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Le triangle maléfique des Verts

Ruffier-Perrin-Pogba. Voilà le trio qui fait et fera la force de Saint-Étienne cette saison. Un triangle défensif et décisif qui, paradoxalement, représente un obstacle pour une ASSE dépendante de ses trois hommes et qui ne pousse pas Galtier à l'innovation.

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On parle souvent de colonne vertébrale. Cet axe fort qui sert de rampe de lancement pour une équipe, et qui se suffit quasiment à lui-même pour aller chercher les objectifs fixés. En général, elle est composée d’un élément central par ligne, à savoir un gardien, un défenseur, un milieu et un attaquant. Une colonne vertébrale, quoi. Mais à Saint-Étienne, on a troqué depuis quelques années ce rachis habituel contre un socle osseux sur lequel pousse les autres greffons. Un socle osseux constitué de trois éléments indispensables : deux défenseurs axiaux et un portier. Un socle qui se doit d’être solide. Et qui l’est.

Cette saison, ce triangle d’or sera composé de Stéphane Ruffier, Loïc Perrin et Florentin Pogba. Des touches fiables sur le Sainté de Christophe Galtier, à en regarder les statistiques. Avec 190 rencontres disputées en Ligue 1 (toutes en tant que titulaires pour Ruffier, cinq seulement en tant que remplaçant pour Perrin), les deux premiers sont, de loin, les joueurs les plus utilisés depuis 2008. La saison dernière, Ruffier a joué toutes les minutes de championnat, pendant que son capitaine comptait 24 apparitions. De son côté, Pogba en a joué autant que ce dernier mais n’est que neuvième au classement des parties réalisées en 2015-2016. La cause ? Moustapha Bayal Sall. Le Sénégalais désormais parti au Qatar, la charnière Perrin-Pogba semble indiscutable, au moins pour le début des compétitions officielles.

Rien ne bouge


Sur le papier, ce trio a plutôt de la gueule. Perrin déçoit très rarement, Pogba n’a que 25 ans et a déjà montré de belles choses – ce qui vaut au frère de Paul quelques touches en Premier League cet été – et Ruffier fait intrinsèquement partie du top 3 des gardiens tricolores. Lors du tour préliminaire aller de Ligue Europa contre l’AEK Athènes, un adversaire certes pas terrible terrible offensivement, les trois loustics ont tenu la baraque sereinement, proprement, avec sérieux et concentration. Raison pour laquelle Christophe Galtier va sûrement remettre le couvert en Grèce, histoire de déguster une nouvelle clean sheet. Bref, l’entraîneur compte beaucoup sur son assise défensive aux initiales RPP.

Sauf que, de manière paradoxale, le point fort indiscutable de Sainté pourrait aussi représenter son vrai point faible. Car le RPP n’a rien à voir avec un quelconque Rassemblement Populaire pour le Progrès. Au contraire, il empêche, d’une certaine façon, l’évolution tactique des Verts. En effet, Galtier a tendance à compter beaucoup trop sur les performances de sa sécurité défensive, préférant ainsi parier sur une certaine passivité en acceptant de laisser le ballon à l’adversaire. Chose que l’on a observée l’année dernière : avec seulement 42 goals inscrits, l’ASSE a terminé la saison avec la treizième attaque de L1 et une incapacité chronique à se créer des occasions.

La priorité, c'est l'attaque


Alors oui, derrière, les Verts sont costauds (troisième meilleure défense à l'issue du dernier championnat). Mais comme aperçu face à l’AEK, cela ne suffit plus pour répondre aux ambitions d’un club comme Saint-Étienne. Or, le risque de revoir le Sainté 2015-2016 cette saison est apparu assez grand après cette confrontation. Certes, nous ne sommes encore que le 4 août, mais la réaction d’après-match de Galtier ne rassure personne : «  Je ne pense pas que l'AEK va se livrer à domicile de manière inconsidérée. Les deux équipes resteront équilibrées et organisées, mais nous ne serons pas obligés de gagner pour nous qualifier. Offensivement, je ne suis pas inquiet que nous n'ayons pas marqué.   » Évidemment, l’analyse globale ne peut être faite si tôt dans la saison, avant même que le championnat ait repris. Mais le coach vert, qui était très tenté par un nouveau défi et qui n’a finalement reçu aucune offre plus excitante que le projet actuel de l'ASSE, doit prendre des risques pour éviter l’ennui. Sur le terrain, sur le banc, et pour les tribunes du Chaudron.



Par Florian Cadu
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