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Le « Worst Of » de Bernard Mendy

Bernard Mendy, c'est bientôt vingt ans de football, huit clubs et cinq pays plus ou moins improbables et une carrière sans doute proche de la fin. De quoi laisser quelques souvenirs périlleux dans la tête du Français.

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Le pire adversaire ?
Heu… Bah non, il y en a pas un qui m’ait spécialement marqué. Ah si, je dirais Cristiano Ronaldo. J’ai joué contre lui en équipe de France espoir. Il était déjà pas mal, mais ce n’était pas encore le monstre d’aujourd’hui. Il n’avait pas marqué d’ailleurs.

Le pire entraîneur ?
Je n’ai eu aucun mauvais entraîneur, ils m’ont tous appris quelque chose. Après, le plus exigeant, trop même, c’était Vahid Halilhodžić. Il ne laissait rien passer. Malgré son accent, on se comprenait. Mais quand il s’énervait, il avait plus de mal à s’exprimer. Et vu qu’il s’énervait souvent... c’était parfois compliqué. Mais c’est avec lui que j’ai le plus progressé et avec qui j’ai fait ma meilleure saison.


Le pire stade dans lequel tu as joué ?
« À Chypre, quand tu es en milieu de tableau, personne ne vient te voir, les tribunes sont vides. Il y a une dizaine de supporters, quoi ! »
Ceux de Chypre. Parce que quand tu es en milieu de tableau, personne ne vient te voir, les tribunes sont vides. Il y a une dizaine de supporters, quoi ! En haut du championnat, c’est plein parce que tu joues contre de grosses équipes. Mais la deuxième partie de tableau, laisse tomber… Pourtant, le billet n’est pas cher ! En revanche, les pelouses sont belles.

Le pire but marqué ?
Un CSC, malheureusement. Quand j’étais à Brest contre le Paris Saint-Germain. Jallet centre, je dévie de la tête le ballon et je lobe le gardien qui avait anticipé le centre. C’est le pire parce que le PSG, c’est mon club de cœur, donc marquer contre ton camp face à ton club de cœur… En plus, on avait perdu 3-0.

Ton pire geste ?
Mon bras d’honneur aux supporters parisiens, un jour où ils ne faisaient que de me siffler. Je m’étais un peu emporté… Je le regrette. Je me souviens qu’en deuxième mi-temps, Guy Lacombe m’avait laissé sur le terrain, et j’avais demandé aux partenaires de ne vraiment pas hésiter à me passer la balle. Et ça m’avait permis de renverser la vapeur et faire changer d’avis les spectateurs. Heureusement, parce je suis un enfant du PSG, même si je n’ai pas été formé là-bas.

La pire faute subie ?
C’était contre le Bayern Munich, face à Hasan Salihamidžić. J’ai pris un carton jaune rapidement. Il m’avait fait un gros tacle, et je m’étais emporté. J’ai dû prendre un rouge sur ce match d’ailleurs. (En fait, Bergeroo le sort avant la fin du match pour éviter l’exclusion, ndlr.)

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La pire faute réalisée ?
« Avec les Bleus U20, j'avais fauché de manière assez appuyée un Argentin. Il s'était tordu de douleur, et avait fini blessé assez gravement… »
C’était en équipe de France des moins de 20 ans en demi-finales de Coupe du monde avec Raymond Domenech. Un match tendu contre l'Argentine de Saviola. J'avais fauché de manière assez appuyée un gars, dont je ne me rappelle plus le nom. Il s'était tordu de douleur, et avait fini blessé assez gravement…


La pire célébration ?
Moi, je n’ai pas marqué beaucoup de buts, donc je n’ai jamais fait de célébration pourrie. En revanche, la pire célébration que j’ai vue, ce n’était pas sur un terrain, mais sur internet : celle du poisson ! Elle m’a bien fait marrer, celle-là !

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La pire baston ?
Quand j’étais au centre de formation de Caen, j’arrivais de mon quartier, je me suis battu avec un joueur pour un tacle trop appuyé. Je l’ai poussé, il a essayé de me mettre une droite que j’ai esquivée, je lui en ai mis une, il m’en a remis une… Et le coach nous a séparés, il nous a virés de l’entraînement et nous a accompagnés aux vestiaires. Là, il a poussé les tables et nous a dit : « Maintenant, vous pouvez vous battre. » Et on n’a pas bougé ! Bon, c’était sur le coup de l’action, c’est retombé rapidement. Mais avant d’arriver dans le foot, je me bagarrais souvent. J’étais un petit branleur. J’ai bien grandi depuis. Je suis un homme, un vrai ! (Rires)

La pire engueulade de coach que tu as subie ?

Ah ouais, la honte totale. Je jouais à Hull et on se déplaçait à Manchester City. On fait une première période catastrophique, on perd 4-0 au bout de 45 minutes... Là, au lieu d’aller aux vestiaires, on a dû aller applaudir nos supporters. Et après, Phil Brown, notre entraîneur, nous a mis en cercle sur la pelouse. Il nous a tués. Devant tout le monde. Les supporters de City se sont bien moqués. On a fini à 5-1. Ça a fait un buzz énorme en Angleterre.

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Le pire moment de ta carrière ?
Le décès de mon père en 2008. En soutien, mes partenaires parisiens, qui jouaient à Auxerre, portaient un maillot avec une inscription pour moi.

Le pire cadeau d’un(e) fan ?
« Des supportrices prennent une photo avec toi et te l’envoient dans un cadre... »
Un jour, une supportrice a envoyé un doudou à une de mes filles. C’était mignon. Bon après, t’as les supportrices qui prennent une photo avec toi et qui te l’envoient dans un cadre. Tes enfants comprennent pas trop, quoi ! Mais ça reste gentillet.


Le pire style vestimentaire ? Djibril Cissé ?
Mais non, Cissé, c’était la classe. Il était fashion victim, quoi. Après, je ne mettrais pas une jupe par exemple, mais t’aimes ou t’aimes pas. Fred Déhu et Jean-Alain Boumsong, ils avaient toujours la classe aussi. Non, il y avait un gardien au centre de formation de Caen qui s’appelait Lemerre qui était toujours en survêtement. On se foutait de sa gueule d’ailleurs, comme dans La Haine : « Hey Lemerre, nique sa mère, Lemerre » !

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La pire coupe de cheveux ?
Je ne peux rien dire, une de mes filles m’a déjà fait des réflexions là-dessus. Une fois, j’ai fait une crête, et elle m’a dit : « Papa, tu sais que je t’aime, mais pas avec cette coupe de cheveux. Faut pas que tu m’emmènes comme ça à l’école. » Sinon, j’en ai vu une en vacances à Las Vegas : le mec avait fait une crête, et d’un côté du crâne, il avait rajouté le drapeau des États-Unis, de l’autre une voiture...


Propos recueillis par Florian Cadu
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