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Le tapis rouge de l'Europe

C'est le duel le plus suivi du monde. Jamais Liverpool et Manchester United ne s'étaient rencontrés en Europe. Mais le jeu des boules est cruel, beau et a besoin d'étoiles. Alors ce soir, à Anfield, Louis van Gaal se posera en bas de Main Stand pour regarder Jürgen Klopp mettre le bordel. Dans le sang, l'amour et l'honneur.

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Un bar sombre à Kuala Lumpur. Une foule installée derrière une vitre dans une rue de Hong Kong. La table fumée calée dans un pub d'une avenue de Boston. Toujours le même rite, partout dans le monde. C'est le centre d'une haine. Un écran pour beaucoup, une pelouse pour certains. Un sommet dont personne ne veut rater le souffle, le geste qui fera la différence ou le tacle qui aiguisera la tension. L'histoire a fait de Manchester United et du Liverpool FC deux ennemis intimes. Ils se détestent, c'est comme ça. Le rendez-vous est inclassable dans la culture populaire tant il dépasse les tribunes, le football et tout ce qui l'entoure. Il n'y a qu'à se rappeler du 25 septembre 1971. « Ce soir-là, des supporters du Liverpool Football Club lancent des bouteilles et des briques sur le bus de l'équipe de Manchester United. Ce soir-là, certains supporters du Liverpool Football Club brisent les vitres du bus de Manchester United. Ce soir-là, certains des joueurs de Manchester United sont blessés par des éclats de verre » , expliqua David Peace dans son ouvrage Rouge ou mort. Ce n'est pas un match comme les autres, certainement le plus brûlant du Royaume. Reste que pour la première fois de l'histoire, la bataille a décidé de forcer un peu plus encore le trait de sa légende. Car ce jeudi soir, Liverpool reçoit Manchester United à Anfield - « une rencontre mère de toutes les autres » selon Klopp - sur un parfum d'Europe. Entre huit Ligues des champions, trois C3 et 38 championnats d'Angleterre.

La guerre des hommes


La nouvelle est tombée le 26 février dernier. L'entraîneur allemand de Liverpool, Jürgen Klopp, avait confié à son cercle proche quelques heures auparavant son envie de retrouver Manchester United en Ligue Europa. Le hasard aussi. Alors quand la question lui est posée, Klopp n'hésite pas : « C'est une super nouvelle. Vous pouvez demander à mon staff, c'était mon souhait. Je voulais rencontrer Manchester United. On a quelque chose à régler avec eux, notamment notre défaite à Anfield il y a quelques semaines. Mes joueurs méritent de jouer ce type de matchs. » Le 17 janvier dernier, Manchester United était venu crucifier les Reds dans un braquage en règle organisé à la volée par Wayne Rooney devenu ce jour-là le meilleur buteur de l'histoire des Red Devils depuis le début de l'ère Premier League. Les chiffres saignent. Liverpool reste sur une série de cinq matchs sans victoire face à son voisin et ne l'a plus battu à Anfield depuis le 28 janvier 2012 (2-1). C'est cette affaire que veut régler en personne Jürgen Klopp, histoire de construire avec des briques vives les bases de son futur à Anfield. Qui plus est avec le sang du diable sur les mains. La guerre est la guerre des hommes.



Des hommes qui ont aujourd'hui changé de nature. Les temps ont changé, et la feuille de match manquera de frissons. Face à l'absence de Wayne Rooney d'abord, et au fait que Liverpool ne présentera qu'un joueur issu de sa formation (Jon Flanagan). L'odeur de soufre s'affaiblit, et le prestige actuel des deux institutions aussi. À l'heure qu'il est, Liverpool et Manchester United n'ont plus que le chemin d'une victoire finale en Ligue Europa pour rêver d'une qualification directe en Ligue des champions la saison prochaine. Chacun des deux clubs est en reconstruction, l'un a changé d'entraîneur il y a quelques mois pour installer un nouveau projet, l'autre s'apprête à faire tomber la tête du sien pour repartir sur de nouvelles bases. Quoi qu'il arrive, l'été prochain, Louis van Gaal ne devrait plus être l'entraîneur de Manchester United, et l'identité de son successeur reste de l'ordre de la spéculation, entre José Mourinho, Ryan Giggs, voire Laurent Blanc. Alors on devra se contenter du menu proposé et du soufre qui l'entoure.

Le combat des idées


La paix est, elle, la guerre des idées. Des conceptions aussi. Celle de Louis van Gaal d'un côté, de Jürgen Klopp de l'autre, qui a su puiser dans les plans du Pélican pour travailler ensuite sa philosophie de jeu. Car la rencontre de ce soir est aussi un duel de tableaux noirs entre deux précurseurs. Leur trajectoire le prouve bien et Klopp a appris. Le 12 septembre 2009, le Bayern de Van Gaal venait donner une leçon au Borussia de Klopp (5-1), Ribéry sautait alors dans les bras du Batave, Müller n'était qu'un embryon de talent et le projet Dortmund un brouillon. Quelques mois plus tard, l'histoire s'inversait. Dortmund venait s'imposer (3-1) à l'Allianz Arena – « un chef-d'œuvre » pour la majorité des observateurs – et filait vers son premier titre de champion d'Allemagne depuis 2002, mettant fin au travail de Van Gaal à Munich. Jürgen Klopp, de son côté, dessinait les contours de sa pensée : « Je n'aime pas gagner avec 80% de possession de balle. Désolé, ce n'est pas suffisant pour moi. Ce n'est pas mon sport. Pour moi, le football est un combat, pas une épreuve de sérénité. J'aime la mentalité anglaise : de la pluie, un terrain lourd, un 5-5, et un match où tout le monde a le visage dégueulasse en sortant. »


C'était le début du football heavy metal de Klopp, loin de la gestion de Van Gaal, du contrôle total qu'il avait essayé d'installer à Barcelone et que Guardiola mettra un point d'honneur à établir en mantra ensuite. L'entraîneur allemand aime l'excitation, la vie permanente, le pressing haut et le bordel organisé. Le Pélican, lui, est un penseur « stérile » qui peine aujourd'hui à faire accepter ses idées, qui domine ses rencontres, mais ne marque plus, ou peu. Cruyff parle d'un football négatif. Comme si la pensée Klopp était devenue dominante dans un monde où le contrôle du jeu ne fait plus recette. Sa double confrontation avec le Real Madrid en demi-finale de Ligue des champions 2013 en sera l'avènement. Avec la passion derrière la ligne, le geste fou, la célébration vécue, là où Van Gaal se contente de griffonner désormais ses notes sur un carnet, plutôt grand. « Quand j'étais plus jeune, j'étais comme Klopp. Aujourd'hui, j'ai 64 ans, je sais contrôler mes émotions » , expliqua un jour le technicien hollandais, plus de vingt ans après son high kick aux oreilles du quatrième arbitre en finale de la Ligue des champions 95. Un passé après lequel court aujourd'hui Louis van Gaal et qu'il se doit de faire revivre sur la scène européenne. Pour faire perdre le sourire à Klopp et ses pouces en l'air au moment du tirage. Au risque d'éteindre définitivement sa pensée ennuyeuse.


Par Maxime Brigand
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