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  2. // Ligue 2
  3. // 5e journée

Dans le choc de la soirée, Lens s'est imposé 1-0 contre Troyes et conserve sa place de leader. Angers et Tours ont aussi répondu présents contre Brest (1-0) et Nancy (3-2), tandis qu'en bas de tableau, Laval, battu par Dijon (1-0), continue sa traversée du désert.

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Lens droit devant

Lens-Troyes, le match s'annonçait passionnant entre deux équipes qui rêvent de Ligue 1. Leader au coup d'envoi, les Nordistes découvrent une équipe auboise bien compacte. Le match est de bon standing, et le public lensois donne de la voix. Après avoir fait briller Alphonse Areola sur coup franc à la 5e minute, Benjamin Nivet initie une action collective de bonne facture au terme de laquelle Guillaume Lacour, idéalement servi, se déchire et tire largement au-dessus. Entre-temps, Ljuboja avait déjà répliqué en heurtant la transversale, mais l'action est restée lettre morte suite à une faute controversée. Comme prévu, le match est plaisant et équilibré, même si la qualité technique supérieure des Troyens laisse planer une menace répétée. Au retour des vestiaires, le rythme retombe, mais le Stade Félix-Bollaert ne tarde pas à exulter. À la 54e minute, Adamo Coulibaly est à la réception d'un centre de Ljuboja et en profite pour placer au fond des filets une superbe tête lobée, pleine de puissance et d'envie. Face à la réaction relative des Troyens, les Lensois contrôlent tranquillement la fin de match grâce à un Areola très rassurant, notamment sur un dernier coup franc tardif de Nivet. Ballotés mais vainqueurs, les hommes de Kombouaré s'imposent comme les véritables patrons de ce début de saison.

Angers suit le rythme

Leur principal concurrent, le SCO d'Angers, accueillait, lui, une formation bretonne pas facile à manier. Brest se présentait en effet devant le dauphin avec la confiance d'une équipe pas sensationnelle, mais encore invaincue. Les premières accélérations de Geoffrey Dernis mettent d'ailleurs en difficulté la défense angevine. Petit à petit, Angers met cependant le pied sur le ballon, et les centres dangereux se succèdent devant la cage de Thébaux. À mesure que le pressing angevin se fait plus insistant, on sent comme une odeur de KO. Il faut dire que la tension est palpable suite à plusieurs décisions discutables de l'arbitre Stéphane Jochem, déjà critiqué lors de Valenciennes-Toulouse pour avoir expulsé le mauvais joueur. Tout se décante finalement dans le dernier quart d'heure, où, à force de persévérance, Angers finit par ouvrir le score. Très en vue ce soir, Ludovic Gamboa provoque le contre son camp assez incroyable de Wilfried Moimbé qui dégage assez lamentablement le ballon dans ses buts. Sûr de son fait, le SCO semble gérer la fin de match, mais se fait rattraper au bout du temps réglementaire grâce à l'égalisation de Bruno Grougi, qui trompe Malicki à bout portant. Le temps de quelques secondes, c'est la stupeur à Jean-Bouin, avant que Richard Socrier, très remuant, ne conclue une action toute en finesse dans le temps additionnel. Au terme d'un match mal maîtrisé, le SCO obtient une victoire méritée et reste au contact du leader lensois.

Match de folie à Picot

L'autre frisson de la soirée est venu du stade Marcel-Picot, pourtant habitué à être chloroformé. Les hommes de Patrick Gabriel accueillaient une équipe de Tours plutôt prometteuse, qui n'a pas tardé à mettre son emprise sur le match. Largement dominés, les Lorrains ont beaucoup de mal à s'infiltrer dans le camp adverse, où Benjamin Janot est porté disparu. Désespéré, Patrick Gabriel s'agite sur le banc de touche, mais rien n'y fait : Kouakou, auteur d'un doublé, ouvre le score à la 23e minute sur un bon ballon d'Anthony Delort. Nancy n'est cependant pas mort et s'en remet à la chance. On entame à peine la seconde période que le jeune Rémi Walter, au sommet de sa réussite, égalise d'emblée sur une frappe déviée. Tout est à refaire pour les joueurs de Pantaloni, qui reprennent rapidement l'avantage par Kouakou, cette fois bien placé, à la 52e minute. On se dit que c'est terminé, mais Nancy revient dans la foulée sur un contre-son-camp de Thomas Fontaine, qui met sa jambe en opposition sur un centre tendu. Marcel-Picot se prend à rêver d'une folle soirée, mais c'est finalement de Ketkeophompho - mot compte double - que vient la lumière. Particulièrement inspiré, le Tourangeau dribble deux joueurs sur son côté avant de claquer une frappe enchaînée lucarne opposée. C'est tellement beau que cela coupe les jambes des Nancéiens. Avec ce succès clinquant, Tours s'installe provisoirement sur le podium.

Ennui à Nîmes et à Clermont

Dans le reste du tableau, le stade des Costières proposait une opposition assez vintage entre Nîmes et Le Havre. Le club doyen domine largement les débats en première mi-temps, grâce aux très remuants Riyad Mahrez et Mickaël Le Bihan, mais pêche continuellement à la finition. Méconnaissables, les hommes de Victor Zvunka errent, eux, comme des âmes en peine sur leur pelouse. Conspués par leur public, ils se réveillent à un quart d'heure de la fin, mais ne peuvent empêcher un triste match nul vierge de buts et d'émotions. Du spectacle, il n'y en a pas eu beaucoup plus au stade Gabriel-Montpied, quasiment vide. Il faut dire que la rencontre s'annonçait difficile pour Clermont, privé de son attaquant vedette Dembelé, suspendu trois matchs. Bien calés dans le ventre mou du championnat, les Cristoliens ont joué sans pression, touchant même la transversale à la 37e minute par l'intermédiaire de Di Bartoloméo. Mais pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent dans ce match lénifiant. Châteauroux peut au contraire s'embraser ce soir, après sa victoire convaincante (2-0) contre le CA Bastia. Dupuis ouvre le score à la 14e minute, annonçant tout le long du match à une domination tranquille des siens, agréablement ponctuée en seconde période par le joli but de Mulumbu, qui efface un défenseur avant de battre avec sang-froid Lombard d'une balle piquée.

Laval bon dernier

Sinon, à domicile, Istres a fait match nul contre Auxerre. Les sudistes ont ouvert le marque grâce à un but de Dabo en première période avant que Ntep n'égalise sur pénalty. Courageux, les Auxerrois pourront regretter l'expulsion aussi rapide que stupide de leur latéral Marco Ramos, qui a quitté ses partenaires à la 36e minute. Pourtant engagés dans un match compliqué, les Niortais se sont imposés contre Arles-Avignon grâce à un pénalty de Sala au retour des vestiaires. L'Argentin, qui a déjà arraché le nul la semaine dernière, prend parfaitement Ludovic Butelle à contre-pied à la 52 minute et donne un avantage décisif aux Chamois. Enfin, comme pressenti, le match des mal-classés a accouché d'une purge innommable. Au terme d'un long calvaire, Dijon a arraché sa première victoire cette saison face à des Lavallois extrêmement limités, dont la principale tactique est de mettre de l'intensité physique. Déjà sanctionnés de trois cartons rouges cette saison, ils ont tenu au courage face à des Dijonnais peu inspirés. C'est finalement Tavares, muet depuis quatre mois, qui a trouvé la clé de leur défense remaniée. Après cinq journées, Laval continue avec son zéro pointé.

Par Christophe Gleizes
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Le type du LibéroLyon fait campagne pour le retour de Bergougnoux à Lyon (dont on sait qu'il avait dit dans une interview qui avait paru sur sofoot que son rêve était de revenir un jour à Lyon - tout le monde s'était foutu de sa gueule.
Franchement, moi je veux bien. Excellent joueur, rien à dire.
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