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Le Zénith veut décrocher la lune

Avec les arrivées récentes d'Axel Witsel et Hulk, le Zénith Saint-Pétersbourg a frappé un grand coup sur le marché des transferts. Et surtout, marqué les esprits. Émissaire d'un championnat en pleine expansion, il pourrait bien faire mal cette saison. Tout du moins, il espère bousculer l'ordre établi.

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Le mercato, une question de gros sous. On parle souvent des Qataris, proprios de clubs comme le PSG ou Manchester City. On parle aussi du milliardaire Roman Abramovitch à Chelsea. On parle un peu moins du Zénith Saint-Pétersbourg. Du moins, on en parlait moins jusqu'au dénouement du mercato, lundi dernier. Gazprom, géant du pétrole et du gaz qui entretient le club du Zénith pour lui permettre d'être compétitif, offre alors un sacré cadeau au club : Hulk et Axel Witsel sont achetés pour 98 millions d'euros. Au-delà de cette somme indécente, le constat de Dietmar Beiersdorfer, directeur sportif du club : « Nous avons renforcé l'équipe comme le souhaitait le coach Luciano Spalletti. Nous espérons que cela portera ses fruits en Ligue des champions. » Car c'est bien là l'enjeu d'un club qui s'emmerde dans son championnat : briller sur la scène continentale, aux côtés des plus grands. Pour en devenir un ?

3e club le plus dépensier d'Europe

À l'heure où le football est un star system régi uniquement par les millions, les clubs les plus performants sont souvent guidés par de richissimes propriétaires venus de pays émergents. Au Zénith Saint-Pétersbourg, c'est une entreprise qui sert de porte-monnaie. Et un porte-monnaie sans fond, puisque Gazprom brasse des centaines de milliards de dollars chaque année (représentant 10% du PIB de la Russie, quand même…, ndlr). Il faut aussi préciser que la société, propriétaire du club depuis 2005, est étroitement liée à l'État russe. Après tout, Dmitri Medvedev a lui-même dirigé Gazprom et supporte le Zénith, tandis que Vladimir Poutine a été maire de la ville… Mais aussi, parce que le pouvoir en place voit d'un bon œil ce genre d'investissements dans le football, qui aurait un rôle de cache-misère dans le pays : « Les experts se rejoignent pour dire qu'il y a eu une sorte d'accord entre ces compagnies et le Kremlin, du genre : "Vous financez le sport le plus populaire du pays et on vous laisse tranquilles" » , déclare Konstantin Kleshcev, rédacteur en chef du site sportif russe Sportbox, lors d'une interview à Nord Éclair.

D'où une approche du football différente, et une stratégie à l'opposé de celle des Qataris. Là où ces derniers veulent, par l'achat de clubs à l'étranger, faire connaître leur pays et le rendre attractif, les Russes voudraient uniquement asseoir leur domination sur le continent, prouver leur valeur et/ou leur supériorité. Dans les deux cas, c'est à coups de millions que ça se règle. Et durant ce mercato, l'avantage est aux Qataris. Les proprios du PSG ont balancé 105 millions, faisant de leur club le plus dépensier d'Europe cet été, devant Chelsea (100). Le Zénith apparaît donc à la troisième place. Mais aurait très bien pu finir premier, si Nani - que Manchester United avait accepté de vendre pour 32 millions d'euros - n'avait pas réclamé un salaire indécent. Inutile de dire que les deux transferts réalisés par le Zénith sont les plus élevés de l'histoire du football russe. Une juste progression dans la politique du club, qui avait, par exemple, déboursé 20 millions pour Tymoschuk en 2007 ou 30 millions pour Danny l'année suivante.

Objectif champions


Le but est donc clair : aller le plus loin possible en Ligue des champions, voire la gagner. Un objectif clamé par Gazprom à son arrivée au club en 2005 ( « 3 coupes d'Europe en 10 ans » , ndlr) et qui, jusqu'à présent, malgré tous ces beaux millions, n'a pas été rempli. Il y a deux saisons, le Zénith se faisait sortir au troisième tour préliminaire par… Auxerre. L'an passé, le club atteignait les huitièmes, chutant face à Benfica. Pour cette nouvelle compétition, il ne devrait pas y avoir de problème pour sortir des poules, entre un Milan AC essoufflé, un Málaga dans le flou et un faiblard Anderlecht. Encore faudra-t-il que cela fonctionne. Parce que si on oublie deux minutes les deux gros renforts que sont Hulk et Witsel, il manque encore du poids, dans cet effectif, pour pouvoir viser très haut.

On pense surtout à la défense. Les dirigeants du Zénith voulaient absolument acquérir un central durant le mercato, ce qui au final ne s'est pas concrétisé. Il faut dire que le duo Lombaerts – Hubocan (ou un Bruno Alves sur la pente descendante) n'est pas gage de grande classe internationale. En attaque, où le seul Kerzhakov officie en pointe (on se dirige probablement vers un 4-2-3-1, ndlr), il manque cruellement de solutions de qualité sur le banc. Des carences qui peuvent s'avérer fatales en cours de saison, du moins en Ligue des champions (parce que le championnat, le Zénith le survole encore et toujours). Au pire, il y aura bien un mercato cet hiver pour gommer tout ça. Parce que Gazprom, heu, le Zénith, a tout ce qu'il faut pour réussir dans ce bas monde. Et évidemment, quand on parle de moyens de réussir, on ne parle pas football : le talent, c'est comme tout, ça s'achète.

Par Alexandre Pauwels
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