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Le vestiaire marseillais, panier de crabes ?

Débarqué le 7 décembre dernier, Élie Baup n’aura tenu qu’une saison et demie, sur le banc phocéen. Après une première saison plus que réussie, le désormais ancien coach de l’OM aura fini par payer son manque d’autorité au sein de son propre vestiaire. Un vestiaire loin d’être évident à gérer.

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Arrivé à l’été 2012 sur la banc marseillais, Élie Baup réalise une première saison plus qu’honorable en terminant à la deuxième place du championnat, derrière l’ogre parisien, autrement dit le titre de champion chez les « normaux » . Not bad ! Malheureusement pour Elie, cette deuxième saison ne commence pas aussi bien que la précédente, la faute à un réalisme beaucoup moindre. Inévitablement, les victoires 1-0, arrachées sur le fil la saison dernière, se transforment en nul ou en défaite. Moins facile à vivre, forcément. Surtout dans un club aussi difficile à gérer que l’OM. Éclatent alors les raisons qui seraient à l’origine de ces résultats décevants : le manque de poigne de Baup dans la gestion de son vestiaire. L’homme n’aurait pas forcément une main de fer, sous son gant de velours. Les égos sont difficiles à gérer, et les conflits générationnels empêchent le groupe de tirer ensemble, dans le même sens. C’est donc presque inéluctablement que le 7 décembre dernier, au lendemain d’une défaite à domicile contre le FC Nantes, c’en est trop pour Labrune qui décide de limoger son coach. Peut-on, pour autant, dire que le vestiaire a lâché l’homme à la casquette ? Ce n’est pas aussi simple, explique Mathieu Grégoire, correspondant du Parisien à Marseille : « On leur a reproché de l’avoir lâché contre Nantes, mais quand tu vois leur première mi-temps contre Lyon, tu te rends compte qu’il y a un problème plus profond dans cette équipe. »

« De véritables tensions »

Si l’on a reproché à Baup ne pas gérer comme il faut son vestiaire, c’est qu’il y avait bien un problème à la base. D’ailleurs, au lendemain de l’éviction de son entraîneur, Mathieu Valbuena, sur le plateau de Stade 2, avoue que « l’état d’esprit n’est pas bon et ça se voit sur le terrain. » Le souci viendrait donc d’un manque de cohésion au sein du groupe marseillais, des joueurs qui ne s’entendent plus, limite ne se supportent plus pour certains. Le pire, c’est que cette situation ne semble pas dater d’hier, comme l’explique Jérôme Rothen sur Canal + : « L’année dernière j’ai joué contre eux avec Bastia dans un match à huis clos, je peux vous dire que l’ambiance entre eux était horrible. Les mecs s’insultaient, Élie Baup essayait de faire régner l’ordre, mais il se faisait aussi insulter. » Pas le meilleur état d’esprit qui soit, donc. Avec des résultats qui suivent, comme c’était le cas l’année dernière, on peut passer outre ce genre de « petits détails » et continuer à aller de l’avant. En revanche, quand les résultats ne sont plus là, comme c’est le cas cette saison, ce genre de comportements devient insupportable et la situation ne fait qu’empirer. Le 9 décembre dernier, deux jours après le départ de Baup, L’Équipe balançait un pavé : Thauvin et Imbula en seraient venus aux mains dans le vestiaire, juste après la défaite contre Nantes. La jeunesse montante qui s’embrouille, symbole de ce mal être marseillais. Le même jour, Lucas Deaux, joueur du FC Nantes, aurait d’ailleurs dit, en off, sur le plateau du CFC, « qu’il a senti entre eux des véritables tensions, avec certains joueurs qui en venaient à des insultes » , pendant la rencontre opposant les deux clubs. On est loin d’être sur une équipe de copains, donc.

« En aucun cas, Benoît (Cheyrou, ndlr) a précipité le limogeage d’Élie Baup »

Comment gérer un groupe qui n’arrive pas à s’entendre à ce point ? Là était tout le problème de Baup, finalement. L’homme à l’accent incroyable n’arrivait plus à imposer son autorité au sein d’un vestiaire qui ne le respectait plus. Peu avant son licenciement, Le Parisien affirme que Baup a du mal à dialoguer avec certains cadres, notamment Cheyrou, à qui il « n’osait plus parler » . Le milieu de terrain peut-il être à la raison majeure de ce départ ? « Impensable » , selon son frère, Bruno. L’actuel consultant sur beIN Sport affirme d’ailleurs : « Vous donnez trop d’importance à Benoit si vous estimez ce genre de choses. Il a une influence dans le vestiaire parce que ça fait sept ans qu’il est là, qu’il a une certaine expérience, et que c’est un joueur majeur du milieu de terrain, mais en aucun cas, il a une influence sur le sort d’un entraîneur » . Pour Bruno Cheyrou, il est évident que son frère n’a donc pas « précipité le limogeage d’Élie Baup » , mais l’ancien joueur de Lille tient à préciser qu’il en est de même pour l’ensemble de l’équipe : « Labrune, il a pris sa décision, alors certainement avec Anigo et Margarita Louis-Dreyfus, mais en aucun cas avec les joueurs, ce ne sont pas eux qui ont décidé du sort d’Élie Baup, c’est improbable ! »

Un Baup impuissant


Si la théorie du complot « les joueurs contre l’entraîneur » ne semble pas être la bonne explication, il semblerait tout de même qu'ils ne se soient pas battus pour que Baup garde sa place. C’est en somme ce que confirme Mathieu Grégoire : « Il n’y a pas eu forcing de la part des joueurs pour voir Baup partir, par contre ils ne l’ont pas défendu, mais la nuance est quand même importante. » Finalement, Baup aura fini par payer son incapacité à gérer son vestiaire et à faire face à la situation : « À la fin, il ne savait plus trop comment faire, explique Mathieu Grégoire, on voyait qu’il se forçait à faire trop de changements, il ne savait plus trop sur quel pied danser, comment les faire bosser tous ensemble. » À l’image du prof débutant qui n’arrive plus à gérer sa classe, Baup a dû partir. Avec le cœur meurtri de celui qui n’a pas fait le taf, mais, sûrement, avec le soulagement de celui qui n’en pouvait plus.

Un vestiaire en (re)construction

Baup parti, c’est donc José Anigo qui l’a remplacé, pour un intérim sans durée déterminée. Labrune a même déclaré souhaiter prendre tout son temps pour trouver celui qui osera poser ses fesses sur le banc phocéen. Il se pourrait donc que ce remplacement de Noël aille jusqu’à la fin de la saison. C’est loin d’être improbable. D’ailleurs, Anigo semble être l’homme idoine pour une telle situation : « C’est sûr qu’il peut réaffirmer une certaine autorité, il s’entend bien avec les cadres, il maîtrise bien les jeunes également. Il peut arriver à souder le groupe à court terme » , argumente le journaliste du Parisien. On le sait, José Anigo n’a pas de problème d’autorité, son charisme et sa connaissance parfaite du club vont sûrement lui permettre de remettre un peu d’ordre dans un vestiaire qui a besoin d’un meneur d’homme. Un maître d’école à l’ancienne, en somme.

Par Gaspard Manet
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