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« Le Venezuela saigne » , par Fernando Aristeguieta

Hier, Fernando Aristeguieta a eu le malheur d'apprendre le décès de son ami, Miguel Castillo, assassiné par les forces de l'ordre lors d'une manifestation anti-gouvernementale à Caracas. Pour dénoncer la situation dans son pays, rendre hommage à son ami et crier son amour pour le Venezuela, Fernando (re)prend la plume.

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Quand la mort touche quelqu’un de proche, on ressent la tristesse et la douleur devant l’impossibilité de revoir cette personne, d’avoir une conversation avec elle ou de la serrer dans ses bras. Dans la mémoire, les jolis souvenirs vécus affleurent et la nostalgie est inévitable. Après une période de deuil commence le processus d’acceptation de cette nouvelle réalité. Ainsi va la vie. Tous, à un moment donné, on s’éteindra, c’est une certitude absolue. Mais quand une vie est arrachée, que ce processus naturel ne s’accomplit pas, mais que c’est une autre personne qui décide quand cette vie se termine, alors on ressent en plus de la tristesse, de la nostalgie, de la douleur, de la rage et de l’impuissance. Cela fait des années que le Venezuela est submergé par une vague de violence débordante. Les statistiques du nombre d’assassinats dans le pays sont à glacer le sang. Ce sont des chiffres que même des pays en guerre n’atteignent pas. On retire des vies pour un téléphone portable, pour un peu d’argent, ou même pour une discussion animée dans la rue. Les gens vivent en état d’alerte permanent. Il y a cette peur continue devant la possibilité imminente de sortir de la maison et de ne jamais revenir. Des centaines de milliers de Vénézuéliens sont morts violemment ces dernières années.

Les forces de sécurité ont démontré une inaptitude immense à corriger cette situation. Par laisser-aller, par désintérêt, ou par incapacité. La délinquance les a surpassés. Mais ces mêmes forces de sécurité, qui se sont montrées incapables de se confronter aux personnes qui sèment la terreur dans la population, ont montré ces derniers jours une nouvelle facette que nous ne connaissions pas : celle de l’efficacité. Malheureusement, cette efficacité n’est pas destinée à combattre le crime, mais à en produire davantage. Depuis un mois, beaucoup de Vénézuéliens ont été abattus par les forces de sécurité de l’État. La manifestation pacifique est un droit inscrit dans la constitution du Venezuela. Des millions de Vénézuéliens sont sortis dans la rue pour exercer ce droit. Le droit d’exprimer son mécontentement. Un mécontentement justifié par la crise absolue dont souffre le pays, à cause d’un pouvoir qui a démontré depuis bien trop d’années qu'il faisait fausse route. Le gouvernement a prouvé son incapacité totale à tenir les rênes du pays. Il a engendré une infinité de problèmes et a montré son incompétence. Non content de ses échecs, le gouvernement voit en chaque Vénézuélien qui ne pense pas comme lui – l’immense majorité du pays, soit dit en passant – un ennemi. Et il traite sa population en tant que telle, pour le simple fait de vouloir s’enrichir, progresser, de rêver à un Venezuela où il est possible de sortir dans la rue sans peur. Un Venezuela où l’éducation, les hôpitaux et les moyens de transport seraient de bonne qualité. Un Venezuela où existeraient des opportunités, où il y aurait la liberté d’expression. Un meilleur Venezuela.

Selon la Real Academia Espanola (équivalent de l’Académie française, ndlr), la définition d’un génocide est : l’extermination ou l’élimination systématique d’un groupe humain pour un motif racial, ethnique, religieux, de nationalité ou politique. Ceci étant posé, je considère évident qu’un génocide est en train de se produire au Venezuela. Beaucoup d’amour du pouvoir, ou une immense peur de ne plus l’avoir. Les responsables ne peuvent pas s’en sortir en toute impunité. Tôt ou tard, ils devront répondre devant la justice pour la haine démesurée avec laquelle ils traitent le peuple. Chaque Vénézuélien assassiné me déchire le cœur, mais hier, j’ai reçu une désagréable nouvelle : la victime était un ami et la douleur est encore plus intense, plus profonde. Il est sorti de chez lui la tête pleine de rêves qu’il ne pourra jamais accomplir. Il est sorti de chez lui en imaginant une vie qu’il n’a déjà plus. Hier, c’était son tour. Demain, ça pourrait être le mien. Jusqu’à quand ? Jusqu’où il faut aller ? Jusqu’à quel moment on peut le supporter ?

J’espère que bientôt nous pourrons te voir libre, mon Venezuela, libre et grandissant de nouveau. J’espère que tu verras tes enfants aller de l’avant ensemble et retrouver la joie qu’ils avaient égarée. Je ne serai pas tranquille tant que je ne te verrai pas sourire à nouveau. Je t’aime tant, mon Venezuela.




Par Fernando Aristeguieta
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