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Leekens, l'homme sans qualités

La Belgique, qui n'a plus disputé de compétitions internationales depuis 2002, n'a peut-être jamais autant disposé d'autant de joueurs de haut niveau. Leurs talents individuels n'ont pourtant pas encore composé d'équipe compétitive. La faute de leurs différents sélectionneurs ?

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Peut-être bien que la Belgique d'aujourd'hui ressemble à la France de 1994/95 qui accumulait les matchs nuls sans but sans trouver son équilibre ? A moins qu'elle ne lorgne du côté du Portugal ou de l'Argentine des 10's, des équipes blindées de talents individuels mais dépourvues d'expression collective. Les Diables Rouges ont pourtant formé une première génération comme le pays n'en avait plus connue depuis les glorieuses années 80. Les premières germes d'une nouvelle politique de formation née après France 98. L'émergence des jeunes pousses (Witsel, Defour, Fellaini, etc.) du Standard de Liège lors du titre du printemps 2008 et le départ prématuré vers l'étranger de joueurs pré-pubères (Vermaelen, Dembélé, Vanden Borre...) laissaient penser que la Belgique allait redevenir une puissance qui compte. Une quatrième place aux Jeux olympiques allait dans ce sens. C'était sans compter sur l'Union belge (la 3F d'outre-Quiévrain) qui allait d'abord prolonger Vandereycken (le costard était trop grand pour lui) au printemps 2008 malgré une campagne catastrophique pour la qualif' à l'Euro avant de débaucher Dick Advocaat dans la foulée, encore sous contrat avec le Zénit Saint-Pétersbourg...et de nommer Franckie Vercauteren pour gérer l'intérim avant que le coach néerlandais n'arrive six mois plus tard . Ouf. Finalement viré du club russe trois mois plus tard, Advocaat débarque en octobre pour tenir les rênes des Diables. Deux mois plus tard, il annonce à la fédération qu'il va aussi entraîner pendant les six prochains mois, l'AZ Alkmaar. Contre toute attente, l'Union belge cède. Comme Advocaat n'est pas un ingrat, il abandonne son poste en avril, « préférant la fonction de sélectionneur en Russie, sportivement plus intéressante  » . Pressenti, Preud'homme, l'homme du miracle liégeois, décline, préférant se consacrer à son nouveau club, la Gantoise. Marc Wilmots, l'adjoint d'Advocaat, est stupidement jugé trop jeune et les caciques belges nomment Georges Leekens, treize ans après sa première expérience à la tête de la sélection. Il y a donc une fédération plus incompétente que la FFF en Europe...

Peut-être bien aussi que le Georges Leekens 2011 ressemble foutrement au Raymond Domenech 2008/10 ? Même absence de palmarès, mêmes résultats calamiteux, même inaptitude à gérer un groupe et ses fortes têtes. Seule différence notable, la capacité de « Long couteau » à communiquer, à se poser en candidat idéal. Un peu comme le 'Ray' du début (2004/05, principalement). Néanmoins, cette propension à être là au bon endroit au bon moment en a pris un coup avec la phase éliminatoire des Belges à l'Euro polono-ukrainien. Des nuls en l'Azerbaïdjan (1-1) et contre l'Autriche (4-4) à domicile et et ce même score de parité contre la Turquie à Bruxelles (1-1) en juin qui scellait les derniers espoirs des Diables. Ce jour-là, et contre toute raison, Leekens a sorti Hazard à l'heure de jeu, au moment de faire la décision. De rage, le joueur de Lille s'en est allé bouffer un burger après un passage par les vestiaires sans voir la fin du match. Depuis vendredi dernier, et sa défaite à domicile contre la Croatie (0-3), on sait à peu près où situer l'équipe de Gus Hiddink sur l'échiquier européen... Un grand nombre de joueurs belges brillent pourtant un peu partout sur le continent : Witzel éclabousse à Benfica depuis cet été ; Defour tente de faire sa place à Porto ; Lukaku a signé à Chelsea, Courtois de même (avec prêt à l'Atletico) ; Verthongen (à l'Ajax), Simons (à Nuremberg) et Lombaerts (au Zénit), peu connus ici, sont mieux que d'honnêtes joueurs de club ; sans parler de Fellaini (Everton), Hazard, van Buyten (Bayern), Dembélé (Fulham), Vermaelen (Arsenal) et ne dit-on pas de Vincent Kompany qu'il est le meilleur central de la planète ?

L'heure de Wilmots ?

Peut-être bien que l'illusion Leekens continue à égayer les réunions de l'Union belge mais de plus en plus de gens au royaume réclament son départ . La presse et les supporters ne cessent de rappeler ses déboires avec Enzo Scifo lors de la Coupe du Monde 1998 (élimination au premier tour). On souligne aussi sa quasi absence de palmarès - son titre de champion de Belgique remonte à plus de vingt ans -, ses (ultra) brèves expériences à l'étranger (quelques mois à Roda, à Trazbonspor et en Algérie) et la modestie des clubs qu'il a entraînés (Lokeren, Courtrai, Mouscron, la Gantoise et une demi-saison à Anderlecht). Comme pour Domenech, les Diables le soutiennent en public. Fellaini : «  Tous les joueurs sont derrière le coach et le soutiennent. J'espère qu'il restera avec nous car il fait du bon boulot » . Kompany : « Je ne vois pas pourquoi il faut se poser des questions à son propos. Bien sûr qu'il faut continuer avec lui » . Comme pour 'Ray', on doute que le discours soit le même en privé. Ses décisions sont souvent effarantes. Ce soir, par exemple, il devrait aligner quatre défenseurs centraux derrière. Outre la charnière Kompany-van Buyten, Vermaelen et Alderweireld (Ajax) occuperont les couloirs. Miam, miam...


Peut-être bien que l'Union belge continuera en janvier avec Georges Leekens, l'homme sans qualités ni palmarès ? Au pays de Magritte et de l'absurde roi, tout est possible. Sans Preud'homme et Vercauteren, partis monnayer leur talent aux pays de l'or noir, et dans l'incertitude de ce que fera Gerets, si d'aventure le Maroc gagne la CAN, la fédération serait inspirée de nommer Marc Wilmots qu'on verrait bien dans la panoplie du T1 (le terme belge pour désigner l'entraineur principal, ndlr). Faute de grives, on mange des merles... Mais avec de tels dirigeants, le pire est toujours à venir même quand on regorge de talents.


Par Rico Rizzitelli
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