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Le Terek enfin grand ?

Le leader actuel du championnat russe n'est pas le Zénith ou le CSKA, mais... le Terek Grozny. Annoncé « futur grand d’Europe » avant l’Anzhi, le club tchétchène n’est pas aussi fortuné, ni clinquant. Mais cette saison et pour la première fois, il est au top. Et toujours aussi utile à la politique de Poutine, d’ailleurs.

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Grozny, capitale de la Tchétchénie. Ville ensanglantée par les conflits passés, dont on tente aujourd’hui de dissimuler les cicatrices par une vaste reconstruction. Reconstruction dont a bénéficié le club de football local, le Terek. Un club qui est aujourd’hui leader du championnat russe, après avoir tapé, consécutivement, le Spartak Moscou, Rubin Kazan et le Zénith Saint-Pétersbourg. Cette réussite, passé l’aspect sportif, est cependant à mettre au crédit de… Moscou. Parce que Vladimir Poutine, pote du « président » en place (de la Tchétchénie et du club) Ramzdan Kadyrov, envoie de jolis chèques pour entretenir l’équipe. Manière de manipuler la population locale et de lui faire oublier ses velléités d’indépendance. Un programme qui fonctionne plutôt bien, et qui atteint son apogée après dix ans de pratique.

Club propagande

Car le Terek Grozny, avant d’être un club de football, c’est un outil bien huilé. Celui du duo Poutine-Kadyrov, donc. Ce dernier, président du club et plus largement du pays, est le maître de tout dans cette partie du Caucase. Pas pour rien que le bonhomme, que l’on peut aisément qualifier de dirigeant autoritaire (soupçonné d’être mouillé dans des assassinats d’opposants, d’une représentante des Droits de l’Homme…), peut se permettre tous les caprices. Comme inviter des stars de cinéma hollywoodiennes pour son annif, et pour revenir au foot, payer Maradona un million d’euros pour disputer un match de gala dans son nouveau stade (comme Figo, Ayala, Baresi, Fowler, Barthez ou Boghossian pour d’autres tarifs). Raï, invité un peu plus tôt avec une sélection de joueurs brésiliens, déclarait après coup : « J'ai pris part à une chose que je condamne fortement : un événement manifestement politique, populiste, dans un contexte inconnu pour moi, sans en comprendre les conséquences possibles ni les intentions. »

Car c’est bien là la tactique prônée par le président : séduire avec le foot, pour faire oublier tout ce qu’il peut y avoir derrière. Autant dire, les tensions liées à l’indépendantisme, sentiment toujours vivace au pays, et encore sujet à (de plus rares) débordements. Et pour ça, il compte évidemment sur l’appui de son ami Vladimir Poutine. Parce que la reconstruction de la ville, comme celle du club, a été grandement financée par le Kremlin. Depuis 2001, ce sont des millions d’euros qui font un aller simple Moscou-Grozny. Le but est toujours le même. Montrer que la situation s’arrange. Si niveau sécurité, force est de constater que Grozny n’est plus un champ de bataille, le club de foot, pendant ce temps, rassemble. Même les leaders indépendantistes soutiennent le Terek. Alors on peut aisément affirmer que l’opération séduction marche du tonnerre. Et les résultats aidant, il est certain que le duo de dirigeants se frotte les mains.

Faux riche ?


Parce que le Terek réalise actuellement le meilleur début de saison de son histoire. Des victoires de prestige, et une première place méritée au bout de huit journées, devant le puissant Zénith dont il a disposé la semaine dernière, à Saint-Pétersbourg (0-2). Oui, un peu quand même. Parce que les millions russes ne sont pas dépensés en starlettes, comme c’est le cas chez les voisins du Daguestan, l’Anzhi. Rien ne dit que ce ne sera plus le cas dans les années à venir. Mais une revue d’effectif ne révèle aucun nom ronflant, la star présumée étant un ailier belge nommé Jonathan Legear. On peut aussi citer les milieux brésiliens Adilson ou Ailton (ancien maître à jouer de Copenhague et de l’APOEL). Une équipe équilibrée, polyglotte, qui se connaît. Un mélange efficace.

Mais pour des noms plus huppés, il faudra donc attendre encore un peu. Si Kadyrov n’a pas encore balancé des biftons à gogo sur le marché des transferts, des mecs comme Ronaldo ( « Il Fenomeno » ), Forlán ou Anelka ont déjà été associés à des rumeurs de transfert du côté de la Tchétchénie. Sans doute ont-ils reçu des offres, mais personne n’est jamais venu. Seul Ruud Gullit est arrivé sur le banc en 2011, mais il n’aura pas fait long feu, faute de résultats. Si les stars ne viennent pas, c’est évidemment par crainte d’insécurité (les deux conflits ayant eu lieu par le passé ne poussant pas au choix d’un séjour durable) et pour la situation politique un brin stressante. Pour le moment, « qu’importe » , doivent se dire Poutine et Kadyrov. Le Terek remplit très bien son rôle.

Par Alexandre Pauwels
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