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Le verre à moitié plein, les Verts complètement vides

Le 110e derby entre l'Olympique lyonnais et l'ASSE aura tenu toutes ses promesses. Oui, toutes, même celle de voir les Gones laver l'affront du match aller. Un match au goût amer pour les uns. Un match imbuvable pour les autres.

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Première minute de jeu. Clinton Njie s'engouffre dans les trous béants de la défense stéphanoise. Alors qu'il n'a plus qu'à ouvrir son pied, le Camerounais pousse trop son ballon et laisse Ruffier s'en saisir sans problème. « Plus qu'à » . Oui, dans un match qu'ils ont outrageusement dominé, les Lyonnais n'avaient plus qu'à. Plus qu'à ouvrir le score dans le premier quart d'heure. Plus qu'à retirer une main stupide de la trajectoire du ballon. Plus qu'à frapper ne serait-ce que quelques centimètres en dessous de la barre transversale. Seulement voilà, ce lundi, les Lyonnais n'ont plus que. Plus que des regrets. Celui d'avoir probablement laissé s'envoler un titre que l'histoire aurait retenu comme le plus beau de tous. Celui d'avoir été accrochés par une équipe faible et sans aucune ambition. Celui d'avoir tout donné pour récolter si peu. Les Verts, eux, n'ont pas de. Pas de raisons de fanfaronner.

Au Fournier et au moulin


À Lyon, le constat est simple : quand Gonalons est sur la pelouse, les Gones sont intraitables. Et bien au-delà du jeu, il est certain que cet homme est le plus à même de transformer de jeunes joueurs prometteurs en grands guerriers. Seulement, l'expérience est un long chemin et une coûteuse école, à laquelle les Lyonnais ne se sont inscrits que sur le tard. Car ce dimanche soir, l'OL n'a pas su plier le match au moment opportun. Et comme pratiquement à chaque fois cette saison, Lyon doit son sabordage à une bêtise individuelle. Si Bakary Koné est un général, Lindsay Rose est son plus fervent lieutenant. Mignonne, allons voir si le Rose... « Ô vrayment marastre Nature, puis qu'une telle fleur ne dure, que du matin jusques au soir ! » Heureusement, le maître des armées n'a que très peu douté. Plus personne ne peut douter ce lundi du travail exemplaire que réalise Hubert Fournier à Lyon, qui gère parfaitement le groupe façonné par Rémi Garde. Refusant catégoriquement de se faire braquer chez lui par une équipe avec autant d'ambition qu'un étudiant émergeant des vapeurs d'éthanol un dimanche matin, Hubert a choisi d'y aller au courage. Et c'est peu dire qu'il a eu raison.

D'abord parce que même à 10 contre 11, les Gones ont marché sur leurs adversaires du soir. Ensuite, parce qu'il a rappelé à tout le monde que Gonalons est un bon défenseur central, et que Tolisso est un bon 6. Enfin, parce qu'il s'est refusé à faire ce que 90% des entraîneurs de Ligue 1 auraient fait. Avec ce choix, qui n'a finalement pas payé, coach Fournier s'est sans doute taillé une place de choix dans le cœur des supporters. Car contrairement à son rival, lui a compris qu'un derby, ça ne se jouait pas, ça se gagnait. Et si l'affaire du bus de Knysna a fait jaser, l'histoire retiendra aussi celle du bus de Galtier, duquel les joueurs ne sont pas descendus une seule fois. Du Galtier pur jus. Alors oui, certains diront que finalement, il a eu raison, qu'il a obtenu ce qu'il est venu chercher : un bon point. Mais nous sommes tous en droit de nous demander si un derby ne dépasse pas le cadre purement comptable. Et si les Stéphanois avaient parfaitement maîtrisé le premier acte de cette opposition si particulière, force est de constater qu'ils ont traité ce derby comme un vulgaire match de championnat. Dommage pour le spectacle, non ?

L'esthète et le comptable


Beaucoup l'ont déjà dit, et beaucoup le diront encore, mais les gamins de l'OL réussissent une saison qui n'a rien de normal. Ils l'ont encore prouvé, hier. Au milieu, d'abord. Tolisso, Ferri et Gonalons ont fait disparaître Corgnet, Clément – et son étrange chignon – et N'Guemo dans un trou vert duquel ils auront bien du mal à ressortir. Tabanou et Clerc n'ont pas eu d'autres choix que de s'incliner devant la supériorité de Christophe Jallet et d'Henri Bedimo, dont le niveau semble varier en proportion de l'enjeu du match qu'il s'apprête à disputer. Rapide, mais maladroit, Clinton Njie a énormément travaillé avant d'être finalement récompensé. Et son cas reste une énigme pour la plupart des supporters. S'il énerve trop souvent par ses prises de balle approximatives et sa fâcheuse tendance à se prendre les pieds dans le tapis, il marque dans les matchs importants. Une tâche qui devrait pourtant revenir à Alexandre Lacazette, bien trop discret ce dimanche soir. Alors oui, il est le meilleur buteur du championnat, mais il ne faut pas vivre dans le déni. Cette saison, Lacazette est transparent dans les matchs à enjeu. Et va devoir commencer à s'en inquiéter sérieusement.


Un remède ? Prendre exemple sur Nabil Fekir, dont le football respirait la technique et la puissance. En comptant le nombre de reins qu'il a éparpillés sur la pelouse, on comprend un peu mieux pourquoi Didier Deschamps a absolument tenu à ce qu'il rejoigne la France plutôt que l'Algérie. Alors oui, faire des constats est chose bien aisée. Ils ne peuvent refaire le match, mais ils peuvent d'ores et déjà penser au prochain. Et à moyen terme, Lyon possède un avantage incontestable sur Saint-Étienne : l'envie. Les supporters stéphanois peuvent crier haut et fort qu'ils sont satisfaits du résultat et de la saison de leur équipe, beaucoup doivent secrètement être envieux du niveau de jeu proposé par le rival. Mais au coup de sifflet final, la morale de la fable « L'esthète et le comptable » est tombée : « Qui veut que fortune lui tienne la main achète des défenseurs qui savent ranger la leur. »

Par Gabriel Cnudde
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