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Lens, la L2 en 10 dates

L'espoir fait vivre paraît-il. Bien accrochés à leur 19ème place, les Lensois, victorieux de Bordeaux (1-0) à Félix-Bollaert, ont bien cru, après une saison calamiteuse, pouvoir se sauver miraculeusement d'une relégation pourtant inéluctable. Un match nul à Monaco plus tard, les espoirs sont déchus. Le RC Lens est mort.

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14 août 2011, 2ème journée, Arles-Avignon-Lens (0-1)

Défaits à Felix-Bollaert par Nancy (1-2) à l'occasion de la première journée, les Lensois espérent bien profiter du déplacement sur la pelouse du promu Arles-Avignon pour donner un vrai départ à leur saison. En galère au Parc des Sports de l'ACA, les joueurs de Jean-Guy Wallemme s'en remettent à Sébastien Roudet et David Pollet pour faire craquer la défense arlésienne. Un duo de choc et une victoire aux forceps chez le futur successeur du GF 38, qui en disent long sur une saison déjà éprouvante après deux journées. Lens est 9ème, devant Saint-Etienne et Nancy. Merci l'ordre alphabétique.

11 septembre 2010, 5ème journée, Lens-Lille (1-4)

Un Nord, deux destins. En 1999, quand Wagneau Eloi, Philippe Brunel et Anto Drobnjak, faisaient souffrir les défenses de la Division 1, le LOSC bataillait encore dans l'échelon inférieur. Un peu plus d'une décennie plus tard, la donne à changé et le premier derby de la saison est un mauvais présage à lui seul. Gervinho et Pierre-Alain Frau claquent chacun un doublé à Bollaert, Jemaa et Roudet sont exclus en cinq minutes, et le RC Lens fait sa première rencontre avec la 19ème place de Ligue 1. Un coup de foudre qui va déboucher sur une vraie belle histoire d'amour. Une belle revanche pour les Lillois. Et ouais, fallait pas leur piquer Dagui Bakari...





2 octobre 2010, 8ème journée, Sochaux-Lens (3-0)

Une relégation est un travail de longue haleine. Pas le genre de truc qu'on fait au hasard. Comme pour foncer droit vers le titre, pour s'enterrer vivant, il faut « faire une série » . Déjà bien englués dans la zone rouge, les Lensois, vont figurer parmi les premières victimes du Sochaux nouveau. Maïga, Ideye et Perquis font passer une sale soirée à Runje. Pas la dernière. Le Racing Club vient de concéder sa cinquième défaite en six matches, toutes compétitions confondues. Plus dur encore, après le déplacement à Rennes une semaine plus tard, les Lensois n'auront engrangé que six petits points en neuf journées. Inutile de préciser qu'à part Arles, personne n'a fait pire.

13 novembre 2010, 13ème journée, Marseille-Lens (1-1)

La roue tourne. Après leur match nul face à Rennes, les Lensois vont enchaîner une victoire face à Nice et un nul à Toulouse. Honorable. Revanchards et bien décidés à se défaire des bras collants de cette allumeuse de 19ème place, les joueurs de Jean-Guy Wallemme se pointent au Vélodrome la bave à la bouche. Remonté parmi les remonté, Kanga Akalé, souvent taquiné par le public fendard du Vélodrome, sort son match de la saison. A l'arrivée, c'est le match nul est mérité, le résultat immédiat : la 18ème place.

11 décembre, 17ème journée, Lorient-Lens (3-0)

C'est ce qu'on appelle « prendre une leçon de football » . Archi-dominés sur le synthétique du Moustoir, les Lensois ramènent un 3-0 dans leurs bagages. Une défaite qui ne plait pas vraiment aux supporters ayant fait le déplacement jusqu'en Bretagne pour voir ses « chèvres » . Pas décidé à se laisser insulter sans broncher, le coriace Runje va réaliser la meilleure sortie de sa saison (tous terrains confondus) : « Allez niquer vos mères ! Ça fait trois ans que je me casse le cul pour vous, fils de putes ! Vous êtes nuls ! » . Interviewé par RMC à la suite de cet incident, le portier croate admettra avoir «  pris ses responsabilités en tant qu'ancien du groupe » . C'est beau le dévouement.





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22 décembre 2010, 19ème journée, Bordeaux-Lens (2-2)

2-2 à Chaban-Delmas, en ayant mené toute la partie. Pas le plus mauvais résultat de l'ère Wallemme. Un règne qui va prendre fin au soir de ce match nul. Après de nombreuses hésitations, l'ancien capitaine du RC Lens a «  fait part de sa volonté d'être désengagé de la responsabilité de l'équipe première » au président Gervais Martel. Une requête acceptée par le boss du club qui, dans les colonnes du Monde, admettra rapidement «  avoir porté son choix sur le recrutement de M.Laszlo Bölöni, qui aura pour mission de maintenir le RC Lens en Ligue 1 » . Lens n'a que trois points de retard sur Monaco, premier non-relégable.

22 janvier 2011, 18ème journée, Lens-Caen (2-0)

Deux buts d'Adil Hermach et Toifilou Maoulida, une bonne prestation, et surtout deux victoires consécutives pour la seule et unique fois de la saison. Victorieux de Saint-Etienne la semaine passée, à l'occasion de la 20ème journée, les joueurs de Laszlo Bölöni profitent de ce match en retard pour sortir de la zone rouge pour la première fois depuis la fin du mois d'août. On parle déjà de « l'effet Bölöni » .

12 mars 2011, 27ème journée : Lens-Toulouse (0-1)

L'effet Bölöni transformé en effet placebo, le RC Lens retrouve rapidement sa 19ème place. Au soir de la 27ème journée, après une nouvelle défaite à domicile face à Toulouse, Vedran Runje laisse le rôle d'ancien à Adil Hermach : « Nous avons été nuls, archi nuls. Nous n'avons pas donné une bonne image de joueurs professionnels. En plus, on jouait chez nous, à Bollaert. Il faut arrêter de se voiler la face, on n'est pas bons. J'en ai vraiment marre. Nous avons manqué de détermination, d'audace, de volonté. On n'y était pas. Tout le monde dit qu'il reste des matches, onze, ce soir je m'en fous. La réaction du public ? Bien sûr, elle est logique ; on a eu que ce que l'on mérite. Les supporters ont eu raison de siffler. Mais je sais aussi que si on gagne demain, il sera là ! » . Si...





11 mai 2011, 35ème journée, Lens-Bordeaux (1-0)

Le 7 mai, Laszlo Bölöni avouait à L'Equipe « ne pas avoir trouvé de mots magiques » pour remédier aux maux Lensois. Supporters blasés, entraîneur à court de solution, joueurs en manque de confiance, il faudrait un miracle pour que le RC Lens, 19ème de Ligue 1 avec neuf points de retard sur le 17ème, se maintienne dans l'élite. Un miracle qui passe par une victoire incroyable à Bordeaux, après avoir concédé un pénalty. Au soir du 11 mai, lorsque Monaco, Arles-Avignon et Nancy se profilent dans le calendrier, les supporters sang et or veulent y croire.

15 mai 2011, 36ème journée Monaco-Lens (1-1)

Duel à la mort entre deux anciens cadors du football hexagonal en perdition. Ce soir-là plus que d'habitude, seule la victoire est belle. C'est donc logiquement que les Lensois concèdent le match nul 1-1 sur la pelouse de Louis II. Monaco est menacé, Lens condamné. La saison aura été difficile pour tout le monde, mais ce soir, c'est le président Gervais Martel qui prend les devants : « Ce ne sont pas les remords qui donnent des points. Cette équipe n'est pas beaucoup plus mauvaise que l'an dernier. C'est d'ailleurs la même » . C'était peut-être le problème, au fond.








Par Swann Borsellino

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Ca me choque de lire: C'est la mort pour Lens.

La L2 c'est la L2, c'est quand même pas la mort.

Le club a des bases solides. Il s'en remettra. Dès l'an prochain, si ça se trouve!
Ca ne peut faire que du bien à ce club qui n'a pas encore digéré la dernière descente. Il y a encore au club des joueurs à gros salaires qui ne les méritent pas et que la descente va finalement éjecter. Il faut faire confiance aux jeunes du centre de formation: Varane ne va faire qu'une saison et mis à part Assou-Ekoto, tous les autres bons jeunes ont été bradés ou volés (Roux, Kakuta, Taarabt). J'espère que la D2 permettra d'assainir tout ça et redonner une vraie idée directrice au club qui s'est probablement vu trop beau depuis le titre de 1998.
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