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Le Wenger démasqué

En vendant Robin van Persie, son meilleur joueur, à Manchester United, Arsenal semble avoir tiré officiellement un trait sur ses ambitions au plus haut niveau. C’était latent, c’est désormais acté. Même Wenger, pourtant grand artisan de ce modus operandi, semble las pour la première fois. Au point de dire stop… ?

Désabusé… On ne l’avait jamais vu comme ça ce brave Arsène Wenger. Plutôt du genre à défendre les choix de son club, fier comme Artaban. Mais pas cette fois. Car c’est peut-être la fois de trop. Arsenal vient de céder Robin van Persie à Manchester United, un concurrent direct qui plus est, et pour la première fois depuis son arrivée en Angleterre en 1996, l’Alsacien semble se désolidariser du choix de ses patrons. « C'est toujours triste, a souligné le manager des Gunners. Mais il y a la réalité économique et la volonté du joueur. Quand on n'arrive pas à prolonger un joueur qui est dans sa dernière année de contrat, il n'y a pas d'autre solution que de le laisser partir » . Quitte à lâcher son joyau, Wenger dit tout haut qu'il aurait préféré vendre van Persie « à l'étranger, au Paris-SG  » plutôt que de renforcer un concurrent direct : « On voulait éviter ça à tout prix, mais on n'a pas eu le choix. Il nous a quand même mis 30 buts la saison passée. C'est presque un par match. Quand van Persie est là, c'est le premier nom que vous mettez sur le feuille de match. Aux autres de saisir leur chance » . Plutôt réputé près de ses sous et jamais contre un bon gros chèque, Wenger pour une fois semble accueillir les trente patates (pour une seule année de contrat restante) avec une indifférence qui nous ferait presque lui recommander un rendez-vous chez le toubib. « Sur le terrain, on ne joue pas au foot avec de l'argent... » Il ne manquerait plus que le Barça ne vienne lui souffler Alexandre Song (l’autre meilleur Gunner de la saison avec Koscielny) comme la rumeur persiste à le faire penser pour que Wenger tombe définitivement en dépression. Car désormais la question se pose : que peut bien espérer Arsenal ?

Le meilleur ratio argent-points engrangés : et alors ?

Les mauvaises langues vous diront que la question se pose depuis bien longtemps déjà. Et elles n’auraient pas tort. Car les faits sont têtus : depuis 2005, les Gunners n’ont rien gagné du tout. Pas même la moindre Carling à se siffler en fin d’hiver. Rien ! Mais c’est surtout le recul progressif dans la course au titre qui interpelle. Plus les années passent, moins Arsenal se trouve en position de jouer le titre. Pourtant, ce n’est pas faute de nous avoir servi sa soupe l’Arsène. On allait voir ce qu’on allait voir, ces jeunes pousses home made allaient gagner à sa façon, dans une sorte de bras d’honneur au football de grosses cylindrées qui se contentent d’acheter au prix fort quand lui se casse la nouille à semer lui-même ses graines. Sauf que Wenger n’a jamais rien récolté depuis sept ans. Rien de concret on veut dire car il faut aussi entendre que dans ce contexte, la qualification permanente pour la Ligue des champions depuis quatorze ans est une forme de succès, et qu’au ratio livres investies/points récoltés, Arsenal est la meilleure formation d’Angleterre et de loin.


Simplement voilà, ce genre de pondération ne vaut rien dans le football (en tout cas actuellement, il faudra reconsidérer cette affaire à l’aune du fair-play financier). Et alors que par le passé, Wenger vendait quand un joueur était sur la pente descendante, il a commencé à lâcher ses cracks quand ils atteignaient leur plénitude : Adebayor, Nasri, Fabregas et aujourd’hui van Persie donc. Et le signe le plus tangible de ce début de désenchantement "wengerien" ce sont bien les plus de quarante millions d’euros investis sur Giroud, Cazorla et Podolski. Inhabituel dans le nord est de Londres mais assez significatif. Bien sûr, le fonds de jeu des Canonniers est trop bien installé (encore un des meilleurs de Premier League) pour que l’ensemble s’effondre d’un coup et il y a fort à parier qu’ils seront encore dans le Big Four, surtout si Diaby arrête de se péter juste en apercevant un terrain et si les jeunes, Oxlade-Chamberlain en tête, confirment leur talent insolent. Mais Wenger, lui, a compris que les trophées majeurs, eux, ne sont pas pour demain. Aura-t-il la force de patienter jusque-là ?

Dave Appadoo
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