Lendemain de fêtes à l'OM

Deux jours après son sacre en Coupe de la Ligue, l'OM était de retour à la Commanderie pour préparer au mieux sa rencontre contre Nice. L'heure était quand même aux sourires, aux blagues et aux chants ... Toujours les mêmes.

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Tout le club l'avait annoncé, il n'y a donc pas eu de surprise. Pas de défilé, pas de scène de joie démesurée. Une manière peut-être de dire que les festivités pour la Coupe de la Ligue glanée l'an dernier étaient un peu too much. Tant pis pour la trentaine de supporters qui s'était rendue à l'aéroport et qui a vu les olympiens passer en flèche. Pour ceux qui se sont rendus ce matin à la Commanderie en ce lundi de Pâques, il y a par contre un peu de rab'. Les titulaires enchainent des tours de terrain tout sourire. Et , au moment de passer devant les journalistes venus prendre des images au bord du terrain, ils ne peuvent s'empâcher de fredonner la chanson du moment. Celle que Taye Taïwo s'est réapproprié sur la pelouse du Stade de France et qui fait tant parler depuis. Le Nigérian, qui s'est déjà excusé sur le site officiel, est venu en remettre une couche en salle de presse : « Je voulais m'excuser auprès de tous les Parisiens. Avec l'ambiance, je me sentais comme au Vélodrome » . Évidemment, le défenseur a prétexté qu'il ne savait pas ce qu'il disait. Le reporter de RTL tente une belle relance : « Quand même, avec Brandao, tu as dû en entendre parler non ? » . Pas de réponse, dommage. Peu avant, Deschamps s'était aussi exprimé sur le sujet, rappelant qu'Eto'o n'avait pas eu de matchs de suspension lorsqu'il avait tancé le Real en 2006, que des excuses publiques avaient suffi, « surtout que Taïwo, c'est plus nounours que golgoth » .


Ce n'est pas que, mais l'entraîneur va être privé de Stéphane M'bia jusqu'à la mi-mai et de Kaboré contre Nice mercredi. Sans oublier Rémy, qui a pris trois matchs pour sa mauvaise réaction à Montpellier. Heureusement, son attaque lui donne enfin satisfaction. Il concède que cela peut sembler étrange mais le jeu développé lors de cette finale l'a convaincu. L'OM s'est en effet essayé à un trident « barcelonesque » , où Valbuena a pris place dans l'axe, un peu comme Messi. « Je n'ai pas fait ça que pour surprendre. J'en ai parlé avec les trois avant. Je voulais un schéma où chacun se sent mieux individuellement. Parce que je sais qu'après, ça rejaillit sur le collectif. Au début, ça les a fait rire parce qu'on avait tous besoin de décompresser mais ils ont vite adhéré. De toute façon, je ne suis pas là pour convaincre, explique la Dèche avant de revenir sur le rôle spécifique de Valbuena. Il décroche beaucoup. Il prend des coups mais il court de partout. Il s'en sort avec sa maîtrise technique et sa disponibilité. Et puis il n'a pas de grande course à faire pour défendre derrière, ça lui va » .


De quoi être confiant à l'approche des fameuses dernières journées ? Depuis hier soir, la donne a changé : Marseille a son destin entre ses mains. Pour autant, l'entraîneur phocéen l'assure, il n'a pas bondi de son canapé lorsque Gameiro a égalisé : «  Ils sont toujours devant, avec un point et un match en plus. Je ne vais pas me projeter sur Nice, ces trois points, on ne les a pas encore » . Plus que la démobilisation de son escouade, Deschamps craint la fatigue, physique et mentale, d'un groupe au vert depuis jeudi dernier. «  Et puis une finale, c'est une décharge d'adrénaline » . Une circonstance atténuante de plus pour Taïwo...

Par Romain Canuti, à la Commanderie

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des rumeurs disent qu'il se serait aperçu qu'il avait Valbuena sur les épaules qu'en rentrant aux vestiaires
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