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Le tabou de la Coupe de l'Espagne libre 1937

En pleine guerre civile, Levante a remporté la Coupe de l'Espagne libre. Près de 80 ans plus tard, la Fédération espagnole refuse toujours de reconnaître l'existence de ce trophée disputé dans des conditions très particulières.

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Depuis 1936, l'Espagne se déchire. Suite au coup d'État fomenté par le général Franco contre le gouvernement de Front Populaire, la guerre civile divise le pays. La capitale de la République n'est plus Madrid, mais Valencia. Depuis le 3 octobre 1936, toutes les compétitions officielles de football sont suspendues. Pourtant, dans la zone libre, le sport-roi continue d'exister. La Liga del Mediterraneo réunit huit équipes de la côte est, de la Catalogne à Murcia. Au terme de ce championnat remporté par le Barça, Don Josep Rodríguez Tortajada, le président du Valencia CF, annonce la création d'une coupe : « J'ai proposé aux clubs valenciens et catalans la création d'un nouveau tournoi que nous pensions appeler Copa Mare Nostrum, explique-t-il dans El Mundo Deportivo du 28 mai 1937. L'objectif est de ne pas rester les bras ballants en pleine saison, en espérant que mon initiative sera bien accueillie par tous. »

Après avoir reçu l'appui officieux de la présidence de la République, aucun acte n'ayant été formellement retrouvé, la Copa España Libre – Trofeo Presidente de la Republica voit le jour. Quatre équipes sont finalement présentes : Valencia CF, Levante FC, Gerona FC et le CD Español. Elles s'affrontent dans une poule unique dans un format aller/retour, les deux premiers se qualifiant pour la finale. Pourtant peu intéressé par la participation, le Levante FC a finalement répondu favorablement à l'invitation du dirigeant du club rival, au contraire du Gimastico FC qui fusionnera avec le LFC en 1939. Parti dans une tournée aux États-Unis et au Mexique, le Barça n'est pas présent.

Longtemps une légende urbaine


Quasiment 80 ans plus tard, l'histoire de la Copa España Libre reste opaque. Elle n'a bénéficié d'aucun appui officiel, était dépourvue d'un comité directeur et les joueurs pouvaient participer... sans licence. Ainsi, il apparaît que le Levante FC avait 5 joueurs qui ne lui appartenaient pas. Par exemple, Nieto, le meilleur buteur du tournoi, évoluait en temps normal à l'Athletic Club de Madrid. De plus, en raison des bombardements franquistes, jouer est particulièrement dangereux. Le 11 juillet, Valencia-Gerona est interrompu et rejoué à Barcelone la semaine suivante. Les trois derniers matchs se disputent sur la pelouse de l'Estadio de Sarria, y compris la finale qui devait avoir lieu initialement à Mestalla. Premier de la poule avec 3 victoires, 2 nuls et 1 défaite, le Levante FC remporte également la finale contre le Valencia CF (1-0). C'est le premier et unique trophée majeur des Granotas.


Compétition amicale, tournoi mineur ou véritable coupe ? Pendant des décennies, ce titre a été oublié, notamment en raison d'un décret franquiste annulant tous les trophées remportés entre 1936 et 1939. Du coup, ni la Liga del Mediterraneo ni la Copa de la Republica ne sont comptabilisées dans les palmarès. « La majorité des équipes espagnoles ne prend pas soin de leur propre histoire, encore moins de la documentation, explique Emilio Nadal, responsable presse de Levante et auteur d'une introduction au football valencien. La crue du Turia de 1958 n'a pas aidé. L'ancien stade et le siège du club ont été inondés. » C'est suite à une discussion avec un ancien dirigeant qu'il découvre l'histoire de ce trophée oublié, y compris de Levante : « Ils ont halluciné ! Alors j'ai demandé la permission de chercher la coupe et je l'ai trouvée. C'était émouvant. J'ai aussi retrouvé les fanions échangés lors d'un hommage aux champions disputé entre Levante et le Gimastico quelques jours après le triomphe de Barcelone. »

Réhabilitation avortée


En 2007, la Commission éducation et culture du congrès des députés a soumis une proposition pour que la Copa de la Republica soit réhabilitée. Initiée par le groupe Izquierda Verde-Izquierda Unida-Inciativa per Catalunya et appuyée par le PSOE et le Partido Popular, notamment par la voix de l'ancien vice-président granota Vicente Martinez Pujalte, la demande est à la fois sportive et politique. « Si les compétitions disputées dans l'Espagne "nacional" (la partie sous contrôle franquiste, ndlr) ont été reconnues, alors on doit également le faire pour celles jouées dans l'autre moitié du pays. Ce serait une reconnaissance historique pour un club historique comme Levante.  » C'est d'autant plus valable que le gouvernement républicain était légitime. Par ailleurs, et même si la valeur juridique n'est pas attestée, le trophée a été considéré comme l'héritier légal de la Copa Alfonso XIII, devenue ensuite Copa del Generalisimo, puis Copa del Rey.


Et pour définitivement faire valoir la valeur authentique de la Copa de la Republica, la proposition rappelle que la première Copa del Generalisimo a été disputée sans aucune équipe de Catalogne, du Pays basque, de Valencia, des Baléares et de Murcia. Or, Séville est bien créditée de cette victoire, ce qui est perçu parmi les instigateurs de la réhabilitation comme une discrimination claire de la Fédération espagnole à l'égard des équipes de la République. « Il existe de nombreuses coupures de presse sur la Copa España libre, issue principalement d'El Mundo Deportivo, mais la RFEF a toujours demandé un acte officiel. Le problème, c'est qu'il n'en existe aucun, détaille Emilio Nadal. J'ai contacté l'Espanyol, car c'est sur son terrain que s'est jouée la finale, mais même eux n'ont rien trouvé.  » Par conséquent, en 2009, par 132 voix sur 134 (Valencia et Villarreal se sont abstenus), la demande est repoussée par l'assemblée fédérale. Même s'il ne s'agit que de football, l'Espagne n'est peut-être pas encore complètement réconciliée avec son passé.

Par FM Boudet
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