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Le Werder blême

Le Werder est en pleine crise, arrive à Londres avec dix pros en moins, un groupe fissuré et une latte dans les gencives prises contre Schalke samedi. Tottenham pourrait bien asséner le coup de grâce pour faire sauter Schaaf.

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Avis à tous les aficionados en manque de crise de novembre. Vous attendiez celle chronique du PSG ? Visiblement, ce ne sera pas pour cette année. Pour 2010, vous pouvez vous rabattre sur l'Italie (l'Inter), l'Angleterre (Arsenal ou Chelsea) et surtout du côté de l'Allemagne avec une grosse cylindrée en perdition complète : le Werder Brême.


En Bundesliga, le club de Klaus Allofs est à la dérive totale et collectionne quelques belles roustes dans ses charts : lourde défaite en ouverture contre Hoffenheim (4-1), nouvelle toise un mois plus tard à Hanovre (4-1) et enfin les plus marquantes, celle encaissée à Stuttgart (6-0) début novembre, complétée par la dernière en date, samedi, à la Veltins Arena de Gelsenkirchen (4-0), « la pire journée depuis mon arrivée. Les joueurs ont manqué de professionnalisme et de concentration » dixit Allofs. En championnat, le Werder est 12ème avec quinze points, une différence de –12, une défense catastrophique (31 buts en treize rencontres) et un petit point sur les quatre dernières rencontres. Heureusement qu'il y a les coupes pour oublier tout ça non ?... Même pas en fait.

Éliminé de la DFB-Pokal fin octobre contre le Bayern (2-1), le Werder est aussi à l'agonie en Ligue des Champions, dépourvu de toute victoire, fessé par l'Inter (4-0) et battu lors de la dernière journée au Weserstadion face à Twente (0-2). Très dur. C'est bien simple, sauf miracle, en tant que dernier du groupe A, avec deux points au compteur, contre sept pour l'Inter ou les Spurs, ses deux prochains adversaires, le Werder va aussi sortir de la compétition reine. La chute est rude pour le club allemand le plus régulier, Bayern mis à part, de ces dix dernières années. Même le plus indéboulonnable des entraîneurs allemands, Thomas Schaaf, en poste depuis 1999, a aujourd'hui les oreilles qui sifflent. Pour le moment, il est encore soutenu par son directeur sportif, Klaus Allofs, binôme indissociable de Schaaf depuis 1999 : « Je suis totalement convaincu qu'il n'y a pas meilleur entraîneur pour le Werder » . La rumeur d'une démission donnée dans le vestiaire à la Veltins Arena a été démentie par cap'tain Frings : « Thomas n'a jamais parlé de démission. Il nous a dit qu'avec lui ou un autre entraîneur, les attentes seront toujours les mêmes » . A savoir les attentes d'un coach pour n'importe quel joueur professionnel, faire au moins son job. Le message vise en partie le branleur autrichien Arnautovic, qui avait qualifié de « sale boîte » son club après la déroute à Stuttgart et qui avait séché un entraînement dans la foulée.



Mais le problème n'est pas que comportemental car, à dire vrai, Schaaf n'a pas été gâté depuis le début de saison. Il a tout d'abord fallu gérer le départ de Mesüt Özil, après celui de Diego. Le nouveau meneur de jeu des Grünen s'appelle aujourd'hui Wesley, Brésilien tellement indispensable qu'il a dû se reconvertir en arrière droit contre Twente, faute de soldats aptes. Oui, Schaaf se bat depuis le mois d'août avec une infirmerie au mieux fréquentée, au pire pleine : Naldo est out (genou), Boenisch aussi (genou), Borowski idem (cheville), Pizarro blessé en début de saison, Mertesacker a dû digérer une fracture du plancher de l'orbite oculaire, etc... L'entraîneur à fine moustache n'a tout simplement jamais pu évoluer avec un groupe-type, et par conséquent n'a jamais pu construire durablement son onze-type. Pour ce déplacement à White Hart Lane, le Werder compte pas moins de dix professionnels sur le flanc car Frings est suspendu, Sylvestre est à son tour forfait (peut-être la seule bonne nouvelle de la semaine) et la pseudo-star Arnautovic a les adducteurs douloureux. Du coup, Thomas Schaaf arrive à Londres avec huit juniors et amateurs, dont le petit frère de Toni Kroos, Felix. Sachant que l'équipe réserve de Brême est encore plus mal en point (lanterne rouge de la “Dritte Bundesliga”) que la première, pour aller affronter un Tottenham en pleine confiance, surtout à domicile en C1 (4-1 contre Twente et 3-1 contre l'Inter), ce sera sans doute un peu léger.



Schaaf n'attend donc pas grand-chose de cette virée à White Hart Lane et ne cherche même pas à le cacher : « On doit être honnêtes. Quelque chose d'extraordinaire doit se passer pour que nous puissions passer au tour suivant » .



Ronan BOSCHER

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31 but en 13 rencontres?

waaaaaaaahhhhhhh....

leur défense, ce n'est plus des brèches, mais un trou noir...
vraiment triste pour le werder. Pour avoir habite un an la bas en 2003 l'annee d'avant le titre avec des micoud adailton et autres... ca fait vraiment mal de les voir en telle difficulte. La seule equipe en allemagne qui arrivait a tenir la dragee haute au bayern...
Schaaf ne part pas stp... serre les fesses et fais un bon mercato
L'absence de Naldo est pesante pour un club comme Brême, qui est non seulement un excellent défenseur, pilier de ce club, mais en plus buteur régulier. Je suis completement d'accord avec ce qui est écrit dans l'article; Arnautovic est un véritable branleur. Non seulement il n'apporte absolument rien au club actuellement, mais en plus il fout la merde, un vrai con, de la veine d'un ibra, aussi con et traitre que talentueux. Quand on voit l'humilité d'un joueur comme Pizzaro, qui est un Demi-dieu en Allemagne, alors que ce pisseux d'autrichien n'a jamais rien prouvé. Il va finir à Duisburg en D2. Et pour finir, l'absence d'un vrai meneur de jeu. C'est le poste clé au Werder. Micoud a été remplacé par Diego, Özil à prit la place de Diego, mais le petit turc n'a pas été remplacé, et ca se voit. LE club a toujours prit des roustes, mais il en a toujours mis plus qu'il n'en a prises. Sinon, joli le jeu de mot, " Werder blême"
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