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  2. // 10e journée
  3. // Grenade/Athletic Bilbao

Equipe référence il y a quelques mois, l'Athletic Bilbao est au bord du précipice. Et si les clés de la réussite passée étaient finalement les causes des tracas présents ? Allongeons les Lions sur le divan…

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Qu'il est loin le mois de mai pour l'Athletic Bilbao, qu'il est loin le temps où les Lions de Lezama enchaînaient deux finales, celle de l'Europa League et celle de la Coupe du Roi. Les feuilletons Javi Martinez et Fernando Llorente ont été épuisants et traumatisants pour un club qui se targuait quelques-mois auparavant de jouer avec des garçons qui avaient l'écusson du club "tatoué sur le cœur". Depuis le début de la saison, l'effectif vit une profonde dépression. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Sur leurs 23 derniers matchs officiels, les Bilbaínos n'en ont gagné que quatre. A l'issue de cette spirale négative, le club est aujourd'hui aux portes de la relégation en Liga et quasiment éliminé de l'Europa League. De héros à zéros quoi. Alors oui, Javi Martinez était la pierre angulaire de l'équipe et il est parti. Mais bon, pour le reste, l'équipe, le coach, les dirigeants, les supporters, les choses sont inchangées. Le plus inquiétant, c'est que les caractéristiques qui faisaient la force de l'équipe l'an passé —fougue et innocence de son jeune effectif d'une part, soutien indéfectible du public d'autre part— semblent aujourd'hui être à l'origine de sa détresse.

Cherchez le leader

« Des matchs comme ceux de Valence et de Lyon, l'année dernière, on les aurait gagnés, cette année on les perds » . Le ton était amer, Marcelo Bielsa paraissait désabusé en conférence de presse après la défaite à Gerland, comme si la fatalité s'abattait sur son équipe depuis le début de la saison. Depuis lors, l'Athletic a essuyé un nouveau revers à San Mamés contre Getafe (1-2) et un match nul (0-0)humiliant contre Eibar —pensionnaire de troisième division— en Coupe du Roi alors que la partie devait avant tout permettre à la bande du Sorcier de recouvrer un semblant de confiance. A l'issue de la piteuse rencontre —jouée avec les titulaires habituels hein—, Bielsa ne trouvait rien d'inconvenant à affirmer qu'il n'était pas déçu par ce match nul. Et même d'ajouter : « Dans la spirale négative que nous subissons, ce match est à ranger des les points positifs » . Inquiétant et symbolique d'une équipe qui semble incapable de réagir face à l'adversité. Il y a quelques mois, ces jeunes loups effrayaient toute la péninsule. Aujourd'hui, ils ressemblent davantage à un troupeau de brebis égarées sur un pré devenu subitement trop grand. Et ne comptez pas sur Bielsa pour endosser le costume du berger.

Du côté des joueurs, Fernando Llorente, indispensable l'année dernière, n'a pour l'instant disputé que des petits bouts de matchs sans consistance. Iraola et Gurpegi, les aînés de la meute, peinent aussi à rassembler les troupes. Reste les leaders techniques. L'an passé, le fragile équilibre que suppose le jeu ultra-offensif et ultra-direct mis en place par Bielsa reposait sur les épaules du jeune Ander Herrera. Qualité technique, volume de jeu, le garçon possède les attributs du milieu de terrain complet. Il est rapidement devenu la pierre angulaire du jeu et la rampe de lancement pour les lutins dribbleurs Ibai et Muniain. Le hic, c'est qu'Ander est rentré de vacances en délicatesse avec son pubis. Sans lui, l'Athletic est coupé en deux. Finalement remis de sa pubalgie il y a quelques semaines, l'ancien joueur du Real Saragosse a eu la bonne idée de prendre un rouge direct contre Valence. Et hop, deux matchs de plus en tribune, facile, les copains se débrouilleront sans lui.

Union sacrée, sans le public

Pour l'instant, le club fait front à sa manière : il verrouille au maximum la communication en éconduisant gentiment les importuns et se rétracte sur ses vieux discours idéologiques. Il est aujourd'hui par exemple impossible d'obtenir des informations sur les rapports qui paraissent être de plus en plus tendus entre l'effectif et le coach. Tout proche d'un départ cet été à cause d'une ridicule histoire de travaux au centre d'entraînement, Bielsa n'est, officiellement du moins, plus menacé. De l'extérieur, l'Athletic joue la carte de l'union sacrée. Après la défaite contre Getafe, le président Josu Urrutia s'est déplacé au centre d'entraînement de Lezama « pour apporter tout son soutien et toute sa confiance aux joueurs » . Si cette posture de l'autruche a l'avantage de maintenir une certaine harmonie de façade, elle devient intenable car les supporters n'avalent plus la pilule.

Contre Getafe, alors que les Leones étaient menés 2-0 à une demi-heure de la fin, le public, dépité par le jeu proposé par les siens, a commencé à déserter les tribunes dans un silence de cathédrale; si bien qu'il n'y avait presque plus personne pour assister à la réduction du score de San José en toute fin de partie. Habituellement remplies, les travées de Lezama sont vides ces derniers temps. Plus embêtant encore, seule une poignée de supporters a fait le déplacement à Eibar pour le match de Coupe du Roi. Ce n'est certes peut-être pas la rencontre la plus sexy de l'année mais c'est certainement le déplacement le plus court puisqu'il ne faut pas plus d'une demi-heure en voiture pour relier les deux villes. 80 places vendues en tout et pour tout pour un club qui est fier de pouvoir compter sur l'un des publics les plus fervents d'Espagne —un public qui la saison dernière tenait son rôle de 12e homme avec passion—, c'est mauvais signe. Difficile d'espérer redresser la tête dans ces conditions. Foutue dépression.

Par Pablo Garcia-Fons
Quand tu perd tes deux meilleurs joueurs et que tu ne peux pas réinvestir ton argent sur d'autre joueur pour cause de xénophobie tu ne dois t'en prendre qu'a toi même.
Il reste très peu de temps avant que Bilbao ne se mette à recruter à l'étranger comme vient de le faire Euskaltel en cyclisme
Note : 1
A aucun moment je ne dis que l'Athletic n'est pas un grand club (même s'ils n'ont rien gagné depuis 28 ans).

Et si tu veux je remplace xénophobe par discrimination à l'embauche.

L'athletic Bibao refuse des joueurs plus compétents que ceux qu'ils ont actuellement parce qu'ils n'ont pas été formé au Pays Basque.
Ceci contrevient à la législation Européenne.
Il ne me semble pas que favoriser la formation par rapport à l'achat de joueurs soit une attitude xénophobe.
Là où l'Athletic a foiré, c'est qu'ils auraient très bien pu recruter Beñat (qui est Basque) au lieu de pleurer sur leur sort.
Maintenant, c'est un peu tard...
Note : 1
Zenou, l'année dernière le journal Marca avait lancé un débat interressant pour savoir qui était le troisième grand club espagnole (Derrière Madrid et Barça).
Le débat était entre Athletic, Valence et Atletico.
Les trois ont des arguments à faire jouer :
A) Athletic :
- Le seul avec Madrid et Barca à ne jamais être descendu en deuxième division
- Le plus titré des trois a niveau national : 32 titres (8 ligas, 23 copa, 1 supercopa)
- MAIS le vide absolu d'un point de vue trophée continental
B) Atletico
- Le 2eme plus titré des trois sur la scene national : 19 titres (9 ligas, 9 copas, 1 supercopa)
- 7 trophées internationaux (1 coupe des coupes, 2 uefa, 2 supercoupes d'europe, 1 intercontinental, 1 intertoto)
C) Valence
- Le mieux classé des trois dans classification historique (total de point marqué au cours de toute son histoire) : 3eme, derrière Madrid et Barca - Le moins titré à niveau espagnol : 14 titres (6 liga, 7 copa, 1 supercopa)
- 7 trophées internationaux (1 coupes des coupes, 1 uefa, 2 supercoupes, 2 coupes des villes de foires, 1 intertoto)
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