sa saison. Sous un déluge contre Vannes, les Marseillais apparaissent déjà parfaitement affûtés (2-0). Notamment Lucho et Niang qui se trouvent les yeux fermés. Personne n’imagine alors voir une équipe de Ligue 1 capable de concurrencer l’OM. Personne non plus n’imagine que le club olympien va se séparer de son capitaine et meilleur buteur au début du mois d’août. Surtout pas Lucho.

7 novembre 2010 – Défaite à Paris (2-1)

Après avoir démarré son championnat par deux défaites, l’OM se reprend. Mais l’équipe ne séduit plus personne dans le jeu. Les passes de Lucho ne trouvent plus grand-monde. Par contre, le milieu de terrain trouve lui toujours grâce aux yeux de son entraîneur, des supporters. Désormais, il est plus buteur. Il marque par exemple dans le clasico un coupant une trajectoire bien comme il faut; à bout portant, cela va de soi. Alors que ses carences dans le jeu interpellent de plus en plus, Deschamps sort l’argument massue : «  Le problème dans cette équipe, c’est qu’il y en a trop qui veulent être chef d’orchestre. Il n’en faut qu’un  » . Et c’est toujours le même à qui on propose le rôle.

19 février 2011 – Victoire contre St-Etienne (2-1)

Toujours aussi insuffisant dans le contenu de ses matchs, Lucho n’en reste pas moins indéboulonnable aux yeux de Deschamps. Il se murmure que dans l’effectif certains commencent à s’agacer de le voir ainsi chouchouté. Dans les tribunes, pas question de toucher à l’idole, dans la droite lignée des héros rebelles (Le Ché, Manu Chao …). Contre les Verts, Lucho peut même mettre un pied dans la tête de Laurent Batlles en guise de geste d’humeur, l’arbitre ne bronche pas. Le Commandant, c’est le commandant. Et tant pis s’il offre une sortie limite dans les médias, déclarant comme si de rient n’était que ce sont les nouveaux attaquants de l’OM qui ne comprennent pas son jeu.


17 mars 2011 - Le home-jacking

Alors que plusieurs joueurs de l’OM avaient récemment été victimes de home-jacking, Lucho, qui était pourtant décrit comme un des joueurs les plus vigilants, reçoit à son tour de la visite. Tenue en joug devant sa femme et ses enfants, l’Argentin accuse le coup. Sportivement, cela va être encore plus dur pour lui. Trois jours après, pour le Clasico, Deschamps décide de le mettre sur le banc pour la première fois. L’OM, qui évolue avec Gignac, Valbuena, André Ayew et Rémy devant, n’a jamais été aussi séduisant dans la saison. Et si c’était lié ?

6 août 2011 – Nul contre Sochaux (2-2)

Pour sa première conférence de presse, Alou Diarra gaffe. Alors que l’OM voulait montrer le visage d'une équipe qui retient un joueur majeur de son effectif, l’international français révèle les envies de départ de son nouveau camarade de l’entrejeu. Lucho reçoit une offre de Malaga en début de mercato mais l’OM refuse. Son agent discute ensuite avec la Roma mais il n’est pas question de voir ses émoluments s'amincir. En attendant, Deschamps le met sur le terrain contre Sochaux. Surprise, Lucho sort un bon match, avec un beau but à la clé. Malgré une approche d’Arsenal, DD convainc son poulain de se relancer chez les Phocéens. Il n’obtient son accord définitif qu’à trois jours de la fin du mercato. Dès lors, Lucho replonge dans ses prestations insipides.

27 novembre 2011 – Victoire contre Paris (3-0)

Pour sa troisième saison à Marseille, Lucho fait définitivement tomber les masques : s’il joue à une touche de balle, ce n’est peut-être pas parce qu’il voit tout avant tout le monde, c’est sans doute aussi parce qu’il est incapable de temporiser. S’il est totalement perdu techniquement, le joueur va se battre avec son état d’esprit : pour le Clasico, où l’homme qui l’a fait venir joue sa peau, Lucho ouvre la voie. Il n’y a pas vingt secondes de jouées que l’Argentin charge le premier Parisien qui lui tombe sous les crampons. Aveu de Diawara : «  Quand on l’a vu aller au charbon, on s’est dit qu’on devait tous le faire » . A l’heure de jeu, Deschamps l’appelle sur le banc. Il s’exécute sans broncher. Rien à voir avec l’ambiance du banc d’à côté. Marseille double la mise dans la foulée, tout sauf le fruit du hasard.

29 janvier 2012 – Victoire à Rennes (1-2)

Toujours aussi faible techniquement, Lucho prend les devants. Il appelle Porto, appelle Labrune et organise son retour au stade du Dragon. Le club portugais refourgue illico Belluschi pour lui faire de la place. A Marseille, l’équipe tourne déjà depuis un bon mois sans lui. Les dix autres joueurs sur le terrain font comme s'il n'était plus là alors qu'il est pourtant sur le pré. C'était notamment criant contre le Red Star en coupe de France. En même temps, pour son dernier match, l’Argentin ne fait rien pour qu’on le regrette : perte de balle fatale sur le but concédé, et deux occasions manquées. Lucho n’est devenu bon qu’à gratter des ballons comme un Florent Balmont dans ses mauvais jours, mais avec un salaire 4 fois plus élevé. Il passe le lendemain dire adieu à ses coéquipiers. Il paraît qu’Andrade a lâché une larme. Ce n’est peut-être pas le seul, car le joueur aura marqué le club de son empreinte comme peu d’autres ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce qu’il s’en va en laissant le mystère entier : joueur surcoté ou génie incompris ?

Par Mario Durante
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