1. // Copa América 2015
  2. // Groupe C
  3. //
  4. // Colombie/Venezuela (0-1)

Le Venezuela surprend la Colombie

Dans un match serré et disputé, le Venezuela est venu à bout d'une bien triste sélection colombienne. Emmenée par un Rondón remuant, la Vinotinto s'offre un succès très précieux. La Colombie se retrouve en danger et jouera un match déjà décisif face au Brésil ce mercredi.

Modififié
10 26

Colombie 0-1 Venezuela

But : Rondón (60e) pour le Venezuela

Au sud de Santiago, à Rancagua, s'est déroulée en octobre 1814 « le désastre de Rancagua » , début de la reconquête espagnole au Chili. Face aux troupes de l'empire ibérique, les forces chiliennes n'ont pu résister à la supériorité de l'armée menée par Antonio Pareja. Aujourd'hui, sous le soleil de la « Ville des Héros » s'affrontent la Colombie et le Venezuela dans une atmosphère bien mois belliqueuse, même si cette rencontre fait figure de derby pour les deux pays frontaliers. Dans le Sud de Santiago, les protagonistes sont Falcao et James, face à Rondón et Guerra (cela ne s'invente pas).

Les tribunes du stade « El Teniente » , laissent apercevoir des immenses représentations des héros du football colombien : les cheveux fous de Valderrama côtoient ceux de René Higuita. À leurs cotés, Radamel Falcao. Pour pouvoir légitimement gagner sa place au niveau de ces légendes « cafeteras » , le joueur qui appartient toujours à Monaco doit retrouver son niveau d'antan et marquer cette Copa América de son empreinte. Il n'en sera rien pour l'instant. Aujourd'hui, le héros est inattendu. C'est bien Salomón Rondón qui a enfilé le costume de libérateur.

La défense colombienne en danger


Rapidement, la Colombie impose son jeu. James allume la première mèche à la cinquième minute. Ce même homme qui incarne le renouveau de la sélection colombienne, maniant parfaitement la fougue du jeune meneur de jeu du Real Madrid, avec l'expérience de l'épine dorsale de l'équipe de José Pékerman, composée de Zapata, Carlos Sánchez et Falcao. S'affichant dans un 4-4-2, le quart-de-finaliste du Mondial brésilien brouille les pistes. James Rodríguez squatte l'axe et laisse le travail sur le côté à Carlos Bacca. En face, le plan vénézuélien est clair : la vitesse de Salomón Rondón, attaquant du Zénith Saint-Pétersbourg, sera utilisée pour contrer la puissante charnière colombienne. Les vingt premières minutes sont ternes. Le Venezuela s'invite même dans la surface adverse au quart d'heure de jeu : Rondón trouve son compère d'attaque Alejandro Guerra, mais Zúñiga bloque l'offensive. Ce sont bien les joueurs de Noel Sanvicente qui se procurent les plus grosses occasions. À la 26e minute, Ospina sauve les siens, après un bel enchaînement vénézuélien conclu par une frappe du joueur de l'AEK Athènes Fabián Vargas.

Puis les Colombiens se souviennent que maîtriser le ballon sans frapper est inutile. Après une horrible erreur du Nantais Vizcarrondo, Falcao tente un lob qui termine au-dessus de la barre. Les deux équipes se rappellent ensuite que ce match est un Clásico. Les fautes s'enchaînent, les tacles pleuvent, et le match perd en fluidité. Contrairement aux attaques des hommes de Pékerman, les Vénézuéliens génèrent du danger dès qu'ils gardent la gonfle. Peu avant la mi-temps, Guerra se procure la plus belle occasion du match en envoyant une superbe volée à l'entrée de la surface, détournée en corner par Ospina. Le coup franc frappé par un James totalement transparent n'y changera rien. À la mi-temps, la Colombie se retrouve en danger, face à une équipe venue offrir un spectacle totalement différent au plan défensif imaginé.

Rondón, homme du match


Au retour des vestiaires, les Colombiens pressent. À la suite d'un corner, Sánchez frappe au-dessus de la transversale de Baroja, le gardien de la Vinotinto. Enfin, James Rodríguez se réveille. Sur une touche à la Rory Delap de Zúñiga, Falcao remise d'une superbe talonnade pour le joueur du Real, qui verra sa frappe détournée. Toujours en contre, la sélection vénézuélienne met le feu dans la défense des Jaunes. En cause, le repli des latéraux colombiens, qui laisse fortement à désirer. Une aubaine pour Guerra et Rondón, qui se trouvent les yeux fermés. À deux reprises, l'attaquant du Zénith, auteur de 26 buts en championnat cette saison, met le feu dans la défense colombienne. Et la sanction est immédiate. À la 66e minute, Rondón valide son superbe match : sur une passe de la tête de son compère Guerra, Rondón trompe Ospina d'une tête croisée.

Edwin Cardona remplace Sánchez. Le joueur de Monterrey (Mexique), habituellement meneur de jeu, se place aux côtés de Valencia. Preuve de plus que les hommes de Pékerman galèrent. C'est finalement l'entrée de Teófilo Gutiérrez qui réveillera la Colombie. Le joueur de River Plate remplace un Bacca totalement éteint par la charnière vénézuélienne. James Rodríguez fait briller le gardien vénézuélien, et Zapata rate un but tout fait. La dernière occasion sera pour Cuadrado. À l'image de sa saison à Chelsea, son tir sera complètement raté. Avant le début de la Copa América, les nombreux forfaits au milieu de terrain préoccupait l'entraîneur argentin de la sélection cafetera. On comprend désormais mieux pourquoi. Valencia et Sánchez semblent pour l'instant incapables de remplacer Aguilar et Guarín. Cette défaite semble déjà compromettre les chances de la sélection colombienne. Les hommes de Pékerman devront battre le Brésil pour ne pas voir les rêves d'une seconde Copa América (après celle remportée en 2001) s'envoler.

Par Ruben Curiel, au Chili
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Jamais vu telle concentration de surcotage!
Les surcoteros!!!
Ils auront droit au strip intégral des demoiselles du coup !
floyd pink Niveau : CFA
Sinon moi j'en reviens pas que ça soit strictement impossible de suivre cette Copa America si on a pas Bein...
Putain on a tout les directs, compo d'avant match, des éliminatoires de l'euro, dont le nombre de nombre de téléspectateur doit se conter sur les doigts de la main, mais la Copa... le marchant de sable passe trop tôt faut croire
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Ils se voient plus beaux qu'ils ne le sont ces Colombiens. Y avait strictement aucun collectif, ça balançait devant comme au plus beau temps du kick and rush anglais.

Face a une équipe au jeu collectif cohérent comme le Venezuela, y a pas eu photo.

Les starlettes redescendent sur terre dans cette Copa America.

Au tour du Bresil ?
C'était gênant de voir Falcao jouer, on sentait qu'il voulait bien faire, mais il n'y arrivait pas, qu'il n'était pas en confiance. C'est triste pour lui.
Danic est amer Niveau : District
Gros gros match de Rondon et du Venezuela ! vraiment agréablement surpris par cette équipe, ils ne se sont pas contentés de simplement défendre, même si le gardien sort un peu un match de fou, la victoire est loin d'être scandaleuse. Et le Pérou qui tient, pour l'instant, le Brésil en échec à la MT. l'Uruguay qui a eu du mal hier a se défaire de la Jamaïque. l'Argentine accroché par le Paraguay. Pour l'instant c'est chaud pour les gros..

Elle fait vraiment plaisir à suivre cette copa !
A chaque fois que je m'attend à ce qu'une équipe casse tout elle perd comme une merde, je devrais parier contre moi-même en fait, et encore pas sûr ces cons seraient capables de gagner juste pour me faire chier.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Le traitement médiatique de la Copa America, par rapport, par exemple, à la CAN, est révélateur du niveau des médias sportifs Français.

C'est simple, l'Equipe.fr, soit le site le plus important de live français, ne retransmet strictement aucun match de la Copa America, compétition qui, quelque part, même si je suis loin d'être un fan de foot sudam, est un peu l'essence même de ce sport. Alors qu'absolument tous les matchs de la CAN, concentration de médiocrité par excellence (pour citer Cazarre, "la CAN, c'est la coupe du monde de la Ligue 2"), étaient retranscrits.

C'est juste ridicule. Putin la CAN quoi. Et la Copa America. Logique implacable. Va y comprendre quelque chose.
georgesleserpent Niveau : Loisir
(Et inutile de dire que pour suivre la Coupe d'Asie, compétition qu'à titre tout à fait personnel j'estime plus intéressante que la CAN, tu peux aller te faire enculer. Tu as même pas les résultats. Magique. Voilà, c'était mon coup de gueule du soir. Je retourne à mon Brésil-Perou)
saddam_usain_bolt Niveau : DHR
Message posté par georgesleserpent
(Et inutile de dire que pour suivre la Coupe d'Asie, compétition qu'à titre tout à fait personnel j'estime plus intéressante que la CAN, tu peux aller te faire enculer. Tu as même pas les résultats. Magique. Voilà, c'était mon coup de gueule du soir. Je retourne à mon Brésil-Perou)


Ton coup de gueule est justifié. Malheureusement, je crains fort que le décalage horaire y soit pour quelque chose...
georgesleserpent Niveau : Loisir
Message posté par saddam_usain_bolt


Ton coup de gueule est justifié. Malheureusement, je crains fort que le décalage horaire y soit pour quelque chose...


Certes. Ca joue. Mais quand même, tu as des matchs qui passent à des horaires tout à fait décent, du style 21h. Bref ça reste incompréhensible pour moi. Mais tu as raison, le décalage horaire doit y être pour quelque chose.

(le match est fini, 2-1 pour le Brésil, but à la dernière minute, Neymar est un putin de génie. Le seul de l'équipe qui soit digne de ses prédécesseurs)
En effet, neymar me semble en progression constante dans tous les domaines et ce qui est plus surprenant, pour un "fantasista" comme lui, c'est qu'il semble sur le point de prendre le leadership sur le terrain; il régale toujours autant avec sa technique supérieure mais n'hésite pas à "dézoner", à couvrir et à privilégier le collectif, quand il le faut.
Sans lui, ce brésil ne serait qu'une équipe médiocre.
Tu t'es malheureusement trompé. Gros match de la "starlette" Neymar.
Note : 3
Message posté par georgesleserpent
Le traitement médiatique de la Copa America, par rapport, par exemple, à la CAN, est révélateur du niveau des médias sportifs Français.

C'est simple, l'Equipe.fr, soit le site le plus important de live français, ne retransmet strictement aucun match de la Copa America, compétition qui, quelque part, même si je suis loin d'être un fan de foot sudam, est un peu l'essence même de ce sport. Alors qu'absolument tous les matchs de la CAN, concentration de médiocrité par excellence (pour citer Cazarre, "la CAN, c'est la coupe du monde de la Ligue 2"), étaient retranscrits.

C'est juste ridicule. Putin la CAN quoi. Et la Copa America. Logique implacable. Va y comprendre quelque chose.


C'est juste du marketing : les médias préfèrent se concentrer sur la CAN car il y a beaucoup d'Africains ou de Français avec une ascendance africaine que de Sud-Américains ou d'Asiatiques. Et le décalage horaire joue aussi : les matches de CAN passent à des horaires qui correspondent aux nôtres, contrairement à la Coupe d'Asie et la Copa América. C'est triste mais on en revient toujours à des histoires de gros sous.
Message posté par georgesleserpent
Le traitement médiatique de la Copa America, par rapport, par exemple, à la CAN, est révélateur du niveau des médias sportifs Français.

C'est simple, l'Equipe.fr, soit le site le plus important de live français, ne retransmet strictement aucun match de la Copa America, compétition qui, quelque part, même si je suis loin d'être un fan de foot sudam, est un peu l'essence même de ce sport. Alors qu'absolument tous les matchs de la CAN, concentration de médiocrité par excellence (pour citer Cazarre, "la CAN, c'est la coupe du monde de la Ligue 2"), étaient retranscrits.

C'est juste ridicule. Putin la CAN quoi. Et la Copa America. Logique implacable. Va y comprendre quelque chose.


Y'a qu'à juste regarder le type d'immigration representé en france et tu comprendras! la langue parlé, les clients potentiels, le marché et donc le marketing qui va avec...
J'ai vécu 10 ans en Espagne, et la CAN par contre eux ils en parlent presque jamais mais bien sûr la copa america tu peux suivre les matchs dans tous les bars car bcp baissent la persienne et dedans c'est fiesta football ;)
Mais les news c'est pareil, en France on va parler du Maghreb et de l'afrique mais jamais du continent sud américain! Qui parle de ce qui se passe au Mexique avec les cartels? Nadie!!
..bref la liste est longue...!

Et pour les horaires faut arrêter...ils parlent bien de la NBA alors que les matchas passent à 3h du mat!!!
The Admiral Niveau : DHR
ça sentait le traquenard, et ça l'a été. La Colombie ne bat pas le Venezuela depuis longtemps. Ils sont notre bête noir!
Où est passé le collectif brillant de la Colombie ? Qu'il était laid ce 4-4-2, avec un milieu incapable de prendre le contrôle et de trouver en relais ses deux attaquants, Cuadrado étant le seul à surnagé en 1eme mi-temps avant de s'éteindre progressivement. Et que ce fût pauvre techniquement, notamment sur les côtés, avec Zuniga et Arnero, qui ont foiré pratiquement tous leurs centres. Pekerman a trop tardé à réorganiser son équipe, car avec un James dans l'axe, les cafeteros ont reprit des couleurs.

Du côté du Vinotinto, une belle organisation défensive, de la discipline, de l'agressivité, à l'image d'un Rincon toujours dans les bons coups, et un trio Arango-Rondon-Guerra généreux et intelligent dans leur déplacement. Une victoire historique qui n'est pas volée, avec un gardien en état de grâce.

Le match contre le Brésil sent deja la poudre....
En plus du pétrole, le Venezuela a des idées !
LucaBrazzi Niveau : CFA
Note : 1
Rondon c'est le Brandao du riche . Il a gagné presque tout ses duels.
D'après la presse française, la performance des surcoteros contre le Japon, la CIV et la Grèce valait mieux que celle des PB contre l'Espagne, le Chili et le Brésil...
Hype quand tu nous tiens.......
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
10 26