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Leeds United, l'enfer d'un peuple

Un cinquième entraîneur viré en l'espace de vingt mois, un président provisoirement suspendu et des finances qui ne cessent de souffler sur les braises d'une belle endormie, Leeds United est plus que jamais dans la tourmente. Comme si un cauchemar s'était installé dans le rêve d'une génération toute entière.

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Billy Bremner est une légende. Dans les cœurs, à Elland Road, Billy est même un petit peu plus que ça. Le vieux Bremner est le capitaine et il le restera. C'est écrit dans le vieil hymne, celui chanté par les supporters de Leeds United, Marching on Together. Pour ces anonymes, Billy Bremner est le meilleur joueur de l'histoire du club, celui de Leeds, la belle honnie. Il en sera même son guide, debout derrière la ligne blanche d'Elland Road, pendant trois ans. Du 11 octobre 1985 au 28 septembre 1988, l'ancien artiste des années 60 avançait en suivant une ligne directrice : « En football, hier remonte à longtemps. » Cette phrase, une autre icône de Leeds, le Sergeant Howard Wilkinson, la traduira en acte. Une fois nommé entraîneur de Leeds United, Wilkinson s'empressera de décrocher des murs d'Elland Road tout souvenir de Don Revie, double champion d'Angleterre avec le club dans les années 70. La raison : « Ce n'étaient que des béquilles pour les gens qui se berçaient encore de la gloire de ces grandes heures révolues.  » On peut monter un présent, préparer un avenir. On ne peut reconstruire un passé. On peut seulement le détruire.

Le prix de la gloire


Leeds United est un tableau. Une œuvre magnifique qui a marqué au fer rouge l'histoire du football européen. Il y a ces souvenirs du printemps 2001 où le FC Valence d'Héctor Cúper fit tomber les Whites en demi-finale de Ligue des champions à Mestalla. C'était le Leeds de Rio Ferdinand, le gamin, de la paire Dacourt-Bakke et du trio Smith-Kewell-Viduka. David O'Leary était sur le banc et il rêvait. Lui aussi. Il y a également ces images des premiers gamins qui sortent de l'académie installée par Howard Wilkinson. On pense tout de suite à Paul Robinson, Gary Kelly, Jonathan Woodgate. C'était il y a 15 ans. Leeds United est devenu un songe. Par l'explosion du système Risdale, lui, le bâtisseur d'un rêve spéculatif construit sur des prêts à court terme pour acheter des joueurs. Un circuit qui se refermera sur l'ancien président du club et qui se soldera par une dette abyssale de 110 millions d'euros. La gloire a un prix. La chute aussi.

Pendant de nombreuses années, Peter Ridsale a acheté le rêve d'Elland Road. Il a floué celui de 37 000 personnes, de nombreuses familles. Son départ, en mars 2003, marquera la bascule entre le passé d'un mythe et le présent d'un jouet qu'on se passe de propriétaire en propriétaire. En mai 2004, Leeds United tombe en deuxième division, quitte alors la Premier League pour ne jamais la retrouver. Ken Bates, l'ancien président du rival Chelsea, rachètera le club en 2005. C'est la fin d'une époque. L'historique Lucas Radebe prend sa retraite, le club ne cesse de s'endetter et est pénalisé de dix points au classement. Direction la League One, le troisième échelon national, du jamais vu à Leeds, troisième plus grande ville d'Angleterre. Le dernier souvenir de l'ère Wilkinson, Gary Kelly, range à son tour son maillot. Les supporters ont trouvé leur cible : Ken Bates, le destructeur. L'ancien entraîneur, Kevin Blackwell, prend alors la parole dans le Yorkshire Evening Post et explique « n'avoir jamais vu un club comme ça. Si Leeds United peut aller mal, il va aller mal » .

Le col est long, très long après une chute. Elland Road va alors se trouver de nouvelles figures : Fabian Delph ou Jermaine Beckford. Il y aura aussi ces exploits, comme ce soir de FA Cup, en janvier 2010, où le détesté Manchester United tombera. Les Whites redeviennent les Whites. Mais les comptes restent flous. Ken Bates est accusé de mauvaise gestion, personne ne comprend où va l'argent, alors que les néo-perles locales filent à l'étage supérieur. La parenthèse GFH Capital s'ouvre alors avec cette triste impression : une nouvelle fois, Leeds United va tout casser pour tout reconstruire. Le club est en soins palliatifs sur le plan financier, sa tutelle est temporaire, alors que les salaires de l'effectif continuent d'exploser. « Leeds United est un club dangereux, il vit au-dessus de ses moyens. 18 millions de livres sur les salaires, c'est indécent ! Il doit vivre avec 5 millions maximum  » , expliquera lors de son arrivée la faucheuse Massimo Cellino, président pendant 22 ans du club de Cagliari et qui rachète le club en avril 2014.



Cellino, la faucheuse fauchée


Sauf que Cellino est connu des supporters de Leeds United. L'homme a écumé trente-cinq coachs en plus de vingt ans en Italie. À Elland Road, de vieux maillots ressortent avec le texte suivant : « 2004, Premier League. 2005, Championship. 2007, le bateau coule. 2008, le bateau est abandonné. » Massimo Cellino sera même accueilli par des policiers après avoir décidé, dans un premier temps, de virer le coach Brian McDermott avant de le reprendre finalement quelques jours plus tard. Près de vingt mois plus tard, la bombe Cellino a totalement explosé. La faute à des enquêtes judiciaires à répétition pour évasion fiscale répétée. Mais aussi à une réputation confirmée et déjà cinq coachs consommés, dont le dernier, Uwe Rösler, qu'il considérait comme «  l'entraîneur qu'il n'avait jamais autant aimé  » , a été viré cette semaine après douze matchs dirigés.

Cellino est détesté. Par Elland Road, par la presse et en interne. À son arrivée, l'Italien avait même viré près de 70 salariés du club dont trois ambassadeurs historiques : Peter Lorimer, meilleur buteur de l'histoire de Leeds United, Eddie Gray et l'ancien défenseur Dominic Matteo. Mardi, Elland Road est retombé dans le chaos. Le communiqué est tombé dans la matinée, seulement deux minutes après une autre annonce : la suspension de toute fonction officielle par la Football League de Massimo Cellino pour évasion fiscale. Encore. L'Écossais Steve Evans a été nommé sur le banc et a ramené un nul de Fulham. Ce samedi, il ira défier Bolton avant de découvrir Elland Road contre Blackurn. Une nouvelle fois, Leeds United, la belle, est tombée sans personne pour la relever. Nul ne sait où il va retrouver le club. Nul ne sait où les comptes du club en sont. En octobre 1985, Eddie Gray prenait la porte d'Elland Road. En octobre 2015, Uwe Rösler l'a imité. Retour vers le futur.

Par Maxime Brigand
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Gratte Un Dos Finnois Niveau : DHR
Quelle tristesse, ce club et ses supporters méritent tellement mieux...
saddam_usain_bolt Niveau : CFA2
La saule éclaircie dans tout ça, c'est que Steve Evans est bien capable de faire des miracles avec Leeds...
C'est triste de voir à quel point les incompétents et les escrocs se sont succédés à Leeds. Ce club avait une vraie cote de sympathie lors de ses passages en Ligue des Champions, grâce aux coups francs de Harte, les buts de Viduka, les passes de Kewell, les cheveux peroxydés d'Alan Smith... Quand au nom de Bremner, ça me fait repenser à The Damned United, avec un Bremner qui pourrit l'arrivée de Clough à Leeds.
Article d'un niveau très supérieur à ce que produit généralement Sofoot sur Leeds, club véhiculant malgré lui bien des légendes urbaines.. L'une ou l'autre précisions toutefois, pour bien mesurer le sacrilège commis par Cellino..

Eddie Grey fut le probable meilleur ailier britannique de son temps, il n'y aurait guère matière à discussion entre lui et Best pour peu que ce fût Grey qui joua à United..

Lorimer reste je crois le recordman de buts et de longévité, pas loin d'un quart de siècle à Elland Road comme joueur quoiqu'entrecoupé de prêts et d'aventures exotiques..

Leur éviction en somme, c'est un peu comme si Beckenbauer et Müller étaient brutalement dégagés du Bayern par un lointain et peu recommandable aventurier..

Après il y a deux écoles.. Matière d'une part à considérer que ce club vivait dans le passé et que la grande famille instituée dans les années 1960, ou ce qu'il en reste, était devenue un frein incompatible avec le foot-business hyper-mondialisé et désincarné.. En ce sens, on pourrait à la rigueur concevoir que Cellino compte pragmatiquement faire table rase du passé pour avancer, pourquoi pas..

Mais les antécédents de Cellino sont tels, et l'identité et la raison d'être de ce club à ce point liées à l'esprit communautaire et coopératif créé par Revie, qu'il m'apparaît surtout que les papys paient au comptant la résistance opposée, et que quand ce club sera pour de bon devenu une coquille vide..
Message posté par AlexMinot
C'est triste de voir à quel point les incompétents et les escrocs se sont succédés à Leeds. Ce club avait une vraie cote de sympathie lors de ses passages en Ligue des Champions, grâce aux coups francs de Harte, les buts de Viduka, les passes de Kewell, les cheveux peroxydés d'Alan Smith... Quand au nom de Bremner, ça me fait repenser à The Damned United, avec un Bremner qui pourrit l'arrivée de Clough à Leeds.


Sa cote de sympathie était infiniment plus grande, sur le continent du moins, de la seconde moitié des années 1960 à la première des années 1970 ; équipe alors inégalable mais bien peu gâtée par les événements..

Clough, Damned United.. A prendre avec de sacrées pincettes..
Quelques anecdotes sur cette 'sympathique' équipe de Leeds des années 60-70...Sprake, le gardien qui sortait genoux en avant pour blesser l'adversaire...Allan Clarke, qui sautait le plus souvent coudes écartés pour faire le plus mal possible...Billy Bremner qui était un vrai psychotique sur un terrain...la femme de Jackie Charlton à qui on avait annoncé que son mari reviendrait à la maison avec une jambe cassée après un match et qui avait répondu en levant les yeux au ciel 'Mon Dieu...à qui appartient elle?'...le 7-0 de Southampton où les joueurs de Leeds avaient joué au keepie-uppie les 15 dernières minutes du match en humiliant les joueurs adverses plus que de raison...le titre du Daily Mail 'the cheaters cheated',( ce qui en disait très long sur la cote du club en Angleterre en dehors de la ville de Leeds) après la finale au Parc des Princes contre le Bayern...une équipe vraiment très 'sympathique' comme je disais.
Message posté par LBDT14
Quelques anecdotes sur cette 'sympathique' équipe de Leeds des années 60-70...Sprake, le gardien qui sortait genoux en avant pour blesser l'adversaire...Allan Clarke, qui sautait le plus souvent coudes écartés pour faire le plus mal possible...Billy Bremner qui était un vrai psychotique sur un terrain...la femme de Jackie Charlton à qui on avait annoncé que son mari reviendrait à la maison avec une jambe cassée après un match et qui avait répondu en levant les yeux au ciel 'Mon Dieu...à qui appartient elle?'...le 7-0 de Southampton où les joueurs de Leeds avaient joué au keepie-uppie les 15 dernières minutes du match en humiliant les joueurs adverses plus que de raison...le titre du Daily Mail 'the cheaters cheated',( ce qui en disait très long sur la cote du club en Angleterre en dehors de la ville de Leeds) après la finale au Parc des Princes contre le Bayern...une équipe vraiment très 'sympathique' comme je disais.


Daily Mail, tout un programme..

A ce registre, largement exagéré dès lors qu'étaient évoqués les joueurs du Yorkshire, on trouvait alors et tout bonnement d'équivalents dans le solde du foot anglais, pour le moins violent à l'époque..

La véritable différenciation de ce "Grand Leeds" (ainsi qu'il était surnommé sur le contient, eh oui..) n'était point en termes de violence, mais bien plutôt de jeu produit ; le reste tint surtout d'une assez grotesque construction médiatique.
Message posté par Bota67


Daily Mail, tout un programme..

A ce registre, largement exagéré dès lors qu'étaient évoqués les joueurs du Yorkshire, on trouvait alors et tout bonnement d'équivalents dans le solde du foot anglais, pour le moins violent à l'époque..

La véritable différenciation de ce "Grand Leeds" (ainsi qu'il était surnommé sur le contient, eh oui..) n'était point en termes de violence, mais bien plutôt de jeu produit ; le reste tint surtout d'une assez grotesque construction médiatique.


Les tabloïds reflètent l'opinion d'une certaine couche de la population et l'équipe de Leeds était tout simplement détestée par énormément de monde à l'époque que tu le veuilles ou pas...pour les joueurs violents, on en avait toujours un voire deux par équipe c'est vrai (MacKay, Tommy Smith ou autres), mais pour Leeds c'était plutôt six ou sept. Pour la grotesque construction médiatique, tu devrais revoir quelques matches d'époque ou relire certaines interviews de joueurs de Leeds qui (une fois leurs carrières terminées), ont confessé que Revie organisait par exemple de véritables sessions d'entrainement pour contester le plus 'efficacement' les décisions de l'arbitre (presque systématiquement entouré à chaque coup de sifflet, mais jamais par les mêmes joueurs d'une faute sur l'autre pour lui mettre un maximum de pression et ainsi éviter que l'homme en noir prenne un joueur en grippe)...sessions qui ont été reprises par Ferguson au temps où il entraînait Aberdeen (c'est Willie Miller qui avait vendu la mèche). Un club vraiment 'charmant' qui je te l'avoue volontiers a été victime d'une poisse sans équivalent pendant une dizaine d'années en perdant un grand nombre de titres dans des circonstances 'malheureuses' et en se faisant voler plus d'une fois, mais qui sème le vent récolte la tempête n'est ce pas?
Message posté par LBDT14
la femme de Jackie Charlton à qui on avait annoncé que son mari reviendrait à la maison avec une jambe cassée après un match et qui avait répondu en levant les yeux au ciel 'Mon Dieu...à qui appartient elle?'...le 7-0 de Southampton où les joueurs de Leeds avaient joué au keepie-uppie les 15 dernières minutes du match en humiliant les joueurs adverses plus que de raison...le titre du Daily Mail 'the cheaters cheated',( ce qui en disait très long sur la cote du club en Angleterre en dehors de la ville de Leeds) après la finale au Parc des Princes contre le Bayern...une équipe vraiment très 'sympathique' comme je disais.


Je ne comptais pas réagir davantage, mais quand même..

Charlton..ou Norman Hunter (y a peu ou prou la même histoire le concernant..), l'impression que tu confonds..

Les passes à 10 lors du 7-0 contre Southampton? Les footix se touchent aujourd'hui sur ce genre de choses quand c'est Barcelone qui le fait.. Et qu'eussent-ils dû faire? Leur en coller 10 (ils en mirent 5 dans le même timing contre United, sans davantage forcer..)? Sans compter qu'à l'époque, pour les Whites : l'obsession fut toujours de ménager le noyau, notoirement réduit quoique luttant d'année en année et jusqu'au printemps sur 3 à 4 fronts ; d'ailleurs ce qui leur coûta une élimination tonitruante contre les Belges du Lierse, leur seul véritable échec sur la scène européenne en 10 ans..)..

Bremner le psychotique? C'était une teigne, oui..mais que dire alors de McCreadie à un orteil de le décapiter..ou de Stiles, Harris.. Pas de place pour les poètes à l'époque.

Et laisse surtout aux acteurs du jeu d'apprécier "la cote du club en Angleterre" (ou ailleurs), puisqu'en l'espèce des Shankly, Nicholson, Allison.., quoique rivaux féroces, ne manquèrent jamais d'exprimer leur..admiration absolue pour ce club..

Tout le reste serait du même acabit : pollution médiatique et sensationnaliste (pour faire bref ; ressorts infiniment compliqués..)..
Message posté par LBDT14


Les tabloïds reflètent l'opinion d'une certaine couche de la population et l'équipe de Leeds était tout simplement détestée par énormément de monde à l'époque que tu le veuilles ou pas...pour les joueurs violents, on en avait toujours un voire deux par équipe c'est vrai (MacKay, Tommy Smith ou autres), mais pour Leeds c'était plutôt six ou sept. Pour la grotesque construction médiatique, tu devrais revoir quelques matches d'époque ou relire certaines interviews de joueurs de Leeds qui (une fois leurs carrières terminées), ont confessé que Revie organisait par exemple de véritables sessions d'entrainement pour contester le plus 'efficacement' les décisions de l'arbitre (presque systématiquement entouré à chaque coup de sifflet, mais jamais par les mêmes joueurs d'une faute sur l'autre pour lui mettre un maximum de pression et ainsi éviter que l'homme en noir prenne un joueur en grippe)...sessions qui ont été reprises par Ferguson au temps où il entraînait Aberdeen (c'est Willie Miller qui avait vendu la mèche). Un club vraiment 'charmant' qui je te l'avoue volontiers a été victime d'une poisse sans équivalent pendant une dizaine d'années en perdant un grand nombre de titres dans des circonstances 'malheureuses' et en se faisant voler plus d'une fois, mais qui sème le vent récolte la tempête n'est ce pas?


"Grotesque construction médiatique"? Non, tu as raison : "machination" serait quelques-fois plus indiqué, mdr..

Car dans leurs rapports avec ce club, il est tout de même bon de rappeler que les tabloïds allèrent jusqu'à payer le gardien Sprake (que tu évoquais plus haut, raison pour laquelle j'y pense) des..milliers de livres (une quinzaine de milliers?) pour qu'il accuse son ancien club de corruption etc. (avant de se rétracter au moment de prêter serment, bien sûr)..

Ces sessions que tu évoques sont tardives et datent du contact avec les clubs italiens en coupes d'Europe, rien d'endogène donc, c'était dans l'air du temps genre marche ou crève.

Et on serait bien étonnés de savoir les pratiques auxquelles se prêtaient d'autres clubs, mais bon : là-bas ça passait comme une lettre à la poste..

Sur le jeu pratiqué, sorry et à compter de la fin des années 1960 : c'était tout bonnement brillantissime..ce qui n'exclut effectivement pas qu'ils sussent mettre le pied quand il le fallait, ne pas en convenir serait malhonnête, mais..
Message posté par Bota67


Je ne comptais pas réagir davantage, mais quand même..

Charlton..ou Norman Hunter (y a peu ou prou la même histoire le concernant..), l'impression que tu confonds..

Les passes à 10 lors du 7-0 contre Southampton? Les footix se touchent aujourd'hui sur ce genre de choses quand c'est Barcelone qui le fait.. Et qu'eussent-ils dû faire? Leur en coller 10 (ils en mirent 5 dans le même timing contre United, sans davantage forcer..)? Sans compter qu'à l'époque, pour les Whites : l'obsession fut toujours de ménager le noyau, notoirement réduit quoique luttant d'année en année et jusqu'au printemps sur 3 à 4 fronts ; d'ailleurs ce qui leur coûta une élimination tonitruante contre les Belges du Lierse, leur seul véritable échec sur la scène européenne en 10 ans..)..

Bremner le psychotique? C'était une teigne, oui..mais que dire alors de McCreadie à un orteil de le décapiter..ou de Stiles, Harris.. Pas de place pour les poètes à l'époque.

Et laisse surtout aux acteurs du jeu d'apprécier "la cote du club en Angleterre" (ou ailleurs), puisqu'en l'espèce des Shankly, Nicholson, Allison.., quoique rivaux féroces, ne manquèrent jamais d'exprimer leur..admiration absolue pour ce club..

Tout le reste serait du même acabit : pollution médiatique et sensationnaliste (pour faire bref ; ressorts infiniment compliqués..)..


Exact, c'est

Norman 'Bite Yer Leg' Hunter...mille excuses...
Message posté par LBDT14


Exact, c'est

Norman 'Bite Yer Leg' Hunter...mille excuses...


T'excuser? Et puis quoi encore?

Ca m'arrive tout le temps de confondre de noms, point d'excuses voyons..
Message posté par Bota67


"Grotesque construction médiatique"? Non, tu as raison : "machination" serait quelques-fois plus indiqué, mdr..

Car dans leurs rapports avec ce club, il est tout de même bon de rappeler que les tabloïds allèrent jusqu'à payer le gardien Sprake (que tu évoquais plus haut, raison pour laquelle j'y pense) des..milliers de livres (une quinzaine de milliers?) pour qu'il accuse son ancien club de corruption etc. (avant de se rétracter au moment de prêter serment, bien sûr)..

Ces sessions que tu évoques sont tardives et datent du contact avec les clubs italiens en coupes d'Europe, rien d'endogène donc, c'était dans l'air du temps genre marche ou crève.

Et on serait bien étonnés de savoir les pratiques auxquelles se prêtaient d'autres clubs, mais bon : là-bas ça passait comme une lettre à la poste..

Sur le jeu pratiqué, sorry et à compter de la fin des années 1960 : c'était tout bonnement brillantissime..ce qui n'exclut effectivement pas qu'ils sussent mettre le pied quand il le fallait, ne pas en convenir serait malhonnête, mais..



Rien à rajouter devant un théoricien du complot, tu as raison, ce sont les illuminati qui ont inventé tous ces faits et toutes ces histoires en contrôlant le cerveau des êtes humains à leur guise de leurs soucoupes volantes invisibles...
Un club vraiment 'sympathique' (j'en rajoute)...tu dois certainement être fan du 'new Leeds' (qui n'a jamais rien gagné d'ailleurs) en admirant le coté 'thug' d'Alan Smith ou bien celui de boucher de Bowyer, sans oublier que certains joueurs de l'équipe (Bowyer encore lui et Woodgate) auraient pu/du finir en prison lors d'une attaque à motif raciste il y a une dizaine d'années. Bien sûr c'est une odieuse machination orchestrée par les méchants media anti-Leeds vas tu me dire et l'on serait bien étonné de savoir les pratiques auxquelles se prêtaient d'autres clubs (sic).

Le plus drôle dans ma diatribe anti-Leeds, c'est que j'adorais l'équipe de la fin des années 70 (j'étais très jeune) avec Arthur Graham, Eddie Gray et le fabuleux Tony Currie et que jamais une équipe n'a eu un meilleur badge que le fameux 'smiley' des années 70.

Sans rancune tu vois...
Message posté par LBDT14



Rien à rajouter devant un théoricien du complot, tu as raison, ce sont les illuminati qui ont inventé tous ces faits et toutes ces histoires en contrôlant le cerveau des êtes humains à leur guise de leurs soucoupes volantes invisibles...
Un club vraiment 'sympathique' (j'en rajoute)...tu dois certainement être fan du 'new Leeds' (qui n'a jamais rien gagné d'ailleurs) en admirant le coté 'thug' d'Alan Smith ou bien celui de boucher de Bowyer, sans oublier que certains joueurs de l'équipe (Bowyer encore lui et Woodgate) auraient pu/du finir en prison lors d'une attaque à motif raciste il y a une dizaine d'années. Bien sûr c'est une odieuse machination orchestrée par les méchants media anti-Leeds vas tu me dire et l'on serait bien étonné de savoir les pratiques auxquelles se prêtaient d'autres clubs (sic).

Le plus drôle dans ma diatribe anti-Leeds, c'est que j'adorais l'équipe de la fin des années 70 (j'étais très jeune) avec Arthur Graham, Eddie Gray et le fabuleux Tony Currie et que jamais une équipe n'a eu un meilleur badge que le fameux 'smiley' des années 70.

Sans rancune tu vois...


Les illuminati? Bien dommage que tu le prennes ainsi..

Et le Leeds de wilkinson n a rien à voir là-dedans mais bon.. typique avec ce club : on mélange tout..
Quelle belle équipe que ce Leeds du début des années 2000. Et puis Alan Smith, il ne lui a pas manqué grand chose pour devenir un immense joueur... Il devait devenir le successeur de Roy Keane à Man U... Ma plus grande déception footbalistique, loin devant Adriano et compagnie, tellement son potentiel était énorme.
Message posté par Bota67


Les illuminati? Bien dommage que tu le prennes ainsi..

Et le Leeds de wilkinson n a rien à voir là-dedans mais bon.. typique avec ce club : on mélange tout..


..dont acte : en te relisant, c'est du Leeds drivé par O'Leary dont tu parlais ; au temps pour moi sur le coup!

Mais quant au reste..
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