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Leander Dendoncker, le dernier joyau du Royaume d'à côté

Il est belge et il joue en Belgique, il a une tête de pré-ado, mais il a bientôt 20 ans. Il adore faire des passes, mais quand il s'y met, il a une frappe de mule. Moins funky qu'un Nainggolan, plus posé qu'un Defour, mais surtout plus en confiance qu'un Kompany, voici Leander Dendoncker.

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Leander Dendoncker. Un nom de fromage à pâte molle avec une tête de fromage à trous. Le lait caillé comme référence, pas étonnant quand on a grandi à Passendale, un coin perdu de Flandre-Occidentale qui doit sa réputation à son gouda belge à pâte pressée demi-cuite. Au vrai, pour aimer le bonhomme, il faut apprécier les patelins paumés un peu tristounets et les bons fromages qui puent. À mi-chemin entre Olivier Monterrubio et Steven Caulker, il y aurait donc Leander Dendoncker. Sauf que lui débarque à l'heure pile et n'a pas un profil à finir en taule. La Belgique du foot avait déjà des dribbleurs, des buteurs et même Marouane Fellaini. Depuis peu, elle a aussi Leander Dendoncker. Un milieu défensif en club qui se transforme en défenseur central rigoureux en sélection espoir. C'est là, avec les U21, que Jean-François Rémy le côtoie depuis quelques mois. « C'est encore un jeune adulte, mais il a déjà un beau body. Athlétiquement, c'est indéniable, il est impressionnant. » Capable de jouer un peu partout dans l'axe du jeu, la jeune pousse a manifestement déjà charmé son entourage. Ça tombe bien, parce que lors de la dernière Coupe du monde, Marc Wilmots alignait Daniel Van Buyten (36 ans au Brésil, mais aujourd'hui retraité) et Vincent Kompany (28 ans). Le duo était vieillissant, mais bien rodé. Dendoncker est encore un gamin, mais donne l'impression d'avoir toujours été là. Peut-être suffisant pour convaincre Marc Wilmots de le reprendre dès vendredi pour sa première sélection de l'année 2015.

Le roi de l'audimat


La carrière de Leander avait pourtant démarré comme dans une très mauvaise partie de Motus. Certains ne se remettent jamais d'avoir buté à plusieurs reprises sur la boule noire. Leander, lui, s'en fout. Après tout, il est flamand et n'a certainement jamais entendu parler de Thierry Beccaro. C'est ainsi qu'après avoir débuté avec parcimonie dans des matchs sans importance du championnat belge, Leander est lancé dans le grand bain de la Ligue des champions. Avec fracas, mais sans étincelles. Le 16 septembre 2014, dans l'enfer de la Türk Telecom Arena de Galatasaray. Le temps de jouer douze minutes, de toucher trois ballons, de glisser à deux reprises, mais surtout de prendre un but. Anderlecht concède le nul (1-1), dans les arrêts de jeu, et personne ne comprend pourquoi Besnik Hasi, l'entraîneur des Bruxellois, a fait entrer ce jeune inconnu pour Dennis Praet, le meilleur joueur d'Anderlecht ce soir-là. Un mois plus tard, les Mauves reçoivent Arsenal à Bruxelles. Jusqu'à la 88e minute, c'est 1-0, et l'exploit est en marche. C'est à ce moment précis que Besnik Hasi décide de faire monter Dendoncker pour le même Dennis Praet. Résultat final ? 1-2.

Les Bruxellois prennent deux buts dans les arrêts de jeu, et Leander n'a même pas touché le cuir. Pas une passe en deux bouts de matchs, cinq points de perdus, et un patronyme qui commence à sentir la lose. Dendoncker aurait pu sombrer, et son entraîneur se mettre à douter de la perspicacité de ses choix. D'autant plus que pour Jean-François Rémy, le mot confiance revêt une importance toute particulière pour Leander. « Plus que la confiance, pour lui, c'est peut-être plus l'affectif qui compte. C'est important de se sentir valorisé par ses collègues, ses entraîneurs.  » Hasi l'a sans doute compris. Une semaine après le couac de l'aller, il lui offre 40 minutes de jeu à l'Emirates. Une obstination qui va finalement s'avérer payante. Dendoncker touche du ballon, et Anderlecht s'offre une remuntada improbable en 30 minutes. Menés 3-0, les Mauves reviennent à 3-3.

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Homme du terroir flamand, Leander débarque à Bruxelles à 14 ans. Pour jouer à Anderlecht, son rêve de toujours. Le gamin est déjà doué, mais son accent onctueux ne résonne pas encore assez fort dans les vestiaires des équipes de jeunes du Sporting bruxellois. Pour Sport/Foot Magazine, Katrien, la mère du petit, a accepté de se souvenir de cette période charnière : « Il fallait qu'il apprenne à se faire mal parce qu'il était très timide. Il disait toujours oui. » Pas farouche, Leander est à un âge où parler l'épuise. Ce qu'il aime, lui, c'est le ballon. Son père, Dirk, s'expliquait lui aussi à ce sujet dans l'hebdomadaire belge : « Dès qu'il voyait un ballon, il s'épanouissait, le problème, c'est qu'il ne parlait pas beaucoup. » Discret et timide, Leander se comporte parfois comme un gros fromage mou tout coulant. « Aujourd'hui encore, il aime faire des câlins. » Sa mère a encore du mal à y croire, mais il semble que Leander ne soit pas comme les autres gamins de son âge. Parce que se la jouer petit timide et gros câlins quand on fréquente les vestiaires du plus grand club de Belgique, il fallait oser. Et pourtant, cinq ans plus tard, Leander a fini par imposer son trait de caractère. À tel point que son nom est aujourd'hui cité pour intégrer la sélection de Marc Wilmots en vue des prochains matchs des Diables rouges contre Chypre (le 28 mars) et en Israël (le 31).

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« Encore manger quelques tartines avant de ressembler à Kompany »


« Il évolue à un niveau constant. Je trouve que c'est un joueur intéressant. » Sans doute un peu oppressé par l'insistance de quelques journalistes, Marc Wilmots avait accepté de se montrer élogieux envers la nouvelle pépite du football belge lors de sa dernière interview il y a quelques semaines. Il n'en reste pas moins que parvenir à éveiller la curiosité de son sélectionneur national quand on ne compte que 17 matchs en division 1 et 4 apparitions en Ligue des champions, c'est une performance peu commune. Alex Teklak, ancien casseur de jambes des prairies de Jupiler League aujourd'hui reconverti en monsieur météo du football belge, donne lui aussi son avis sur le bonhomme quand on le lui demande : « Ce que j'aime le plus chez Dendoncker, c'est qu'il ne réclame rien. »

Son entraîneur chez les espoirs, Jean-François Rémy, acquiesce quand on lui parle des indéniables qualités du joueur, mais refuse le jeu des comparaisons : « Entre ce qu'il est aujourd'hui et Kompany, il y a encore beaucoup de tartines à manger. Aujourd'hui, je pense qu'il faut l'envisager comme quelqu'un d'extrêmement intéressant pour le futur. » Mais s'il y en a bien un qui n'est certainement pas le dernier à le complimenter, c'est Jean Kindermans, le patron de la formation anderlechtoise. Lui l'a vu grandir et s'en expliquait récemment à la Dernière Heure les Sports : « C'est un garçon calme et posé. Il prend le temps de bien faire les choses. Ce fut le cas à l'école où il a obtenu son diplôme après un parcours exemplaire. Il provient aussi d'une famille très équilibrée. S'il est repris (avec les Diables rouges, ndlr), il continuera à travailler comme il le faut. Et s'il n'est pas repris, pareil. » Le plus probable, c'est encore que le principal intéressé s'en balance pas mal. Pourvu qu'il puisse avoir son petit câlin en rentrant à Passendale.

Par Martin Grimberghs, à Bruxelles
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