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Les 10 dates de Patrice Évra à Manchester

À trente-trois ans et un palmarès à faire pâlir n'importe qui, Patrice Évra a décidé de quitter Manchester United pour rejoindre la Juventus Turin en guise de dernier challenge. Car c'est bien à Old Trafford que le défenseur français a connu la période la plus faste de sa carrière et est devenu un défenseur respecté. Retour en dix dates sur cette love story passionnée.

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1) 14 janvier 2006 : Un baptême du feu avorté

Si la longue romance entre Manchester United et Patrice Évra n'a souffert d'aucune fausse note, les débuts du Frenchy en Angleterre ont tout de même été pénibles. Et particulièrement marquants. Débarqué de Monaco contre un petit chèque de 8 millions d'euros, le latéral gauche est lancé dans le grand bain de la Premier League, seulement quatre jours après son arrivée, à l'occasion d'un Derby de Manchester. Un baptême du feu qui tourne au carnage pour lui et United (1-3). Dépassé dans l'engagement, bougé dans les duels et surpris par l'intensité, il est remplacé sans ménagement par Alex Ferguson au profit du peroxydé Alan Smith à la mi-temps. Plus tard, Évra reviendra sur ce premier match, qui lui fera prendre conscience de l'exigence outre-Manche : « Je m'en souviens très, très bien. Un moment, lorsque le ballon venait de sortir en corner, je me suis dit : "Pat, mais qu'est-ce que tu fais ici ?" J'avais été surpris par l'intensité et l'engagement, c'était parti à trois mille à l'heure. Après la première période, le manager m'a sorti, m'a dit de m'asseoir, de regarder le football anglais et d'apprendre. » Une leçon jamais oubliée.

2) 21 mai 2008 : Moscou, une nuit au paradis

Peu à peu aguerri à la dureté du championnat anglais et bien aidé par le départ de Gabriel Heinze au Real Madrid en 2007, l'enfant de Dakar s'érige comme titulaire naturel au poste de latéral gauche. Et se montre à la hauteur de la confiance accordée par Fergie. Au cours de la saison de tous les succès en 2007/2008, il joue parfaitement son rôle de soldat derrière les astres Ronaldo, Tévez, Rooney ou la charnière inébranlable composée de Ferdinand et Vidić. Après un deuxième titre de Premier League d'affilée, le Français inscrit son blase dans l'histoire de United en remportant la Champions League au terme d'une finale âpre contre Chelsea. « Cette nuit à Moscou vivra avec nous pour toujours » , s'épanchera-t-il, heureux du devoir accompli.

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3) 5 mai 2009 : Pat' et les « Baby Gunners »

Parce que le parcours de Captain Évra à Manchester United ne peut se départir de quelques punchlines mémorables. Sa plus belle ? Sans doute celle assénée après avoir éliminé Arsenal, en demi-finale de C1, en 2009. Galvanisé par le succès obtenu, il lâche, au calme et avec cette morgue toujours aussi ostensible : « En général, quand tu gagnes, tu dis que tu as bien joué. Mais là, c'était onze hommes contre onze enfants. » Pas comblé, le Frenchy remet le couvert un an plus tard dans une interview à Canal +. Boum. « Pour moi, Arsenal est un centre de formation de football. Je regarde le match, je prends du plaisir, mais est-ce que je vais gagner un titre après ? C'est cela que les gens vont retenir dans vingt ans (les titres, ndlr). Arsenal, un grand club comme ça, ça fait cinq ans qu'ils ont rien gagné, pour moi, c'est la crise, c'est n'importe quoi. Les gens se font endormir sur le jeu d'Arsenal. Mais à l'arrivée, il y a quoi ? Il n'y a rien. » Quand il s'agissait d'entonner des berceuses aux Baby Gunners, Tonton Arsène pouvait toujours compter sur ce bon vieux Pat'.

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4) 8 décembre 2009 : Capitaine des Red Devils pour la première fois

Leader. Meneur d'hommes Patron. Grande gueule. Au cours de sa love story de huit années, Patou a pris progressivement de l'épaisseur sur le terrain, mais aussi, et surtout, dans le vestiaire. Au point de se voir accorder le statut de vice-capitaine, puis le privilège d'arborer pour la première fois le brassard de capitaine un soir de 8 décembre 2009, en Ligue des champions, face à Wolfsburg (3-1). Le 28 février 2010, il devient le second joueur tricolore après le King Cantona à porter le brassard durant une victoire en compétition majeure lors de la finale de League Cup remportée face à Aston Villa (2-1). Des occasions qui se répéteront à maintes reprises à la suite de la grave blessure aux ligaments croisés du genou de son compère Nemanja Vidić, en décembre 2011. En l'absence du Serbe d'acier, Évra tiendra son rang. Si, en France, l'ex-Monégasque continue de porter sur son visage le fiasco de Knysna, son aura reste intacte en Angleterre, où il est perçu comme un joueur charismatique et respecté.

5) 21 décembre 2009 : Membre de l'équipe type FIFA/FIFPRO World XI

La consécration personnelle intervient en décembre 2009. Au terme d'une nouvelle saison fructueuse avec l'escouade mancunienne (Premier League, League Cup et finaliste de la C1), Évra reçoit la distinction honorifique de meilleur latéral gauche au monde en figurant dans l'équipe type FIFA/FIFAPRO World XI aux côtés de ses partenaires Cristiano Ronaldo et Nemanja Vidić. C'est par sa densité physique et ses montées répétées dans le couloir gauche qu'il est, au fil des ans, devenu un défenseur qui compte sur la scène européenne. Une récompense dont le gamin des Ulis est éminemment fier et à laquelle il tient énormément en raison d'un parcours sinueux et singulier. Alors à peine âgé de dix-sept piges, le Franco-Sénégalais était parti à l'aventure seul en Sicile et à Marsala (Serie C) en espérant matérialiser son rêve de devenir footballeur. « J'ai rien contre les centres de formation, mais je suis la preuve qu'on peut faire sans » , lâchera-t-il succinctement à l'annonce de son nom dans le XI mondial.

6) Juillet 2010 : Fergie et le faux départ

Loué pour sa fidélité envers le peuple d'Old Trafford, l'international tricolore n'en reste pas moins un homme qui s'est posé des questions durant son épopée mancunienne. Notamment quant à son avenir. Ainsi, à l'été 2010, il avait songé à quitter la brume de Manchester pour le climat plus clément de Milan à l'Inter ou de Madrid au Real. Mais le paternel Ferguson a rapidement balayé cette hypothèse en se déplaçant en personne chez Évra pour lui remettre les idées à l'endroit. « J'avais songé à quitter Manchester United l'été dernier pour des raisons familiales et je pensais être sûr de mon choix, mais quelque chose a changé dans mon esprit assez tardivement, expliquait-il en mai 2011. Il y avait d'autres clubs intéressés, comme l'Inter et le Real Madrid, mais le manager m'a rendu visite chez moi à Manchester pour me persuader de rester. Je sais que mon cœur a vraiment pris la bonne décision. Lorsque Sir Alex Ferguson parle, c'est une bonne idée de l'écouter ! » Au regard de son armoire à trophées, Patrice a eu raison d'écouter le bougre écossais.

7) 15 octobre 2011 : L'affaire Suárez 1

Plutôt irréprochable pendant ses huit saisons et demie sous la liquette des Red Devils, Patoche se retrouve embarqué dans une polémique à la suite d'une altercation survenue avec Luis Suárez lors d'une rencontre face au Liverpool. Au cours de celle-ci, la tension est peu à peu montée entre El Pistolero et le Français. Excédé par les coups bas de l'Uruguayen, le tortionnaire de Rolland Tournevis et Michel Fernandel dégaine le premier : « La chatte à ta sœur ! Pourquoi tu m'as frappé ? » Suárez réplique : « Je ne parle pas aux noirs » , avant que son adversaire ne remette ça en lâchant : « Parle-moi encore comme ça et je te frappe. » Pas dégonflé pour autant, l'homme aux morsures va jusqu'au bout de ses convictions : « Je ne parle pas aux noirs » , puis caresse le crâne d'Évra, geste amical que ce dernier repousse de la main. Pour avoir proféré des injures racistes, le striker des Reds écope de huit matchs de suspension et une amende de 40 000 euros. Un châtiment exemplaire pour clore l'incident ? Pas vraiment.

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8) 11 février 2012 : L'affaire Suárez 2

Plus d'une année après la querelle entre les deux joueurs, l'Angleterre entière guette leurs retrouvailles au sein du Théâtre des Rêves. Un événement qui va réserver son lot de surprises. Lors du traditionnel handshake d'avant-match, Suárez esquive, à la surprise générale, la pince d'Évra. Ulcéré, mais également galvanisé par ce geste qu'il juge irrespectueux, le Mancunien livre 90 minutes de patron, tandis que le Sud-Américain est hué à chaque prise de balle. Et comme si c'était écrit, l'histoire tourne en faveur du Frenchy dans son jardin. United s'impose (2-1) et le Red Devil exulte. Joyeux comme un gamin venant de prendre une revanche personnelle, il va même jusqu'à haranguer la foule devant Suárez. Puéril certes, mais amusant quand même.

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9) 9 avril 2014 : Le missile munichois

Assurément la seule éclaircie dans le règne bien morne de David Moyes à la tête de Manchester United. Déjà largué en championnat, les ouailles de l'Écossais n'ont plus que la C1 pour égayer une saison ratée de bout en bout. Auteurs d'un match nul en quart de finale aller contre le Bayern Munich (1-1), ils se prennent à rêver d'un exploit invraisemblable au retour. Encore plus quand Captain Patrice déboule de nulle part à la 57e minute et nettoie violemment la lucarne de Neuer d'une sublime frappe. Malheureusement, la joie ne dure que quelques secondes, puisque Mandžukić égalise deux minutes plus tard… à cause du manque d'attention d'Évra. C'est, là aussi, le symbole d'un soldat sur le déclin qui, malgré son apport offensif, brillait aussi parfois par son laxisme au marquage et ses placements hasardeux. Qu'importe, à la fin du match, il efface la déception de la défaite en rendant hommage de manière élégante aux Busby Babes (disparus lors d'un crash à Munich en 1958, ndlr) : « Il y avait beaucoup d'émotion la veille du match. Tout le monde était allé au Memorial de Munich, là où l'avion des Busby Babes s'était écrasé. C'était incroyable. Avant le match, j'ai prié et demandé : "Puis-je donner quelque chose pour les Busby Babes ?" Je n'ai pas demandé un but, mais juste s'assurer qu'on jouait pour eux lors de ce match. C'est la raison pour laquelle quand j'ai marqué ce but, on peut voir que j'étais vraiment ému. Je ne pouvais pas le croire. » One man for one club.

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10) 21 juillet 2014 : Lettre d'adieu et départ à la Juve

379 matchs au compteur sous la tunique mancunienne, entre 45 et 50 disputés chaque saison, treize trophées majeurs dont cinq championnats d'Angleterre et une Ligue des champions à son palmarès, une loyauté indéfectible… C'est peu dire que Patrice Évra aura marqué de son empreinte l'histoire de Manchester United en un peu moins d'une décennie. Mais arrivé au bout de son aventure, à trente-trois piges, après avoir tout remporté et sans doute trop fier pour jouer la doublure de Luke Shaw, le Français a choisi l'Italie, là où tout a commencé, comme dernier défi. Sans oublier de remercier les fans de United à travers une lettre émouvante : « Venir à Manchester United et jouer pour ce club a été un privilège, un rêve devenu réalité et ma période ici a été mémorable. J'ai toujours dit que vous ne rejoignez pas simplement Manchester United, vous rejoignez la famille et j'espère que cette tradition va continuer. Ce club est ancré dans l'histoire et je me sens privilégié d'en avoir fait partie. Au cours des neuf dernières années, j'ai rencontré et travaillé avec des gens incroyables, dont beaucoup resteront des amis pour la vie. Un immense merci à Sir Alex Ferguson qui a rendu ça possible, m'a donné le privilège d'être capitaine, d'être inspiré par la légende de Manchester United et de comprendre que personne n'est plus grand que le club. Mes plus grands remerciements vont aux supporters. Nous avons vécu des moments fantastiques ensemble. À chaque fois que j'ai porté ce maillot, je savais que je jouais pour l'écusson d'un club très spécial. Ma passion pour ce club continuera et je sais que vous allez profiter de beaucoup de succès dans les saisons à venir. » Dans son autobiographie, Fergie assure que « les arrières gauches sont comme les oiseaux rares » . Peut-être que son Captain peut se permettre de prétendre à cette caste prisée. Mais une seule certitude ne souffre aucune ambiguïté : comme il l'a lui-même affirmé un jour d'un sourire malicieux, remplacer Patrice Évra ne sera pas aussi facile que ça.



Par Romain Duchâteau
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