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Leonardo prend enfin le Paris

Annoncé il y a plus d'un mois, la venue de Leonardo au PSG est enfin officielle. Alors que certains commençaient à en douter, le Brésilien prend possession du siège de directeur sportif du PSG. Sans oublier au passage de faire le ménage dans les bureaux d'à côté.

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Ceux qui l'ont quitté classieux et racé sur la pelouse du Parc des Princes, un soir de joute européenne, le maillot PSG Opel sur le dos et les crampons Nike graissés aux pieds s'en trouveront bien stupéfaits. Derrière le costard italien sur mesure, la mine fraîche et le port toujours altier se cache désormais un fin manouvrier, un homme d'affaire, un vrai, rompu à l'univers impitoyable des arcanes du football. Si certains en doutaient encore après son passage sans état d'âme du Milan à l'Inter, le scalp encore tout frais de Robin Leproux devrait avoir fini de les convaincre. Le message derrière l'éviction du président du Paris Saint-Germain est clair: le Brésilien ne vient pas à Paris pour faire le VRP, mais bien pour avoir un bureau de "manager général" à lui tout seul et un grand fauteuil en cuir noir avec les coudées franches. Et s'il le faut, Léo n'hésitera pas à en sacrifier d'autres pour s'assurer de conserver une totale suprématie décisionnelle sur le sportif. Antoine Kombouaré est averti. Pourtant son arrivée tapageuse ne doit pas faire oublier le lot de souvenirs, promesses, espoirs et fantasmes qu'elle véhicule. Et donc d'emmerdes.

Le retour des “grands” Brésiliens à Paris ?

Des souvenirs comme l'affiche: “PSG, fais nous rêver”. A l'époque, c'est Amara Simba, en plein retourné, qui illustrait le message alors pleinement justifié. C'était au début des années 90 et Paris était à la fois une place forte du football français et un club redouté par toute l'Europe, une dualité d'un autre temps, seulement approchée par l'Olympique Lyonnais depuis. Et voilà qu'aujourd'hui, après plus de treize ans à faire rire ou pleurer, et parfois pleurer de rire, treize années de grisaille à peine éclairées par la magie éparse de Ronaldinho, les buts de Pauleta et allez, vraiment pour la route, quelques inspirations de Nenê, le Paris-Saint-Germain s'apprête de nouveau à proposer du rêve avec l'arrivée de la filiale sport du fonds d'investissement qatarien Qatar Investment Authority et, par ricochet, celle au poste de directeur sportif de Leonardo, une icône du Parc des Princes et un homme de réseau de très haut niveau mondial. Un casting idéal qui prouve que Qatar Sports Investments n'a absolument pas l'intention de faire du mécénat aveugle mais bel et bien de piloter cette affaire de façon rigoureuse et efficace. Le problème avec les rêves, c'est le réveil... N'empêche, Leonardo à Paris, ça de la gueule et après une saison foot d'un profond ennui, c'est une bonne nouvelle.

Car de toute évidence, Leonardo et son empreinte capitale sont une passerelle parfaite vis-à-vis du public parisien, un filtre efficace contre la méfiance naturelle qui escorte tout investissement étranger. A un moment où le Parc semble enfin pacifié, c'était une donnée essentielle. Et puis surtout, il y a le carnet d'adresses du natif de Niteroi (Rio). Un entregent d'influence brésilienne qui ressuscite une idée ancienne : celle des grands Brésiliens à Paris. De Valdo à Ronaldinho, en passant par Raï, Ricardo et donc Leonardo, la Seleçao a parfois eu un quart de son onze au PSG et ce n'est quand même pas rien. Et sans faire injure à Ceara ou même Nenê, phénomène franco-français à bien y regarder, Paris n'attirait plus rien de probant du pays quintuple champion du monde depuis un bail. Alors forcément, avec l'arrivée de celui qui a fait venir personnellement Kaka, Pato et Thiago Silva au Milan AC, on se met à fantasmer tout haut comme avec le jeune prodige de Sao Paulo, Lucas Rodrigues Moura da Silva, dix-huit ans, déjà international, une vraie bombe quoi, ou encore avec le collègue de Neymar à Santos, le meneur Ganso, 21 ans dans les jambes. Mouais, tout doux, tout doux, il ne faut pas s'emballer non plus...

Kombouaré, fusible de service ?

Car si Leonardo s'est personnellement chargé des dossiers rossoneri en question, il faut bien admettre qu'il bénéficiait aussi (surtout ?) du pouvoir d'attraction du Milan ainsi que de sa puissance financière. Et on n'est pas certain que Paris puisse seulement s'en approcher. Bien sûr, il y a l'enveloppe allouée aux transferts (on parle de quelques cinquante millions par saison mais le chiffre paraît sans fondement) mais surtout, et c'est souvent le plus déterminant, il y a les salaires. C'est davantage sur ce plan-là que les clubs français, et leurs charges plus lourdes, ne peuvent s'aligner face aux clubs étrangers. Et tout Leonardo qu'il soit, il ne pourra pas grand-chose contre cela même si les 300 000 euros de Kevin Gameiro redessinent sensiblement la grille salariale. Et puis il y a l'organigramme chamboulé, jamais une excellente chose surtout quand on sort d'une saison réussie sportivement et socialement. Si personne ne se plaindra vraiment du pot d'adieu d'Alain Roche, responsable du recrutement, le cas Leproux pose déjà plus problème. Moins sur le fond que sur la forme puisque pendant ce long mois de rumeurs et de tractations, Nasser Al-Khelaifi avait déclaré au sortir d'une réunion avec la DNCG : « La même équipe va continuer à manager le club, c'est-à-dire M. Robin (Leproux) et le même coach (Antoine Kombouaré) » .


Reste Kombouaré qui devrait servir de fusible en cas de gros temps. Les paris vont déjà bon train sur son éviction avant même la rentrée, voire en cours de saison façon Mark Hughes à Manchester City l'an dernier : à l'automne, cet hiver, faites vos jeux. Là encore, le champ de compétence du Kanak va être considérablement réduit puisque tout le sportif (recrutement, management, tactique) sera désormais sous l'autorité de Leo, qui aura tout le loisir de lui dire quoi faire et de la boucler. Et au vrai, connaissant le tempérament volcanique de l'entraîneur parisien, c'est peut-être lui qui claquera la porte en cours de route. Car il faut aussi le reconnaître, en tant qu'entraîneur à Milan et à l'Inter, Leo n'a pas non plus apporté des gages incontestables sur le plan tactique, certains joueurs parlant plus d'un meneur d'hommes qu'autre chose. Certes, l'Auriverde ne sera pas sur le banc parisien mais même dans un rôle plus reculé, on demande à voir. Kombouaré, les supporteurs et quelques autres aussi... Oui, dans le package qatari, il y a des thunes, Leonardo et donc encore quelques contrariétés en perspective.

Par Dave Apadoo, avec Maxime Marchon

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