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Leo le bricolo

Ce week-end, l'AS Monaco a détruit Toulouse sur le score de 4-0, confortant ainsi sa deuxième place. Histoire de rappeler à tout le monde que Leonardo Jardim est un entraîneur très costaud.

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« Gagner avec la manière, c’est pour Barcelone. » Vraiment, Leonardo ? Depuis cette dernière sortie dans les médias qui venait apporter de l'eau au moulin de ceux qui dénonçaient le jeu dégueulasse de l'AS Monaco, le club de la Principauté a explosé le Téfécé. Dit comme ça, ça paraît banal, mais Toulouse restait sur deux prestations solides face au tout puissant PSG. Mais face à Monaco, les Toulousains ont explosé en vol avec cette défaite 4-0. L'histoire de Leonardo Jardim avec l'ASM est un éternel recommencement. On doute de lui parce que Monaco joue mal et peine à avoir des résultats, il ne panique pas et fait son travail ben sagement dans son coin. Et puis, à mi-saison, on se rend compte que l'ASM sera bien dans le trio de tête, sans faire de bruit. S'il y a bien un club en Ligue 1 qui doit son salut à son entraîneur, c'est l'AS Monaco. Parce que le moins que l'on puisse dire, c'est que ses dirigeants ne lui facilitent pas la tâche.

Le spécialiste du gratin de restes

Jardim est arrivé sur le Rocher en 2014 avec la lourde tâche de remplacer Claudio Ranieri. Sa mission : faire aussi bien que son prédécesseur, sans James Rodríguez et Falcao. Pas grave, le Portugais s'adapte, et s'appuie sur deux nouveaux hommes forts, Yannick Ferreira Carrasco et Anthony Martial. Les résultats tardent à venir et Monaco reste englué en deuxième partie de tableau pendant un petit bout de temps. Suffisamment longtemps pour que tout le monde enterre les Monégasques. Sauf que Jardim est sûr de ce qu'il fait et fait taire pas mal de mauvaises langues en terminant sur le podium et en atteignant les quarts de finale de la Ligue des champions. Le tout avec un effectif largement remanié. Cette année, rebelote. Ses deux leaders d'attaque se font la belle, accompagnés de Geoffrey Kondogbia, Aymen Abdennour et Layvin Kurzawa. Que des cadres. Mais cette fois-ci, le recrutement pour les remplacer n'est pas à la hauteur : Guido Carillo, Ivan Cavaleiro, Stephan El-Shaarawy… Autant dire pas mal de mauvaises pioches.

Du coup, tout recommence. Un début de saison compliqué, beaucoup de matchs nuls, des victoires d'un but d'écart et beaucoup de discrétion. Et depuis maintenant deux semaines, le technicien portugais a enclenché la deuxième phase. Le Monaco 2015-2016 arrive à maturité et commence à carburer à plein régime. Cette année encore, la qualification en Ligue des champions sera au rendez-vous, encore plus facilement que la saison dernière. Parce que même avec son effectif objectivement un peu crado, Jardim peut en tirer le maximum. « Leonardo Jardim fait progresser les jeunes. C’est le meilleur entraîneur pour ça. » Le président Vasilyev ne croit pas si bien dire. Le meilleur exemple cette saison est Thomas Lemar. En un peu plus de six mois, Jardim a transformé un gamin de 20 ans à peine titulaire à Caen en un meneur de jeu explosif et indiscutable.

Pas reconnu à sa juste valeur

« Je ne comprends toujours pas pourquoi Leonardo Jardim n’a pas été nommé parmi les meilleurs entraîneurs de Ligue 1. C’est incompréhensible pour moi » , s'interrogeait Vasilyev il y a quelques jours sur les ondes de RMC. Parce que oui, l'année dernière, le quart-de-finaliste de la Ligue des champions, troisième de Ligue 1, a été snobé par l'UNFP qui a préféré nommer Laurent Blanc, Hubert Fournier, Christophe Galtier et Jocelyn Gourvennec comme les quatre meilleurs coachs de Ligue 1. Et il y a fort à parier que Leonardo Jardim sera encore boycotté cette saison. On parle quand même d'un mec qui a commencé sa carrière de coach à 27 ans et qui a réussi partout où il est passé, malgré des moyens pas toujours exceptionnels. Une montée en première division avec Beira-Mar, une troisième place avec Braga, la deuxième meilleure performance de l'histoire du club, et une qualification pour la C1 avec le Sporting, une première depuis cinq ans. Alors, gagner avec la manière, c'est peut-être pour Barcelone, mais gagner avec des « tocards » , c'est pour Leonardo Jardim.

Par Kevin Charnay
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