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  1. // Décès de Lemmy Kilmister

Lemmy Kilmister, Fast & Furious Club !

Mort à 70 années. Comme un clin d’œil aux années 70 finissantes et au fracas Motörhead… Car si Lemmy n’était, paraît-il, pas très foot, l’âge d’or de son power trio fut pourtant totalement synchrone avec celui des clubs anglais, dominateurs de l’Europe (1977-1982). Magnéto, Serge !

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« No sleep till Hammersmith » … Le titre de cet album live sorti en 1981 retrace la tournée Blitzkrieg et « sans dormir » achevée par la destruction sonore totale de London, après l’anéantissement, ville après ville, du bon goût et de la niaiserie. Depuis 1977 et quatre albums telluriques (Motörhead, Overkill, Bomber et Aces of Spades), Lemmy-Attila et ses deux Huns score final (Fast Eddy Clarke et Philthy Animal Taylor), ont écrit sans trop le savoir la vraie BO des six succès d’affilée en C1 de Liverpool, Nottingham Forest et Aston Villa.

Another town, another place…


Le « No sleep » des tournées sans fin de Motörhead ressemblait comme deux mêmes chambres d’hôtel miteux au marathon infernal des clubs anglais de l’époque. Une First Division (ex-Premier League) à 22 clubs, une League Cup et une FA Cup avec ses matchs à rejouer en cas d’égalité, des matchs de coupes d’Europe disputés dans trois compètes (C1, C2 et C3), des matchs de gala dans le monde entier et pour les joueurs internationaux du rab avec leurs sélections respectives, notamment le Tournoi britannique de fin de saison (Angleterre, Galles, Irlande du Nord et Écosse) ! Forçat du rock ou forçat du foot : voilà ce qu’étaient les deux seules alternatives du jeune prolo anglais pour échapper à l’usine. Dès les sixties, le jeune working class zéro Lemmy Kilmister avait choisi le rock. Son physique de démolisseur axial aurait pourtant pu lui promettre une foutue carrière dans n’importe quel back four de Norwich, Sheffield ou Middlesbrough...


À la fin des seventies, lancés dans le tourbillon des gigs (concerts) et des fixtures (matchs), les rockers jouent sans répéter et les footballeurs jouent sans s’entraîner ! Pas le temps, tout simplement : « Another town, another place / Another girl, another face / Another truck, another race / I'm eating junk, feeling bad / Another night, I'm going mad / My woman's leaving, I feel sad / Another town I've left behind » (We are the road crew, album The Ace of spades - 1980). Elle fut sans doute là, la formule du succès du rock anglais et des clubs english : jamais de temps morts, pas de gamberge et let’s go ! No sleep till Hammersmith pour les uns et No sleep till Wembley pour les autres… Question alcools forts et mises aux verres, il y avait même du Lemmy chez Bob Paisley et Brian Clough, coachs mythiques de Liverpool et de Nottingham Forest. Comme des hard rockers en studio, Bob et ses adjoints mettaient au point au sein de leur célèbre Boot Room les tactiques des Reds en éclusant du pur malt écossais. Cloughy le pochtron, lui, incitait parfois ses gars de Forest à se murger « pour se relaxer » (sic). Comme lors de la veille de la finale de League Cup 1979 contre Southampton (3-2) noyée à coups de Lager, Guinness et champagne : « Another beer is what I need / Another gig, an’ my ears bleed / Another town, left behind / Another drink, completely blind »

Rock en Stoke


Et le style ? À l’anglaise : un peu technique, mais furieusement basique (amplis Marschall, made in England). On était en plein punk, dont Lemmy se réclamait plus que du heavy metal… Du déluge sonore construit sur le beat impeccable de Phylthy émergeait les coups de griffes lacérants du Fast Eddy, gratteux aussi habile que Keegan, Kennedy, Robertson ou Morley, balle au pied. Pour le reste, on allait à l’essentiel : gagner à dom et à l’extérieur avec une grosse discipline collective et un jeu pointé vers l’avant. Les Reds de Liverpool et de Forest attaquaient comme Lemmy faisait vrombir sa Rickenbacker : à grands coups de médiator, en gros accords saturés, en riffs à deux notes ou en cordes à vide pour faire plier toute résistance adverse. Motörhead ne faisait jamais de prisonniers, tout comme les clubs anglais rayaient tous leurs rivaux placés sur la carte européenne... L’ADN de Lemmy ne mentait pas non plus. Il est né à Stoke-on-Trent en 1945, dans la région des Midlands (Nottingham Forest et Aston Villa), soit l’un des deux centres névralgiques du grand foot anglais fin seventies, avec le North West England (Liverpool).

Le succès de Motörhead fut bien synchrone avec les victoires en C1 des deux clubs un peu improbables du coin, Forest (en 1979 et 1980) et Villa (en 1982). Mais manque de pot, le Stoke City FC est un des clubs les plus lose de toute cette grande région de foot, avec une seule League Cup gagnée en 150 ans d’existence (1972)… Son Stoke natal avait donc tracé le destin à la fois glorieux et foireux du Motörhead, résumé dans Ace of Spades (l’As de pique) : « You know I’m born to lose / And gamble’s for fools / That’s the way I like it baby / I don’t wanna live for ever / AND DON’T FORGET THE JOKER ! » Malgré un indéniable succès populaire et des concerts mémorables, les ventes d’albums de Motörhead reléguaient le groupe dans les divisions inférieures, loin derrière le rock déjà FM de Eagles, Fleetwood Mac, Supertramp, Queen, Foreigner… Mais Lemmy s’en foutait, traçant la route à 200 à l’heure « sans dormir » aux commandes de son Panzer, avec la Mort à la place du mort. Jusqu’au 28 décembre 2015, où c’est elle qui a pris le volant…


Par Chérif Ghemmour
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