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Lemar, le tueur timide

À vingt et un ans, Thomas Lemar fuit les médias et caméras par timidité. Tout l’inverse du joueur qui, sur le terrain, n’hésite jamais à prendre ses responsabilités dans les grands matchs.

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Thomas Lemar se souviendra longtemps de ses débuts en Ligue des champions, la vraie. À Wembley en septembre dernier, pour son premier match dans la compétition, le gaucher a vécu un formidable ascenseur émotionnel. Après un début de saison gâché par une blessure à la cheville, le numéro 27 avait commencé le match de Tottenham sur le banc avant de « profiter » de la rapide blessure de Nabil Dirar pour fouler la pelouse londonienne. Dans la foulée, il trouve la lucarne de Lloris au cœur de la première période d'une frappe du gauche. On a connu pire début. Il y a un peu plus de deux ans, à la même époque, le jeune milieu alors à Caen se préparait pour affronter Lens en Ligue 1. Un match où son temps de jeu allait durer... 60 secondes pour un magnifique 0-0 final. Cela montre le chemin parcouru par le Guadeloupéen en deux ans.


Une première saison sur le Rocher pour apprendre (34 matchs, 5 buts toutes compétitions confondues), une seconde pour se faire une place dans le onze de départ, mais aussi en équipe de France qu’il a intégrée en novembre dernier. Acheté une bouchée de pain à Caen durant le mercato 2015 (4 millions), le garçon en vaut aujourd'hui cinq fois plus et les grands clubs européens lui tournent déjà autour (Atlético de Madrid, Manchester City et le Bayern Munich notamment). Cette saison, le numéro 27 carbure à 10 buts en 34 matchs toutes compétitions confondues. Et le gaucher possède une corde unique à son arc : son pied gauche, ultime et précis. Au départ, ce fan de Xavi et Iniesta est surtout un joueur d'équipe. Ce n'est qu'à Monaco qu'il a pris goût à la sensation du buteur, ce qui élargit grandement sa palette.

Timidité maladive


Couvé à Caen, en lumière à Monaco, le garçon fuit pourtant les caméras et micros. À l’automne dernier, il s’était retrouvé face à la presse lors d’une conférence de presse d’avant-match contre Leverkusen. Ce fut un cauchemar. Mal à l’aise, réponse laconique, bafouillage, le garçon était passé à côté de son match médiatique. Il n’est pas rare de le voir refuser de répondre en zone mixte, même quand il sort une prestation aboutie. Qu’il joue ou non, qu’il soit bon ou non, Lemar ne s’arrête pas. Le service communication du club a dû, plusieurs fois, lui courir après pour qu’il daigne s’arrêter face aux micros pour ouvrir le robinet d’eau tiède. Il n’aime pas cet exercice et comme il est têtu...

Dommage, car Lemar, c’est la personnification même de la bonne pioche. Au sein de la cellule de recrutement du club, on a même parlé de l'ancien Caennais comme du « Robben de Guadeloupe » . Une île qu’il a quittée à quinze ans pour rejoindre Caen et la Normandie. Loin des siens. Papa est responsable des douanes et maman secrétaire médicale. Le socle familial est fort. Uni. Les Lemar ont deux fils. Le plus grand se destine à une carrière militaire quand le petit Thomas s'amuse avec un ballon dans les pieds. Malgré son physique de crevette (1,70m, 58 kilos), le gaucher se fraye très rapidement un chemin chez les professionnels. À seize ans, il joue avec la CFA, à 17, il signe son premier contrat professionnel. Tout va très vite, mais le jeune gaucher ne se met pas la pression.

Maux de têtes et nausées


Malgré un talent évident, il met du temps à se faire un chemin chez les professionnels. Son gabarit ne l'aide pas. Patrice Garande, l'entraîneur caennais, non plus. Le staff technique de Caen pense que le garçon n'est pas en mesure d'encaisser les coups et le jeu fermé d'une équipe qui se bat pour sa survie. Pour sa première titularisation en Ligue 1, contre Lorient, il sort à la 40e minute, victime d'une tachycardie à la suite d'un choc. Sur le pré, il se plaignait de maux de têtes et de nausées. Il ne rejouera plus pendant un mois. Par précaution. Bizarre, car physiquement ses résultats aux tests aérobies donnent le tournis. Lemar a trois poumons et pourtant, le temps de jeu lui manque.


À Monaco, il a d’abord commencé par apprendre la patience. La scène se déroule après l'élimination contre Valence en août 2015 dans les couloirs du Louis-II. La déception est encore présente, mais les discussions s'orientent rapidement sur un autre sujet : la bonne entrée de Thomas Lemar. Avant de rejoindre le parking, un membre du staff de l'AS Monaco s'arrête. On l'interroge sur le jeune numéro 27. La réponse est directe. Limpide. « À l'entraînement, c'est le meilleur. Et ce, depuis le début de saison. C'est un phénomène. Il va aller loin.  » Dix-huit mois plus tard, Lemar va commencer un 8e de finale de Ligue des champions dans la peau d’un titulaire, mais fuira les micros après le match.

Par Mathieu Faure
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