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Le topic des romantiques

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Dernier message de la page précédente, posté par Champion-mon-frère
le 08/07/2018 à 20:06
Ahah, non !
Mais ça reste toujours marrant de voir sa face chaque week-end sur les terrains de L1.
Réponse de Antarcticdonkey
le 08/07/2018 à 20:30
Bien sûr tu tairas son nom alors que tu nous mets l'eau à la bouche???^^
J'espère qu'elle était vraiment bien plus jolie que l'Allemande (surtout que tu as dû la dégoûter des Français à jamais, salaud!^^)...
Ce message a été modifié.
Réponse de JalovesbigTits
le 08/07/2018 à 21:03
"A vouloir bouffer dans toutes les gamelles on finit par se faire souffler la barbaque..."

Joseph Hantz Cartuccio. 1823.
Réponse de MathySmith
le 10/07/2018 à 11:05
J'ai beaucoup aimé ton histoire CMF ! Et merci pour vos commentaires les amis, je m'attendais pas à d'aussi belles réactions :)

Du coup épisode 2 !

J'ai donc passé une semaine à Toulouse, dès le 1er soir j'avais une soirée mais je faisais un peu l'asocial à checker Facebook toutes les 10 min pour voir si elle allait m'envoyer un message ou quoi. Elle avait beau avoir écrit dans sa lettre "you know we can't be together", je pouvais juste pas faire le deuil ni même me résoudre à la laisser tranquille pendant l'été, il fallait que je lui parle. J'étais vraiment en mode mélancolie d'amour d'été pendant toute la semaine qui a suivi, j'écoutais chaque jour des chansons du style "She Will Be Loved" de Maroon 5 (c'était l'époque où ils faisaient encore, selon moi, de la bonne musique) et le pote chez qui je logeais en avait un peu marre par moments même s'il était très conciliant il faut le reconnaître.

Puis je suis rentré à Marseille pour bosser au Conseil Général tout le mois d'août, et chaque soir on discutais sur Skype, jusqu'au jour où je lui ai avoué que c'était impossible pour moi de passer une journée sans penser à elle, et je ne pouvais pas la voir comme une simple amie, et là elle m'a répondu "you make me cry...I love you so much", et donc je me suis lancé dans le grand bain d'une RELATION À DISTANCE, YOUHOUUUU ! (Spoiler : ce genre de choses se termine rarement bien.)

Sachant qu'il y a une heure de décalage entre la France et la Turquie, et que je voulais lui parler chaque soir sans exception ou presque, il fallait donc que je quitte la famille à 21:00 grand max à partir de la reprise des cours universitaires pour aller m'enfermer dans ma chambre et ouvrir mon Skype chaque soir pour lui parler. Puis j'ai décidé de profiter des vacances de la Toussaint pour aller passer une dizaine de jours chez elle à Ankara. Déjà que j'étais un peu en stress parce que l'avion n'a jamais été mon mode de transport préféré et que c'était la première fois que je le prenais seul (sans famille, amis ou groupe de voyage), alors en plus au changement à Istanbul j'ai fait l'erreur de demander un café sans m'être renseigné sur ce qu'est le café en Turquie, à savoir le moka qui reste au fond et que j'ai bien mélangé comme un inculte. Mon estomac a pas du tout apprécié, et évidemment une heure plus tard au moment d'atterrir à Ankara j'ai régurgité mon petit déj. Heureusement j'ai pu aller aux toilettes de l'aéroport me nettoyer et me changer, et j'avais des pastilles de menthe pour enlever la sale haleine que je devais avoir à ce moment-là. Les retrouvailles étaient très bizarres mais pleines d'émotions également, et dans le bus entre l'aéroport et son quartier elle m'a mis en garde sur certains trucs : d'abord je venais en tant que l'ami-Français-qu'elle-avait-rencontré-l'été-dernier-et-qui-vient-faire-du-tourisme-à-Ankara-pour-ses-vacances (ce qui est vraiment suspect parce qu'Ankara est jusqu'ici la ville la plus moche que j'aie jamais visité). Son père, militaire retraité, est du genre hyper traditionnel et pour lui hors de question que sa fille fréquente un étranger, donc interdiction de se faire des bisous chez elle, ou alors seulement quand on est sûr que son père n'est pas là.

Heureusement j'avais acheté un bouquin pour apprendre le turc (j'ai toujours aimé les langues et j'ai toujours eu quelques facilités pour ça), et j'avais appris quelques mots de base pour éviter que mes conversations soient limitées à elle et son père, le reste de la famille (sa mère et sa soeur) ne parlant pas un mot d'anglais. J'ai été reçu comme un prince le premier soir (la meilleure chambre de l'appartement, un dîner hyper copieux, le meilleur fauteuil dans le salon...) et son père a même tenu à appeler le mien pour le rassurer (je n'oublierai jamais le "Don't worry, he is under my protection." où j'ai dû me retenir d'éclater de rire, mon père à l'autre bout du téléphone pensant que c'était un canular.

Les journées de ce séjour se résument en gros à : lever le plus tôt possible, déjeuner avec la famille puis on part pour visiter la ville, faire des trucs avec les amis de ma copine, etc, alors que c'était un prétexte pour se retrouver entre nous le plus vite possible et pendant le plus de temps possible. Bon pas grand-chose à dire sur Ankara ; la Turquie est un pays magnifique et les gens sont adorables, mais si vous y allez un jour (attendez quand même que la situation politique s'apaise un peu...), n'allez surtout pas là-bas : un pauvre parc, un pauvre musée, et le reste n'est que buildings en béton tous plus moches les uns que les autres, quelques centres commerciaux, énormément de fast-food américains, et les quelques endroits vraiment sympa il faut avoir des connaissances là-bas pour s'y rendre (mais on en retrouve du même type dans d'autres villes turques donc bon). Un des rares trucs que j'y ai acheté était le maillot complet 2011-2012 de Fenerbahçe parce que je le trouvais beau et que je savais que son père en était un grand fan (le dernier jour on a fait une séance photo lui et moi parce qu'il tenait à montrer ça à ses collègues).

Je n'ai évidemment pas tenté de lui proposer un câlin plus intime parce que c'était trop tôt dans notre relation et puis de toutes façons ça aurait été impossible de faire ça chez elle et on n'avait nulle autre part où le faire. Mais j'ai eu son autorisation pour un pelotage en règle de ses fruits défendus dans la lumière tamisée du premier étage d'un bar peu fréquenté et ça a largement suffi à mon bonheur pour ce premier séjour avec elle.

Si ça vous intéresse toujours, dans le prochain et dernier épisode je ferai un saut dans le temps pour vous conter comment j'ai connu l'apogée puis la fin brutale de cette relation, avec là des détails encore plus croquants !
Réponse de val201
le 10/07/2018 à 14:40
C'est un beau récit : tu as une âme de conteur. Et je suis heureux de voir que l'histoire se déroule en Turquie (pays cher à mon cœur). Hâte de lire la suite même si je sais que la fin sera forcément (ou non, je l'espère) triste...
Réponse de Hemassy
le 10/07/2018 à 15:54
Quelle patience ! Vous faites honneur à la France !
Réponse de MathySmith
le 19/07/2018 à 10:53
En ces lendemains de fête de Champions du monde, je profite de la liesse ambiante pour terminer mon histoire.

Après cet épisode automnal à Ankara, j'avais de nouveau trouvé moyen de bosser pendant les vacances de février pour pouvoir y retourner (cinq jours seulement cette fois) juste après. Cette fois il avait fallu louer un appart parce que je ne pouvais pas jouer de nouveau le rôle du touriste qui revient juste quelques mois après le premier voyage, d'autant plus en plein hiver. On n'est pas beaucoup sortis effectivement, vu qu'il faisait -15 °C en moyenne et un bon mètre de neige dans les rues (et moi j'avais juste pris des baskets haha). Mais c'était la première fois qu'on dormait ensemble et c'était une étape de plus de franchie pour moi.

L'été suivant elle a réussi à convaincre ses parents de la laisser venir en France pendant un mois entier, et c'était de belles vacances, entre chez moi à Marseille, puis quelques jours à Hyères et Porquerolles, quelques autres à Toulouse, d'autres encore dans le Luberon...l'occasion de nous prendre nos premières cuites à deux (dont une où j'avais repeint les murs des toilettes d'un pub pas loin de chez moi, j'avais tellement honte, un pote qui avait une des serveuses en amie sur Facebook m'a raconté que ce soir-là elle avait mis un statut du genre "putain à 2 h du mat je me retrouve à devoir nettoyer les chiottes à cause d'un connard qui a dégueulé partout"), j'ai bien tenté quelque chose mais encore une fois elle n'était pas prête et j'ai pris sur moi (mais j'ai déjà pu lui caresser doucement L'Origine du Monde et c'était une étape de plus qui a aidé à patienter).

L'année suivante a été la plus difficile, on n'a pas pu se voir avant février (j'y suis retourné de nouveau) puis on a passé 6 mois sans se voir, on a failli se séparer je ne sais plus combien de fois entretemps, aujourd'hui encore je me demande comment on a tenu. Et puis, ma licence de biologie en poche, je décide de prendre une année pour aller la rejoindre en Turquie ; malheureusement aucun moyen d'y partir en Erasmus (pas d'accord d'échange entre mon université et celles de là-bas) ni en tant que volontaire par exemple (aucun service civique n'y était proposé, ni Service Volontaire Européen). J'ai donc choisi de partir dans la seule université de la ville proposant des cours en anglais, en tant que "visiting student", et comme j'y allais dans le cadre d'aucun accord d'échange, il fallait payer les cours plein pot, à 250 $ US le crédit, sachant qu'un cours en faisait minimum trois...j'ai donc fait un prêt étudiant pour pouvoir me payer 4 cours sur l'année, 2 par semestre. Inutile de vous dire à quel point toute ma famille a essayé, à raison, de me dissuader de ça, mais l'amour rend aveugle et peut rendre sourd aussi, du coup envers et contre tous me voilà parti !

Pour le cadre de vie c'était acceptable : une coloc avec deux Turcs dont un qui parlait assez bien anglais pour qu'on puisse se comprendre (de mon côté j'apprenais le turc de toutes façons), les deux plutôt crades mais comme je sortais rarement de ma chambre c'était, disons, limite acceptable mais acceptable quand même, 30 min à pied de l'université, qui en elle-même était un microcosme de libertés dans ce pays dictatorial (pour y avoir vécu assez longtemps à ce moment-là je m'en suis rendu compte, par exemple il y avait des amendes pour les coloc étudiantes mixtes). Je me suis acclimaté à la vie là-bas avec des hauts et des bas, j'ai réussi à trouver des endroits sympa où aller régulièrement, je me suis fait quelques amis parmi les Erasmus et même dans ma classe avec trois Turcs, et les autres qui étaient tous très sympa avec moi quoi qu'il en soit, des profs qui avaient une manière d'enseigner très originale, du genre une fois c'est PowerPoint, le cours d'après c'était les chaises en cercle et on débat sur un sujet...et dès que quelqu'un voulait parler en turc ils disaient "non on a un Français dans la salle donc soit tu parles en anglais soit tu parles pas" ^^ et évidemment c'était l'idylle parfaite avec ma jolie Turque puisqu'on se voyait presque tous les jours (même si pour les fois où elle venait dormir il fallait toujours qu'elle mente à son père aux yeux duquel il fallait définitivement que je n'existe pas).

De septembre à début novembre ça allait, puis ça a commencé à se dégrader petit à petit parce que je me suis rendu compte progressivement qu'en fait au quotidien au bout d'un moment elle a révélé des facettes que je ne lui connaissais pas et qui étaient dures à accepter. Du genre me faire la gueule pendant trois jours parce que je n'avais pas souhaité l'anniversaire de son chat, m'engueuler quand j'arrivais en retard de pas beaucoup à des rendez-vous alors que je connaissais mal la ville, me traiter "d'homme préhistorique" en se foutant ouvertement de moi parce que je buvais mon lait dans un bol en le tenant à deux mains, des phrases du style "you can go back to your country I don't care" dans nos grosses disputes...et comme j'étais fou amoureux que je ne voulais pas qu'on se sépare coûte que coûte, je laissais toujours tout passer et ne lui faisais jamais de remontrances (ce qui a été une énorme erreur qui a sans doute précipité ce qui devait arriver ensuite).

L'hiver a été horrible : il faisait -15 °C en moyenne (pour aller en cours faut vraiment avoir la motiv'), gris tout le temps, pas de Noël là-bas donc la ville toujours aussi déprimante, pas de vacances sauf pour le 1er janvier, elle a grave raté mon anniversaire en m'emmenant dans un resto horrible et en ne me proposant rien de mieux qu'une après-midi à regarder un Disney (triste en plus) à la maison...heureusement on a eu un weekend d'organisé avec les Erasmus dans une ville thermale, on logeait dans un hôtel 3 étoiles, et évidemment moi qui pensais ne pas pouvoir tenter quoi que ce soit je n'avais pas pris de préservatifs, alors que c'était LE soir où elle était disposée à faire qqch (qu'est-ce que je m'en suis voulu !). J'allais bien évidemment pas risquer quoi que ce soit donc je me suis rabattu sur un bon travail lingual, et ça s'est super bien passé pour une première ! C'était un des meilleurs moments qu'on ait eu.

La suite a été la fin : en pleine période de déprime et d'examens, je me sentais seul, avec elle c'était disputes en majorité, ma famille, mes amis et Marseille me manquaient terriblement, et je prends la décision de ne pas rester pour le deuxième semestre. Le pire arrive à ce moment-là : elle m'annonce qu'elle n'a pas eu ses règles depuis 15 jours. Je commence à flipper ma race, à envoyer des messages à des amis pour avoir des conseils (c'est dans ces moments-là d'ailleurs que tu te rends compte de qui sont tes VRAIS amis), j'imagine déjà son père arriver chez moi pour m'étriper...et en même temps je me pose des questions : est-ce qu'elle ne m'aurait pas fait croire ça pour m'empêcher de partir ? Parce qu'elle ne voulait pas que je parte, elle a tout fait pour me retenir, m'a promis beaucoup de sacrifices, mais je savais que je risquais de devenir une loque humaine si je restais six mois de plus dans cet endroit que j'exécrais. Et puis quelques jours avant mon départ prévu, elle m'annonce qu'elle les a eues, mais la façon dont ça s'est passé me fait douter encore aujourd'hui de si c'était la vérité ou un aveu forcé par culpabilisation de son possible mensonge, bref c'était très suspect. Quoi qu'il en soit je lui ai dit de venir chez moi une après-midi, je lui ai ressassé tout ce que j'avais sur le cœur jusqu'ici, tout ça avec une froideur que je ne me soupçonnais pas, et évidemment elle était sous le choc de se prendre tout ça dans la tronche d'un coup ! Elle a eu beau pleurer, m'implorer, se confondre en excuses, je n'ai rien pu faire d'autre que la serrer dans mes bras tout en restant ferme. Je lui ai dit que je l'aimais encore (ce qui à ce moment-là était vrai) mais que j'avais besoin de mettre de la distance entre cette ville et moi, et entre elle et moi. Il me restait encore cinq jours avant mon retour en France, je ne voulais pas la revoir d'ici là. On s'est quittés sur un dernier baiser, elle en pleurs, moi en pleurs juste après qu'elle soit partie.

De retour à Marseille, j'ai redécouvert la ville, le soleil, la mer, la passion de vivre. J'ai recommencé à discuter avec elle en lui disant que plus les jours passaient et plus je me sentais détaché d'elle, et malgré tout le beau qu'on avait vécu ensemble, j'avais encore trop de douleur dans le cœur par rapport à son comportement et son absence de soutien quand rien n'allait là-bas, et que je pensais que notre histoire était impossible et que nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Je ne me souviens plus de comment cette discussion s'est terminée, mais silence radio entre février et juillet. J'ai commis une dernière erreur avec elle : lui souhaiter son anniversaire en juillet, en lui souhaitant tout le bonheur du monde et en lui demandant si elle voulait bien que l'on reste "amis". Je me suis pris une déferlante de toutes les insultes qu'elle connaissait en anglais, et le message se terminait par "don't answer to this message please I have other things to do". J'ai pensé répondre puis finalement non, je l'ai bloquée de mon Facebook, supprimé toutes nos photos et rayée de ma vie (même si j'ai gardé un ou deux cadeaux qu'elle m'avait fait).

C'est le genre d'histoire qui fait grandir, qui permet de réfléchir aussi, et avec le temps, de se retourner sur le passé en pensant aux erreurs commises des deux côtés, pour éviter soi-même à l'avenir de commettre les mêmes. C'est également le genre d'histoire qui permet de clore un chapitre de sa vie pour en entamer un nouveau sur d'autres bases et repartir de l'avant et c'est exactement ce qu'il s'est passé pour moi. La dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles c'était par le biais de son amie Turque que j'avais rencontrée en même temps qu'elle, et qui à l'époque (il y a deux ans maintenant) m'a dit qu'elle avait changé de ville et qu'elle avait un copain apparemment, j'ai juste dit "tant mieux". Je ne sais pas si nos chemins se recroiseront un jour et comment on réagira si c'est le cas, mais c'est une éventualité à laquelle je pense de temps en temps. En tout cas j'essaie de ne me rappeler que du meilleur quand il m'arrive de penser à elle, et même si c'est une histoire triste, ça reste beau quelque part quand même :)

Merci d'avoir lu jsuqu'ici !
Réponse de Max_Payne
le 19/07/2018 à 11:00
Wah Mathy c'est vraiment émouvant !
Et super beau en même temps.
Réponse de Flaghenheimer
le 19/07/2018 à 11:25
Message posté par MathySmith
En ces lendemains de fête de Champions du monde, je profite de la liesse ambiante pour terminer mon histoire.

Après cet épisode automnal à Ankara, j'avais de nouveau trouvé moyen de bosser pendant les vacances de février pour pouvoir y retourner (cinq jours seulement cette fois) juste après. Cette fois il avait fallu louer un appart parce que je ne pouvais pas jouer de nouveau le rôle du touriste qui revient juste quelques mois après le premier voyage, d'autant plus en plein hiver. On n'est pas beaucoup sortis effectivement, vu qu'il faisait -15 °C en moyenne et un bon mètre de neige dans les rues (et moi j'avais juste pris des baskets haha). Mais c'était la première fois qu'on dormait ensemble et c'était une étape de plus de franchie pour moi.

L'été suivant elle a réussi à convaincre ses parents de la laisser venir en France pendant un mois entier, et c'était de belles vacances, entre chez moi à Marseille, puis quelques jours à Hyères et Porquerolles, quelques autres à Toulouse, d'autres encore dans le Luberon...l'occasion de nous prendre nos premières cuites à deux (dont une où j'avais repeint les murs des toilettes d'un pub pas loin de chez moi, j'avais tellement honte, un pote qui avait une des serveuses en amie sur Facebook m'a raconté que ce soir-là elle avait mis un statut du genre "putain à 2 h du mat je me retrouve à devoir nettoyer les chiottes à cause d'un connard qui a dégueulé partout"), j'ai bien tenté quelque chose mais encore une fois elle n'était pas prête et j'ai pris sur moi (mais j'ai déjà pu lui caresser doucement L'Origine du Monde et c'était une étape de plus qui a aidé à patienter).

L'année suivante a été la plus difficile, on n'a pas pu se voir avant février (j'y suis retourné de nouveau) puis on a passé 6 mois sans se voir, on a failli se séparer je ne sais plus combien de fois entretemps, aujourd'hui encore je me demande comment on a tenu. Et puis, ma licence de biologie en poche, je décide de prendre une année pour aller la rejoindre en Turquie ; malheureusement aucun moyen d'y partir en Erasmus (pas d'accord d'échange entre mon université et celles de là-bas) ni en tant que volontaire par exemple (aucun service civique n'y était proposé, ni Service Volontaire Européen). J'ai donc choisi de partir dans la seule université de la ville proposant des cours en anglais, en tant que "visiting student", et comme j'y allais dans le cadre d'aucun accord d'échange, il fallait payer les cours plein pot, à 250 $ US le crédit, sachant qu'un cours en faisait minimum trois...j'ai donc fait un prêt étudiant pour pouvoir me payer 4 cours sur l'année, 2 par semestre. Inutile de vous dire à quel point toute ma famille a essayé, à raison, de me dissuader de ça, mais l'amour rend aveugle et peut rendre sourd aussi, du coup envers et contre tous me voilà parti !

Pour le cadre de vie c'était acceptable : une coloc avec deux Turcs dont un qui parlait assez bien anglais pour qu'on puisse se comprendre (de mon côté j'apprenais le turc de toutes façons), les deux plutôt crades mais comme je sortais rarement de ma chambre c'était, disons, limite acceptable mais acceptable quand même, 30 min à pied de l'université, qui en elle-même était un microcosme de libertés dans ce pays dictatorial (pour y avoir vécu assez longtemps à ce moment-là je m'en suis rendu compte, par exemple il y avait des amendes pour les coloc étudiantes mixtes). Je me suis acclimaté à la vie là-bas avec des hauts et des bas, j'ai réussi à trouver des endroits sympa où aller régulièrement, je me suis fait quelques amis parmi les Erasmus et même dans ma classe avec trois Turcs, et les autres qui étaient tous très sympa avec moi quoi qu'il en soit, des profs qui avaient une manière d'enseigner très originale, du genre une fois c'est PowerPoint, le cours d'après c'était les chaises en cercle et on débat sur un sujet...et dès que quelqu'un voulait parler en turc ils disaient "non on a un Français dans la salle donc soit tu parles en anglais soit tu parles pas" ^^ et évidemment c'était l'idylle parfaite avec ma jolie Turque puisqu'on se voyait presque tous les jours (même si pour les fois où elle venait dormir il fallait toujours qu'elle mente à son père aux yeux duquel il fallait définitivement que je n'existe pas).

De septembre à début novembre ça allait, puis ça a commencé à se dégrader petit à petit parce que je me suis rendu compte progressivement qu'en fait au quotidien au bout d'un moment elle a révélé des facettes que je ne lui connaissais pas et qui étaient dures à accepter. Du genre me faire la gueule pendant trois jours parce que je n'avais pas souhaité l'anniversaire de son chat, m'engueuler quand j'arrivais en retard de pas beaucoup à des rendez-vous alors que je connaissais mal la ville, me traiter "d'homme préhistorique" en se foutant ouvertement de moi parce que je buvais mon lait dans un bol en le tenant à deux mains, des phrases du style "you can go back to your country I don't care" dans nos grosses disputes...et comme j'étais fou amoureux que je ne voulais pas qu'on se sépare coûte que coûte, je laissais toujours tout passer et ne lui faisais jamais de remontrances (ce qui a été une énorme erreur qui a sans doute précipité ce qui devait arriver ensuite).

L'hiver a été horrible : il faisait -15 °C en moyenne (pour aller en cours faut vraiment avoir la motiv'), gris tout le temps, pas de Noël là-bas donc la ville toujours aussi déprimante, pas de vacances sauf pour le 1er janvier, elle a grave raté mon anniversaire en m'emmenant dans un resto horrible et en ne me proposant rien de mieux qu'une après-midi à regarder un Disney (triste en plus) à la maison...heureusement on a eu un weekend d'organisé avec les Erasmus dans une ville thermale, on logeait dans un hôtel 3 étoiles, et évidemment moi qui pensais ne pas pouvoir tenter quoi que ce soit je n'avais pas pris de préservatifs, alors que c'était LE soir où elle était disposée à faire qqch (qu'est-ce que je m'en suis voulu !). J'allais bien évidemment pas risquer quoi que ce soit donc je me suis rabattu sur un bon travail lingual, et ça s'est super bien passé pour une première ! C'était un des meilleurs moments qu'on ait eu.

La suite a été la fin : en pleine période de déprime et d'examens, je me sentais seul, avec elle c'était disputes en majorité, ma famille, mes amis et Marseille me manquaient terriblement, et je prends la décision de ne pas rester pour le deuxième semestre. Le pire arrive à ce moment-là : elle m'annonce qu'elle n'a pas eu ses règles depuis 15 jours. Je commence à flipper ma race, à envoyer des messages à des amis pour avoir des conseils (c'est dans ces moments-là d'ailleurs que tu te rends compte de qui sont tes VRAIS amis), j'imagine déjà son père arriver chez moi pour m'étriper...et en même temps je me pose des questions : est-ce qu'elle ne m'aurait pas fait croire ça pour m'empêcher de partir ? Parce qu'elle ne voulait pas que je parte, elle a tout fait pour me retenir, m'a promis beaucoup de sacrifices, mais je savais que je risquais de devenir une loque humaine si je restais six mois de plus dans cet endroit que j'exécrais. Et puis quelques jours avant mon départ prévu, elle m'annonce qu'elle les a eues, mais la façon dont ça s'est passé me fait douter encore aujourd'hui de si c'était la vérité ou un aveu forcé par culpabilisation de son possible mensonge, bref c'était très suspect. Quoi qu'il en soit je lui ai dit de venir chez moi une après-midi, je lui ai ressassé tout ce que j'avais sur le cœur jusqu'ici, tout ça avec une froideur que je ne me soupçonnais pas, et évidemment elle était sous le choc de se prendre tout ça dans la tronche d'un coup ! Elle a eu beau pleurer, m'implorer, se confondre en excuses, je n'ai rien pu faire d'autre que la serrer dans mes bras tout en restant ferme. Je lui ai dit que je l'aimais encore (ce qui à ce moment-là était vrai) mais que j'avais besoin de mettre de la distance entre cette ville et moi, et entre elle et moi. Il me restait encore cinq jours avant mon retour en France, je ne voulais pas la revoir d'ici là. On s'est quittés sur un dernier baiser, elle en pleurs, moi en pleurs juste après qu'elle soit partie.

De retour à Marseille, j'ai redécouvert la ville, le soleil, la mer, la passion de vivre. J'ai recommencé à discuter avec elle en lui disant que plus les jours passaient et plus je me sentais détaché d'elle, et malgré tout le beau qu'on avait vécu ensemble, j'avais encore trop de douleur dans le cœur par rapport à son comportement et son absence de soutien quand rien n'allait là-bas, et que je pensais que notre histoire était impossible et que nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Je ne me souviens plus de comment cette discussion s'est terminée, mais silence radio entre février et juillet. J'ai commis une dernière erreur avec elle : lui souhaiter son anniversaire en juillet, en lui souhaitant tout le bonheur du monde et en lui demandant si elle voulait bien que l'on reste "amis". Je me suis pris une déferlante de toutes les insultes qu'elle connaissait en anglais, et le message se terminait par "don't answer to this message please I have other things to do". J'ai pensé répondre puis finalement non, je l'ai bloquée de mon Facebook, supprimé toutes nos photos et rayée de ma vie (même si j'ai gardé un ou deux cadeaux qu'elle m'avait fait).

C'est le genre d'histoire qui fait grandir, qui permet de réfléchir aussi, et avec le temps, de se retourner sur le passé en pensant aux erreurs commises des deux côtés, pour éviter soi-même à l'avenir de commettre les mêmes. C'est également le genre d'histoire qui permet de clore un chapitre de sa vie pour en entamer un nouveau sur d'autres bases et repartir de l'avant et c'est exactement ce qu'il s'est passé pour moi. La dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles c'était par le biais de son amie Turque que j'avais rencontrée en même temps qu'elle, et qui à l'époque (il y a deux ans maintenant) m'a dit qu'elle avait changé de ville et qu'elle avait un copain apparemment, j'ai juste dit "tant mieux". Je ne sais pas si nos chemins se recroiseront un jour et comment on réagira si c'est le cas, mais c'est une éventualité à laquelle je pense de temps en temps. En tout cas j'essaie de ne me rappeler que du meilleur quand il m'arrive de penser à elle, et même si c'est une histoire triste, ça reste beau quelque part quand même :)

Merci d'avoir lu jsuqu'ici !

Merci à toi pour cette belle histoire!
Le coup du chat m'a flingué.
Réponse de val201
le 19/07/2018 à 16:23
Message posté par MathySmith
e l'ai bloquée de mon Facebook, supprimé toutes nos photos et rayée de ma vie (même si j'ai gardé un ou deux cadeaux qu'elle m'avait fait).


Il faut vraiment avoir du courage pour rayer une partie de sa vie (et quelle partie pour toi : à l'étranger, etc.) ! Et d'après ce que je lis, ça t'a permis de repartir sur des bases plus saines. Chapeau et respect !
Réponse de Champion-mon-frère
le 19/07/2018 à 21:07
Et bien put*** ! Quelle histoire Mathy ! C’est touchant.

Par amour on est quand même capable de faire des trucs incroyables. La cœur a ses raisons que la raison ignore...

C’est triste quand même que ça se termine comme ça. Ton histoire de relation à distance me parle, il faudra que je vous raconte « mon » histoire. Ça donnera peut être un peu de baume au cœur à ceux n’y croyant pas.

Si jamais par hasard tu la croise de nouveau un jour ça risque d’etre étrange.
Réponse de JalovesbigTits
le 19/07/2018 à 23:52
Et c'est tout simplement révélateur de la complexité de la nature féminine, enfin tu as bien fait de passer à autre chose!
Réponse de Hemassy
le 20/07/2018 à 00:36
Les mecs, il n'y a que ça de vrai on est d'accord !
Réponse de Hemassy
le 20/07/2018 à 00:37
(pardon, trompé de forum !)
Réponse de MathySmith
le 20/07/2018 à 10:35
Merci pour votre retour les amis ! C'est vrai que l'amour peut vraiment nous faire faire des trucs insensés, mais parfois la jeunesse et le manque d'expérience et de recul ne nous pose aucune limite, et même si je ne regretterai jamais d'être parti là-bas, peut-être que si je lui avais moins laissé passer certaines choses et que j'avais été plus réfléchi par moments, ça aurait pu mieux se passer, on ne le saura jamais. En tout cas ça m'a servi pour la suite ;)

@Champion j'ai hâte de lire ton histoire !
Réponse de Ras Bernard Lama
le 20/07/2018 à 18:50
merci, tu m'auras tenu en haleine (Ray), monsieur Smith. t'aurais un côté fleur bleue que ça m'étonnerait pas. Big up
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