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Lennon, l'Aaron en foire

Mercredi, Milan va retrouver son cauchemar du match aller, l'infernal Aaron Lennon. Nom de rock star dans l'équipe la plus rock'n'roll, la mobylette anglaise reste pourtant assez méconnue. Injustement ?

Mario Yepes boitait presque quand il est revenu chercher les morceaux de hanches restés sur la pelouse de San Siro. Son agresseur : Aaron Lennon. L'arme du crime : un crochet. Extérieur en l'occurrence sur un coup de rein à ouvrir en deux une grande gigue colombienne de 35 ans. Oui, il y a trois semaines, Milan s'est de nouveau réveillé avec la gueule de bois après une nouvelle tournée offerte par Tottenham en Lombardie (0-1). En effet, en octobre dernier, c'est Gareth Bale qui était allé trop vite pour les voisins de l'Inter avec un triplé pour l'histoire. Cette fois, en l'absence de la locomotive galloise, Milan pensait, lui, souffler un peu. C'était oublier que les Spurs ont deux ailiers et que quand l'ancien prodige de Southampton manque à l'appel, c'est son pendant à droite qui se colle à l'exercice du cadrage-débord, avec à peine moins d'efficacité. Ouais, dans l'équipe qui, derrière le Big Four, a longtemps figuré le cinquième Beatle du football anglais, Lennon se pose comme une évidence.

Petit message à Evra

Au fond, Yepes n'a pas à rougir de l'humiliation subie en eurovision parce que jamais Milan n'aurait dû le laisser en duel avec Lennon. On allait dire en pâture... Car actuellement, ils ne sont pas nombreux à résister à l'accélération du feu-follet anglais. Et il faut au moins avoir l'aplomb de Patrice Evra, totalement dévoré à chaque fois qu'il retrouve le Spur, pour considérer qu'il s'en sort bien, comme après le nul de Manchester United à White Hart Lane (0-0) fin janvier. « Lennon n'a pas marqué et il n'a pas fait de passe décisive. Je pense que j'ai fait du très bon travail. Je suis satisfait de ma performance. Les gens disent toujours que Lennon me donne du fil à retordre, mais je crois qu'ils ont juste regardé la finale 2009 de la Carling Cup. Mais si vous regardez les matchs depuis, je ne pense pas qu'il ait pris le dessus une seule fois » . Mais si Pat, mais si... A chaque fois, tu prends le bouillon et, encore une fois, il n'y a pas de honte. Mais le fait est là, systématiquement, tu te fais prendre par la conduite de balle, les changements de direction, les appuis dévastateurs du petit lutin métis, un des très rares à te faire paraître dix ans plus à chaque duel. L'absence de passe décisive face à toi ? Ah ah, petit malin va. Pat, tu sais bien que pour qu'il y ait passe déc', il faut que les buteurs de Tottenham prennent le dessus sur un certain Vidic. Et là on te l'accorde, c'est souvent une autre paire de manches. Mais toi, ne te leurre surtout pas par la domination de son capitaine serbe sur Crouch ou Van der Vaart : Lennon te mange à chaque one on one. C'est dit et il n'y a pas à le discuter.

Quelque chose de Garrincha


Mais Evra est tout sauf un idiot. Si l'ancien capitaine des Bleus peut se hasarder à rouler des mécaniques en évoquant Lennon, c'est qu'il sent qu'il y a encore quelques réserves sur le jeune homme dont on n'oublie parfois qu'il n'a pas encore brûlé entièrement sa vingt-troisième année. C'est bizarre d'ailleurs car on a l'impression de le connaître depuis des plombes. Pas faux en même temps. Plus jeune joueur anglais jamais sponsorisé (par Adidas quand il avait... 14 ans), record de précocité pour ses premiers pas en Premier League (à 16 ans et 128 jours sous le maillot de Leeds United, battu depuis par Matthew Briggs de Fulham), présent avec la sélection anglaise il y a presque cinq ans au Mondial allemand (et une entrée pétaradante en quart face au Portugal à dix contre onze), Lennon a longtemps fait office de futur crack. Avant d'être freiné par quelques grosses blessures et par certaines limites. Athlétiques d'abord puisque Lennon reste un vrai poids plume, démuni de la puissance d'un Gareth Bale par exemple. Techniques ensuite avec une absence de grosse frappe qui biaise ses chiffres : 21 buts seulement en 220 matches avec Tottenham, largement compensés cependant par ses 54 passes décisives. Compensés statistiquement s'entend car en termes de notoriété, un buteur fascinera toujours plus qu'un passeur, c'est ainsi. Enfin Lennon souffre d'un jeu légèrement stéréotypé, avec une manière de systématisme dans son move fixation-crochet extérieur qui rappellerait une sorte de Garrincha du XXIe siècle. Sauf que le génialissime Brésilien savait marquer, lui, et surtout cet enchaînement monothématique avait quelque chose de charmant... dans les 50's. Aujourd'hui, ce schéma reproduit sans cesse apparaît davantage comme un seuil de compétence.

Reste que dans un Tottenham rock'n'roll au possible, où le beat ne faiblit que rarement, Lennon joue parfaitement sa partition en appuyant toujours plus fort sur la pédale wah-wah et en laissant très souvent ses adversaires simples spectateurs de ses solos. N'en déplaise à Evra. Mais c'est bien connu : les Français n'ont jamais rien compris au rock.

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