Le tout-puissant Munich, et les autres

En attendant Schalke-Fribourg et Leverkusen-Francfort, on a vu le Bayern faire comme tous les week-ends et être prêt à conquérir le monde, Dortmund et Gladbach ne pas faire mieux qu'un nul et Nuremberg craquer et faire 3-3. Et puis des stades pleins, des buts, des gestes fous. Comme d'hab quoi.

Modififié
0 5
L'équipe du week-end (et de l'année)

Il y a un moment où il faut faire le point et le dire. C'est l'heure du bilan pour le Bayern, qui en a terminé avec son année civile de Bundesliga (le match contre Stuttgart aura lieu fin janvier, pour cause de Mondial des clubs). Une année au cours de laquelle le Bayern a totalisé 93 points, pour un titre de champion et une place honorifique de champion d'automne. D'ailleurs, Pep Guardiola réalise le meilleur départ de l'histoire du club avec 44 points après 16 matchs... Felix Magath avait réussi à accumuler autant de points en 2005, mais sur l'ensemble des matchs aller. Un nombre de points hallucinant qui doit beaucoup à l'assurance dégagée à l'Allianz Arena : 17 matchs joués, 17 matchs gagnés. Facile pour ce Bayern-là, invaincu en championnat en 2013. Même choper les meilleurs joueurs de son rival le plus sérieux tourne à la routine : une clause libératoire et une fin de contrat. Ce Bayern vit au-dessus de la masse. La Bundesliga, c'est l'histoire des 99 %... et du Bayern. Tuchel l'avait presque dit pourtant cet été : « Indignez-vous ! »

Vous avez manqué Hanovre-Nuremberg (et vous n'auriez pas dû)

HDI-Arena, 16 h 15, samedi 14 décembre. Les 96ers sont menés 3-0, chez eux, par une équipe qui n'a pas encore réussi à prendre trois points en une seule fois cette saison. Le changement d'entraîneur n'y avait rien fait pour Nuremberg. Ça galère toujours autant. Sauf ce samedi après-midi, où tout se passe à merveille. Les buts rentrent. La victoire est acquise. Une heure après, pourtant, c'est un 3-3. Nuremberg a explosé. Mame Biram Diouf offre un point aux siens, mais plante surtout un sérieux coup de poignard au moral des joueurs du club. Dix matchs nuls en seize rencontres. Nuremberg n'est même pas largué au classement, à une longueur des européens Fribourg et Francfort. Avec ce karma, ça pue la 2. Bundesliga.

Le top 5

- Aaron Hunt. Pour son 200e match de Bundesliga, Aaron a offert un but et a construit comme un grand, tout seul, le sien. Ce qui fait deux buts pour son Werder. Mais une nouvelle défaite.
- Mario Götze. Toujours aussi fort et décisif. Avec une merveille de contrôle, le nouveau Super Mario du Bayern s'ouvre le but. Le Bayern mène ainsi 2-0, bat Hambourg, totalise 44 points déjà et peut partir au Mondial des clubs avec le statut de champion d'automne.
Youtube
- Adrian Ramos. Trois tirs, deux buts, les neuvième et dixième de sa saison. Ramos porte le Hertha vers le haut, tel un Djordjevic de Bundesliga.
- Les Werner. Que ce soit Timo ou Tobias, les deux étaient plutôt vénères. L'un marque, l'autre provoque un penalty. Alors pour Timo, le buteur, c'est une défaite qui s'ensuit. Mais on en reparlera, de celui-là.
- Mame Biram Diouf. Un petit doublé pour un petit point. L'ancien Mancunien est officiellement l'homme à abattre à Nuremberg.

L'analyse définitive

Les Allemands ont des soucis avec la règle du hors-jeu. Un but refusé à Marco Reus pour cause de hors-jeu... de Lewandowski, un but accordé à Hanovre malgré une (très) large position de hors-jeu et des discussions à n'en plus finir sur un « possible hors-jeu » sur le deuxième but d'Hoffenheim. Depuis Schalke en Ligue des champions, l'Allemagne fait tout ce qu'il faut pour rendre la règle discutable, subjective... chiante, quoi.

On risque d'en parler sur RMC

Schalke peut-il dire adieu à l'Europe ? En se qualifiant pour les huitièmes de la Ligue des champions, Schalke s'est peut-être fait le pire des cadeaux possibles. En Bundesliga, il va falloir batailler ferme et commencer à prendre des points plus régulièrement qu'en ce moment. Jens Keller le sait s'il veut garder son poste. Et surtout parce que Mönchengladbach est loin devant, déjà, alors que le Hertha et Augsbourg ne faiblissent pas et mettent la pression sur les Bleus royaux. Avec une compétition de plus dans les jambes, Null Vier peut commencer à jeter un œil sur le ventre mou.

Le geste : la passe décisive de volée

En arrivant au Bayern, Pep a réussi à imposer au poste de latéral droit Rafinha, pourtant pas franchement un titulaire habituel dans le Sud. Et le pire, c'est que ça fonctionne. Preuve que Guardiola est un génie du coaching. Rafinha joue. Rafinha le fait bien, en faisant montre d'une certaine technique. Pour preuve, cette passe pour Mandžukić qui permet au Bayern d'ouvrir le score contre Hambourg.

Youtube

La stat : 1

Le nombre de tir cadré par Mayence et Mönchengladbach, à eux deux. Ce n'est pas pour rien que le multiplex de Sky a soigneusement évité de montrer des images du match... Et que ça s'est terminé sur 0-0. De la Bundesliga, ça, vraiment ?

Thomas Eichin a dit : « Il est la plus pauvre des truies. »

Une traduction littérale du directeur sportif du Werder Brême qui exprime bien la situation de Raphael Wolf. Régulièrement abandonné par sa défense, Wolf va trop souvent prendre le ballon dans ses filets. Après en avoir pris sept contre le Bayern, ce sont trois autres qui sont passés face au Hertha Berlin. « Quand ça vient, c'est inarrêtable et ça va au fond. » Gardien du Werder, le pire travail du monde.

Et sinon...

- En 2. Bundesliga, l'Union Berlin a gagné de nouveau.
- Kevin Großkreutz n'a pas joué avec Dortmund. Une première cette saison.
- La Bundesliga a toujours cinq représentants en Coupe d'Europe. Dont quatre en Ligue des champions.
- Javi Martínez n'a toujours pas appris le mot « Niederlage » .
- Aubameyang s'habille très mal pour défier le Torwand.

Par Côme Tessier
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

TsouinTsouin Niveau : Ligue 1
Quel joie débordante de Götze, quelle célébration !
J'adore voir l'émotion que le football procure, parfois...
On peut pas être un authentique traître, un des joueurs représentant le plus ce football qu'on déteste, et s'étonner que le football ne lui procure rien. Ce type m'inspire au mieux de l'indifférence. Comme cette équipe d'ailleurs.

J'enrage toujours autant de voir Pep s'embourber dans ce banc qui n'avait pas besoin de lui.
LIGA total! Niveau : Loisir
Message posté par Zade06
On peut pas être un authentique traître, un des joueurs représentant le plus ce football qu'on déteste, et s'étonner que le football ne lui procure rien. Ce type m'inspire au mieux de l'indifférence. Comme cette équipe d'ailleurs.

J'enrage toujours autant de voir Pep s'embourber dans ce banc qui n'avait pas besoin de lui.


Peut-être qu'il ne célèbre pas de joie car il sait qu'il a fait un match très médiocre ?
Govou for President Niveau : District
Message posté par TsouinTsouin
Quel joie débordante de Götze, quelle célébration !
J'adore voir l'émotion que le football procure, parfois...


Pipo il te mettait un but tout pourri de l'epaule mais il te faisait bander quand tu voyais sa celebration, et franchement c'est ca qu'on aime!
Moi, perso, le Pippo il me saoulait parfois un peu avec ses tours de terrain la bouche ouverte à gober des mouches, après avoir marqué de la rotule gauche à 53 cm du but vide...
Sinon, la citation d'Eichin m'a juste tué dans le Sportschau d'hier! XD
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 5