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Lens en Ligue 1, comme prévu

Le RC Lens jouera au sein de l’élite la saison prochaine. Il faut dire qu’on l’attendait de pied ferme, depuis l’été dernier et le retour au club d’un Gervais Martel fier comme un pape et devenu très copain avec l’investisseur azerbaïdjanais Hafiz Mammadov. Avec Antoine Kombouaré sur le banc et les moyens de ses ambitions, le club artois n’avait pas le droit à l’erreur. Et pourtant, les Sang et Or se sont fait peur jusqu’au bout.

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Toujours sur les bons rails

Dans les chiffres, le Racing Club de Lens a largement fait honneur à son statut de favori, et semblait même promis à la montée en Ligue 1 dès l’automne. 33 journées passées sur le podium, que les Nordistes n’ont plus quitté depuis fin octobre : ça se pose là, en termes de domination... Et pourtant, les Lensois ont dû attendre la dernière journée de championnat et un déplacement chez la lanterne rouge bastiaise pour rejoindre Messins et Caennais, qui les attendaient déjà, bien installés dans l’omnibus pour le paradis.

À y regarder de plus près, le RC Lens n’a pas été si flamboyant. Rarement impériaux dans le jeu, les Sang et Or se sont surtout contentés de gérer leur avance comme un comptable surveille son épargne, et ont achevé l’exercice sur un train de sénateur. Toute la saison, les hommes de Casque d’Or ont été contraints de garder les yeux sur le rétroviseur et de filer des coups de volant pour décourager toute manœuvre de dépassement, faute de pouvoir distancer pour de bon la concurrence.

Avec 4 victoires enregistrées dès les 5 premières journées, Lens avait pourtant entrepris de stocker un gros tas de noisettes en cas d’hiver rigoureux. Les mandales reçues au Havre (6-2) et à Tours (3-1) ralentissent à peine la montée en puissance des protégés de Bollaert, qui s’offrent les scalps de Metz (3-2), Caen (2-1) et Angers (1-2). Solides et efficaces, plutôt à l’aise dans le costume du favori, les Lensois déroulent leur plan de route… Avec seulement 4 défaites concédées à mi-parcours, ils savent qu’ils sont sur la bonne voie.

On a du pétrole, mais on a surtout des idées

La grande réussite d’Antoine Kombouaré aura donc été de bâtir en un temps record un édifice assez solide pour passer l’hiver tout en résistant aux premières intempéries alors que la peinture était encore fraîche. Près de 7 ou 8 des titulaires réguliers n’évoluaient pas sous le maillot sang et or quelques mois plus tôt (Areola, Kantari, Landre, Chavarria,Touzghar, Salli, Ljuboja, Coulibaly) et obtenir des résultats aussi prometteurs dès les premières semaines de compétition était pourtant une sacrée gageure…

Les talents d’alchimiste de Kombouaré et sa faculté à tirer rapidement le meilleur d’un effectif ne sont un mystère pour personne depuis son épopée valenciennoise – du National à la Ligue 1 en deux ans. Mais le RC Lens doit autant son excellent début de parcours à la science de son tacticien kanak qu’à l’intelligence de son recrutement. Parce que c’est bien beau d’avoir des moyens, mais encore faut-il savoir ne pas se faire détrousser comme un nouveau riche à Las Vegas.

Si on a régulièrement évoqué le portefeuille bien garni du nouveau proprio Hafiz Mammadov, on a souvent oublié l’essentiel : le recrutement du RC Lens était surtout affaire de jolis coups, de prêts inspirés et d’investissements ciblés. Au final, le club n’a pas déboursé plus de 3 millions d’euros, pour attirer une dizaine de joueurs. Ljuboja, Kantari, Coulibaly, Landre n’ont pas coûté un kopek, et seuls Touzghar, Chavarria et El-Jadeyaoui (au mercato hivernal) ont été acquis moyennant finance. Entre le concentré de talent injecté par les jeunes et l’expérience des cadres, Kombouaré n’a plus qu’à calculer ses dosages pour que la sauce prenne…


Les derniers kilomètres sont les plus durs

Pendant que les Grenats messins tracent leur route vers la Ligue 1, euphoriques et sur la lancée de leur précédente montée, les Lensois carburent à l’intelligence et maîtrisent leur sujet. Au retour de la trêve hivernale, les Nordistes retrouvent leur rythme de croisière, ne concèdent qu’une seule défaite toutes compétitions confondues jusqu’à la mi-mars, et s’offrent même la peau de l’OL en Coupe de France (1-2 après prolongation). Au soir de la 28e journée, les Sang et Or comptent 7 points d’avance sur le 4e et n’ont plus qu’un coup de rein à donner pour atteindre l’extase.

Sauf que ce n’est pas la chute qui compte, c’est l’atterrissage, et les Nordistes ont bien failli se crasher en flammes… Dans la foulée de leur élimination piteuse de la Coupe de France à Monaco (6-0) fin mars, les ouailles de Kombouaré n’arrivent plus à mettre un pied devant l’autre. Une seule victoire en 7 rencontres de championnat, et voilà que dans la dernière ligne droite, Caen, Nancy et Niort, reviennent à hauteur des Sang et Or. « La ligne d’arrivée, on la voit. Maintenant, il faut faire en sorte de la franchir » , s’exaspère Kombouaré. Et curieusement, ce n’est pas à Bollaert que ses troupes compostent enfin un billet depuis longtemps réservé, et ce, malgré une ambiance enflammée (aucune victoire lors des trois derniers matchs à domicile)… Grâce à deux succès chez des équipes condamnées au National, à Istres (1-6) et à Bastia (0-2), Lens attend le dernier virage pour assurer sa montée.

Un sprint pas très glorieux, dont le peuple sang et or se contente allègrement, après deux saisons passées au sous-sol du football français. La question est désormais de savoir quelles seront les ambitions du RC Lens en Ligue 1. S’il est pour l’instant hors de question d’envisager un projet aussi scintillant que celui de l’ASM (promu l’an dernier) et des recrutements à la Falcao et James Rodríguez, on parle déjà d’un budget qui tournerait autour des 50 millions d’euros, histoire d’assurer un maintien serein… Quoi qu’il en soit, tout le monde en convient : le Racing Club de Lens et son public n’ont rien à faire en Ligue 2. Bon, en revanche, il faudra encore patienter avant de revoir du foot à Bollaert, le stade étant fermé pour rénovation lors de la prochaine saison.

Par Julien Mahieu
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