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Legrottaglie : « Dieu est souverain, mais il ne choisit pas pour moi »

Révélé au Chievo au début des années 2000 avant de signer à la Juventus, Nicola Legrottaglie (quarante ans) a été l'un des meilleurs défenseurs italiens de sa génération, mais on le retient surtout pour son énorme foi en Dieu qu'il n'a jamais hésité à partager.

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Cela vous va qu'on se souvienne plus du croyant que du footballeur ?
C'est la simple conséquence de mes expériences. J'aime que les gens me voient comme une personne voulant véhiculer un message positif et fondamental qui est celui du Christ. Dans le même temps, je me considère comme quelqu'un qui a fait beaucoup dans sa profession. Ce sont deux aspects qui vont de pair, encore plus depuis que j'ai embrassé le métier d’entraîneur, car je veux mettre en pratique certains principes dans le monde du foot.

Avant votre conversion, vous étiez vraiment le stéréotype du footballeur qui ne pensait qu'aux belles bagnoles et aux femmes désirables ?
Là où il y a le succès, la notoriété, l'argent et le pouvoir, les tentations sont logiquement plus nombreuses. Ceux qui vivent dans cet environnement sont dans une routine, rien ne leur suffit, ils veulent toujours plus. Ils n'arrivent pas à valoriser ce qu'ils possèdent et essayent d'avoir plus pour se sentir bien. Souvent, le joueur vit dans ce contexte d'égoïsme absolu où tout doit tourner autour de lui et il ne réussit pas à atteindre les objectifs préfixés dans la vie qui ne sont pas seulement être connu et riche, mais aussi construire une famille, être intègre.

Quel a été le déclic vous concernant ?
« Un jour, je suis revenu de discothèque et j'ai ressenti une profonde insatisfaction intérieure et j'ai découvert qu'elle était spirituelle. »
Quand j'allais danser, m'amuser, rencontrer des filles, je savais que je ne faisais pas les bonnes choses, je suivais la masse, je voulais être pareil que les autres. C'est le problème de nombreux jeunes aujourd'hui, car c'est le paramètre pour être considéré par les autres. Un jour, je suis revenu de discothèque et j'ai ressenti une profonde insatisfaction intérieure et j'ai découvert qu'elle était spirituelle. J'ai donc décidé de changer, de me remettre en question, de me reconnecter avec celui qui m'a créé, c’est-à-dire Dieu.

Il y a eu aussi cette rencontre avec votre ancien coéquipier Tomas Guzmán et les « Athlètes du Christ » .
Je m'étais rapproché du Seigneur, et après six mois, j'ai rencontré ce garçon qui m'a parlé de manière intime de Jésus. Il m'a fait connaître de plus près les écritures sacrées, la Bible. Là, j'ai vraiment découvert Dieu. Et puis, j'ai intégré cette association de sportifs croyants qui ont l'objectif de transférer les principes chrétiens dans le sport, c’est-à-dire la loyauté, la correction, l'amour pour les autres. Si on appliquait ces principes, chaque secteur de la société pourrait progresser.

Techniquement, vous êtes protestant évangéliste ?
Je suis né d'une dénomination évangélique, mais si on me demande qui je suis, je réponds que je suis un chrétien qui a connu Jésus, je ne fais pas de différence. Je fréquente toutes les personnes qui ont l'amour de Dieu, ce sont tous mes frères. J'ai juste fait un nouveau baptême à trente ans, car en lisant la Bible, j'ai appris que le vrai baptême se fait quand on est conscient.

Vous pouviez vous limiter à cette croyance, pourquoi l'avoir partagée en écrivant deux livres ?
Parce qu'on me l'a demandé ! Les gens ont vu un changement en moi, les journalistes m'ont posé des questions. J'ai juste répondu de façon sincère en expliquant que je vivais une expérience de foi.

Sur internet, on trouve de nombreuses vidéos où vous partagez votre expérience. Ce talent d'orateur est naturel ?
Oui, je crois que c'est un don que Dieu m'a donné, mais qui doit être cultivé, amélioré, approfondi. En plus de ce don, j'ai beaucoup lu, je me suis préparé.

Cette exposition a-t-elle provoqué des réactions négatives dans le milieu du foot ?
Tout le temps. Chaque dimanche, il y avait des situations un peu étranges, même en temps qu'entraîneur. L'an dernier, quand on perdait des matchs avec l'Akragas, j'étais attaqué sur ma foi. Disons que j'avais anticipé certaines réactions, j'étais préparé. Quand vous dites la vérité, cela provoque toujours une division. Il est arrivé la même chose au Seigneur. Ce qui me fait peur, c'est ce que la société veut. Aujourd'hui, quand quelqu'un comme moi parle de sa foi, les gens se disent : « De toute façon, il parle de Dieu. » Ils ne comprennent pas que parler de Dieu et ses valeurs signifie un changement historique dans tous les secteurs, cela apporterait un équilibre et donc la paix, mais on préfère faire semblant de rien... Là aussi, il y a eu une division. Certains m'ont apprécié et encouragé, toujours de manière discrète. D'autres m'ont critiqué, mais jamais en face, toujours dans mon dos, mais cela ne m'a jamais inquiété. Quand j'étais footballeur, il y avait plus de retenue, car les dirigeants avaient besoin de moi. Aujourd'hui, en tant qu'entraîneur, certains peuvent penser que j'ai l'intention de convertir tout le monde ou alors que je suis trop bienveillant. C'est une grosse erreur, je veux juste mettre en pratique des principes de vie.

En 2007-08, vous étiez à deux doigts de signer au Beşiktaş. Cela ne s'est pas fait pour des raisons religieuses ?
« Je n'aurais eu aucun problème à évoluer dans un pays musulman. »
Dieu est souverain absolu, mais il ne choisit pas pour moi, il peut me donner des indications via certaines circonstances, mais à la fin, c'est moi qui décide. Au début, j'étais hésitant à cause de mon expérience de foi, mais j'ai finalement été convaincu, sauf que l'UEFA a bloqué le mercato du Beşiktaş. Sinon, je n'aurais eu aucun problème à évoluer dans un pays musulman.

Dans tout votre parcours, on a surtout retenu votre vœu de chasteté.
J'ai partagé cent aspects, mais c'est celui qui a suscité le plus d'intérêt médiatique. Je n'ai fait que répondre à une question d'un journaliste et cela a fait la une de tous les médias le lendemain. J'ai donc dû préciser ma pensée, sinon certains peuvent croire que Dieu n'autorise pas les rapports sexuels avec sa femme. Non, Dieu nous a offert cette bénédiction qui est le sexe, mais comme tout, il veut que ce soit utilisé avec ses règles. Le sexe, comme le café, le travail, l'alcool, etc. provoque des effets négatifs s'il est utilisé de mauvaise manière. J'ai compris que c'était une bénédiction qui devait être utilisée dans les règles, c'est-à-dire celle du mariage, avec la personne que Dieu a installé à vos côtés et pour toute votre vie.

On peut entendre les rires d'un enfant en fond, le vœu de chasteté aurait donc porté ses fruits ?

Oui, il s'appelle Pietro, il est le fruit de mon mariage avec Erika il y a trois ans. Quand vous respectez les principes, vous êtes récompensé et béni sur le long terme.

Vous avez déclaré qu'il n'y a pas de place pour Dieu dans le foot. Pourquoi restez-vous dans ce milieu ?
C'est mon travail depuis vingt ans et laisser cet environnement entre les mains de personnes qui n'ont pas de principe, je dis non. J'essaie de laisser une trace à mon niveau. Le foot peut être un véhicule incroyable de transformation de la société, surtout pour les jeunes qui nous prennent pour modèles et qui pourraient donc grandir différemment par rapport à la précédente génération.

Les expressions « Messi dieu du foot » ou « la main de Dieu » vous dérangent ?
Le problème n'est pas ce que disent les autres. J’espère que ces personnes se rendent compte qu'elles luttent contre leur propre personnage. Même si ce sont de grands champions, ils auront besoin de Dieu un jour. J'espère qu'ils comprendront vite qu'ils vivent dans un monde faux. Les autres vous font sentir comme un Dieu, vous acclament, mais cela s'éteint un jour, et que reste-t-il ?

Roberto Baggio, souvent considéré comme le plus grand joueur italien de l'histoire, a choisi le bouddhisme.
Cela fait partie des philosophies que je ne partage pas, même si certaines choses sont intéressantes. Il a fait ce choix que je respecte. Le vrai Dieu n'est pas nous-mêmes, il existe, il est vrai et c'est le Christ, il n'y a pas d'autres dieux. On n'a jamais eu l'occasion d'en parler, mais j'aimerais pouvoir me confronter un jour avec lui.

Qui a été le plus fort, le premier Legrottaglie qui a signé à la Juve en 2003 ou le second qui a ressuscité quelques années plus tard ?
Le premier était très fort physiquement, le second plus mature et professionnel. Les deux feraient un excellent mix.

Que se passera-t-il lorsque Gabriel Jesus et Juan Jesus vont se rencontrer sur un terrain ?
(Rires) J'espère qu'ils vont se parler, se saluer, raconter pourquoi ils s'appellent Jésus, car il doit bien y avoir une raison. Leurs familles ont probablement le Christ dans leur cœur. J'espère surtout qu'ils sont de bons témoins, car porter ce nom est une responsabilité.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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