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Le Worst of de Stéphane Lannoy

Vendredi dernier, monsieur Lannoy, quarante-sept ans, arbitrait son dernier match de football professionnel. Un Le Havre-Orléans, pour boucler une boucle débutée en août 2002, lors d’un Nice-Le Havre. Le coup de sifflet final d’une carrière marquée par une Coupe du monde (2010) et un Euro (2012). Le meilleur arbitre français de sa génération retrace ses pires souvenirs.

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Quel est le pire râleur que vous ayez côtoyé sur un terrain ?
(Il réfléchit) C’est difficile d’en extirper un. Râleur... ce n’est pas toujours de la contestation, cela peut être de la frustration. Un garçon comme Zlatan Ibrahimović est râleur, Cavani est râleur. Mais bon, ce n'est pas méchant, c’est plus de l’énervement. Dès qu’on siffle contre eux, ils sont assez réactifs. Des joueurs insupportables ? Non, je n’en ai vraiment pas à vous citer.

De manière générale, est-ce que ce sont les joueurs les plus connus qui sont les plus difficiles à gérer ?
Les joueurs stars sont un peu plus difficiles à gérer. De par leur stature, ils auraient presque l’impression d’être intouchables. Comment on s’y prend ? Il y a un truc qui marche bien, indépendamment de notre volonté, c’est d’avoir, nous aussi en tant qu’arbitres, une stature au niveau international. La reconnaissance de ces joueurs-là s’obtient avant tout par la reconnaissance sur des compétitions internationales, des matchs de Ligue des champions. Donc vous avez une espèce de légitimité.

Sur la touche, quel est le pire entraîneur à contenir dans sa zone technique ?
Des gens sanguins, je peux vous citer Michel Der Zakarian ou René Girard, là-dessus, il n’y a rien de nouveau. Après, ce qui est difficile, c’est quand on connaît, par la force des choses, les entraîneurs. J’entends par là que moi qui suis originaire du Nord, quand j’ai dû retrouver Claude Puel – qui a fait quelques années à Lille –, quand il était à Lyon ou à Nice, c’était un rapport particulier. Parce qu’il faut laisser ce rapport d’autorité tout en connaissant l’entraîneur. Ça a été la même chose avec Rudi Garcia quand Rudi a coaché Lille et que je l’ai retrouvé dernièrement à Marseille. On ne peut pas tomber dans le côté sympa parce qu’on les connaît, on a un job à faire, donc même si eux sortent des clous, il faut être en capacité de les recadrer.


Quel est le pire simulateur ?
Pour l’avoir côtoyé à ses débuts en Ligue 1, il avait cette étiquette-là, et c’est vrai qu’il cherchait des fois à gratter des penos : Fiorèse, à l’époque, au Paris Saint-Germain. Mais si le penalty n’était pas sifflé, il ne contestait pas. Après, la difficulté avec ces garçons-là, c’est de ne surtout pas leur coller une étiquette de « tricheur » . Parce que le jour où il y a vraiment une faute qui est commise, on aurait presque tendance de ne pas la siffler en se disant : « Il a essayé de me duper. »

La pire bagarre à gérer ?
Malheureusement, je n’ai plus le club en tête, mais c’était en Turquie, lors de mes débuts au niveau international. Le match était dans l’après-midi et on a eu le droit à une bagarre à l’échauffement parce que l’un des deux clubs devait s’échauffer en plein cagnard et l’autre à l’ombre. Chacun revendiquait la moitié de terrain qui était à l’ombre. Et on a vraiment eu droit à un début de bagarre. À l’échauffement. À cause de ça. J’étais moi-même à l’échauffement avec mon équipe. J’ai demandé au quatrième arbitre de régler le problème avec le délégué UEFA du match. Comme c’était déjà assez chaud à l’échauffement, que la tension était déjà palpable, le premier carton est sorti très très tôt dans le match. Finalement, l’observateur de l’UEFA était très satisfait de la façon dont on avait géré les événements (les états de service de M. Lannoy laissent penser que le match en question serait un Slaven Koprivnica-Galatasaray, en août 2007, ndlr).


Quelle est la pire chose qui puisse arriver dans la vie d’un arbitre ?
D’être responsable de la modification du résultat du match : en commettant une erreur importante qui va tout de suite avoir une répercussion sur le résultat, en déviant un ballon qui va permettre à une équipe d’avoir une action prometteuse de but. Ce sont des choses qui font mal.

Le match le plus difficile à gérer ?
Notre deuxième match à la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud, entre le Brésil et la Côte d’Ivoire (victoire 3-1 de la Seleção, ndlr). Il a été difficile parce qu’on se l’est rendu difficile en prenant des mauvaises décisions. Donc, ça a créé de la tension, de l’animosité, liées à des erreurs d’arbitrage. Il y avait surtout eu un but brésilien inscrit par Luís Fabiano, qu'on avait validé alors que Fabiano avait contrôlé le ballon du bras à deux reprises.

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Cela a a échappé à notre vigilance, et quand vous jouez la Coupe du monde et que vous validez un but alors que l’attaquant a contrôlé à deux reprises le ballon du bras, c’est quand même un peu difficile. Sur le coup, personne n’a réagi, même les défenseurs ivoiriens – c’est dire aussi si la décision était difficile. Et bien évidemment, comme c’était en première période, les joueurs ont eu l’info à la mi-temps (en fait, le but a été inscrit à la 50e, ndlr), et en deuxième période, on a eu un match un peu plus dur dans l’engagement, j’ai même dû exclure Kaká, la figure emblématique de l’équipe brésilienne.


Après le match, qu’est-ce qu’on ressent dans ces moments-là, parce qu’on ne peut pas refaire le match ?
On se sent un peu bêtes, parce qu’on se dit : « Moi, j’ai eu un doute, mon assistant aussi n’était pas sûr de sa décision. » Sauf qu'on ne s'est pas parlé dans l'oreillette à ce moment-là. Donc, je pense que si on avait échangé un peu plus sur cette situation-là, moi avec un doute, lui avec un doute : un doute plus un doute, on aurait certainement changé la décision.


Le pire tacle ?
Un tacle de Flamini, à l'AC Milan (sur les chevilles de Vedran Ćorluka, qui sortira sur civière, ndlr), lors d’un match de Ligue des champions. Je n’avais mis qu’un jaune sur une situation qui aurait mérité un carton rouge. C’était un tacle avec un engagement important, et on se dit après : « Comment a-t-on fait pour ne pas mettre de carton rouge ? » On a toujours des bonnes excuses en se disant : « ouais, il voulait jouer le ballon » , sauf que le ballon était devenu un prétexte pour toucher l’adversaire sur ce tacle.

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La pire erreur d’arbitrage ?
Je pense que c’est le but de Luís Fabiano face à la Côte d’Ivoire. Parce que valider un but quand l’attaquant a contrôlé à deux reprises (il insiste) du bras, ça laisse forcément un goût d’inachevé.

Propos recueillis par Florian Lefèvre
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