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Lejeune : « J'ai grandi au milieu des confits de canard »

Capitaine du FC Metz, Kevin Lejeune revient sur sa carrière, sa saison et sur ses pépins physiques en toute philosophie, fier de ce qu'il a accompli jusque-là. Une vie simple, entre terrains de foot et tiramisu.

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Salut Kevin, ça fait quoi de s’appeler Kevin ?
(rires) Je sais qu’on aime bien se moquer de ce prénom, mais moi, je ne l'ai pas trop subi.
« À mon époque, on était très peu de Kevin, j’étais au début de la vague. Moi, je m’appelle Lejeune, donc c’est surtout sur mon nom de famille que je me faisais charrier. »
À mon époque, on était très peu de Kevin, j’étais au début de la vague. Moi, je m’appelle Lejeune, donc c’est surtout sur mon nom de famille que je me faisais charrier. Les gens étaient surtout focalisés là-dessus.

Comment juges-tu ta saison au FC Metz, que ce soit sur un plan individuel ou collectif ?
Ma saison est un peu difficile à juger, parce que j’ai eu beaucoup d’absences, à cause de diverses blessures. Il y a toujours un temps où il faut revenir en forme, on joue pas mal sans être à 100 %. C’est une saison frustrante, car je ne peux pas donner la pleine mesure de mes capacités. Ensuite, sur un plan collectif, c’est sûr qu’on va lutter pour le maintien jusqu’à la fin (Metz est actuellement 16e avec deux points d'avance sur Dijon, le barragiste, ndlr). On est un promu, donc on s’y attendait. Le début de saison nous laissait espérer une fin un peu moins stressante, mais on a un peu le syndrome de Metz. Aux mois de décembre, janvier, février, c’est toujours plus compliqué. Il n’y a pas d’explications mathématiques, mais c’est peut-être dû à un hiver un peu plus dur qu’ailleurs, avec des pelouses un peu plus détériorées. Ça doit jouer un peu.


Cette année, le 18e est barragiste. Est-ce que ça enlève un peu de pression ?
C’est sûr que c’est une cartouche supplémentaire, mais ça nous soulagerait bien d’éviter cette double confrontation. Même si l’effectif de l’équipe de Ligue 1 est sûrement plus qualitatif que celui de Ligue 2, la courbe de confiance est dans l’autre sens, sachant que le troisième de Ligue 2 sort d’une bonne saison. Donc ça donnera forcément deux matchs disputés, à fort enjeu et à haute pression.

Comme tu le disais, tu enchaînes les blessures ces derniers mois. Ça ne pèse pas trop pour un footballeur ?
Les blessures se sont enchaînées à partir du mois de janvier l’année dernière. Je suis plutôt quelqu’un de positif, donc j’arrive à relativiser. Mais c’est vrai que c’est pénible. Quand on a une grosse blessure comme les croisés qui dure six mois, c’est un gros coup dur, mais tu as une vraie date butoir, tu peux te fixer un objectif clair. Là, c’est une élongation de trois semaines, une entorse de deux semaines, une déchirure au mollet de cinq semaines... À chaque fois, tu fais l’effort pour revenir en te disant que cette fois-ci c’est la bonne, et puis ça recommence. Petit à petit, le moral est entamé, c’est sûr.

Tu as été un joueur confirmé de Ligue 1 assez tôt dans ta carrière, avec quatre saisons pleines à Auxerre. Puis tu es repassé par la Ligue 2 et le National. Qu’est-ce que ça fait de retrouver l’élite ?
Quand j’étais en National avec Metz, j’avais toujours l’objectif de rejouer en Ligue 1 un jour. Le fait que ce soit avec Metz, c’est encore mieux. Jouer en Ligue 1 quand on est professionnel, c’est toujours un objectif. Et après avoir connu les divisions inférieures, ça donne encore plus envie de se maintenir régulièrement.

Quand tu as débarqué à Metz il y a cinq ans en National, est-ce que ça a froissé ton ego de redescendre deux crans en dessous de ce que tu as connu ?
On préfère toujours jouer au niveau au-dessus. Mais j’arrivais dans un très bon club, avec une histoire et un vrai esprit. Et puis de toute façon, c’était le 15 août, j’étais au chômage et j’avais envie de jouer. Je n’avais pas de caprices à faire. J’étais heureux d’avoir un contrat de travail et de faire mon métier. Je l’ai accepté assez sereinement. J’étais mieux en National que chez moi à ne rien faire.

Les premiers mois d’adaptation étaient difficiles à Metz. Comment tu l’expliques ?
Il y avait une méthode de travail que je devais assimiler avec Albert Cartier, qui finalement aujourd’hui m’a fait beaucoup de bien. Et puis sur un plan personnel, j’ai eu quelques petits soucis à gérer. Donc j’ai eu six mois de mise en place et d’adaptation, puis tout s’est bien enchaîné ensuite.

Qu’est-ce qui fait que ça se passe bien entre toi et ce club ?
Plein de choses : l’esprit du club, l’engouement des supporters, le côté familial et la reconnaissance du club envers des joueurs comme moi qui ont participé à pas mal d’aventures depuis quelques années. C’est une forme de reconnaissance mutuelle. Et puis, j’ai déjà expérimenté le fait de dire qu’on veut partir et d’aller dans un autre club. Chaque club est différent et l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Donc si je suis bien là, il n’y a aucune raison de changer.

J’imagine que tu fais allusion à ton départ d’Auxerre...
Oui, tout à fait. J’avais vingt-quatre ans, j’étais au club depuis neuf ans et demi. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour de la question et j’ai voulu partir. Du coup, je me suis retrouvé à Nantes, en Ligue 2, en difficulté dans la gestion. Je pars à l’hiver, et cette même année, Auxerre termine troisième et se qualifie pour la Ligue des champions la saison suivante. Donc forcément, je me dis que j’ai loupé une aventure sympa, avec mon club formateur qui plus est. J’ai voulu un peu forcer les choses, et ça n’a pas été payant. Donc maintenant, j’y réfléchis à deux fois avant de partir d’un club.



C’est vrai que l’après-Auxerre a été quelque peu difficile pour toi, avec ce prêt à Nantes et les deux saisons suivantes à Tours. Tu as traversé des moments de doute ?
C’est vrai qu’avec mon passé de joueur de Ligue 1 et d’international espoirs, on m’attendait plus que d’autres joueurs. Et j’ai fait des saisons régulières, correctes, mais pas au-dessus des autres. Je suis rentré dans le rang d’un bon joueur de Ligue 2, dans la catégorie de joueurs comme il y en a beaucoup. Mais c’est aussi la réalité d’un joueur de football. Quand on n’est pas un joueur exceptionnel, la marche à faire en avant ou en arrière est infime. Ça se joue à rien. Lorsque j’ai fait mes bonnes saisons à Auxerre, si j’étais resté ou si j’avais enchaîné dans un club plus prestigieux, ma progression aurait peut-être continué ou même explosé et je serais un autre joueur aujourd’hui. Mais ça marche aussi dans l’autre sens. Si à mes débuts à Auxerre, je n’avais pas fait les matchs que j’ai faits, peut-être que je ne serais jamais devenu un joueur de Ligue 1. Avec les mêmes qualités, la carrière peut basculer des deux côtés.

Donc, tu n’as pas de regrets concernant ta carrière, avec un peu de recul ?
Je suis lucide.
« C’est certain que j’aurais pu faire mieux. Mais j’aurais aussi pu faire moins bien. Je ne sais pas quand j’arrêterai ma carrière, mais j’aurai environ 150 matchs de Ligue 1 et 150 matchs de Ligue 2. »
C’est certain que j’aurais pu faire mieux. Mais j’aurais aussi pu faire moins bien. Je ne sais pas quand j’arrêterai ma carrière, mais j’aurai environ 150 matchs de Ligue 1 et 150 matchs de Ligue 2. J’aurai connu de belles choses et des choses plus difficiles. Je suis plus dans l’état d’esprit d’être fier de ce que j’ai fait plutôt que de regretter. On ne peut pas changer le passé de toute façon. Le football, c’est qu’une partie de ma vie, j’ai plein d’autres centres d’intérêt.


Est-ce que tu as l’impression d’avoir réussi à retrouver, après quelques années, le niveau que tu as pu avoir à Auxerre ?
Ce qui est sûr, c’est que mon jeu a énormément évolué. Je ne sais pas si je suis un joueur moins bon, mais je suis un joueur différent. Disons qu’à Auxerre, j’avais surtout un jeu de percussions, de dribbles, de puissance. Un jeu parfois un peu stéréotypé. Et aujourd’hui, je suis plus dans la passe, dans cette recherche d’équilibre entre l’aspect offensif et défensif. Avant, on me reprochait ce manque de qualités défensives. Je suis plus un joueur de collectif aujourd’hui. Je suis plus utile sur 38 matchs, mais moins décisif sur trois ou quatre matchs.

C’est sûr que tu t’es étoffé défensivement. Il y a par exemple ce retour de dingue où tu fais tomber Zlatan comme une mouche en 2014 à Saint-Symphorien...
C’est que la réaction dans le stade à ce moment-là est folle. C’est une action qui me caractérise bien. Je suis un joueur qui n’a pas peur d’aller au contact. Le fait que ce soit sur Zlatan, ça a amplifié le truc. C’était un clin d’œil marrant, même s’il n’y avait rien d’exceptionnel. C’est vrai que je suis quelqu’un qui a un tempérament plutôt calme dans la vie de tous les jours. Et quand je rentre sur le terrain, je me transforme un petit peu avec un côté agressif. Ça fait rire les gens qui me côtoient au quotidien. Je suis dans ma bulle, où il n’y a plus de place pour les gentils sur le terrain.

Tout à l’heure, tu parlais de tes autres centres d’intérêt. Quels sont-ils ?
Ma famille, mes enfants, déjà. C’est ce qu’il y a de plus important, ils m’aident à relativiser. Sinon, j’ai d’autres centres d’intérêts, comme le golf, ou la cuisine surtout. C’est quelque chose qui me plaît depuis très, très longtemps. Je pense qu’un jour dans ma vie, j’y viendrai. C’est une passion. Pourquoi pas ouvrir un restaurant.

Elle te vient d’où cette passion pour la cuisine ?
Ça doit venir du fait d’avoir grandi dans le Sud-Ouest au milieu des confits de canard et du foie gras. Je m’amusais à regarder ma mère cuisiner quand j’étais petit.

Du coup, tu donnes des conseils nutrition à tes coéquipiers ?
(rires) Non, pas vraiment, parce que ce n’est pas mon rôle. Et puis, je ne cuisine pas toujours des plats recommandables pour des footballeurs professionnels. Mais en tout cas, moi je n’ai jamais eu besoin d’avoir recours à un nutritionniste. En sept ou huit ans, mon poids n’a pas bougé d’un kilo, donc c’est que je me nourris convenablement. On peut manger de tout, si on ne fait pas trop d’excès. Il y en a qui mangent énormément et qui après se mettent à ne plus manger pendant trois jours. C’est le meilleur exemple à ne pas suivre pour prendre du poids. Moi, je mange constamment normalement.

C’est quoi ton plat signature ?
« Un moment, je faisais souvent des risottos, mais ça m’est un peu passé. »
C’est compliqué parce que justement, je fais rarement deux fois le même plat, car je suis rarement une recette. Ce que je fais régulièrement, c’est un tiramisu en dessert. Mais là encore, je garde juste la base de mascarpone comme ingrédient. Ensuite, ça peut être des framboises, du Kinder, du cookie... Un moment, je faisais souvent des risottos, mais ça m’est un peu passé.

Propos recueillis par Kevin Charnay
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